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Actualités bilingues sur l’Afrique. Bilingual news on Africa.

Archive for August 1st, 2007

Émission Amandla du 25 juillet 2007/ Amandla show from July 25th 2007

Posted by Fodé-Moussa Keita on August 1, 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 25 juillet dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Dénouement de la crise libyenne – un regard africain – en français. Des médias africains apportent leur propre analyse de la négociation entre l’Europe, la France et la Libye concernant la libération des infirmières bulgares et le médecin palestinien. C’est le cas du Pays (quotidien burkinabé), où on parle de “panne d’éthique”:

Le dossier des infirmières bulgares le confirme : la diplomatie internationale est sérieusement en panne au plan de l’éthique. Chacun se crée sa propre légitimité et exploite la moindre faille pour parvenir à ses fins. Désormais, exit les Nations unies, place au brigandage d’Etat, vive le troc et le chantage. Mais pendant encore combien de temps ?

Chaque jour, le même spectacle s’offre à nos yeux à travers la planète : francs-tireurs qui prennent leurs semblables pour des lapins égarés; prises d’otages; agressions caractérisées; occupations forcées de bâtiments, de terres, de villes, de territoires, etc. Des plus puissants aux plus petits, des plus décriés aux plus adulés, de plus en plus de pays semblent s’inspirer d’exemples dont l’opinion a pourtant dénoncé la non pertinence : les opérations “Tempête du désert” (Koweït), Guantanamo, la Palestine, le Liban, l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, la Bosnie, la Somalie, la Tchétchénie, etc.

Certes, dans le récent cas des infirmières bulgares de Benghazi, il est encore difficile de distinguer le vrai du faux dans les accusations. Mais, à y réfléchir, on se dit bien vite : “C’est de bonne guerre.” En raison même des tensions récurrentes auxquelles nous ont habitués Libyens et Occidentaux. Directement, parBulgarian nurses pays ou par personnes interposées ou non. Fort heureusement, les otages ont été libérés et aussitôt graciés une fois de retour en Bulgarie. Mais ne subiront-elles pas des séquelles après ces huit années passées en prison ? Qui a pu réellement se servir de qui, de quoi, quand, comment et pourquoi? Mais surtout, combien seront-ils encore à vouloir servir ailleurs la cause humaine ?

Le journal congolais “Le Potentiel” parle de l’enchère médiatique occidentale.

Agriculture biologique en Afrique de l’Est – en français. Les pays d’Afrique de l’Est se lancent dans l’agriculture biologique qui représente un marché mondial de 25 milliards de dollars par an. On parle notamment de café, coton, thé, cacao, miel, épices et légumes.

Interview avec Asad Ismi co-producteur de la série: The Ravaging of Africa - en anglais. Cette série est en quatre parties et trois ont été présentées à Amandla ces dernières semaines. Avant de présenter la dernière partie, Asad Ismi est interviewé et parle des gens présents dans la série ainsi que de l’importance de l’unité africaine.

The Ravaging of Africa: African Resistance – en anglais. Rediffusion d’une émission radio en quatre parties qui traite des impacts destructeurs de l’impérialisme américain en Afrique. “African Resistancecélèbre la libération de l’Afrique du Sud, la défaite des visées américaines au Congo et en Somalie ainsi que les diverses luttes pacifiques contre la domination américaine représentées notamment dans le Forum Social Mondial. Avec Wahu Kaara, Amade Suca, Mfuni Kazadi, Farah Maalim, Virginia Magwaza-Setshedi, Emilie Atchaka et Njeru Munyi.

Here are the subjects that were addressed in the July 25th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The outcome of the Libyan crisis: an african look – in french. African medias bring their own analysis on the negotiations that involved Europe, France and Libya in order to free the Bulgarian nurses and the Palestinian doctor. It is the case of “Le Pays (a burkinabe newspaper), who talks about an “ethical breakdown” . The Congolese newspaper”Le Potentiel” talks about the escalation of the news in western medias.

Bio-agriculture in Eastern Africa – in french. Eastern African countries are going into the bio-agriculture business which represents a yearly 25 billions dollars market worldwide. We notably talk about coffee, cotton, tea, honey, spices and vegetables.

Interview with Asad Ismi co-producer of the series: The Ravaging of AfricaAsad Ismiin english. The series is in four part and Amandla aired them for the past three weeks. Before presenting the last part. Asad Ismi is interviewed and talks about the people in the series and the importance of African unity.

The Ravaging of Africa: African Resistance - in english. It is a four-part radio documentary series about the destructive impact of U.S. imperialism on Africa. “African Resistance” celebrates the liberation of Southern Africa, the defeat of U.S. aims in the Congo and Somalia, as well as the diverse non-military struggles against U.S. domination that were represented at the World Social Forum. With Wahu Kaara, Amade Suca, Mfuni Kazadi, Farah Maalim, Virginia Magwaza-Setshedi, Emilie Atchaka and Njeru Munyi.

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Ce pétrole qui a sauvé l’économie ivoirienne/ The oil that saved Cote d’Ivoire’s economy

Posted by Fodé-Moussa Keita on August 1, 2007

(Links in french/ liens en français)

Cote d’Ivoire is celebrating a peaceful reunification. But we can wonder how come the economic situation of the country, after its division in 2002, wasn’t as bad as everyone predicted. According to Fraternité Matin, the country’s economy (at least the government’s oil revenues) was saved by a booming in oil production.

Alors que la Cote d’Ivoire célèbre officiellement sa réunification pacifique, on se rend compte que la situation économique du pays, suite à la division du territoire en 2002, n’a pas été aussi critique pour un pays ayant sombré dans la guerre civile. Selon Fraternité Matin, c’est le pétrole qui a sauvé l’économie ivoirienne (ou du moins, a permis au gouvernement une entrée suffisante d’argent pour passer à travers la crise):

Economie ivoirienne : LA MONTÉE EN PUISSANCE DU PÉTROLE
Dernière mise à jour : 13 Jul 2007 – 16:33 GMT

Pendant de nombreuses années, l’économie ivoirienne s’est reposée essentiellement sur le binôme café-Cacao. Pour le cacao par exemple, la Côte d’Ivoire demeure jusqu’à ce jour, premier producteur et exportateur mondial avec environ 1,2 million de tonne en 2006. Mais depuis la partition du pays en 2002 suite à une rébellion armée, une bonne partie de cette production échappe au contrôle gouvernemental.

Comment donc la Côte d’Ivoire, naguère poids lourd économique de l’Afrique de l’ouest francophone, a-t-elle pu survivre ces dernières années ? Pour beaucoup d’économistes, notre pays a pu résister grâce à la montée en puissance de sa production de pétrole, devenue premier poste d’exportation devant le cacao.

En effet, selon des sources crédibles au niveau du secteur ivoirien des hydrocarbures, la Côte d’Ivoire a affiché en 2006 un taux de croissance de 1,8%, stable par rapport à 2005, et qui pourrait atteindre 2% en 2007. Du moins si l’on s’en réfère au dernier rapport de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest (BCEAO), basée à Dakar.

Ces chiffres confirment la “légère reprise” amorcée à partir de 2004, après plusieurs années d’instabilité politique et de croissance négative (-0,4% en moyenne sur 2000-2005), note la BCEAO dans ses “Perspectives économiques des Etats de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’ouest (UEMOA) en 2007″.

“Le secteur secondaire est l’unique source” de cette croissance en 2006, souligne encore ledit rapport, grâce notamment à “une production de pétrole brut qui s’est accrue de 71% en un an, faisant de ce sous-secteur, l’une des principales locomotives de l’économie”.
Cette production réputée de très bonne qualité, d’où sa valeur importante sur le marché mondial, “est en grande partie exportée”, ajoute le rapport.

En 2002, le pays, qui a commencé à produire du pétrole en 1980, est devenu le seul Etat de l’UEMOA “exportateur net de produits pétroliers”.

En juillet 2005, la production était toutefois, avec 21.000 b/j, encore inférieure à ses niveaux atteints en 1986 (28.000 b/j), rappelle-t-il.

Elle a explosé en 2006 avec la découverte de nouveaux gisements, atteignant “80.000 b/j à la fin mars”, et des exportations de produits pétroliers qui auraient progressé de 43%, à 1.515 milliards de FCFA (2,3 milliards d’euros).

Polémique autour de la manne pétrolière

En dépit de ces perspectives prometteuses, le gouvernement ivoirien a plutôt le triomphe modeste. Au demeurant, il affiche une certaine discrétion sur les chiffres dans ce secteur.

“Le pétrole ne nous donne pas encore la manne financière qu’on croit avoir. Nous sommes à un niveau moyen de production de 40.000 à 50.000 barils/jour”, déclarait à Abidjan fin mai 2007, le ministre de l’économie et des Finances, Charles Diby Koffi.

Cependant à Abidjan, nombre d’observateurs estiment de leur côté, la production ivoirienne actuelle à au moins 80.000 b/j, en soulignant toutefois que des problèmes techniques (ensablement des puits notamment) limitent son expansion.

La modestie des chiffres gouvernementaux, également de mise en ce qui concerne la croissance (1,8% en 2005, 1,2% en 2006, 1,5% prévu en 2007) nourrit les polémiques sur l’opacité de la gestion des revenus pétroliers.

“Avec la mévente du cacao, des observateurs des performances économistes de la Côte d’Ivoire se posent alors des questions sur l’origine des ressources qui alimentent les caisses de l’Etat?”. Aussi, des voix se lèvent- elles pour réclamer un audit pour “savoir à quoi sert” l’argent du pétrole.

En mai, le gouvernement ivoirien a annoncé le lancement d’un audit de son secteur pétrolier pour répondre à ces soupçons. La Banque mondiale a également annoncé en février le lancement d’un audit sur le sujet. “Le développement du secteur de l’extraction pétrolière constitue une opportunité pour le pays”, estime la BCEAO, tout en jugeant “primordial” l’amélioration de son “cadre de gestion et de contrôle” pour qu’il puisse servir pleinement de levier à la relance de la croissance” de la Côte d’Ivoire.

Eric Dro
dro@fratmat.info

  • Note: L’article indique que le gouvernement de Côte d’Ivoire a perdu une bonne partie de ses revenus provenant de l’industrie du cacao. Il faut savoir qu’en 1999, peu de temps avant la partition du pays, le gouvernement souffrait déjà de la privatisation de ce secteur qui avait été dictée par la Banque mondiale et le FMI. Le tout jumelé à une chute du prix mondial du cacao.

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