Coton transgénique: Le Burkina Faso tente l’expérience/ Transgenic cotton: Burkina Faso starts the experiment

(Liens en français/ links in french)

Even though its existence creates a debate, transgenic cotton will be grown as an experiment in some Burkina Faso’s fields in order to increase the national production who suffers from insect invasions and the uses of pesticides. (See Le Faso.net – in french).

  • Note: In 2005, Burkin Faso’s was the world’s 15th and Africa’s first cotton producer with 535 000 tons. Almost 2/3 of its production goes to China.

Bien que son usage suscite la polémique, le coton BT sera cultivé dans quelques champs du Burkina Faso afin de permettre au pays d’améliorer sa production qui souffre des ravages d’insectes et des usages de pesticide.

  • Note: En 2005, le Burkina Faso était le 15ème producteur mondial et le premier producteur africain de coton avec 535 000 tonnes. Près du 2/3 de sa production est destinée à la Chine.

Le Faso.net:

 

Coton transgénique : Des champs d’expérimentation en cours

lundi 6 août 2007.

 

Champ de coton btAu cours d’une conférence de presse tenue le 30 juillet à l’hôtel Relax de Bobo-Dioulasso, le premier responsable du département de l’Environnement et du Cadre de vie, le ministre Laurent Sedgo, a donné au public des informations relatives aux expérimentations du coton transgénique au Burkina Faso.

 

C’est en 2003 que le Burkina Faso a débuté les expérimentations sur le coton transgénique. Ceci en raison des dégâts causés par les parasites qui s’attaquent aux capsules et aux feuilles du cotonnier chaque année, mais aussi de l’utilisation de plus en plus croissante des pesticides pour lutter contre ces parasites.

Ce qui pose bien entendu un problème de rentabilité de la filière cotonnière et des problèmes environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation de ces pesticides. Et selon le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, le coton transgénique est économique et rentable. Le producteur qui peut faire au moins huit traitements pour combattre les parasites, avec le coton transgénique il ne va faire peut-être qu’un seul traitement. Il faut tenir compte aussi du danger que posent les pesticides. Le ministre a fait savoir que ces produits toxiques ont tué des abeilles et des oiseaux dans les mares.

Pour trouver des solutions justement aux dégâts ravageurs, des protocoles de recherches sur le coton transgénique (coton BT) ont été signés entre les institutions de recherche qui sont au Burkina Faso principalement l’INERA et les firmes Monsanto aux Etats-Unis et Syngenta afin de permettre d’évaluer l’efficacité du gène « BT » sur les populations, l’insectes ravageurs du cotonnier, d’étudier l’impact de ce gène sur l’environnement, notamment l’observation de l’activité des abeilles, le comportement des insectes utiles, d’étudier l’impact de la technologie sur les micro-organismes du sol ainsi que la dissémination des gènes par le pollen, d’évaluer l’impact du gène « BT » sur la santé humaine et animale, d’étudier la rentabilité économique de la technologie « BT » etc.

Et pour accompagner ces expérimentations, le gouvernement du Burkina Faso a édicté les règles nationales en matière de sécurité en biotechnologie en 2004. Pour ce faire, une agence nationale de biosécurité (ANB) a été mise en place, une loi qui porte sur le régime de sécurité, en matière de biotechnologie, a été adoptée en mars 2006.

Dans le cadre de la mise en application de cette loi, onze textes réglementaires ont été élaborés, une grande partie de ces textes a été adoptée et d’autres en voie de l’être. En ce qui concerne l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) un comité scientifique national de biosécurité a été mis sur pied. Ce comité est composé des représentants des ministères en charge de l’agriculture, de la santé, de l’environnement, de la recherche, du commerce, de la défense, des ressources animales et du Comité d’Ethique. Un deuxième organe de veille, l’observatoire national de biosécurité est en voie de finalisation.

Pour la campagne agricole 2006 – 2007 l’ANB a reçu de quatre firmes étrangères des demandes d’introduction et d’expérimentation de dix-sept (17) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales du Burkina Faso. Sur la base des recommandations du comité scientifique, des autorisations ont été données pour six (6) variétés dont trois (3) variétés locales transformées. La quantité totale de semences autorisées pour 2006 – 2007 pour les expérimentations à la station de l’INERA et sur la ferme semencière de Boni est d’environ 85kg.

Au titre de la campagne agricole 2007 – 2008

L’ANB a reçu deux firmes étrangères des demandes d’introduction, de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique ou d’expérimentation de six (6) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales. Sur la base des recommandations du comité, scientifique, des autorisations ont été données pour cinq (5) variétés.

La quantité totale de semences autorisées pour le programme de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique en milieu paysan et en station est d’environ 500kg. La firme Monsanto a fait des essais de production de semences avec les variétés de coton burkinabé transformé. Ces essais ont lieu sur la ferme semencière de Boni, un département de la province du Tuy situé sur la voie principale à quelques kilomètres de Houndé.

La firme Monsanto a aussi fait une évaluation socio-économique de la technologie « BT » en milieu paysan (test de démonstration) sur vingt sites et les zones des trois sociétés cotonnières à savoir : la SOFITEX, SOCOMA et Faso-coton. Ces autorisations ont été livrées à l’INERA et aux firmes sus-citées en tenant compte de l’article 30 de la loi n°005 – 2007/An portant régime de sécurité en matière de biotechnologie au Burkina Faso. Ces firmes bénéficiaires sont tenues de respecter cette loi sous peine de voir leurs autorisations annulées, nonobstant des poursuites judiciaires.

Outre les journalistes, il faut dire que la conférence de presse a réunir les représentants des institutions de recherche, les membres du comité scientifique national de biosécurité, les représentants de la société civile et ceux des sociétés cotonnières.

Félix G. Ouédraogo Correspondant à Bobo

L’Hebdo

Advertisements

4 thoughts on “Coton transgénique: Le Burkina Faso tente l’expérience/ Transgenic cotton: Burkina Faso starts the experiment

  1. Hy

    I’m a french student,I search information of OGM experiences!
    It’s possible have more details on this experience?In french if it’s possible…

    Thanks You in advance

  2. Bonjour

    Je suis une étudiante française,je cherche des nformation sur les expérinces OGM!
    Et t’il possible d’avoir plus d’information sur cette expérience…?(conditions…)

    Merci d’avance!

  3. J’avoue qu’à part la nouvelle du Faso.net, je n’ai pas trouvé d’autres sources. Il faudrait commencer par les centres de recherches mais lesquels?
    Autre suggestion: La FAO (Food and Agriculture Organization) des Nations-Unies pourrait avoir de l’information…Vous pourriez naviguer dans leur site et voir ce que ça donne : http://www.fao.org/
    Bonne chance car, comme bien des sites de l’ONU, l’organisation est …”particulière”. Et si vous trouvez ce que vous cherchez, ça risque d’être en anglais.

    Bonne chance…

Comments are closed.