The Army is angry in Guinea/ L’armée est en colère en Guinée

Comme le dit Sanassa Camara sur Ramatoulaye, l’armée guinéenne est une grande muette capable de tout:

Bruit de bottes dans les casernes : La maison du Général Kerfala Camara saccagée à Kindia.

Hier nuit, les guinéens se sont réveillés avec les coups de feu nourris un peu partout dans le pays. Selon les premières informations que nous avons reçues, les hommes en uniforme demandent une augmentation substantielle de salaire. Cela, suite  a la signature de l’accord sur le bulletin rouge qui, multiplie les salaires par trois.

Ainsi, à Conakry au camp Alpha Yaya Diallo, dans la grande banlieue de la capitale, des militaires incontrôlés se sont mis à tirer dans tous les sens pour revendiquer ce qu’ils appellent leur droit.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet et aucun cas de mort n’a été signalé. Seulement, des informations concordantes en provenance de Kindia, à 130 km de Conakry, font savoir que la domicile du chef d’État major général des armées, le Général Kerfala Camara a été saccagé par des hommes en tenue.

Pour certains militaires, il serait à la source du non paiement d’une augmentation de salaire sur le papier. Il est à signaler que ce dernier est natif de cette ville qui abrite l’une des plus grandes casernes du pays, le camp Kèmè Bouréma.

Cette autre insurrection de l’armée guinéenne démontre à quel titre cet acquis est fragile. En tout cas, le premier ministre chef du gouvernement Lansana Kouyaté, doit prendre cette affaire au sérieux. Car il s’agit de la grande muette, capable de tout, puisque ayant l’arme en main. Les jours à venir, on saura plus clair sur la situation.

Ce n’est pas la première fois que l’armée se révolte pour une augmentation de paye. Elle l’a fait en 1996. Mais chaque fois, le président Conté doit surement faire des pieds et des mains pour la calmer, sachant que sans son support, il risque de perdre le pouvoir.

In Guinea, the Army is “the mute who’s capable of anything “. Riots occured in the guinean army. It is related to promised pay raises that never came. It is not the first it happens. It happened in 1996. But every time, President Lansana Conté hurries to calm the Army, knowing that without it’s support, he might loose power.

BBC:

Shooting has been heard in major cities across Guinea as soldiers demanding pay rises fired into the air.

Dozens of civilians have been injured by stray bullets.

The unrest began in the capital, Conakry, and the central city of Kindia on Wednesday night and has since spread to barracks in several other cities.

Guinea was the scene of violent protests earlier this year as people called for the country’s ailing president to step down.

The three-week general strike ended after a military crackdown and the appointment of a consensus prime minister.

Fear

The soldiers allege that President Lansana Conte has gone back on his pledge to increase their wages after an army mutiny in 1996.

They had been promised back-pay.

“We have received about 20 injured between Wednesday and Thursday… many of the injuries were gunshots in the arm, back or in the face from stray bullets,” Amidou Cisse, a doctor at the Kindia hospital, told the AP news agency.

More than 120 people died during the protests in January and February.

The BBC’s West Africa correspondent Will Ross says that although the military remained loyal to President Conte, partly as a result of a series of pay hikes, some have wondered how long the army would continue to back him.

This is the first sign of serious unrest since an interim prime minister was appointed to take over the running of government affairs.

The fear is that unless order is restored immediately, this could all too easily develop into a full-scale mutiny within the national army, our correspondent says.

 

Advertisements