Moubarak exerce son emprise sur la Constitution égyptienne/Mubarak exercises control over the Egyptian Constitution

Nous avons parlé, le 20 février dernier, du pouvoir accru qu’exerce Hosni Moubarak sur la politique égyptienne. Nous avons voulu faire un suivi de la situation et nous nous sommes rendu compte que Moubarak s’attaque maintenant au contrôle des amendements qui devront être portés à la Constitution égyptienne. En effet, un comité parlementaire devait être formé pour la modifier mais le parti au pouvoir, le PND (Parti National Démocrate) a exclu les Frère Musulmans du comité provoquant leur colère. Les Frères Musulmans représentent 88 des 454 sièges du Parlement et constituent la menace la plus sérieuse contre Moubarak. Cette histoire est issue d’Al-Ahram, l’hebdo égyptien:

« Plus de 20 % des membres du Parlement ont été écartés de la commission parlementaire chargée de rédiger les amendements de la Constitution. Nous nous demandons pourquoi », critique Gamal Hanafi, député des Frères.

En 2005, le président Moubarak avait autorisé l’amendement de l’article 76 de la Constitution de manière à permettre l’élection du président de la République au suffrage universel parmi plusieurs candidats. Cet amendement, qui a donné lieu aux premières élections présidentielles pluralistes de l’histoire de l’Egypte, a été jugé insuffisant par l’opposition, qui exigeait notamment une limitation des pouvoirs et du mandat du président, et la levée des restrictions imposées aux partis politiques

Il semble donc que Moubarak a réussi à revenir sur une promesse d’ouverture en plaçant le comité parlementaire sous sa botte grâce à l’exclusion des éléments indésirables.

Last February 20th, we talked about Hosni Mubarak increasing his power in Egypt. We decided to do a follow-up and stumbled on that newsfeed from Al-Ahram (in french). Mubarak decided to have more control on the Egyptian constitutional amendments. His ruling party, excluded the Muslim Brotherhood MPs from a parliamentary committee that was supposed to propose the amendments. The Muslim Brotherhood holds 88 of the 454 seats in Parliement and represents the most serious political opposition to Mubarak. The english version of Al-Ahram also talks about it:

Muslim Brotherhood MPs complain that they were excluded from the sub- committee. Sorour retorted to this by by saying that there is no officially recognised Brotherhood bloc in the People’s Assembly. Brotherhood and independent MPs then decided to boycott the three-day debate over ALCAC’s initial drafts.

  • Note: the ALCAC is the People’s Assembly’s Legislative and Constitutional Affairs Committee (the committee supposed to propose the Constitutional amendments).

In 2005, Mubarak said he would make modifications to the Constitution in order to enable more pluralist elections. It seems he manage to break an other promise by putting the committee under his control and excluding the Muslim Brotherhood from it.

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