La Guinée veut réviser ses contrats miniers/ Guinea wants to revise mining contracts

(Liens en français/ links in french)

Guinea follows Zambia, Tanzania and the DRC and wants to revise the mining contracts she has with foreign mining partners. The Canadian Alcan being among them.

La Guinée, dans la foulée de la Zambie, Tanzanie et RDC, veut réviser ses contrats miniers.

Lansana A. Camara de Nlsguinee.com:

« Dans un partenaire responsable, il y a des clauses qui prévoient que l’on se revoit que l’on n’en discute. Il ya des CA qui s’organisent. Le gouvernement est souverain. Nous n’allons pas en guerre contre les investisseurs. Bien au contraire la Guinée veut être attractive. Elle veut que les investisseurs viennent en grand nombre et investissent dans le pays qui a retrouvé une justice saine. Donc nous voulons négocier à l’amiable pour que chacun comprenne qu’il ya eu du tort qui a été fait dans une certaine mesure par notre pays et que bon, on peut redresser les torts sans tordre les bras à tout le monde, sans casser les jambes. Donc nous voulons dans la souplesse, dans la sagesse, négocier avec nos partenaires, renégocier avec eux. Et selon les échos qui nous parviennent, ils y a une ambition favorable au dialogue. Encore une fois nous ne sommes pas en guerre, nous sommes en affaire et nous sortirons gagnants –gagnants de cette opération… »

Ces quelques mots ont été prononcés par le ministre guinéen de la communication et des NTI et également porte-parole du gouvernement. C’était à issue de la sortie du tout premier conseil des ministres du gouvernement Kouyaté.

Ainsi ce conseil a passé en revue un ensemble de points sur lesquels le gouvernement compte déjà se pencher pour une satisfaction totale de tout le monde.

Tout au moins ce qu’il faut dire c’est le secteur minier guinéen à lui seul devrait être en mesure de relancer un véritable développement économique et social en guinée. Car de nos jours plus d’une dizaine d’entreprises minières sont implantées dans le pays depuis plus de 10 ans.

Or à y voir clair, rien de positif n’a été signalé dans les sites qui abritent ces sociétés. A faire un tour dans les régions, dans les préfectures ou alors dans les sous-préfectures qui abritent ces sociétés minières, la désolation se lie sur tous les visages.

La rupture entre la population et ces sociétés, l’écart entre le train de vie des habitants et les travailleurs dans ces entreprises se mesurent à l’infini.

D’autre part, assez d’autres facteurs négatifs sont aussi liés à l’implantation des sociétés dans ces différentes régions. C’est le cas par exemple de la propagation du VIH/SIDA qui atteint de nos jours un pourcentage élevé dans les zones minières. Alors que ces sociétés ne possèdent aucune politique d’aie ou d’assistance réelle aux populations de plus en plus appauvries par leurs effets de pollution…

Ici aussi, le tir doit être rectifier très rapidement pour permettre de mieux jouir de l’exploitation de leurs ressources naturelles.

Cette nouvelle suit celle annoncée par l’AFP, la veille:

Le gouvernement guinéen a annoncé mercredi soir une révision de toutes lesMines de bauxites conventions minières signées avec les sociétés qui opèrent sur son territoire pour “défendre les intérêts du pays”.

La Guinée va “réviser toutes les conventions minières s’il le faut à l’amiable ou à défaut saisir des cabinets d’avocats pour défendre les intérêts du pays”, a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Justin Morel Junior, sur la radio télévision guinéenne.

M. Morel Junior a fait cette déclaration mercredi soir à l’issue du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement guinéen formé le 28 mars par le nouveau Premier ministre Lansana Kouyaté, nommé le 26 février après une grève générale de 45 jours qui avait paralysé le pays.

Aucune précision supplémentaire n’a été apportée sur cette décision du gouvernement de M. Kouyaté dont la mission est de redresser la situation de ce pays d’Afrique de l’ouest de 9,4 millions d’habitants confronté à une profonde crise économique et sociale.

La Guinée dispose d’importantes richesses minières, notamment en bauxite, avec une estimation globale de 45 milliards de tonnes métriques, soit près de 2/3 des réserves mondiales.

Outre la bauxite, le sous-sol guinéen contient notamment de l’or, du diamant, du fer et du nickel.

Selon les observateurs, le gouvernement guinéen estime que les contrats qui ont été signés et révisés plusieurs fois avec les sociétés étrangères qui exploitent les richesses minières nationales ont été bradés.

Cette première réunion du gouvernement de Lansana Kouyaté s’est tenue sans le président Lansana Conté.

En 2004, les recettes de l’Etat guinéen tirées de l’exploitation minière ont été officiellement estimées à 171 milliards de francs guinéens (21,6 millions d’euros), contre 363 milliards de francs guinéens (45,9 millions d’euros) en 2005 et 112,5 millions de dollars (83,7 millions euros) en 2006.

Cette hausse des recettes s’explique par la création depuis 2004 de nouvelles compagnies minières, comme la multinationale Alcan-Alocoa.

De grandes sociétés mondiales de bauxite et diamant opèrent en Guinée, telles que les ukrainienne ACG (Alumina Company of Guinea), CBK (compagnie des bauxites de Kindia) et Rusal, l’américano-canadienne CBG (Compagnie des bauxites de Guinée) et Alcan-Alocoa.

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5 thoughts on “La Guinée veut réviser ses contrats miniers/ Guinea wants to revise mining contracts

  1. je trouve que c’est interessant de revoir les conventions minières guinéennes car la guinée ne beneficie pleinement de sa richesse et les contrats miniers sont souvent en faveur des investisseurs, il faut que la guinée étudie profondement le marché minier et tenir compte de l’échelle international
    je prépare mon memoire sur la fiscalité minières mais j’ai du mal à trouvez des cas pratiques des differentes entreprises guinéenne si vous pourriez m’aidez à avoir des infos sur la pratique fiscale sur des données concrétes alors je vous serais très reconnaissant.
    meilleures salutations

  2. Je n’ai pas l’information sur la pratique fiscale des entreprises minières guinéennes. Par contre je suggère de visiter le site du GRAMA (Groupe de Recherche sur les Activités Minières et Afrique) de l’Université du Québec à Montréal:http://www.unites.uqam.ca/grama/. Vous pouvez voir les publications et analyses produites. C’est de l’économie politique et les enjeux abordés touchent surtout celui des codes miniers africains et de l’influence des organisations internationales. Cela pourrait peut-être servir de bonne mise en contexte?

  3. bonjour Mr Baldé
    je viens de lire votre demande, et je trouve que c’est une bonne chose.
    En effet, comme par hasard je suis presque dans la meme situation que toi, car moi aussi je suis actuellement entraint de faire mon mémoire de fin d’étude sur “l’étude critique de la législation minière Guinéenne(forces et faiblesses)à Paris, mais malheureusement le manque de document et d’informations constituent un handicape majeur.
    j’esper qu’on gardera le contact pour des echenges fructueuses.
    cordiallement.

  4. La legislation minière guinéenne -dans le cadre de la révision des contrats miniers et pétroliers offshore – pourrait prévoir un cadre juridique OHADA dédié au relogement des CMV Communautés du Mieux-Vivre financé par les sociétés minières sous convention FRA.TE.LO FRActionnement TEmporaire de la propriété du LOgement (pendant 10 ans) ex: de 2008 à 2018 des logements , la société minière reste usufruitière et la famille relogée est nue-propriétaire occupante . Ces 120 mois de continuité contractuelle (usufruitier/nu-propriétaire)seraient mis à profit pour mettre en place le mieux-vivre(Ateliers du Progrès, santé publique,écoles)inverser les effets des pollutions subies, instaurer un deal gagnant-gagnant entre les CMV Communautés du Mieux-Vivre et les sociétés minières.

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