DynCorp International fournira les équipements de la force de maintien de la paix en Somalie/ DynCorp International will provide logistic to the peacekeeping force in Somalia

Puisque nous parlons de Somalie, une nouvelle (aussi reprise ici) indique que l’entreprise américaine DynCorp International fournira équipements et logistique aux peacekeepers présents en Somalie. Cela inclut les 1500 ougandais qui viennent récemment de subir une attaque à Mogadiscio. (Cliquer ici pour voir le site, en anglais de la compagnie).

DynCorp Voici un petit historique de l’entreprise (un autre site en parle en anglais):

Au moins cinq employés de DynCorp sont morts au cours des dernières années en Amérique latine, sans faire trop de bruit. Ils ne portaient pas d’uniforme. DynCorp s’est vu confier depuis deux décennies le “plan Colombie”, qui consiste à pulvériser par avion des défoliants au-dessus des champs de coca ; ces appareils se sont fait tirer dessus plus d’une centaine de fois sans faire les gros titres des journaux.

L’histoire de DynCorp, rachetée le 13 décembre 2002 pour 1 milliard de dollars par CSC (Computer Sciences Corp.), est exemplaire. L’entreprise a vu le jour en 1946 sous le nom de California Eastern Airways. Elle embauchait alors des pilotes démobilisés pour transporter du fret aérien. Son activité s’est développée en Asie pendant les guerres de Corée et du Vietnam. Puis DynCorp a envoyé ses avions et ses pilotes en Amérique latine. La baisse des budgets de la défense au début des années 1990 l’a poussée à s’orienter avec succès vers la technologie à vocation militaire et de sécurité. Elle emploie aujourd’hui 23 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 2,3 milliards de dollars – dont 98 % de contrats publics –, la moitié dans la sécurité et l’autre dans les technologies de l’information.

POLICE ET PROSTITUTION

DynCorp a remporté une part substantielle du budget de 379 millions de dollars de modernisation du système informatique du FBI, dont les enquêtes parlementaires après les attentats du 11 septembre 2001 avaient prouvé l’obsolescence. Elle a installé cet été 20 000 ordinateurs dans les bureaux de la police fédérale dans tous les Etats-Unis. La société met en place un réseau baptisé “Trilogy”. Elle travaille aussi, entre autres, pour le centre de commandement des opérations sous-marines et aériennes de la marine américaine, a installé le système de communications d’urgence des ambassades américaines et posé ses appareils de détection le long de la frontière mexicaine.

En Bosnie, des salariés de DynCorp formaient la police et dirigeaient aussi un réseau de prostitution. Quand le scandale a éclaté, ils ont été seulement licenciés. Ils ne dépendent pas de la justice militaire. Ils n’ont pas à répondre de leurs actes à une autorité judiciaire et politique. Ils travaillent pour une entreprise dont la motivation est de faire du profit.

Avec un telle réputation… Bonne Chance à la force d’intervention!

Since we talk about Somalia, a news came out (shown here) which says that DynCorp International will take care of the equipement and logistic of the african peacekeeping force in Somalia:

It’s a potentially dangerous assignment. When the first 1,500 Ugandans peacekeepers arrived in Somalia’s capital Tuesday, they were greeted with a mortar attack and a major firefight. And on Wednesday, attackers ambushed the peacekeepers in Mogadishu, setting off another gunfight.

The support for the Ugandans is part of a larger goal to improve African forces across the continent and promote peace and stability in a region that’s often lawless and a haven for terrorists, including some tied to al-Qaida. The U.S. has also begun to depend more on African nations for oil and minerals, and wants to expand its influence.

The State Department has committed $14 million for the African Union peacekeeping mission to Somalia and has asked Congress for $40 million more. DynCorp’s work force includes many former U.S. troops who frequently work in hostile areas.

Click here to go to the company’s website. Here is a little history on the company (another one in french here):

The world’s premier rent-a-cop business runs the security show in Afghanistan, Iraq, and the US-Mexico border. They also run the coca crop-dusting business in Colombia, and occasional sex trafficking sorties in Bosnia. But what can you expect from a bunch of mercenaries?

Already armed DynCorp employees make up the core of the police force in Bosnia. DynCorp troops protect Afghan president Hamid Karzai, while DynCorp planes and pilots fly the defoliation missions over the coca crops in Colombia. Back home in the United States Dyncorp is in charge of the border posts between the US and Mexico, many of the Pentagon’s weapons-testing ranges and the entire Air Force One fleet of presidential planes and helicopters. The company also reviews security clearance applications of military and civilian personnel for the Navy.DynCorp

DynCorp began in 1946 as a project of a small group of returning World War II pilots seeking to use their military contacts to make a living in the air cargo business. Named California Eastern Airways the original company was soon airlifting supplies to Asia used in the Korean War. By 2002 Dyncorp, headquartered in Reston, Virginia, was the nation’s 13th largest military contractor with $2.3 billion in revenue until it merged with Computer Sciences Corporation, an El Segundo, California-based technology services company, in an acquisition worth nearly $1 billion.

The company is not short on controversy. Under the Plan Colombia contract, the company has 88 aircraft and 307 employees – 139 of them American – flying missions to eradicate coca fields in Colombia. Soldier of Fortune magazine once ran a cover story on DynCorp, proclaiming it “Colombia’s Coke-Bustin’ Broncos.”

US Rep. Janice Schakowsky, an Illinois Democrat, told Wired magazine that hiring a private company to fly what amounts to combat missions is asking for trouble. DynCorp’s employees have a history of behaving like cowboys,” Schakowsky noted. “Is the US military privatizing its missions to avoid public controversy or to avoid embarrassment – to hide body bags from the media and shield the military from public opinion?” she asked.

With such a reputation… Good Luck to the peacekeeping force.

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