François Bozizé et ses alliés/ François Bozizé and his allies.

(Liens en français/ links in french)

Voici une dépêche intéressante de Centrafrique Presse. La France vole de nouveau au secours de François Bozizé (voir photo) , le président de République Centrafricaine:

[…] l’armée française est encore intervenue pour la seconde fois depuis le mois de décembre dernier en République centrafricaine avec une lourde opération d’un de ses corps d’élite le Groupement de Commandos Parachutistes (GCP) – appuyée par des bombardements d’avions Mirage – pour repousser les combattants de la résistance de l’UFDR qui avaient repris entre temps le contrôle de la ville de Birao dans l’extrême nord-est du pays.

Comme d’habitude, l’ampleur de cette mission de l’armée française est tenue secrète pour ne pas que les problèmes liés à l’interventionnisme de Paris dans ses ex colonies africaines ne viennent perturber le déroulement de la campagne pour l’Elysée.

  • UFDR: Union des Forces Démocratiques du Rassemblement. Selon sa propre déclaration de janvier dernier, elle représente “une coalition solide des forces vives centrafricaines pour la paix et le développement durable, en République Centrafricaine, issue des ententes entre le Groupe d’Action Patriotique pour la Libération de Centrafrique (GAPLC) dirigé alors par M. Michel DETODIA, le Mouvement des libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) par le Capitaine Abakar SABOUNE et le Front Démocratique Centrafricain (FDC) par le Commandant Justin HASSAN”.

Pour la France, cette entreprise cache des objectifs liés à la “guerre contre le terrorisme”:

[…] les motivations réelles de la France seraient de contrer la pénétration islamique qui se faufilerait derrière l’UFDR soupçonnée à tort ou à raison de bénéficier du soutien du Soudan.
Une chose est pourtant sûre : pour l’opinion, l’interventionnisme de la Français est perçu comme visant à sauver le régime d’un tyran sanguinaire comme Bozizé. Il ne peut en être autrement. Ce sont ces interventions militaires à répétition de l’armée française qui font croire à ce dernier que Paris est résolument à ses côtés et qu’il peut traîner les pieds pour la tenue du dialogue national sans exclusive qu’on lui exige.

François BozizéIl demeure que Bozizé, ancien général sous Bokassa, est toujours demeuré près de Paris puisque la coalition politico-militaire qu’il a dirigée en prenant le pouvoir en mars 2003 avait été formée trois mois auparavant, en décembre 2002, dans la capitale française. D’ailleurs, la prise du pouvoir de Bozizé a aussi reçu de l’aide tchadienne puisque le président Déby avait envoyé 400 soldats pour assurer la sécurité à Bangui.

En 2007, Bozizé a de nouveaux alliés (Centrafrique Presse):

[Il] s’approvisionne désormais en armes en Afrique du Sud, en Chine et en Ukraine. C’est à des sociétés sud africaines qu’il a confié l’exploitation du diamant et de l’uranium de Bakouma. C’est également à l’Afrique du Sud qu’il a donné la base militaire de Bouar abandonnée par l’armée française. On en finit même à se demander de quels intérêts français en République centrafricaine Bozizé est-il le garant pour qu’il puisse tant bénéficier du soutien de Paris. Avec le départ de l’Elysée de Jacques Chirac en mai prochain, il faut espérer enfin que les choses puissent changer dans le bon sens avec son successeur quel qu’il soit.

Here is a news item from “Centrafrique Presse“. France is rescuing again François Bozizé (see picture), the president of Central African Republic (CAR). France sent commando troops and a Mirage bombers in Northern CAR to fight rebels from the UFDR (Union des Forces Démocratiques du Rassemblement) who are battling against Bozize’s forces.

According to the newspaper France has another agenda in the region: stopping the advance of islamists who’d follow behind the UFDR in CAR. The rebel movement is known to cross into Sudan and could be supported by that country. It doesn’t mean Bozizé isn’t France’s friend. In the contrary, when he seized power in March 2003, it was with a political-military coalition he created in Paris, three months earlier, in December 2002.

Bozizé also received the help from Chad. Idriss Déby sent 400 soldiers in Bangui (CAR’s capital city) to do security after Bozizé’s arrival in power. In 2007, he gets his help from new allies: South Africa, Ukraine and China. He buys his weapons from those country. He also gives access to diamond and uranium mines (Bakouma) as well as an abandoned french military base (Bouar) to South Africa.

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