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Le Burkina Faso va-t-il réviser son code minier?

Après plusieurs pays africains comme la Zambie, la Tanzanie, la Guinée et la République Démocratique du Congo, c’est au tour du Mali, du Niger et, peut-être, du Burkina Faso de se rendre compte que les gains que son industrie minière génèrent risquent de n’être que de la poudre au yeux:

Le Mali, par la voix de son ministre en charge des Questions minières, Hamed Sow, a pris le taureau par les cornes le jeudi 8 mai dernier en déclarant que l’Etat malien entendait relire le code minier en augmentant la part de revient du Mali -en ce qui concerne pour le moment l’or- qui passerait de 20 à 30 %.

Au Niger également, malgré la prise de textes, les choses ne sont pas encore comme elles devraient être puisque, selon « InfoSud » du 29 mai 2008, la Commission d’ enquête parlementaire du Niger mise en place sur le sujet et qui a rendu publics les résultats de ses travaux, a relevé la mauvaise gestion de la Société canadienne des mines du Liptako (SML) qui est liée par contrat à l’Etat nigérien et qui « n’aurait versé que 5 milliards de Fcfa pour une production estimée à 8,33 t d’or dont la valeur est estimée à 67 milliards de Fcfa, soit à peine le dixième ».

Pour revenir chez nous [au Burkina Faso], on se rend compte qu’en général, l’Etat n’a que très peu d’actions dans ces grands groupes : 10 %, donc de bénéfices. Pour cette mine d’or de Youga qu’on vient d’inaugurer, on n’entend que des propos du genre : le Burkina va engranger d’énormes sommes d’argent d’ici à 2015 mais si on nous disait combien Burkina Mining Company* (qui a 90 % d’actions pour BMC et seulement 10 % pour l’Etat burkinabé !) engrangera, elle ? On serait certainement ébahi !

Lisez la suite sur San Finna.

*Note: Nous nous permettons d’apporter une précision concernant cet article de San Finna. En effet, la mine de Youga est détenue à 100% par Burkina Mining Company. Par contre, cette entreprise est en réalité une co-entreprise dont 10% des intérêts sont détenus par le gouvernement Burkinabe et 90% par la Cayman Burkina Mines Ltd, une filiale de l’entreprise minière canadienne: Etruscan Resources Inc.

Quant à la Cayman Burkina Mines Ltd, elle est enregistrée aux îles Cayman… Un paradis fiscal reconnu…

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Des Maliens fuyant le conflit touareg se réfugient au Burkina Faso/Malian fleeing the Tuareg conflict seek refuge in Burkina Faso

(English version at end of post)

Selon Lassina Fabrice Sanou du quotidien Burkinabé, Le Pays , des civils touaregs du Mali cherchent refuge au Burkina Faso.

Devenus indésirables dans leur pays, parce que des membres de leur communauté ont pris le maquis contre le régime en place, les Touaregs du Mali se sentent désormais dans l’insécurité chez eux. Bon nombre ont opté pour l’exil vers les pays voisins. Depuis bientôt deux mois, ce sont environ 900 réfugiés touaregs qui sont ainsi arrivés au Burkina Faso, parmi lesquels 300 personnes – hommes, femmes et enfants – sont logées au Stade du 4-Août, à Ouagadougou. Les autres sont restés pour le moment à Djibo, près de la frontière avec le Mali. Selon l’un des réfugiés, Mohamed Alher Ag Abou, il y aurait même parmi eux des Nigériens, mais qui ne se sont pas encore déclarés comme tels. [Le Niger connaît une situation analogue à celle du Mali.

Les réfugiés ont dû abandonner tous leurs biens, et surtout leurs troupeaux, pour se réfugier au Burkina. Le nord du Mali est perturbé par un conflit entre Bamako et une guérilla touareg qui a augmenté en intensité depuis 2006. Pour les habitants de cette régions, les hommes en armes, qu’ils soient du gouvernement ou touareg, font peur. La solution demeurent dans la fuite vers le havre de pays le plus proche : le Burkina Faso.

Le conflit touareg au Mali date de l’indépendance du pays :

Le Nord-Mali correspond à l’espace géographique des trois régions économiques et administratives de Tombouctou, Gao et Kidal, soit près des deux tiers du territoire national avec environ 10 % de la population du Mali. Au Mali Nord, les populations blanches nomades du Sahara ( touaregs et maures ) cohabitent avec les populations noires d’agriculteurs et d’éleveurs.

Cette région a été traversée depuis l’accession du Mali à l’indépendance par des rébellions armées( 1962-64) que les différents gouvernements ont essayé d’enrayer en vain par la répression. A partir de 1972, une sécheresse persistante s’installe dans cette zone, anéantit les troupeaux, richesse principale des populations nomades. Appauvries, elles, cherchent refuge dans les pays voisins, notamment l’Algérie et la Libye. En Libye les jeunes sont enrôlés dans la Légion islamique et reçoivent une formation militaire et idéologique. Certains de ces jeunes immigrés formeront les mouvements qui déclenchent les hostilités en juin 1990. (http://www.afrique-gouvernance.net/fiches/dph/fiche-dph-265.html)

Le conflit perdure et, en date d’aujourd’hui, des affrontements ont encore eux lieu :

Le communiqué du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui l’annonce précise que l’attaque qui est survenue entre Aguel Hoc et Tessalit, a fait un mort du côté des forces armées et 9 morts et 18 blessés dans les rangs des assaillants. Trois véhicules des agresseurs ont été détruits.

Selon des sources militaires, le convoi de ravitaillement des forces armées et de sécurité a été attaqué par plus de 80 hommes armés installés à bord de huit véhicules 4X4. L’accrochage s’est déroulé très tôt samedi matin. Les assaillants voulaient s’emparer des vivres destinés aux unités de Tessalit et Tinzawaten. (http://www.essor.gov.ml/).

ENGLISH.

According to Lassina Fabrice Sanou from the burkinabe newspaper, Le Pays (in french), civilians from northern Mali are seeking refuge in Burkina Faso. They are fleeing from the Tuareg rebellion :

close to 1,000 Tuareg civilians have fled south to Burkina Faso to seek refuge, and the Burkinabe government appealed on Thursday for international assistance to help care for them. (http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L05844527.htm)

The conflict between the Tuareg from northern Mali and the government has heightened in intensity since 2006. For the people living in the area, seeing an armed man, whether he is a Tuareg or a government soldier, doesn’t make any difference… It means trouble. The solution is to get to the closest peace heaven : Burkina Faso.

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Informations sur le Kenya/ Informations on Kenya

Clean elections campaignLa situation au Kenya vous intéresse? Voici quelques sites qui vous expliquent la situation dans ce pays, suite au désordre causé par les résultats des élections du 27 décembre 2007.

Les informations sont en anglais:

 

 

 

Visitez les blogs:

Kenya Pundit, qui nous dit aujourd’hui que Kibaki vient de former son cabinet en dépit de la situation dramatique actuelle.

Bankelele, qui indique la difficulté d’aider les populations en milieu rural, coupées du monde à cause du désordre civil.

Mentalacrobatics, parle aussi des nominations du cabinet de Kibaki.

Kenya Environmental & Political News traite de l’enjeu des miliers de personnes qui doivent être déplacées afin qu’elles ne soient pas victimes de violences.

Visitez les sites des quotidiens Kenyan:

The Standard donne la liste des ministres nommés dans la cabinet Kibaki.

The Daily Nation, a une section spéciale couvrant les élections.

The situation in Kenya interests you? Here are a few websites where you can have an update on the situation in that country following the contested results of the December 27th 2007 elections

Visit blogs:

Visit Kenya Pundit who says:

Kibaki has just announced a new Cabinet on KBC.

One minute address. No condolences. No calls for peace. Nothing.

Kalonzo VP (what a snake). Other usual suspects back – Murungi, Karua (justice), Michuki, also Uhuru.

Announcement was only for half the cabinet (he doesn’t have enough guys…this is funny in a morbid kind of way).

Excuse me, but this is FUCKING INSANITY.

Just when Kenyans are desperately trying to get things back to normal.

Bankelele, who worries about the rural areas:

Money, food, transport have been in short supply in many rural areas affected by the violence. Equally crippling has been the lack of communication capability where there has been no electricity (poles brought down/lines cut) or shops (closed/looted/overpriced) selling mobile phone airtime.

Mentalacrobatics who also talks about Kibaki’s cabinet:

Kibaki just named a new cabinet on KBC TV – well part of cabinet anyway.

Highlights

Vice President: Stephen Kalonzo
Michuki downgraded to Transport

I expect the full list will be posted here soon.

Kenya Environmental & Political News talks about the thousands of people displaced by the post-election disorders:

Thousands of people displaced (IDPs) by recent post-election violence in Kenya are being evacuated to areas which, although more conducive to their safety because of ethnic affinity, pose a risk of “destitution” because few IDPs have homes in the areas in question…

Also, visit Kenyan newspaper’s websites:

The Standard provides the list of the ministers of the new Kibaki cabinet:

President Mwai Kibaki has named a 17 member cabinet with ODM-Kenya leader Mr Kalonzo Musyoka as the Vice-President. Kibaki addressed the nation live on national broadcaster Kenya Broadcasting Corporation (KBC).

Kibaki named the cabinet despite the existing political crisis over the disputed presidential elections of 27th December 2007.

The Daily Nation has a special section on the 2007 Elections.

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Amandla: Patrick Alleyn sur les enjeux environnementaux concernant le bassin du Nil/ Polémique en Algérie autour d’un “sondage” d’Al Jazeera.

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 26 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

L’émission du 26 décembre est un spécial en français… ou presque.

Le photo-journaliste Patrick Alleyn parle des enjeux sociaux-politiques entourant l’exploitation du Nil. Patrick Alleyn et Benoit Aquin reviennent de Chine et d’Afrique et présentent, par le médium de la photographie, les défis environnementaux des sociétés chinoises et est-africaines.

Souk de Khan el-Khalili au CaireM. Alleyn nous entretient sur les défis de la gestion régionale du Nil, surtout en Égypte et en Éthiopie.

Cliquez ici pour pour entendre l’entrevue (avec M. Alleyn, Roberto et Moussa).

Une trentaine de photos sont affichées à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal au 465, av. Mont-Royal Est, Montréal, (Face au métro Mont-Royal; 514-872-2266) dans le cadre d’une exposition qui s’intitule: “Territoires sous pression“. Cette exposition se tient jusqu’au 20 janvier 2008. L’entrée est libre. PHOTO : © 2007 Benoit Aquin (tous droits réservés)

 

Entrevue avec Gwen qui nous entretient sur les raisons de son voyage en Afrique du Sud et au Malawi ainsi que son intention de faire des reportages qui seront présentés à notre émission Amandla (En anglais!).

Cliquez ici pour entendre l’entrevue (avec Gwen, Roberto et Moussa).

 

 

Commentaires sur le tolé provoqué en Algérie par un “sondage” d’Al Jazeera sur les attentats du 11 décembre à Alger. Un sondage sur le site de la chaîne de télévision qatari, Al Jazeera, provoque de vives réactions en Algérie. En effet, il demande: “Êtes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger?”. 52% de ceux qui ont daigné répondre l’ont fait en répondant “oui”. Commentaires de Moussa.

Des journaux, comme la Tribune d’Alger, critiquent fortement ce manque d’éthique de la part de la chaine du Qatar, et certains vont jusqu’à l’accuser de servir les vils desseins de la nébuleuse terroriste Al Qaïda:

Ghada Hamrouche de la Tribune d’Alger:

Unanime. C’est le moins qu’on puisse dire de la réaction de la presse algérienne à propos du scandaleux sondage de la chaîne qatarie El Djazira. Ainsi, les quotidiens parus hier ont vivement critiqué la formule et même la publication du résultat d’un sondage immoral. «L’attentat d’El Djazira», a écrit en grande manchette El Moudjahid, avant d’affirmer : «El Djazira est aujourd’hui un îlot fortifié du terrorisme, et sa capacité de nuisance dépasse celle de ceux qui tuent aveuglément des innocents, car elle s’applique à donner un semblant de légitimité à de vils criminels.»

De son côté, le Jour d’Algérie, en qualifiant la chaîne tout bonnement de «porte-parole officiel d’Al Qaïda», estime que ce sondage est «un véritable encouragement au crime». «La chaîne absout le GSPC de tous les crimes qu’il a commis et ceux qu’il envisage de commettre en Algérie», ajoute-t-il. Quant au quotidien El Watan, le sondage ne peut être qu’un «sondage de la honte». «Le sondage d’El Djazira n’est pas un simple dérapage. C’est tout simplement le summum du mépris de la vie humaine. Une insulte à l’éthique professionnelle, à la morale et aux valeurs universelles reconnues par toutes les religions», peut-on y lire.

Rémi Yacine, d’El Watan, se tourne vers une autre cause de cette tourmente, le désert médiatique audiovisuel algérien:

Tout le monde s’y met. Tous contre Al Jazeera ! Pour les autorités algériennes, le dérapage de la jeune chaîne qatarie est une aubaine. Il sert à masquer les lacunes sécuritaires, les limites de la politique de réconciliation et tout simplement l’incurie du système.

Parce qu’en Algérie, les islamistes sont aussi au pouvoir. Les barbéfèlenes sont solidement installés du côté du Palais du gouvernement. La presse indépendante a eu raison de s’émouvoir contre ce sondage indécent (Pour ou contre les attentats d’Alger ? Plutôt une bêtise du service marketing). Une fois l’indignation passée, il convient d’analyser cette colère juste, mais indéniablement instrumentalisée. Le vrai problème n’est pas Al Jazeera. Le problème réside dans l’Etat. Le problème est dans la dictature audiovisuelle. Il est offensant pour les Algériens de n’avoir qu’une chaîne de télévision ! L’Unique, la mal-nommée. L’ENTV n’est pas une chaîne publique, elle est une extension du pouvoir.
Elle est à l’image des dictatures arabes, obsolète, incongrue et définitivement non fiable. La voix de son maître. C’est donc la faute aux responsables politiques au pouvoir, au directeur de l’ENTV (passé par tous les rouages du système, qui a appris à dire très tôt anaâm sidi, choukrane (« oui monsieur, merci »), si les Algériens se ruent sur Al Jazeera et les chaînes de télévision française pour savoir ce qui se passe chez eux. Un tel sondage serait passé inaperçu si l’Algérie était dotée de télévisions libres, indépendantes. Si la liberté d’expression avait droit d’entrée à la télévision. Il ne faut pas se leurrer, l’actuel directeur de l’ENTV dirige une télévision brejnévienne, digne de Kim Il Sung. Aucun opposant, aucun artiste engagé, aucun journaliste indépendant, aucun militant des droits de l’homme n’a le visa nécessaire (estampillé FLN, RND ou ex-Hamas, islamo-conservateur) pour pouvoir s’exprimer sur l’Unique. Ce sont toujours les mêmes qui « habitent » la télévision algérienne, ni démocratique ni populaire depuis l’indépendance (confisquée). Le premier procès à faire n’est pas contre Al Jazeera (qui n’a pas à nous aimer ou détester, contrairement à ce qui est écrit ces derniers jours), mais contre nos responsables médiocres qui maintiennent nos concitoyens dans l’ignorance en imposant une dictature propre aux potentats arabes. La liberté de la presse doit entrer dans la Bastille de l’ENTV. Qu’ils le veuillent ou pas. Il appartient aussi aux journalistes de refuser cette censure, de faire exploser ce système pour créer des télévisions dignes de l’Algérie, des Algériens. Gageons qu’on saura faire autant, sinon mieux qu’Al Jazeera.

 

Here are the subjects that were addressed in the December 26th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The December 26th is totally in French… almost.

Interview with Patrick Alleyn who talks about the socio-political issues regarding the management of the Nile river by the States occupying its basin. Patrick Alleyn and Benoît Paquin came back from China and Africa, Ethiopia and Egypt more precisely. They present us, through the photography medium, the environmental challenges of the Chinese and East-African societies.

Click here to hear the interview (Mr. Alleyn, Roberto and Moussa).

You can see the photos (there are thirty of them) displayed at the “Maison de la culture du Plateau Mont-Royal”, 465, av. Mont-Royal Est, Montreal, (in front of the Mont-Royal metro station; 514-872-2266). The exposition is called : “Territoires sous pression”and lasts until January 20th 2008. Admission is free.

Interview with Gwen who tells us about the reasons for her trip to South Africa and Malawi as well as her plans for doing reportages that will be presented on the Amandla show. (In english!).

Click here to hear the interview (with Gwen, Roberto and Moussa).

Comments on the turmoil created in Algeria by an Al-Jazeera ‘survey’ asking if people agreed with the December 11th bombings in Algiers. The newspapers in Algeria are furious and accuse Al Jazeera to be an ‘Al Qaida puppet’. Some papers (El Watan [link in french]) indicates that if Algeria had a free televised media environment (no State control) the turmoil wouldn’t have happened since Algerians would’ve listened to local TV instead of Al-Jazeera.

This issue still shows a serious lack of ethics from the Qatari TV station. Comments by Moussa.

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Amandla Radio Show: “Extraction!” Comix Reportage is out !/ 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 19 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Extraction!Critique d’une bande dessinée/reportage intitulée “Extraction!” (des éditions Cumulus Press) sur les conséquences des activités des entreprise minières et pétrolières canadiennes sur les communautés du Guatemala du Canada (Québec, Alberta) et d’Inde – Écoutez les commentaires de Gwen et Moussa ainsi que ceux de Tamara qui a personnellement participé à la réalisation de cet ouvrage. Cliquer ici pour entendre la chronique.

 

 

 

Partie française.

Afrique du Sud: Commentaires sur l’élection de Jacob Zuma à la tête de l’ANC- Élu avec deux tiers des voix, Jacob Zuma (voir photo à la fin du post) est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la démocratie sud-africaine?

Écouter les commentaires de Gwen et Moussa en cliquant ici.Malick Sidibé

Mali: Commentaires sur la 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako – Cette nouvelle édition rend hommage au photographe Malick Sidibé (voir photo à droite). Écouter les commentaires de Moussa en cliquant ici.

Les photos de Malick Sidibé peuvent être vues sur les sites suivants:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

Here are the subjects that were addressed in the December 19th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Review of the Graphic novel/reportage, entitled “Extraction!”Listen to this topic Extraction (edited by Cumulus Press). It addresses the issue of the consequences of Canadian mining and oil companies’ activities on the communities from Guatemala, Canada (Quebec, Alberta) and India. Listen to the comments by Gwen and Moussa, and especially by Tamara who was personally involved in the realization of this book. Click here to hear the review.

French part.

Jacob ZumaSouth-Africa: Comments on Jacob Zuma’s election for the presidency of the ANC – Elected with two-third of the voices, is Jacob Zuma (see picture, left) good or bad news for south african democracy? Hear the comments by Gwen and Moussa by clicking here.

Mali: Comments on the 7th African photography meeting of Bamako – This new edition pays tribute to Malian photographer, Malick Sidibé (see picture above). Listen to comments by Moussa by clicking here.

Malick Sidibé’s photos can be seen on the following websites:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

 

Jacob Zuma‘s election on video

La vidéo suivante illustre la joie des membres de l’ANC lorsque Zuma est déclaré vainqueur. Noter, à la fin du vidéo, Thabo Mbeki qui lui donne l’accolade pour le féliciter.

The following video show the joy of the ANC members when the hear the name of Zume, declared the winner of the election. Note, at the end of the video, Thabo Mbecki, congratulating Zuma for his victory:

 

 

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Un holding de Dubaï investit au Rwanda/ A Dubai holding company invests in Rwanda

Selon La Presse de Montréal, un holding des Émirats Arabes Unis investira 230 millions de dollars en tourisme au Rwanda. Il s’agit de Istithmar Real Estate.

Avant de lire l’article il faut savoir que Istithmar Real Estate est une entreprise qui vaut environ 6 milliards de dollars US et qui privilégie les investissements dans les secteurs industriels, de détails, les banques et l’immobilier. L’entreprise possède plusieurs gratte-ciels de New-York (dont le 230 Park Avenue et le 280 Park Avenue), des bâtiments prestigieux comme le “One Trafalgar Square” de Londres. Elle possède aussi une entreprise aérienne (la compagnie indienne Spice jet), et des commerces de détail comme Barneys de New-York. Ses actifs s’étendent à travers toute la planète, mais une bonne partie se concentre en Asie (Moyen-Orient), en Amérique du Nord et en Europe. On pourrait dire que l’investissement au Rwanda demeure appréciable aux yeux de l’entreprise, même si, compte tenu des actifs dispendieux qu’elle détient ailleurs (dans le cas du 280 Park Avenue, c’est 1.2 milliards de dollars US que lui a coûté son acquisition en juin 2006), cette somme ne représente pas une ponction trop douloureuse.

Nous savons que des holdings du Golfe Persique sont intéressés au marché africain. Non seulement dans les secteur industriels (comme au Soudan) mais aussi dans l’immobilier. Ces holdings ont l’habitude des investissements risqués.

Inutile de dire que, pour le Rwanda, il s’agit d’une manne. Mais espérons, que le pays ne tombera pas dans la spirale de l’économie basée sur le tourisme. Car immobilier rime avec tourisme. Ce type d’économie n’apporte pas beaucoup de richesse à la population en général et peut attirer son lot de problèmes comme la criminalité et la prostitution etc.

 

According to La Presse de Montréal, a holding from the United Arab Emirates will invest 230 millions US in the tourist industry of Rwanda. The company is Istithmar Real Estate.

IstithmarBefore reading the article (in french), you must know that Istithmar Real Estate is worth 6 billions de dollars US. The company invests in four sectors: industrial, retail, banks and real estate. The company has several skyscrapers in New-York (including the 230 Park Avenue and the 280 Park Avenue), prestigious buildings like the “One Trafalgar Square” in London. Istithmar Real Estate also has an air transport company (the indian company Spice jet), and retail stores like Barneys in New-York. Its assets are spread all over the planet, but a good part is pooled in Asia (Middle East), North America and Europe. We could say that the investment in Rwanda is important for the enterprise, even if, taking into account several expensive acquisitions of the company (like 1.2 billions USD to acquire the 280 Park Avenue in June 2006), that amount won’t represent a huge hole in their “wallet”.

We know that holdings from the Persian Gulf are interested in Africa. Not only in the industrial sector (like in Sudan) but also in real estate. These holdings are used to risky investments.

Needless to say that, for Rwanda, it’s the jackpot. But lets hope the economy of the country won’t turn into a “tourism-only-economy”. That kind of economy, focused only on one sector, doesn’t make a difference in the life of the general population in the end, and it has chances to bring problems like criminality and prostitution.

 

La Presse de Montréal:

Dubaï investira 230 millions $ dans le tourisme au Rwanda

Agence France-Presse

Nairobi

Un holding de Dubaï s’apprête à investir 230 millions de dollars dans le tourisme au Rwanda, un secteur-clé pour la relance de l’économie dans ce petit état africain touché par un génocide en 1994.

La société Dubaï World, à travers sa branche investissements Istithmar Real Estate, prévoit de construire huit sites touristiques comprenant hôtels de luxe et autres hébergements dans des parcsnationaux, ainsi que des terrains de golf et des villas.

Le parc national d’Akarega, à l’est de Kigali, accueillera un gîte de 60 chambres et le parc national des volcans un camp de tentes cinq étoiles.

Le groupe émirati construira également un hôtel cinq étoiles de 150 chambres et rénovera un terrain de golf à Kigali.

Le secrétaire d’État rwandais chargé de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Vincent Karega, a déclaré que le pays a choisi de miser sur son important potentiel touristique pour amorcer la croissance.

«Notre choix politique pour le tourisme est de devenir une destination haut de gamme en nous appuyant sur la beauté naturelle unique du pays, la sécurité, le droit de propriété et la tolérance zéro pour la corruption», a-t-il indiqué dans un communiqué.

«Le secteur privé est la base de la renaissance actuelle du Rwanda», a-t-il ajouté.

Sultan Ahmed Ben Soulayem, président de Dubaï World, une holding qui gère les sociétés appartenant au gouvernement de l’État émirati, a assuré que les travaux de construction commenceront à la fin de l’année.

Le Rwanda a été le théâtre d’un génocide qui a fait selon l’ONU environ 800 000 morts entre avril et juillet 1994.

Le pays espère tripler son revenu touristique d’ici à 2010.

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Le projet d’OPEP du gaz à l’eau?/ The project for an OPEC of natutral gas producers, a disillusion?

(Lien en français/links in french)

On a parlé, il y a quelques mois, de la Sonatrach. L’entreprise gazière algérienne avait l’intention de s’allier avec Gazprom, son équivalent russe, pour créer une sorte de cartel ou d’OPEP du gaz. Voir l’article ici.

 

Or, il semble que, suite à la visite du Président français Sarkozy, les plans de la Sonatrach et des autorités algériennes ont subitement changé: “Out” les Russes, “In” les contrats français.

 

We talked a few months ago about the Algerian natural gas producer, Sonatrach, and its intention of working hand in hand with its Russian equivalent, Gazprom. It would create a kind of cartel, or an OPEC of natural gas producers. Here is the link.
It seems the visit of the French President Sarkozy changed everything: Russians are “Out” and the Frenchs are “In”.

Courrier International.

Quand Sarkozy ruine les espoirs gaziers russes
Au grand dam de Moscou, les vastes projets de coopération russo-algérienne engagés en 2006 n’aboutissent pas. Pour le journal russe Kommersant, les causes du revirement d’Alger sont à chercher du côté du président français Nicolas Sarkozy. (Ci-dessous: les Présidents Bouteflika d’Algérie, Poutine de Russie et Sarkozy de France [en compagnie de Bouteflika])

 

Bouteflika et PoutineLes entreprises russes rencontrent de plus en plus de difficultés en Algérie, considérée jusqu’ici comme le partenaire privilégié de Moscou en Afrique. Récemment, le journal américain The Wall Street Journal, citant Mohamed Meziane, PDG de la Sonatrach[société énergétique nationale algérienne], a annoncé que “le pacte de La Postcoopération entre les compagnies pétrolières nationales algériennes et russes, signé en août 2006, est caduc depuis quelques mois”. L’accord en question posait les bases juridiques de projets d’extraction d’hydrocarbures et de production de gaz liquéfié. Par ailleurs, la Russie et l’Algérie avaient déjà tenté de consolider leurs positions sur la scène énergétique mondiale. Ainsi, le pouvoir algérien avait soutenu, l’année dernière, la proposition russe de créer une “organisation des pays exportateurs de gaz” sur le modèle de l’OPEP.

 

La déclaration surprenante du patron de la Sonatrach intervient peu après la visite officielle en Algérie de Nicolas Sarkozy [du 3 au 5 décembre 2007]. Ce dernier a annoncé la signature de contrats en Algérie pour 5 milliards d’euros, avant tout sur le gaz naturel. Ainsi, Gaz de France a conclu un accord pour la fourniture de gaz naturel liquéfié par la Sonatrach jusqu’en 2019. L’Algérie est le troisième fournisseur de gaz naturel en Europe, après la Russie et la Norvège.

 

Des divergences entre la Russie et l’Algérie existent également dans le domaine de la coopération militaro-technique. Rappelons qu’en mars 2006, durant la visite officielle du président russe Vladimir Poutine en Algérie, plusieurs accords avaient été signés pour une valeur de 8 milliards de dollars [5,45 milliards d'euros]. En contrepartie, la Russie avait entièrement annulé la dette extérieure algérienne de 4,7 milliards de dollars [3,2 milliards d'euros], héritée de la période soviétique.

 

Mais, par la suite, l’Algérie a cessé d’honorer certains de ses engagements. Ainsi, après une première livraison d’avions de chasse, fin 2006, l’Algérie n’a plus acheté d’autres appareils, prétextant la mauvaise qualité de deux des MIG qui lui avaient été fournis. Au mois de novembre, la question des exportations vers l’Algérie a été examinée au sein de la commission de coopération militaro-technique, présidée par Poutine. “Nous avons rédigé une réponse officielle, mais n’avons pas réussi à la transmettre au président algérien, même par le biais de son ambassadeur, déclare le représentant du Service fédéral de coopération militaro-technique. La partie algérienne ne donne aucune suite.”

 

Ces problèmes successifs résultent manifestement de luttes intestines entre dirigeants algériens. Ainsi, d’après Rouslan Poukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies, “il existe une opposition entre élites militaires et énergétiques. Dans les deux camps, il y a des groupes d’intérêts prorusses, profrançais et proaméricains”, dit M. Poukhov. “Ces six clans s’affrontent et prennent le dessus à tour de rôle.”

 

Le scandale franco-algérien [un ministre algérien avait attribué, entre autres, la victoire de Nicolas Sarkozy au "lobby juif"] qui a éclaté la veille de la visite du président français en Algérie serait une illustration de ces luttes claniques. L’annulation de la visite a été évitée grâce à l’intervention du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Finalement, le clan profrançais l’a emporté.

 

Durant sa visite en Algérie, Nicolas Sarkozy a tout fait pour séduire les élites locales, par exemple en qualifiant la colonisation française de “profondément injuste”. Ces avances faites par la France à l’Algérie s’inscrivent incontestablement dans une stratégie européenne. Car, après les discussions de 2006 sur la création d’une “OPEP du gaz”, l’Union européenne souhaite vivement que l’alliance entre la Russie et l’Algérie échoue. Le dernier espoir de la Russie repose sur la visite du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Moscou, prévue en janvier 2008, au cours de laquelle il devra expliquer au Kremlin les raisons de ce revirement soudain.

Natalia Grib, Konstantin Lantratov, Mikhaïl Zygar
Kommersant Daily

  • La Sonatrach est le deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Europe…derrière Gaz prom.
  • Sonatrach is the second natural gas provider of Europe…behind Gazprom.

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Émission Amandla du 12 Décembre 2007/ Amandla Show from December 12th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 12 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Description de la violence conjugale que vivent les femmes d’Afrique du Sud (par Gwen). Témoignages de sept femmes Sud-africaines qui parlent de la violence conjugale dont elles sont victimes.

Vous pouvez visiter le site Genderlinks.org.za qui présente les témoignages en ligne (en anglais).

Commentaires sur la situation de la grève des ouvriers de l’or en Tanzanie (par Gwen). Des ouvriers de l’entreprise Canadienne, Barrick Gold, sont en grève considérée illégale par l’entreprise. Cet événement coïncide avec la visite du Premier ministre canadien en Tanzanie. Ce dernier a rencontré les dirigeants de l’entreprise, mais pas les ouvriers, ni les groupes de citoyens interpelés par la grève.

Partie française.

Le phénomène des “vidomégons” (par Moussa). Au Bénin et en Afrique de l’Ouest, des enfants issus des milieux pauvres et ruraux, sont donnée en familles d’accueil dans les villes afin d’avoir la chance de vivre sous un toit et de bénéficier d’une éducation en échange de travaux ménagers. Un système traditionnel bien implanté au Bénin qui permet de donner une chance de réussite aux enfants pauvres: les vidomégons (expression de la langue Fon au Bénin). Ce système, à cause d’une décennie de pauvreté aggravante au Bénin et ailleurs en Afrique de l’Ouest, se pervertit et devient un système d’exploitation, voire d’esclavage d’enfants.

Pour une définition du concept de vidomégon voir ce fichier DOC. (Site http://www.aide-et-action.org/)

L’article d’Afrik.com: Bénin : les vidomegons, nouveaux esclaves urbains.

Rumeurs: Ibrahim Babangida reviendrait au pouvoir au Nigéria (par Moussa). Reprise de la nouvelle déjà mentionnée dans ce blog.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the December 12th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Description of the domestic violence South-African women have to endure (by Gwen). Testamonies of seven women victims of domestic violence.

The testamonies can be heard online. You can download them at Genderlinks.org.za.

Comments on the strike started by goldminers in Tanzania. (by Gwen). Workers of the Canadian mining giant, Barrick Gold, are on strike. The company considers the strike illegal. This event coincides with the visit of the Canadian Prime minister. He met with the managers of the company, but not with the workers…

 

French part.

The “vidomegons” (by Moussa). In Bénin, and elsewhere in West Africa, children from rural poor families are sent to foster home in the cities. It gives them the chance to live under a roof and benefit from an education provided by the foster family. In exchange, the child does cleanup work around the house. It is a tradition well embedded in Bénin and which gives an opportunity for poor children to have a chance in life. Hence the word “Vidomegon” used in Benin (it is a word from the Fon language, widely spoken in the country). Because of decades of deepening poverty in Bénin’s rural society, the system has become perverted. It turned into a child exploitation system and some even talk about slavery.

For an explanation of the concept of “vidomegon”, see this DOC file. (in french). (Site http://www.aide-et-action.org/)

An article is available at Afrik.com (in french): Bénin : les vidomegon, nouveaux esclaves urbains.

Rumors: Ibrahim Babangida would come back and try to be elected Nigeria’s president.(by Moussa). It is news that’s already posted in this blog.

 

 

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Rumeurs au Nigéria: Babangida bientôt de retour?/ Rumors in Nigeria: Babangida back in the saddle?

Le site Saharareporters est reconnu pour avoir des informations issues de personnes bien branchées au Nigéria. Cette fois ci, on nous annonce que l’ancien président du Nigéria, Ibrahim Babangida serait près à reprendre les rennes du pouvoir.

 

Pour l’instant, cette nouvelle ne provient que du site du Saharareporters, mais elle a été véhiculée dans d’autres sites de nouvelle dont ocnus.net, et le site nigérian “New Age“.

Selon, la nouvelle, l’actuel président Yar’Adua est malade et pourrait quitter le pouvoir pour des raisons de santé. À plus d’une reprise, il s’est rendu en Allemagne pour se faire soigner. On lui aurait recommandé de ménager sa santé et éliminer le stress. Ce qui complique l’affaire est que sa victoire aux élections d’avril dernier (voir notre post à ce sujet) est teintée par la corruption. Aujourd’hui encore, des voix s’élèvent au Nigéria pour exiger une nouvelle élection puisque la Commision électorale, dirigée par Maurice Iwu, aurait fermé les yeux pour permettre la victoire de Yar’Adua. Les tribunaux nigérians pourraient bien remettre en doute le résultat des élections et demander leurs annulations.

Or, qui voulait voir Yar’Adua gagner ces élections? Le président sortant de l’époque: Olusegun Obasanjo. Et il a réussit, grâce, en partie, à la collabotation de son “ami” Iwu. Selon Saharareporters, l’entente prise entre Obasanjo et Yar’Adua était que ce dernier n’intente aucune poursuite contre Obasanjo, une fois au pouvoir, permettant à ce dernier de jouir de la fortune personnelle qu’il a accumulée lors de ses années à la présidence. Yar’Adua a respecté l’entente, mais en partie. Il a entrepris des actions qui ont mis des batons dans les roues d’entreprises nigérianes qui appartiennent à Obasanjo. Ce dernier fulmine, mais il a de la chance puisque l’état de santé de Yar’Adua ainsi que la menace des tribunaux pourraient écourter son mandat. Obasanjo en profite donc pour pousser l’ancien dictateur Ibrahim Babangida à se proposer comme candidat aux éventuelles élections.

Pourquoi Babangida? Parce que lorsque Obasanjo fut élu président en 1999, il n’a pas intenté de recours légaux (ou autres) contre Babangida qui s’est enrichi lors des années où il a été président de 1985 à 1993. Obsanjo espère que si Babangida est élu, il lui retournera la faveur sans risque de dérapage comme avec Yar’Adua…Histoire à suivre…

The Saharareporters tells us that the former dictator Ibrahim Babangida could make a comeback in Nigerian politics, running for the presidency.We state this news as a rumor since we didn’t heard it form other sources. However, the newsfeed from Saharareporters has been circulated in other news websites like ocnus.net and New Age (nigerian news).

According to the news, the actual president Yar’Adua (we posted about his election) is sick and could leave power. Also, his election is contested by the people and the courts in Nigeria. This makes former president Olusegun Obasanjo happy, because Yar’Adua was giving him a hard time, enacting laws that prevented some of Obasanjo’s companies to benefit from illegitimate, if not illegal contracts. He wants to push Babangida toward the presidency because, while he was president (between 1999 and 2007), he didn’t cause trouble to Babangida even though he accumulated wealth during his own presidency (between 1985 and 1993). Obasanjo hopes that Babangida, once in power, and unlike Yar’Adua, will leave him and his business alone…

Saharareporters

Is Yar’adua Fading Out As Ibrahim Babangida Restarts His Presidential Campaigns

Author: Posted by Admin Sahara

Yar’adua Fading Out As Ibrahim Babangida Restarts His Presidential Campaigns

Saharareporters, New York

Dateline: Abuja, December 3, 2007

A major political shocker may be awaiting Nigerians in the coming year as subterranean plans are in advanced stages to maneuver former military dictator, Ibrahim Babangida, into office as the nation’s president. With Yar’adua’s health deteriorating and the presidential electoral tribunal likely to annul his “election,” a coalition of political forces spearheaded by former President Olusegun Obasanjo is soon to commence the public selling of Babangida as the next president.

Several sources close to Babangida and Olusegun Obasanjo told Saharareporters that Babangida’s presidency is, in the words of one of them, “all but a done deal. Nigerians are expected to oppose it, but it’s going to be a coronation.”

The move to install Babangida, the sources told us in separate interviews, has been afoot for several months, but is now in the stage of mobilization-meaning that the idea is now being sold to “critical stakeholders within and outside Nigeria,” according to one source.

Two factors have driven the effort to position Babangida for the presidency. One is the widely held speculation that the presidential election tribunal is likely to rule that the so-called presidential elections of April 21 were too marred by irregularities to stand. Our sources said that Obasanjo and his team have recognized that, even if the federal court of appeal upholds the election, that verdict would be overturned on appeal to the Supreme Court.

The second factor is the deteriorating health of Malam Umar Musa Yar’adua, the quiet Chemistry professor who inherited a manipulated election in April. Reliable sources have told Saharareporters that, during his most recent medical check-up in Germany, Malam Yar’adua received a dire prognosis. His German doctors told him that his health was now in an extremely precarious state, and ordered him to avoid undue stress. Part of his doctors’ suggestion was that he should drastically reduce his hours of operation and that he ought to consider quitting altogether.

On returning from his medical trip, Yar’adua told Obasanjo, the man who arranged his illegitimate ascension to power, that he was resigned to his fate. He also told the former president of his intention not to appeal should the ruling of the electoral tribunal go against his election.

Political associates of Yar’adua describe his mood as one of resigned acceptance of the impending, indeed inefact that a combination of factors may be converging to bring an inevitable end to his fabled tenure.

Our sources say that Obasanjo was elated when he heard about Yar’adua’s decision not to appeal any adverse electoral verdict-and his decision, on health grounds, not to seek to be the ruling party’s presidential flag bearer in new presidential polls.

According to one source familiar with the inside political calculations, Obasanjo welcomed the opportunity to sneak Babangida into the presidency. “Yar’adua has largely kept the pact he had with Obasanjo,” said this source who is now a go-between in the negotiations between Obasanjo and Babangida. “Yar’adua has protected Obasanjo’s massive fortune accumulated in office. He has also ignored calls for Obasanjo’s prosecution for criminal acts committed in office. However, Obasanjo feels humiliated Obasanjo that Yar’adua not only reversed some of his policies and last-minute deals but also made a fanfare of doing so. Obasanjo is particularly stung by Yar’adua’s cancellation of the sale of Nigeria’s refineries to a group in which the ex-president has substantial interests. OBJ is also irate that Yar’adua has openly admitted to flaws in the last elections which were designed by Obasanjo and executed by Professor Maurice Iwu.”

In addition, revealed several of our sources, the former president has been jittery lately. One reason is Yar’adua’s reluctance to publicly defend Obasanjo in the face of shrill denunciations of the former president’s tenure. Another is that Yar’adua’s associates have been quietly revealing to the media details of the former president’s corrupt deals, including billions of dollars of unaccounted oil revenues, fuel importation deals, and Obasanjo’s large interests in agro as well as telecommunications businesses.

“Obasanjo has come to the conclusion that Babangida as president is the ideal person to give him the kind of protection he wants from Yar’adua, but is not getting.”

Armed with news of Yar’adua’s precarious health and the high odds that the presidential election will be invalidated, Obasanjo dispatched his trusted aide, Emmanuel Nnamdi Uba, to meet with Babangida. “Over the last month, Uba has been a regular presence at Babangida’s Minna mansion,” said our sources. He is acting as Obasanjo’s chief point man in negotiations aimed at smoothing Babangida’s path to the seat of power.

While Babangida sits on assets worth billions of dollars that he accumulated during his years as a military dictator, Obasanjo has, through Mr. Uba, pledged to place billions more at the disposal of General Babangida (ret).

Babangida is one of the most hated public figures in Nigerian, but he as well as Obasanjo and others working on his ascendancy are banking on using their war chest to make him unstoppable. “There are only two viable opposition figures who can stand up to Babangida, and they are General Muhammadu Buhari (ret.) and former Vice President Atiku Abubakar,” said one source familiar with the plan. “But neither man is much of an opposition. Not only does Buhari have no money, he is also effectively partyless.” A break-away faction of Buhari’s ANPP has been swallowed up by the ruling PDP. “Atiku is a more formidable opponent because, like Obasanjo, he also enriched himself in office and he commands the loyalty of some top politicians. But over the last two or three years, Obasanjo did a good job of whittling down Atiku’s business interests and wealth. The former vice president doesn’t have the cash to be a match in the coming political clash.”

Several sources told Saharareporters that Obasanjo and Babangida have wooed many politicians from within Atiku’s group with offers of plum contracts or political appointments once Babangida takes over.

The Babangida campaign has also began to mobilize international support. Last week, Babangida returned from a trip to Germany where he underwent medical check-up and sold his candidacy to German and European Union officials. Next on the agenda: To assure European, British and American corporations and nations that their business as well as strategic interests in Nigeria would be protected under a Babangida presidency.

Two days after he returned from the German trip, Babangida convened a meeting of top Hausa-Fulani politicians. The motive was to sell the idea for his adoption as the consensus northern candidate. Atiku, aware of the agenda of the meeting, refused to attend.

In keeping with his pledge of loyalty to Obasanjo, Yar’adua has been cooperating with the plan to position Babangida as his successor. A source told us that Yar’adua’s refusal to join the rising chorus of Nigerians who want Maurice Iwu to resign as chairman of the electoral commission is part of an agreement. “Once Babangida is adopted as the PDP’s candidate, the party needs Iwu to run the elections and announce Babangida as the winner. Obasanjo has told his inner circle that he has absolute trust that Iwu would execute the game plan. Obasanjo doesn’t want to risk having a more independent-minded umpire calling the election.”

One source said that Obasanjo has a deep psychological motive for backing Babangida. “It’s not just that Babangida can and will do a better job than Yar’adua of shielding Obasanjo from legal harassment. During Obasanjo’s presidency, he and Babangida had their fights. But Obasanjo, who has details of IBB’s corruption, gave his word to protect the ex-general against prosecution-and he kept his word. He trusts that Babangida will do the same for him.

“More importantly, Obasanjo has been rattled by the degree of criticism that has followed him since he left office in May. He calculates that Babangida is the man to match or surpass his record of corruption. That way, Nigerians would be forced to focus on the new bad guy in town. The former president is also betting that, when Babangida unleashes his thieving hordes on the nation, Nigerians would start speaking nostalgically about Obasanjo’s eight-year tenure.”

One source told us that Babangida’s “election” will eclipse the record of rigging established by the April 21 polls that produced Yar’adua. Local and foreign monitors had ascertained that Umar Yar’adua came to power through the most crooked of political processes known to electoral politics in the history of Africa.

Part of the tragedy is that Yar’adua was never interested in running for the presidency until Obasanjo drafted him into the race-and then used blackmail to force other would-be aspirants in the ruling party to renounce their ambitions and scamper for safety.

Yar’adua also has a history of serious health problems ranging from episodes of depression to a debilitating kidney disease that saw him collapse during the presidential campaigns. He was quickly flown out to Germany on a Julius Berger air-ambulance.

In a perverse attempt to cover up Yar’adua’s health crisis, the PDP leadership used top campaign officials, including Dr. Dora Akunyili, to spread rumors in the press to the effect that Yar’adua had died in Germany. The motive behind this deliberate falsehood sold by the PDP was simply to make Yar’adua’s survival look impressive.

The trick achieved its aim, as public worries about Yar’adua’s health problems disappeared altogether as soon as the candidate returned from his German trip.

Yar’adua’s hyped “death” provided melodramatic material for former President Obasanjo to showcase the candidate’s “vigorous” strength in rallies across Nigeria. Obasanjo would make telephone calls to Yar’adua’s hospital bed to ask the now infamous rhetorical question: “Umaru, are you dead?” to which Yar’adua would answer “No, Baba, I am still alive.”

As soon as Yar’adua arrived Nigeria, he managed to attend a major rally in Akure, Ondo State before going into limbo. It was left to Obasanjo and Maurice Iwu to perfect a rigging plan for the presidential election.

The rigging was so audacious that a bewildered member of their PDP caucus revealed to Saharareporters a day before the election that Yar’adua would win by 70%, with Buhari at second and Atiku a distant third. Some skeptical readers did not take Saharareporters seriously when we published the “pre-determined” election results. But many believed when Maurice Iwu announced his cooked results when only twelve out of Nigeria’s 36 state electoral commissioners had submitted their manipulated results to the electoral commission headquarters.

Obasanjo had set the tone by giving a short but sober national broadcast explaining why the nation must accept the electoral results. Shortly after Obasanjo ended his national broadcast, a boisterous but confused Maurice Iwu walked into a packed press conference accompanied by fierce-looking security agents to announce Yar’adua as the winner of the “Presidential Election” by our predicted margin of 69.9%. Iwu declined to take any questions from local or international journalists at the venue.

On May 29, 2007, Yar’adua took the office of oath and acknowledged that his election was marked by irregularities. His answer was to set up an electoral reform commission that many opposition parties and parties dismissed as a ruse.

Despite his outward mien of good health, the “new president” runs regular health therapy in Aso Rock. One source revealed that Yar’adua’s day starts with regular sessions with a medical team. His public appearances have been rare and sporadic, with ministers and other aides often delegated to represent him at events.

After receiving grave prognosis during his last health check-up, Yar’adua has further scaled back his involvement in the day-to-day running of his “administration.”

His health crisis and almost inevitable cancellation of his election has given Obasanjo the opportunity to once again manipulate the political direction of the country in a negative direction.

One concern is whether there is sufficient opposition within the nation to challenge the imposition of Babangida. One prominent opposition figure, a lawyer, was taken aback when Saharareporters apprised him of the plan to install Babangida. “If this is crazy plan is true,” he said in fury, “be sure that many Nigerians will fight it with every ounce of blood in our bodies.”

BabangidaIbrahim Babangida (66 ans). Le 27 août 1985, le général Babangida provoquait un coup d’État militaire qu’il expliquait en mettant en cause l’incapacité du général Buhari à résoudre les problèmes intérieurs (inflation et chômage) et extérieurs (négociation avec le FMI et rééchelonnement de la dette). C’est avec ce même général que Babangida pris le pouvoir en décembre 1983. Buhari, l’avait nommé chef d’état-major. Utilisant des tactiques imprévisible (on l’a surnommé “Maradona”), il dirigea le Nigéria fermement tout en faisant les yeux doux à la communauté internationale. Il a survécu à plus d’un putsch, mâté plusieurs émeutes et s’est enrichi grâce au pétrole durant sa présidence. Avant de perdre le pouvoir en 1993, il promit une démocratisation du pays qui ne vint jamais à part, peut-être, un redécoupage intérieur qui permis la création de nouveaux états fédérés et des élections locales. Sous la pression de la rue, il finit par laisser le pouvoir à un Gouvernement civil intérimaire en août 1993, ouvrant aussi la voie au coup d’état de Sani Abacha, trois mois plus tard. Dès 2004, Babangida s’était porté comme candidat à la présidence pour des élections de 2007.

Ibrahim Babangida (66 yrs). On December 1983, he and general Buhari, took power. Buhari named him Army Chief of Staff. On August 27th 1985, he led a military coup against Buhari, claiming that his regime couldn’t tackle the problems of inflation, unemployment and external debt. Using unpredictable tactics (he got the surname of “Maradona”) he firmly ruled Nigeria and, at the same time, “smiled” at the international community. He survived more than one putsch, quashed several uprisings and got very rich during his presidency, thanks to the oil money. Before loosing power in 1993, he promised the democratisation of the country but it never happened. He merely enabled a democratic process at the state level. Indeed, Babangida modified the constitution to created more federal States and local elections ensued. Under the pressure from the population, he left the power to an interim civilian governement in August 1993. But it led the way for the military coup of Sani Abacha, three months later. In 2004, Babangida showed interest in the upcoming 2007 elections, giving his name as a candidate.

 

 

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Le Soudan enfreint l’embargo. Est-ce une surprise?/ Sudan breaks the embargo. Is it a surprise?

According to “La Presse de Montréal ” (taken from the AFP), Sudan keeps breaking the arms embargo imposed by the United Nations. But knowing the tricks Sudan used in the past, which were shown in this blog, we aren’t really surprised with this report. And the presence of russian helicopters mentioned in this report was also addressed in other blogs too. For example: Publius Pundit.

Selon la Presse de Montréal (repris de l’AFP), le Soudan continue à enfreindre l’Embargo sur les armes imposé par l’ONU. Avec ce que nous avons déjà présenté comme tours de “passe-passe”que le Soudan est capable de faire on peut cyniquement ne pas être surpris de ce constat.

La Presse:

Agence France-Presse
Londres

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a affirmé jeudi que le gouvernement soudanais continuait d’enfreindre l’embargo sur les armes imposé au Darfour par les Nations unies.

S’appuyant sur trois photographies prises selon elle en juillet à l’aéroport de Geneina, capitale du Darfour-ouest, l’association basée à Londres affirme que «le gouvernement soudanais continue à déployer des équipements militaires offensifs au Darfour malgré l’embargo de l’ONU sur les armes et les accords de paix».

Russian helicopterSelon Amnesty, une première photographie montre des soldats de l’armée soudanaise en train de décharger des conteneurs d’un Antonov, avion de fabrication russe, sur des camions militaires à l’aéroport de Geneina. Les deux autres montrent sur ce même aéroport des hélicoptères militaires (Mi-17 et Mi-24) fournis par la Russie en 2005 et 2006, selon Amnesty.

L’ONU a imposé un embargo sur la vente et la livraison d’armes au Darfour pour les organisations non-gouvernementales en juillet 2004, étendu en 2005 à toutes les parties au conflit.

Dans un rapport publié en mai, Amnesty avait déjà accusé le Soudan d’enfreindre cet embargo, affirmant que des armes fournies par la Chine et la Russie étaient utilisées au Darfour.

Le conflit qui sévit depuis plus de quatre ans au Darfour a fait 200 000 morts et deux millions de déplacés, selon l’ONU, des chiffres contestés par le Soudan, qui parle de 9000 morts.

Amnesty a appelé jeudi les Nations unies à «agir résolument pour s’assurer que l’embargo est effectivement respecté», plaidant notamment pour la présence «d’observateurs de l’ONU dans tous les ports du Soudan et du Darfour».

«La prolifération de petites armes et de véhicules militarisés au Darfour a entraîné des attaques de convois d’aide humanitaire et d’autres attaques dévastatrices contre les civils», a-t-elle également déploré, faisant référence à des rapports d’attaques dans le sud-Darfour.

Le Conseil de sécurité a voté le 31 juillet pour le déploiement au Darfour d’une force mixte ONU-UÀ de 26 000 hommes. Son déploiement total n’est toutefois pas attendu avant le milieu de l’année 2008.

«Si des armes continuent à affluer au Darfour et si les soldats de maintien de la paix n’ont pas le pouvoir de désarmer et de démobiliser tous les groupes armés d’opposition et la milice Janjawid, la capacité de la nouvelle force de paix à protéger les civils sera grandement entravée», a prévenu Amnesty.

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