Tirs de roquettes contre Guillaume Soro/ Rockets fired against Guillaume Soro

According to the BBC, Guillaume Soro, Prime minister of Côte d’Ivoire, survived a rocket attack at the Bouaké airport, his stronghold.

Rockets have been fired at a plane carrying Ivory Coast Prime Minister Guillaume Soro, who was not hurt in the attack, his New Forces group says.

At least three people were killed in the attack in Bouake, the headquarters of Mr Soro’s former rebel group.

Reinforcements have reportedly been rushed to Bouake airport and shooting was reported in the town.

Mr Soro was named prime minister in April under a deal to end Ivory Coast’s four-year division.

‘Cowardly attack’

New Forces spokesman Cisse Sindou told the BBC’s Focus on Africa programme that three rockets were fired from Bouake’s airport as Mr Soro’s plane was landing.

“There were some injured that are being treated now at the hospital. Mr Soro is in his office working – he had no injuries. He’s very fine and very alive,” Mr Sindou said.

The incident would not affect the peace process started in March, Mr Sindou said, adding that there had been a number of arrests.

“I think it’s just three guys that did that. It was not an organised type of thing that did the attack,” he said.

However the BBC’s James Copnall in Ivory Coast says it is bound to affect the fragile peace – even just by discouraging civil servants from returning to the former rebel-held north.

He says most people will suspect New Forces members who are unhappy with the peace deal could be behind the attack.

Many former rebels are unhappy that Mr Soro accepted the job of prime minister serving under their sworn enemy, President Laurent Gbagbo, our correspondent says.

French Foreign Minister Bernard Kouchner condemned the “cowardly attack”, urging all parties to stick to the timetable for peace.

New Forces rebels seized northern Ivory Coast in September 2002 and accused President Gbagbo of discriminating against northerners and Muslims.

Mr Gbagbo and Mr Soro agreed a deal to reunite the country and hold elections, which have repeatedly been cancelled.

Under that deal, a buffer zone patrolled by United Nations and French peacekeepers between the two forces has been dismantled.

There has been no serious fighting since November 2004, and in recent times the peace process had seemed to be making real progress, our correspondent says.

Guillaume Soro, Premier ministre de Côte d’Ivoire, a échappé à un attentat à la roquette à l’aéroport de Bouaké, son bastion:

Afriqu’Échos Magazine:

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro échappe à des tirs de roquette à Bouaké
vendredi 29 juin 2007 Salim Bamba(Reuters)

Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a échappé vendredi à des tirs de roquette sur l’aéroport de Bouaké, bastion des ex-rebelles des Forces nouvelles.

Selon des témoins interrogés par la radio des Nations unies, l’attaque visant l’avion du chef du gouvernement d’union nationale et secrétaire général des Forces nouvelles (FN, ex-rebelles) a fait trois morts.

« Dans la cabine du Premier ministre, on a pu voir trois morts que je n’ai pas pu identifier. On a un confrère caméraman du Premier ministre Guillaume Soro qui était mon voisin et dont la tête a explosé et qu’on a tenté de faire sortir », a déclaré Allan AliAli, un journaliste du journal “Notre Voie” du Front populaire ivoirien (FPI, du chef de l’Etat), qui se trouvait à bord de l’appareil attaqué.

Un journaliste de Reuters a, par la suite, aperçu Soro sain et sauf au QG des anciens insurgés dans cette ville située au coeur du pays, mais plusieurs membres de son entourage portaient des traces de blessures.

Des renforts de troupes rebelles ont immédiatement été déployés à l’aéroport de Bouaké, ont indiqué les témoins.

L’entourage de Soro a précisé que son appareil avait été la cible de tirs de roquette émanant d’assaillants non identifiés.

Soro, un ancien leader syndical estudiantin qui dirigea l’insurrection nordiste des FN issue du coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo, a été nommé en avril à la tête d’un gouvernement de transition chargé de préparer les élections.

Sa nomination fait suite à l’accord de Ouagadougou du 4 mars, passé directement entre le président Gbagbo et Soro sous l’égide du président burkinabè Blaise Compaoré en contournant l’Onu, la Cedeao et la France.

A Paris, Bernard Kouchner s’est ému de l’attaque de Bouaké et a déclaré dans un communiqué du Quai d’Orsay que la France condamnait avec la plus grande fermeté « ce lâche attentat » et réaffirmait « sa solidarité avec l’ensemble de la nation et du peuple ivoiriens. »

« Elle souligne l’impérieuse nécessité de poursuivre le processus de réconciliation engagé dans le cadre de l’accord de Ouagadougou », a ajouté le ministre français des Affaires étrangères.

L’ACCORD DE OUAGADOUGOU, UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION, SELON ICG

Depuis la nomination de Soro, le processus d’intégration des anciens combattants FN au sein de l’armée nationale a fait des progrès notables, permettant à l’ancienne puissance coloniale de diminuer les effectifs de son opération « Licorne » déployée dans l’ex-« zone de confiance » aux côtés des casques bleus de l’Onuci.

En revanche, le laborieux processus d’identification du corps électoral en vue des élections continue de marquer le pas.

Dans un rapport publié mercredi et intitulé « Côte d’Ivoire : faut-il croire à l’accord de Ouagadougou ? », l’institut de réflexion sur la prévention des conflits International Crisis Group estime que cet accord n’est qu’« un premier pas dans la bonne direction. »

ICG invite tous les Ivoiriens à « se mobiliser pour exiger du gouvernement de transition la délivrance effective des titres d’identité prévus, la récupération des armes encore détenues par les milices, une véritable réforme du secteur de la sécurité et un processus électoral crédible. »

La communauté internationale « doit maintenir intact son engagement militaire, politique et financier », souligne cette organisation dont le siège est à Bruxelles.

« L’évolution du processus de paix ne doit pas être dictée par les seules ambitions des deux signataires de l’accord de Ouagadougou, mais aussi par l’objectif de la construction d’une paix durable en Côte d’Ivoire qui est cruciale pour la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest », écrit ICG.

Le rapport poursuit : « La collaboration entre Gbagbo et Soro devra survivre à l’épreuve du lancement des chantiers de l’identification des nationaux et électeurs, et de la restructuration de l’armée ».

« Le grand défi pour la survie de l’accord sera alors de garder sous contrôle les tensions suscitées par les stratégies antagonistes des deux hommes et des extrémistes de leurs camps respectifs. »

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