L’Ouganda, seul en Somalie/ Uganda, alone in Somalia

Selon Courrier International, les Ougandais commencent à regretter leur aventure en Somalie. Surtout qu’aucun autre États africain ne participe à la force d’interposition:

Le 29 mars dernier, l’armée éthiopienne, présente à Mogadiscio, a lancé une violente offensive contre les milices islamistes. Les affrontements ont fait de nombreuses victimes, parmi lesquelles un soldat ougandais appartenant à la force de paix de l’Union africaine. Le quotidien de Kampala The New Vision remet en cause la participation de son pays à cette force.

La flambée de violence insensée qui touche la Somalie a fait sa première victime dans les rangs ougandais. Le caporal Wilberforce Rwegira a donné sa vie pour son pays et pour l’Afrique. Il avait une noble mission, il était venu aider un voisin. Il a participé à une opération non agressive de stabilisation en Somalie. Il est mort en faisant son devoir, en protégeant le palais présidentiel, Villa Somalia.

Jusqu’à maintenant, l’Ouganda a été le seul pays à répondre à l’appel pour le maintien de la paix en Somalie. Des cinquante nations de ce vaste continent, c’est le seul à avoir tenu parole en déployant rapidement deux bataillons dans la Corne de l’Afrique, déchirée par la guerre et l’anarchie.

L’Ouganda a agi de la sorte pour mettre un terme à la prolifération incontrôlée des armes et pour ramener la paix et la sécurité dans la région, guidé par l’idée qu’il était temps d’appliquer des “solutions africaines aux problèmes africains”. Après des siècles d’interventions étrangères, les Africains se chargeraient enfin de leurs affaires.

Mais l’Ouganda a été lâchement abandonné par ses frères de l’Union africaine (UA). Ceux-ci ne se sont engagés à envoyer que la moitié des 8 000 soldats nécessaires sur place. Pis encore, certains traînent maintenant des pieds et laissent l’Ouganda dans une impasse.

Les Ethiopiens ne peuvent pas se retirer tant que les troupes de maintien de la paix de l’UA ne seront pas suffisantes sur place. Mais la présence des forces éthiopiennes à Mogadiscio ne fait que jeter de l’huile sur le feu en raison de l’ancienne hostilité entre les deux pays. C’est comme si les soldats soudanais se battaient dans les rues de Kampala.

Il est grand temps pour l’UA et ses membres de passer à l’action après les déclarations solennelles qu’ils font si volontiers lors de leurs différents sommets et d’envoyer des troupes en nombre suffisant pour sauver ce qui est peut-être la dernière chance de pacification de la Somalie et de la région.

En l’absence d’action concrète immédiate, non seulement les forces ougandaises se trouveraient confrontées à un risque inacceptable, mais la population tout entière serait également condamnée à d’interminables souffrances. L’Ouganda ne peut continuer à porter ce fardeau tout seul. L’Union africaine doit prendre ses responsabilités.

Here is an editorial from the Ugandan newspaper, The New Vision, it criticizes the inaction of the African Union in Somalia while Uganda had his first soldier killed:

 The first Ugandan soldier died in the senseless violence of Somalia. He gave his life for his country and for Africa. His mission was an honourable one. He was sent to assist a neighbour in need. He took part in a well-intentioned operation to stabilise Somalia. He died performing his duty: protecting the presidential palace, Villa Somalia.

Uganda is the only country so far that has headed the call for peacekeeping troops in Somalia. It is the only country in this formidable continent of over 50 states that kept its word and promptly deployed two battalions in the anarchic, war-stricken Horn of Africa nation.

Uganda did so because it wanted to stem the uncontrolled proliferation of arms and restore peace and security in the region, driven by a belief that it was time for ‘African solutions to African problems’. Finally, after centuries of foreign interventions, Africans themselves would take charge of their own affairs.

Uganda has been let down miserably by its brothers in the African Union. Only half of the required 8,000 strong peacekeeping force has so far been pledged. Worse still, even the countries that promised to contribute troops are dragging their feet, leaving Ugandans in a precarious catch-22 situation.

The Ethiopians cannot withdraw before enough AU peacekeepers are in place. Yet, the continued presence of Ethiopian troops in Mogadishu is fuelling the conflict, considering the long-time hostility between the two countries. It would be like Sudanese troops fighting in the streets of Kampala.

It is high time the AU and its member states acted on the pompous declarations they ever so often make in their various summits and expeditiously deploy a credible force to save this latest and possibly final opportunity to pacify Somalia and the region.

Failure to act now will not only expose Ugandan peacekeepers to unacceptable risks but also condemn an entire population to prolonged suffering and death. Uganda cannot continue to bear the brunt of this mission alone. The AU must assume its responsibility.

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