Atiku Abubakar écarté des élections présidentielles au Nigéria/ Atiku Abubakar barred from the Nigerian presidential elections

Les élections au Nigéria s’en viennent à grands pas, le 21 avril prochain. Mais le principal candidat et opposant au président Obasanjo (qui ne devrait pas se représenter), Atiku Abubakar, (voir photo plus bas) vient d’être déclaré non-présidentiable par la Commission nationale électorale indépendante. Mr. Abubakar serait accusé de corruption, ce que son parti, l’Action Congress, réfute totalement:

Dans sa réaction, l’AC a déclaré que l’exclusion de M. Abubakar “n’est pas une surprise car elle a été longuement planifiée par la présidence sans tenir compte du fait que cela est illégal et inconstitutionnel”.

[…]

l’AC a mis en garde le président de la CENI, Maurice Iwu, “qui essaie de plonger le Nigeria dans une crise similaire à celle qui a suivi l’exclusion de Alassane Ouattara de l’élection présidentielle de 2000 en Côte d’Ivoire”.

“Nous pensons que ceci n’est rien d’autre qu’une diversion temporaire. Notre candidat se présentera sans aucun doute à l’élection présidentielle d’avril prochain”, a déclaré le porte- parole de l’AC, Lai Mohammed, cité dans un communiqué.

  • Notes: AC: Action Congress. CENI: Commission nationale électorale indépendante.

Espérons que la situation ne se dégrade pas. Si Abubakar est élu, ce serait la première fois depuis 1960, qu’une alternance démocratique se fait au Nigéria.

En 2006, Abubakar avait quitté le parti d’Obasanjo, le People’s Democratic Party, il était contre la position du président qui voulait modifier la Constitution afin de pouvoir se représenter. Il est vrai que, le cas échéant, Abubakar n’aurait pas pu se présenter. Vice-président depuis 1999, ses ambition de remplacer Obasanjo sont à peines cachées.

Atiku Abubakar

Elections in Nigeria are coming fast! This April 21st exactly. But one of the principal runners and opponent of Obasanjo (who shouldn’t renew his mandate), Atiku Abubakar, (see picture on the right) has been declared ineligible to run for presidency by the Independent National Election Commission (INEC).

Abubakar is accused of corruption. He and his party, the Action Congress, are denying the accusations:

“My candidacy will go ahead because there is no law barring me from running. I know the president is doing all what he can to stop me from running but under the law he has not that power,”

Let’s hope the situation doesn’t get worse:

The polls should see the first transfer of power from one elected leader to another since Africa’s most populous country gained independence in 1960.

says the BBC. It would be a pity to see a scenario similar to the Ivory Coast’s one occuring.

In 2006, Abubakar left Obasanjo’s party, the People’s Democratic Party. He was against the president’s ambition to modify the Constitution in order to run again in the next election. It’s true that such an event would bar Abubakar from the presidency too. Vice-President since 1999, he hardly hides his ambitions of replacing Obasanjo as the next president of Nigeria.

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