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Le Soudan enfreint l’embargo. Est-ce une surprise?/ Sudan breaks the embargo. Is it a surprise?

According to “La Presse de Montréal ” (taken from the AFP), Sudan keeps breaking the arms embargo imposed by the United Nations. But knowing the tricks Sudan used in the past, which were shown in this blog, we aren’t really surprised with this report. And the presence of russian helicopters mentioned in this report was also addressed in other blogs too. For example: Publius Pundit.

Selon la Presse de Montréal (repris de l’AFP), le Soudan continue à enfreindre l’Embargo sur les armes imposé par l’ONU. Avec ce que nous avons déjà présenté comme tours de “passe-passe”que le Soudan est capable de faire on peut cyniquement ne pas être surpris de ce constat.

La Presse:

Agence France-Presse
Londres

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a affirmé jeudi que le gouvernement soudanais continuait d’enfreindre l’embargo sur les armes imposé au Darfour par les Nations unies.

S’appuyant sur trois photographies prises selon elle en juillet à l’aéroport de Geneina, capitale du Darfour-ouest, l’association basée à Londres affirme que «le gouvernement soudanais continue à déployer des équipements militaires offensifs au Darfour malgré l’embargo de l’ONU sur les armes et les accords de paix».

Russian helicopterSelon Amnesty, une première photographie montre des soldats de l’armée soudanaise en train de décharger des conteneurs d’un Antonov, avion de fabrication russe, sur des camions militaires à l’aéroport de Geneina. Les deux autres montrent sur ce même aéroport des hélicoptères militaires (Mi-17 et Mi-24) fournis par la Russie en 2005 et 2006, selon Amnesty.

L’ONU a imposé un embargo sur la vente et la livraison d’armes au Darfour pour les organisations non-gouvernementales en juillet 2004, étendu en 2005 à toutes les parties au conflit.

Dans un rapport publié en mai, Amnesty avait déjà accusé le Soudan d’enfreindre cet embargo, affirmant que des armes fournies par la Chine et la Russie étaient utilisées au Darfour.

Le conflit qui sévit depuis plus de quatre ans au Darfour a fait 200 000 morts et deux millions de déplacés, selon l’ONU, des chiffres contestés par le Soudan, qui parle de 9000 morts.

Amnesty a appelé jeudi les Nations unies à «agir résolument pour s’assurer que l’embargo est effectivement respecté», plaidant notamment pour la présence «d’observateurs de l’ONU dans tous les ports du Soudan et du Darfour».

«La prolifération de petites armes et de véhicules militarisés au Darfour a entraîné des attaques de convois d’aide humanitaire et d’autres attaques dévastatrices contre les civils», a-t-elle également déploré, faisant référence à des rapports d’attaques dans le sud-Darfour.

Le Conseil de sécurité a voté le 31 juillet pour le déploiement au Darfour d’une force mixte ONU-UÀ de 26 000 hommes. Son déploiement total n’est toutefois pas attendu avant le milieu de l’année 2008.

«Si des armes continuent à affluer au Darfour et si les soldats de maintien de la paix n’ont pas le pouvoir de désarmer et de démobiliser tous les groupes armés d’opposition et la milice Janjawid, la capacité de la nouvelle force de paix à protéger les civils sera grandement entravée», a prévenu Amnesty.

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Ces fils qui gouverneront/ Those sons who will be leaders

(Liens en français/ link in french)

Courrier International produced an article on the sons of African presidents who might be the next in line for the presidential seat.

Courrier International nous présente un article des fils de présidents africains destinés à succéder à leurs pères.

Ces fils de présidents qui s’apprêtent à diriger

16 août 2007.

La démocratie suppose d’accéder à la tête de l’Etat grâce à une élection. Un principe que nombre de dirigeants africains foulent aux pieds, se comportant comme des monarques. Le quotidien ivoirien Nord-Sud présente quelques futurs héritiers.

L’exemple togolais, pays où Gnassingbé Eyadéma, après trente-huit ans de règne, a passé la main à son fils Faure pourrait en inspirer bien d’autres. Beaucoup d’observateurs soupçonnent des chefs d’Etats africains de vouloir emprunter cette voie. Il se dit ainsi que le président égyptien Hosni Moubarak, au pouvoir depuis vingt-six ans, prépare son fils Gamal à lui succéder. En Libye, Mouammar Kadhafi, en poste depuis trente-huit ans, prend des dispositions pour que son fils lui succède. On prête les mêmes intentions à Abdoulaye Wade, qui verrait bien son fils Karim diriger le Sénégal après lui. Parfois les choses ne se passent pas toujours comme on l’avait prévu. Au Tchad, l’assassinat du fils d’Idriss Déby entraîne une redistribution des cartes.

Au Togo, Gnassingbé Eyadéma a préparé, par petites touches successives, son fils Faure Gnassingbé à prendre les rênes du pays. Si bien que, le 5 février 2005, après le décès d’Eyadéma père, le fils a aussitôt été désigné président par l’armée. Ce choix controversé a été avalisé par la majorité des députés togolais grâce à une révision express de la Constitution. Aujourd’hui, le successeur de Gnassingbé Eyadéma a réussi à se donner un vernis de légitimité après une élection en avril 2005, avec 60 % des suffrages exprimés.

Celui qui a hérité du pouvoir à Lomé [capitale du Togo] est le seul enfant du général Eyadéma a être entré en politique, à l’instigation de son père qui refusait que ses autres enfants descendent dans l’arène publique. Faure, avant de devenir président, exerçait les fonctions de ministre des Mines, de l’Equipement et des Télécommunications. Il était surtout le conseiller financier de son père pour les phosphates, la téléphonie et la prospection pétrolière. Il suivait les intérêts de la famille au sein de plusieurs entreprises “privatisées” installées dans la zone franche de Lomé (dirigée par son frère Kpatcha Gnassingbé).

En Libye, Seif Al-Islam semble bien placé pour succéder à son père. Propulsé sur la scène internationale par son rôle, entre autres, dans l’indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie et du DC 10 d’UTA et, aujourd’hui, la libération des infirmières bulgares, ce célibataire de 32 ans aux allures de play-boy serait en piste pour la course au pouvoir. L’architecte et peintre Seif Al-Islam, pour succéder à son père, dispose d’une machine de guerre : la Fondation Kadhafi. A la tête de cette organisation non gouvernementale, il est en fait le ministre officieux des Affaires étrangères libyennes.

Avant sa mort, Brahim Déby (assassiné le 2 juillet 2007 à Courbevoie, en France), fils du président tchadien Idriss Déby, avait occupé différentes fonctions au sein du pouvoir tchadien. Son père le destinait à sa succession. Diplômé en management d’une université de Montréal, au Canada, il avait été nommé secrétaire particulier du chef de l’Etat. Brahim était même surnommé “le petit président”. Mais, à N’Djamena [capitale du Tchad], il avait la réputation d’être un homme violent et imprévisible, capable de gifler des ministres en public.

Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade souhaiterait voir son fils reprendre sa place. Il en aurait fait la confidence au président français Nicolas Sarkozy. Expliquant au successeur de Jacques Chirac le bien-fondé de son choix, le chef de l’Etat sénégalais confie que c’est sur la suggestion d’un de ses amis français qu’il a décidé de mettre son fils à l’épreuve.

En Egypte, Gamal Moubarak se prépare. Il est déjà à la tête de la commission politique du parti de la majorité (en septembre il devrait, sauf imprévu, être promu secrétaire général du parti par le Raïs depuis son lit dans un hôpital allemand). Gamal Moubarak a réussi à placer un nombre important de ses hommes à la tête de ministères de souveraineté dans le nouveau gouvernement.

Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont pas exhaustifs, on voit aisément où mène une longévité exceptionnelle au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu’il est inscrit dans leurs gènes de diriger les autres. Cela pourrait donner des idées à certains.

Bakayoko Youssouf
Nord-Sud

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La Sierra Leone donne une leçon de démocratie/ Sierra Leone gives a lesson of democracy

Oui, c’est vrai, la démocratie ce n’est pas juste organiser des élections transparentes, mais il de

meure que peu d’obeservateurs auraient envisagés une telle éventualité en Sierra Leone. D’autres pays africians devraient s’inspirer de l’exemple sierra léonais comme l’indique cet article:

Sierra Leone: Elections – Un exemple à méditer

Le Pays (Ouagadougou)

Cheick Beldh’or Sigue

Affublé de sa fantaisiste camisole démocratique qu’il n’a pas réussi à ôter de la vue du reste du monde, notamment lors du premier tour des législatives, le Congo aurait dû mettre, pour ce coup-ci, un point d’honneur à réussir le second tour du scrutin législatif.

Hélas, le sursaut n’aura pas eu lieu, le pays de Denis Sassou N’Guesso venant de prouver, comme il en a l’habitude, qu’il n’est pas encore mûr pour la démocratie, en attestent les nombreuses irrégularités constatées lors de ce second tour.

Alors qu’il se montre toujours incapable de quitter les sentiers de la médiocrité, en termes d’organisation de scrutins, confirmant ainsi tout le mal que d’aucuns disent de la démocratie dans ce pays, voilà qu’un tout petit pays d’Afrique, l’un des plus pauvres au monde, qui vient de se réveiller de son long cauchemar, le double sur ses deux flancs, puisqu’il entame déjà son entrée triomphale dans la cour des grandes nations démocratiques.

De fait, la Sierra Leone qui vient de réussir le pari d’organiser l’une des élections les plus propres jamais tenues sur le continent africain, devrait inspirer tous ces pays, à la tête desquels se trouvent des pseudo-démocrates qui, jusque-là, refusent d’évoluer avec leur temps. Pourvu que les différents candidats aux élections en Sierra Leone soient conséquents jusqu’au bout et acceptent le verdict des urnes.

Il semble aussi que l’ONU est satisfaite des élections:

Sierra Leone: Ambiance sereine pendant les élections, se félicite Ban Ki-moon

United Nations (New York)

14 Août 2007

Le Secrétaire général a exprimé sa satisfaction concernant la tenue des élections en Sierra Leone, qui se sont déroulées le 11 août dans une ambiance calme et ont connu un fort taux de participation.

Ban Ki-moon a félicité les sierra-léonais pour « leur engagement en faveur de la consolidation de la paix et de la démocratie dans leur pays », dans un communiqué publié aujourd’hui à New York.

Il a également loué le travail de la Commission électorale nationale et des agences de sécurité qui ont permis le déroulement satisfaisant du processus électoral.

Par ailleurs, il a remercié les participants nationaux et internationaux qui ont fourni une aide matérielle et technique à la Commission électorale, ainsi que les observateurs des élections.

Il a encouragé la population du Sierra Leone à continuer de respecter le calme et l’ordre, et à résoudre d’éventuels conflits à travers les mécanismes légaux existants.

« Attendez patiemment les résultats, et gardez ce même esprit ce tolérance qui vous avez montré pendant la campagne », a déclaré de son côté Victor Angelo, le Représentant exécutif du Secrétaire général dans le pays, dans un communiqué publié à Freetown.

Par ailleurs, à la suite de questions posées sur l’avancée du décompte des voix dans le district de Kenema, dans l’est du pays, un communiqué de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) publié aujourd’hui à Freetown assure que tout le processus s’est déroulé comme prévu et dans le respect des procédures établies.

Les 274 bureaux de votes ont été pourvus de 274 enveloppes protégées contre de possibles fraudes. Chaque enveloppe contient les résultats de chaque bureau et contient la signature des officiers électoraux et des représentants des partis politiques.

Ces enveloppes, cachetées, seront centralisées au bureau des élections du district de Kenema avant d’être acheminées à Freetown, comme c’est déjà le cas pour 51 d’entre elles.

Le dépouillement du scrutin se poursuivra dans les prochains jours.

Vous voulez réellement savoir comment se sont déroulées les élections. Visitez “Sweet Sierra Leone“. Ce bloggueur vous fait un descriptif des lieux et événements…En anglais.

Elections in Sierra Leone were peaceful say United Nations:

Sierra Leone: Secretary-General Welcomes Peaceful Staging of Polls

UN News Service (New York)

13 August 2007

New York

Welcoming the successful staging of Sierra Leone’s first presidential and parliamentary elections since United Nations peacekeepers departed at the end of 2005, Secretary-General Ban Ki-moon today urged the people of the West African country to maintain calm as the votes are counted in the days ahead.

Mr. Ban was pleased to learn that the balloting took place on Saturday “in a generally peaceful atmosphere, with high voter turnout,” his spokesperson said in a statement.

“The Secretary-General congratulates the people of Sierra Leone for showing their commitment to the consolidation of peace and democracy in their country, and commends the National Electoral Commission (NEC) and Sierra Leone’s security agencies for putting in place security and administrative arrangements that facilitated the efficient conduct of the polling process,” the statement said.

As vote counting continues over the coming days, Mr. Ban called on all Sierra Leoneans “to preserve an atmosphere of calm and public order, and to resolve any potential disputes through the established legal channels.”

The Secretary-General’s views echo earlier remarks by his Executive Representative in Sierra Leone, Victor Angelo, who noted that UN officials were assisting NEC staff and both national and international observers were also monitoring the process.

The UN Integrated Office in Sierra Leone (UNIOSIL) also issued two statements today after questions were raised in Kailahun and Kenema districts about the processing of election results there.

UNIOSIL said the processing of results was going according to plan, and the tamper-evident envelopes containing the consolidated results for each polling centre “are very safe and cannot be tampered with.”

Saturday’s vote was Sierra Leone’s second since the end of the decade-long civil war in 2002, and the first since the withdrawal of the UN Mission in Sierra Leone (UNAMSIL) in December 2005.

Who are the candidates?

THE TOP PRESIDENTIAL CANDIDATES

Solomon Berewa

SLPP

Berewa, currently Sierra Leone’s vice president, is the candidate of the ruling Sierra Leone People’s Party (SLPP). He played an active part in the peace negotiations, including the Lome Peace Agreement of 1999, that ended the country’s war.

Ernest Koroma

APC

Koroma, representing the All People’s Congress (APC), is the youngest of the candidates. He currently serves as the minority leader in parliament. During his tenure, the APC won nearly every seat in the Western Area in 2004 local elections. His background is in business and insurance. He was managing director of Reliance Insurance Trust Corporation from 1988 until the March 2002 elections.

Charles Margai

PMDC

The son of Sierra Leone’s second Prime Minister, Margai formed the People’s Movement for Democratic Change (PMDC) following internal disputes in his previous party, the SLPP. A successful attorney, he led the defense of the 11 accused persons in a high-profile treason trial in 1987. He was elected president of the Sierra Leone Bar Association in 2004.

 

 

If you want to really know how the elections went visit “Sweet Sierra Leone“. The blogger gives a description of how it went.

The english section of Al-Jazeera (yes Al-Jazeera) did a coverage a few days ago on Sierra Leone preparing for the elections:

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Morale de Sarkozy, approbation de Mbeki/ Sarkozy’s moral, Mbeki’s approbation

(Liens en français/ links in french)

The South African president thanks, in a letter sent to the Élysée, french President Nicolas Sarkozy for his speech at the Dakar University (Senegal) pronounced on July 26th 2007. The speech criticizes and sympathizes with Africa at the same time, bringing lots of critics and comments both in Senegal and Africa. The French paper, Le Monde, tells us that, for President Mbeki, the speech means that Africa is lucky to have a friend like Sarkozy. Of course, this opinion is far from being shared by all. If you can read french we invite you to read Sarkozy’s speech at the Élysée’s website and make up your own opinion.

Do you agree with Mbeki?

Selon Le Monde, Thabo Mbeki remercie le président français, Sarkozy, d’avoir prononcé son allocution de Dakar (Sénégal), le 26 juillet dernier, en abordant des thèmes qui semblent avoir eu des effets favorables aux oreilles du président sud-africain:

Le président sud-africain Thabo Mbeki remercie M. Sarkozy pour son discours de Dakar sur l’Afrique
LE MONDE | 14.08.07 | 15h41 • Mis à jour le 14.08.07 | 15h41

Thabo MbekiNicolas SarkozyAccueillie fraîchement à Dakar, qualifiée de “condescendante” par nombre d’observateurs, l'”adresse aux jeunes d’Afrique” prononcée par Nicolas Sarkozy, le 26 juillet, lui vaut a posteriori les félicitations de Thabo Mbeki, président de l’Afrique du Sud, première puissance du continent. Dans une lettre adressée au président français et rendue publique par l’Elysée, lundi 13 août, M. Mbeki adresse “sans hésitation des remerciements appuyés” à M. Sarkozy pour ce “discours puissant et émouvant”.

“Ce que vous avez dit à Dakar, monsieur le président, écrit le chef de l’Etat sud-africain, m’a indiqué que nous avons de la chance de pouvoir compter sur vous comme citoyen de l’Afrique, comme un partenaire dans le long combat pour mener à bien la vraie renaissance de l’Afrique dans le contexte de la renaissance de l’Europe et du reste du monde.”

Dans ce discours présenté comme le point fort de son premier voyage africain, le président français avait dénoncé longuement l’esclavage et les effets pervers de la colonisation tout en refusant toute repentance. Comme pour équilibrer les torts, il avait appelé les Africains à faire leur autocritique, désignant certains éléments de l’identité africaine comme responsables du sous-développement.

“Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Jamais il ne s’élance vers l’avenir. (…) Dans cet univers où la nature commande tout (…), il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès”, avait déclaré M. Sarkozy, traité dès le lendemain de “donneur de leçon” par la presse sénégalaise et critiqué pour avoir dédouané la colonisation sous couvert de “sincérité”.

Le président sud-africain, lui-même à la tête d’un pays à la lourde histoire coloniale, n’évoque nullement ces passages du discours. Il préfère retenir les phrases qui voyaient le salut du Continent noir dans le métissage de l’Afrique avec l’Europe, fruit de la colonisation mais analysé comme un “appel de la liberté, de l’émancipation et de la justice”.

“Je comprends pleinement le défi face auquel vous nous placez en tant qu’Africains, approuve M. Mbeki, qui cite en français le passage du discours selon lequel “ce métissage, quelles que fussent les conditions douloureuses de son avènement, est la vraie force et la vraie chance de l’Afrique au moment où émerge la première civilisation mondiale”.

M. Sarkozy devrait avoir bientôt l’occasion de poursuivre de visu le dialogue avec M. Mbeki. Annulée au dernier moment, l’étape sud-africaine de son voyage de juillet a été reportée à l’automne.

Philippe Bernard

L’allocution de Sarkozy peut être lue sur le site de l’Élysée. Nous avons remarqué un passage qui rend compte des critiques qui affublent Sarkozy du qualificatif de “donneur de leçons”:

Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. Le défi de l’Afrique, c’est d’entrer davantage dans l’histoire. C’est de puiser en elle l’énergie, la force, l’envie, la volonté d’écouter et d’épouser sa propre histoire.

Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour, c’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé.

Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance.

Le problème de l’Afrique, c’est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de se préparer au retour du malheur, comme si celui-ci devait indéfiniment se répéter, mais de vouloir se donner les moyens de conjurer le malheur, car l’Afrique a le droit au bonheur comme tous les autres continents du monde.

Le problème de l’Afrique, c’est de rester fidèle à elle-même sans rester immobile.

Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à regarder son accession à l’universel non comme un reniement de ce qu’elle est mais comme un accomplissement.

Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à se sentir l’héritière de tout ce qu’il y a d’universel dans toutes les civilisations humaines.

C’est de s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes.

C’est de s’approprier la science et la technique modernes comme le produit de toute l’intelligence humaine.

Le défi de l’Afrique est celui de toutes les civilisations, de toutes les cultures, de tous les peuples qui veulent garder leur identité sans s’enfermer parce qu’ils savent que l’enfermement est mortel.

Les civilisations sont grandes à la mesure de leur participation au grand métissage de l’esprit humain.

La faiblesse de l’Afrique qui a connu sur son sol tant de civilisations brillantes, ce fut longtemps de ne pas participer assez à ce grand métissage. Elle a payé cher, l’Afrique, ce désengagement du monde qui l’a rendue si vulnérable. Mais, de ses malheurs, l’Afrique a tiré une force nouvelle en se métissant à son tour. Ce métissage, quelles que fussent les conditions douloureuses de son avènement, est la vraie force et la vraie chance de l’Afrique au moment où émerge la première civilisation mondiale.

Une telle envolée aurait-elle attirée autant de critiques et commentaires si elle avait été prononcée par un autre leader que le président Sarkozy? Mbeki a-t-il eu raison de se réjouir?

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Une relève pour l’AMISOM?/ Replacements for the AMISOM?

(Liens en français/ links in french)

The AMISOM is the African Union Mission to Somalia that was deployed in March 2007. According to “La Presse de Montreal” (source AFP), we’ll have to wait a while before the force is replaced by United Nations troops.

L’AMISOM est la Mission de l’Union Africaine en Somalie qui a été déployée en mars 2007. Le site “Opérations de paix” donne une bonne description de la mission, son mandat, et les événements qui soulignent sa présence. Selon La Presse de Montréal (source AFP), il faudra attendre un moment avant qu’elle soit relevée par des troupes de l’ONU:

Le Conseil de sécurité de l’ONU va réaffirmer son soutien à l’Amisom, la force de l’Union africaine (UA) en Somalie, mais attendra des circonstances plus favorables pour la remplacer éventuellement par une force de l’ONU, ont indiqué lundi des diplomates.

La Grande-Bretagne déposera cette semaine un projet de résolution approuvant le renouvellement pour six mois du mandat de l’Amisom décidé le 18 juillet par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, ont-ils précisé à l’issue de consultations sur la situation en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par seize ans de guerre civile.

L’Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio, la capitale, mais elle est en sous-effectif et sous-financée.

Sur un effectif autorisé de 8 000 hommes, la force africaine ne compte aujourd’hui que 1 700 hommes, en provenance d’Ouganda, a indiqué à la presse François Fall, représentant spécial de l’ONU en Somalie. Elle attend prochainement 1 500 hommes envoyés par le Burundi et devrait recevoir aussi des contributions -non chiffrées- du Nigeria et du Ghana, a-t-il ajouté.

L’UA souhaite que l’ONU prenne le relais de l’Amisom à la fin de son mandat, à la fin de l’année. Mais selon un diplomate occidental, la hiérarchie de l’ONU est réticente à cette idée, tant que la paix ne règne pas dans le pays.

L’ONU est déjà intervenue en Somalie, au début des années 90, et en garde un douloureux souvenir: l’opération s’était soldée par un fiasco avec la mort de 151 Casques bleus.

«Nous ne sommes pas encore prêts à prendre le relais» de l’Amisom, a déclaré le représentant adjoint de la Chine à l’ONU, Liu Zhenmin. Selon lui, le Conseil de sécurité pourrait demander au secrétaire général, Ban Ki-moon, de lui proposer un plan de soutien à l’Amisom, «quelque chose d’intermédiaire entre le déploiement d’une force de l’ONU et ne rien faire».

«L’objectif serait d’adopter une résolution permettant aux Nations unies d’être beaucoup plus présentes en Somalie», a confirmé l’ambassadeur du Congo Pascal Gayama, qui préside le Conseil en août.

«En Somalie, nous devons passer de l’unilatéralisme à un soutien multilatéral de manière beaucoup plus vigoureuse et cohérente», a-t-il ajouté, estimant que «la communauté internationale ne doit pas donner l’impression qu’elle se désintéresse de la Somalie».

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Émission Amandla du 8 août 2007/ Amandla show from August 8th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 8 août 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Émission en anglais.

Alfie Roberts publicationCélébrations du 169ème anniversaire de l’Émancipation à Montréal. Le 1er août dernier, des célébrations se sont tenues dans la Petite Bourgogne (Montréal) pour marquer le 169ème anniversaire de la libération des Noirs de l’esclavage dans les colonies britanniques. L’événement a été animé par “l’Universal Negro Improvement Association of Montreal”, la plus vieille communauté noire de Montréal, ainsi que par l’Institut Alfie Roberts et Umoja Concordia. Musique, lecture, discussions et poésie ont marqué les célébrations tout en donnant un hommage à Alfie Roberts, un visionnaire et activiste de la communauté noire de Montréal. Le reportage peut être téléchargé ici (en anglais).

L’aide du Royaume-Uni à l’Afrique en baisse. L’aide britannique à l’Afrique, malgré toutes les promesses, a chuté de 1% entre 2005 et 2006. Commentaires de Doug.

Politique namibienne et la bande de Caprivi. Commentaires sur la lutte du mouvement pour l’indépendance de la bande de Caprivi menée par la Caprivi Liberation Army. Des membres de ce mouvement ont été condamnés à 32 ans de prison par le gouvernement namibien.

Here are the subjects that were addressed in the August 8th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

Show in english.

169 th Emancipation Day Celebrations in Montreal. On august 1st, people gathered in Montreal’s Little Burghundy neighbourhood to celebrate emancipation day and mark 169 years of black African freedom from bondage in the British colonies. The Montreal event was hosted by the Universal Negro Improvement Association of Montreal, one of Montreal’s oldest Black community, as well as the Alfie Roberts InstituteUmoja Concordia. with music, readings, talks and poetry, it marked emancipation day while paying tribute to the late Alfie Roberts, a visionary Montreal Black community activist. The reportage can also be downloaded here.Caprivi strip and

UK’s aid in Africa dropping. Despite the promises, the UK’s aid dropped 1% from 2005 to 2006. Comments by Doug.

Namibian politics and the Caprivi strip. The fight of the people from the Caprivi strip (Caprivi Liberation Army) against Namibia. Today, fighters from Caprivi were sentenced to 32 years in jail by the Namibian government. Comments by Doug.

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South Africa accuses the UK for the Zimbabwe crisis/ L’Afrique du Sud accuse le Royaume-Uni comme responsable de la crise au Zimbabwe

(Lien en anglais/ link in english)

Selon le Guardian, de Londres, l’Afrique du Sud accuse le Royaume Uni d’imposer des barrières contre le Zimbabwe, contribuant à la crise actuelle qu’il vit et contraignant les discussions avec les autres gouvernements africains de la région.

According to the London Guardian, South Africa accuses the UK to impose barriers creating the crisis the country actually lives:

South Africa blames UK for Zimbabwe crisis

Chris McGreal, Africa correspondent
Monday August 13, 2007
The Guardian

South Africa has blamed Britain for the deepening crisis in Zimbabwe by accusing the UK of leading a campaign to “strangle” the beleaguered African state’s economy and saying it has a “death wish” against a negotiated settlement that might leave Robert Mugabe’s Zanu-PF in power.

MugabeAccording to a South African government document circulating among diplomats ahead of a regional summit this week, President Thabo Mbeki will paint an optimistic picture of his efforts to broker an agreement between Mr Mugabe [see picture] and the Zimbabwean opposition.

But the document, a draft of the report the South African president is expected to present at the meeting, says Britain remains a significant obstacle by spearheading sanctions that Mr Mugabe blames for his country’s economic collapse.

“The most worrisome thing is that the UK continues to deny its role as the principal protagonist in the Zimbabwean issue and is persisting with its activities to isolate Zimbabwe,” the report says.

“None of the western countries that have imposed the sanctions that are strangling Zimbabwe’s economy have shown any willingness to lift them.”

Britain pressed the European Union to impose “targeted sanctions” against Zimbabwe’s leadership by refusing visas, freezing bank accounts and other measures that the UK said were aimed at individuals without harming Zimbabweans.

But Mr Mugabe has blamed what he describes as the “illegal sanctions” for the economic collapse and said his government is a victim of British imperialism because it seized white-owned farms for redistribution to poor blacks.

His opponents say the crisis is the result of a brutal strategy to hold on to power by violently suppressing the opposition, rigging elections and trying to buy support by seizing the farms. This last move devastated the tobacco export industry that provided Zimbabwe with much of its foreign earnings.

The wholesale printing of money helped fuel inflation now estimated to be running at about 20,000%. Shops are virtually empty of basic foodstuffs.

Some African leaders have been willing to criticise Mr Mugabe, although a Zambian opposition leader, Michael Sata, urged the region’s leaders to “join hands and launch strong protests against attempts by the west to recolonise Zimbabwe”.

The South African report describes the crisis as “Zimbabwe’s bilateral dispute with Britain”. However, the focus of Mr Mbeki’s efforts is to reach an agreement between Mr Mugabe and the opposition Movement for Democratic Change ahead of elections next year.

Mr Mbeki has not had a smooth ride. Mr Mugabe’s two negotiators, both cabinet ministers, failed to arrive for talks in South Africa last month. The ministers, Nicholas Goche and Patrick Chinamasa, finally arrived in Pretoria a week ago.

The document says some issues, including constitutional reforms, have been “worked out”. “There are strong indications that the two sides are sliding towards an agreement,” it says.

But MDC sources say that agreement is not near and they suspect that Mr Mugabe is playing for time until the end of the year when the focus will shift to the presidential election campaign. Meanwhile, the economic crisis is expected to deepen. More than 3 million Zimbabweans have left the country in search of work.

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UN troops help smuggle gold in DRC/ Les casques bleus aident les trafiquants d’or en RDC

(Liens en anglais/ links in english)

Selon, Jackaranda, la BBC a obtenu un rapport confidentiel des Nations Unies indiquant que des casques bleus pakistanais présents en République démocratique du Congo fournissent une escorte armée, un hébergement et de la nourriture aux trafiquants d’or de l’est du pays.

From Jackaranda:

By Martin Plaut BBC News.

Pakistan is the largest contributor to the UN peacekeeping effort. The BBC has obtained an internal UN report examining allegations of gold smuggling by Pakistani peacekeepers in the Democratic Republic of Congo.
It concluded that Pakistani officers provided armed escorts, hospitality and food to gold smugglers in east Congo.
The confidential report recommended the case be referred to Islamabad for appropriate action against the troops.

[...]

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L’esclavage devient un déli criminel en Mauritanie/ Slavery criminalized in Mauritania

According to Afrol News:

9 August – Mauritanian lawmakers yesterday outlawed slavery in the desert country. With effect, those found promoting slavery or practising the century old culture will face between five and 10 years in prison.

Ould MessaoudThe leader of the anti-slavery group, SOS-Esclaves, Boubacar Ould Messaoud [see picture and see an interview in french here], expressed satisfaction about the development, describing it as “a great victory for the democrats and the people of Mauritania.”

He also praised the government and president of Mauritania for ensuring that slavery is finally outlawed in the country, after years of struggles and appeals.

The culture was first abolished by a presidential decree in 1981. However, the decree is not supported by any criminal act, prompting human rights bodies to mount pressures on the Mauritanian government to criminalise the act.

Some anti-slave activists believe that over 500,000 slaves exist in Mauritania, enough reasons for offenders to carry harsh penalties.

For some activists, the passed law should have been more strict and emcompass forced marriage and debt labour.

Selon le Courrier International:

MAURITANIE • Une loi contre l’esclavage
Les députés mauritaniens ont approuvé, le 8 août 2007, une loi criminalisant l’esclavage. Les “maîtres” qui n’abandonneront pas cette tradition risquent désormais jusqu’à dix ans de prison. Le texte s’appuie notamment sur une condamnation de la pratique par l’islam. Pour le quotidien burkinabé Le Pays, “l’Assemblée nationale mauritanienne vient, incontestablement, d’écrire une page mémorable de l’histoire de ce pays” en adoptant cette loi contre l’esclavage.

Une pratique “dont certains avaient toujours nié l’existence malgré les dénonciations persistantes des organismes de défense des droits de l’homme”. Selon ces groupes de défense des droits de l’homme, des centaines de milliers de Mauritaniens vivent toujours en esclavage malgré son abolition officielle en 1981. Le pays espère que “cette loi sera appliquée dans toute sa plénitude, pour que soient à jamais proscrites des pratiques dégradantes et barbares qui ne font guère honneur à l’humanité”.

Pour le journal, les autorités mauritaniennes devraient accompagner cette loi d’une sensibilisation si elles veulent un aboutissement heureux de cette lutte contre un mal qui semble avoir la peau dure. Car, dans un contexte culturel où certains esclaves se complaisent dans leur situation et finissent par se convaincre que leur salut réside dans leur exploitation, il est certain qu’une simple loi ne peut venir à bout de pareilles pesanteurs.

Afrik. com aborde le sujet en demandant directement à un descendant d’esclave comment une loi criminalisant l’esclavage peut réellement contribuer à l’élimination d’un problème qui est tabou en Mauritanie. (Vous pouvez lire toute l’entrevue ici):

Afin de faciliter le changement des mentalités, les rédacteurs ont basé la condamnation de l’esclavage sur le respect de la charia. Boubacar Ould Messaoud, président de SOS-Esclaves Mauritanie [voir photo ci-haut], a activement participé au réaménagement de l’avant projet, qu’il jugeait insuffisant. Ce pionnier de la défense des droits de l’homme, lui-même descendant d’esclave, salue une grande victoire pour le peuple mauritanien et revient sur ce tabou. « Un problème que même les Français ont préféré ignorer du temps des colonies », précise t-il.

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South Africa: Mbeki sacks deputy health minister/ Afrique du Sud: Mbeki renvoie sa vice-ministre de la santé

(Liens en anglais/ links in english)

Il semble que parce qu’elle faisait du bon travail, Nozizwe Madlala-Routledge (voir photo) a été renvoyée de son poste de vice-ministre de la santé par le président Thabo Mbeki. (Dans le Guardian de Londres)

Because she seemed to do a good work, the deputy health minister, Nozizwe Madlala-Routledge (see picture), was sacked by president Thabo Mbeki. This move brought angriness from the NGOs.

London Guardian:

Aids activists furious at sacking by Mbeki· Deputy health minister axed after Spanish visit
· Unions and opposition condemn president

David Beresford in Johannesburg Agencies
Friday August 10, 2007
Guardian

The South African president, Thabo Mbeki, has sparked outrage among Aids activists by firing the highly popular deputy health minister on what they claimed were trumped up charges.

N. Madlala-RoutledgeNozizwe Madlala-Routledge was sacked for travelling to attend an Aids conference in Spain without the permission of President Mbeki. But campaigners said that Mr Mbeki seized the opportunity to rid himself of a politician who had shown herself prepared to openly criticise government on Aids and other health issues.

President Mbeki has become notorious for denying that Aids is caused by a virus. He is supported by the minister of health, Dr Manto Tshabalala-Msimang who is known as Dr Beetroot for her claims that beetroot and garlic can treat Aids.

Dr Tshabalala-Msimang was ill for nine months and has only recently resumed her duties. During the health minister’s illness, Ms Madlala-Routledge mended fences with activists in the Treatment Action Campaign and the mainstream medical community and was one of the driving forces behind a new five-year plan which has made reducing the number of new HIV infections one of its main targets, and aims to extend treatment to 80% of those with Aids by 2011.

The firing of Ms Madlala-Routledge was described yesterday by the Treatment Action Committee as a “dreadful error of judgment”. “It indicates that the president still remains opposed to the science of HIV and to appropriately responding to the epidemic. We call on him to reverse his decision,” the committee added.

The deputy minister was fired for going to Spain with her son and a government consultant at a cost of R160,000 (£11,000). His aides said that there had been a mix-up over dates and that the president only refused her permission to make the trip after she had arrived in Spain. It is believed she refused to resign and was then fired.

Reaction to her sacking has demonstrated not only her popularity, but also the deep unpopularity of Mr Mbeki. The parliamentary opposition, the Congress of South Africa Trade Unions and the South African Communist party joined in the criticism of the sacking. Cosatu said her firing would “deepen a culture of sycophancy” in the government.

Patricia De Lille, leader of the small Independent Democrats party, noted the dismissal came “just hours before the dawn of our 13th Women’s day”, calling it “an insult to every single South African woman who has the courage to stand up for the truth”.

Ms Madlala-Routledge is a former deputy minister of defence. She is also a Quaker.

Mukoni Ratshitanga, a spokesman for Mr Mbeki, said the president did not need to explain his decision. “Members of cabinet and deputy ministers serve at the behest of the president,” he said.

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