Le libre-échange en Afrique (2e partie)

Interview du Coordinateur de la coalition Non Aux APE au Sénégal, portant sur les Accords de Partenariat Economique (APE) entre l’Union européenne et l’Afrique, et sur la Zone de Libre-Echange Continentale (ZLEC), négociée au sein de l’Union africaine.

Le Mouvement des sans-voix contre la vie chère au Mali

Entrevue avec Tahirou Ba du Mouvement des sans-voix du Mali. Il parle des conséquences de l’augmentation des prix et critique les politiques gouvernementales pour lutter contre la faim.

écouter

Amandla: Patrick Alleyn sur les enjeux environnementaux concernant le bassin du Nil/ Polémique en Algérie autour d’un “sondage” d’Al Jazeera.

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 26 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

L’émission du 26 décembre est un spécial en français… ou presque.

Le photo-journaliste Patrick Alleyn parle des enjeux sociaux-politiques entourant l’exploitation du Nil. Patrick Alleyn et Benoit Aquin reviennent de Chine et d’Afrique et présentent, par le médium de la photographie, les défis environnementaux des sociétés chinoises et est-africaines.

Souk de Khan el-Khalili au CaireM. Alleyn nous entretient sur les défis de la gestion régionale du Nil, surtout en Égypte et en Éthiopie.

Cliquez ici pour pour entendre l’entrevue (avec M. Alleyn, Roberto et Moussa).

Une trentaine de photos sont affichées à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal au 465, av. Mont-Royal Est, Montréal, (Face au métro Mont-Royal; 514-872-2266) dans le cadre d’une exposition qui s’intitule: “Territoires sous pression“. Cette exposition se tient jusqu’au 20 janvier 2008. L’entrée est libre. PHOTO : © 2007 Benoit Aquin (tous droits réservés)

 

Entrevue avec Gwen qui nous entretient sur les raisons de son voyage en Afrique du Sud et au Malawi ainsi que son intention de faire des reportages qui seront présentés à notre émission Amandla (En anglais!).

Cliquez ici pour entendre l’entrevue (avec Gwen, Roberto et Moussa).

 

 

Commentaires sur le tolé provoqué en Algérie par un “sondage” d’Al Jazeera sur les attentats du 11 décembre à Alger. Un sondage sur le site de la chaîne de télévision qatari, Al Jazeera, provoque de vives réactions en Algérie. En effet, il demande: “Êtes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger?”. 52% de ceux qui ont daigné répondre l’ont fait en répondant “oui”. Commentaires de Moussa.

Des journaux, comme la Tribune d’Alger, critiquent fortement ce manque d’éthique de la part de la chaine du Qatar, et certains vont jusqu’à l’accuser de servir les vils desseins de la nébuleuse terroriste Al Qaïda:

Ghada Hamrouche de la Tribune d’Alger:

Unanime. C’est le moins qu’on puisse dire de la réaction de la presse algérienne à propos du scandaleux sondage de la chaîne qatarie El Djazira. Ainsi, les quotidiens parus hier ont vivement critiqué la formule et même la publication du résultat d’un sondage immoral. «L’attentat d’El Djazira», a écrit en grande manchette El Moudjahid, avant d’affirmer : «El Djazira est aujourd’hui un îlot fortifié du terrorisme, et sa capacité de nuisance dépasse celle de ceux qui tuent aveuglément des innocents, car elle s’applique à donner un semblant de légitimité à de vils criminels.»

De son côté, le Jour d’Algérie, en qualifiant la chaîne tout bonnement de «porte-parole officiel d’Al Qaïda», estime que ce sondage est «un véritable encouragement au crime». «La chaîne absout le GSPC de tous les crimes qu’il a commis et ceux qu’il envisage de commettre en Algérie», ajoute-t-il. Quant au quotidien El Watan, le sondage ne peut être qu’un «sondage de la honte». «Le sondage d’El Djazira n’est pas un simple dérapage. C’est tout simplement le summum du mépris de la vie humaine. Une insulte à l’éthique professionnelle, à la morale et aux valeurs universelles reconnues par toutes les religions», peut-on y lire.

Rémi Yacine, d’El Watan, se tourne vers une autre cause de cette tourmente, le désert médiatique audiovisuel algérien:

Tout le monde s’y met. Tous contre Al Jazeera ! Pour les autorités algériennes, le dérapage de la jeune chaîne qatarie est une aubaine. Il sert à masquer les lacunes sécuritaires, les limites de la politique de réconciliation et tout simplement l’incurie du système.

Parce qu’en Algérie, les islamistes sont aussi au pouvoir. Les barbéfèlenes sont solidement installés du côté du Palais du gouvernement. La presse indépendante a eu raison de s’émouvoir contre ce sondage indécent (Pour ou contre les attentats d’Alger ? Plutôt une bêtise du service marketing). Une fois l’indignation passée, il convient d’analyser cette colère juste, mais indéniablement instrumentalisée. Le vrai problème n’est pas Al Jazeera. Le problème réside dans l’Etat. Le problème est dans la dictature audiovisuelle. Il est offensant pour les Algériens de n’avoir qu’une chaîne de télévision ! L’Unique, la mal-nommée. L’ENTV n’est pas une chaîne publique, elle est une extension du pouvoir.
Elle est à l’image des dictatures arabes, obsolète, incongrue et définitivement non fiable. La voix de son maître. C’est donc la faute aux responsables politiques au pouvoir, au directeur de l’ENTV (passé par tous les rouages du système, qui a appris à dire très tôt anaâm sidi, choukrane (« oui monsieur, merci »), si les Algériens se ruent sur Al Jazeera et les chaînes de télévision française pour savoir ce qui se passe chez eux. Un tel sondage serait passé inaperçu si l’Algérie était dotée de télévisions libres, indépendantes. Si la liberté d’expression avait droit d’entrée à la télévision. Il ne faut pas se leurrer, l’actuel directeur de l’ENTV dirige une télévision brejnévienne, digne de Kim Il Sung. Aucun opposant, aucun artiste engagé, aucun journaliste indépendant, aucun militant des droits de l’homme n’a le visa nécessaire (estampillé FLN, RND ou ex-Hamas, islamo-conservateur) pour pouvoir s’exprimer sur l’Unique. Ce sont toujours les mêmes qui « habitent » la télévision algérienne, ni démocratique ni populaire depuis l’indépendance (confisquée). Le premier procès à faire n’est pas contre Al Jazeera (qui n’a pas à nous aimer ou détester, contrairement à ce qui est écrit ces derniers jours), mais contre nos responsables médiocres qui maintiennent nos concitoyens dans l’ignorance en imposant une dictature propre aux potentats arabes. La liberté de la presse doit entrer dans la Bastille de l’ENTV. Qu’ils le veuillent ou pas. Il appartient aussi aux journalistes de refuser cette censure, de faire exploser ce système pour créer des télévisions dignes de l’Algérie, des Algériens. Gageons qu’on saura faire autant, sinon mieux qu’Al Jazeera.

 

Here are the subjects that were addressed in the December 26th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The December 26th is totally in French… almost.

Interview with Patrick Alleyn who talks about the socio-political issues regarding the management of the Nile river by the States occupying its basin. Patrick Alleyn and Benoît Paquin came back from China and Africa, Ethiopia and Egypt more precisely. They present us, through the photography medium, the environmental challenges of the Chinese and East-African societies.

Click here to hear the interview (Mr. Alleyn, Roberto and Moussa).

You can see the photos (there are thirty of them) displayed at the “Maison de la culture du Plateau Mont-Royal”, 465, av. Mont-Royal Est, Montreal, (in front of the Mont-Royal metro station; 514-872-2266). The exposition is called : “Territoires sous pression”and lasts until January 20th 2008. Admission is free.

Interview with Gwen who tells us about the reasons for her trip to South Africa and Malawi as well as her plans for doing reportages that will be presented on the Amandla show. (In english!).

Click here to hear the interview (with Gwen, Roberto and Moussa).

Comments on the turmoil created in Algeria by an Al-Jazeera ‘survey’ asking if people agreed with the December 11th bombings in Algiers. The newspapers in Algeria are furious and accuse Al Jazeera to be an ‘Al Qaida puppet’. Some papers (El Watan [link in french]) indicates that if Algeria had a free televised media environment (no State control) the turmoil wouldn’t have happened since Algerians would’ve listened to local TV instead of Al-Jazeera.

This issue still shows a serious lack of ethics from the Qatari TV station. Comments by Moussa.

Microfinance à Madagascar/ Microcredit in Madagascar

(Liens en français/ links in french)

The Malagasy authorities have attracted the favors money-lenders like the International Monetary Fund. It enables the country to carry on with its microcredit campaign because some parts of the funds required come from lenders like France, Germany or organizations like the World Bank or FAO. See L’Express de Madagsacar (in french).

For Madagascar, the development of its rural population goes through microfinance and its Finance ministry manages a website for the national coordination of microfinance: Madamicrofinance.mg (in french).

Les autorités malgaches sont tombées dans les bonnes grâces des bailleurs de fonds internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMI), comme l’indique cet article du Madagascar Tribune:

Un haut responsable attendu en septembre
Les relations entre Madagascar et le Fonds Monétaire International sont au beau fixe. A preuve, un haut responsable de cette institution est attendu à Madagascar au mois de septembre. Telle a été la déclaration du ministre des Finances et du Budget, Andriamparany Radavidson Benjamin, hier au cours d’un point de presse. L’objet de sa venue étant de discuter de la loi de finances 2008, un sujet important dans la mesure où la décentralisation budgétaire entrera prochainement en vigueur.

[…]

Cela permet à l’État malgache de poursuivre une campagne de sensibilisation sur le microcrédit. En effet, certaine sommes de projets de microcrédit proviennent de bailleurs de fonds internationaux comme la France, l’Allemagne, la Banque mondiale ou la FAO. Voir L’Express de Madagsacar:

L’épargne et le crédit au menu des paysans

La microfinance soulève un intérêt palpable de la part du monde rural. Une situation qui devra encore s’accentuer avec la nouvelle campagne de communication. Le microcrédit est un outil de développement. La vulgarisation de la microfinance devra accroître l’épargne et le crédit dans le milieu rural. Dans cette optique, le microcrédit joueraMicrofinance pleinement son rôle de créateur de richesse.
“La microfinance sera désormais associée à la création de richesse”, souligne Blaise Rajoelina, coordonateur national de la microfinance lors de la présentation de la stratégie de communication. La stratégie de communication en vue du développement du secteur de la microfinance à Madagascar focalise une partie de ses interventions sur cet aspect.
Changement de perception
“Le changement de la perception de la microfinance se trouve être la clef de l’amélioration du taux de pénétration du microcrédit en milieu rural”, explique Bakoly Rafanoharana, responsable du volet microfinance au sein du Millénium challenge account Madagascar.
“Emprunter de l’argent doit être perçu comme une volonté d’accroître la richesse”, confirme Bakoly Rafanoharana. “L’ancienne conception considérait le crédit comme un signe de pauvreté”, continue-t-elle en précisant que cette campagne s’insère dans les interventions du Mca dans le secteur de la microfinance. En 2006, près de 300 000 personnes ont pu bénéficié de la microfinance avec un encours de crédit de 42,7 milliards ariary.
“La vulgarisation doit également passer par une simplification de la compréhension du langage de la microfinance”, explique Tsilavina Ralaindimby de l’agence Artcom, membre du consoritium qui s’est chargé de la réalisation de la stratégie de communication. “Il est aussi important de conscientiser tous les acteurs du secteur sur l’aspect gagnant-gagnant”, poursuit-il.
Doda Andrianantenaina
Date : 07-08-2007

Pour Madagascar, le développement de sa population rurale passe donc par celui de la microfinance. D’ailleurs, le ministère des Finances de l’État gère un site destiné à la coordination nationale de la microfinance: Madamicrofinance.mg.

Coton transgénique: Le Burkina Faso tente l’expérience/ Transgenic cotton: Burkina Faso starts the experiment

(Liens en français/ links in french)

Even though its existence creates a debate, transgenic cotton will be grown as an experiment in some Burkina Faso’s fields in order to increase the national production who suffers from insect invasions and the uses of pesticides. (See Le Faso.net – in french).

  • Note: In 2005, Burkin Faso’s was the world’s 15th and Africa’s first cotton producer with 535 000 tons. Almost 2/3 of its production goes to China.

Bien que son usage suscite la polémique, le coton BT sera cultivé dans quelques champs du Burkina Faso afin de permettre au pays d’améliorer sa production qui souffre des ravages d’insectes et des usages de pesticide.

  • Note: En 2005, le Burkina Faso était le 15ème producteur mondial et le premier producteur africain de coton avec 535 000 tonnes. Près du 2/3 de sa production est destinée à la Chine.

Le Faso.net:

 

Coton transgénique : Des champs d’expérimentation en cours

lundi 6 août 2007.

 

Champ de coton btAu cours d’une conférence de presse tenue le 30 juillet à l’hôtel Relax de Bobo-Dioulasso, le premier responsable du département de l’Environnement et du Cadre de vie, le ministre Laurent Sedgo, a donné au public des informations relatives aux expérimentations du coton transgénique au Burkina Faso.

 

C’est en 2003 que le Burkina Faso a débuté les expérimentations sur le coton transgénique. Ceci en raison des dégâts causés par les parasites qui s’attaquent aux capsules et aux feuilles du cotonnier chaque année, mais aussi de l’utilisation de plus en plus croissante des pesticides pour lutter contre ces parasites.

Ce qui pose bien entendu un problème de rentabilité de la filière cotonnière et des problèmes environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation de ces pesticides. Et selon le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, le coton transgénique est économique et rentable. Le producteur qui peut faire au moins huit traitements pour combattre les parasites, avec le coton transgénique il ne va faire peut-être qu’un seul traitement. Il faut tenir compte aussi du danger que posent les pesticides. Le ministre a fait savoir que ces produits toxiques ont tué des abeilles et des oiseaux dans les mares.

Pour trouver des solutions justement aux dégâts ravageurs, des protocoles de recherches sur le coton transgénique (coton BT) ont été signés entre les institutions de recherche qui sont au Burkina Faso principalement l’INERA et les firmes Monsanto aux Etats-Unis et Syngenta afin de permettre d’évaluer l’efficacité du gène « BT » sur les populations, l’insectes ravageurs du cotonnier, d’étudier l’impact de ce gène sur l’environnement, notamment l’observation de l’activité des abeilles, le comportement des insectes utiles, d’étudier l’impact de la technologie sur les micro-organismes du sol ainsi que la dissémination des gènes par le pollen, d’évaluer l’impact du gène « BT » sur la santé humaine et animale, d’étudier la rentabilité économique de la technologie « BT » etc.

Et pour accompagner ces expérimentations, le gouvernement du Burkina Faso a édicté les règles nationales en matière de sécurité en biotechnologie en 2004. Pour ce faire, une agence nationale de biosécurité (ANB) a été mise en place, une loi qui porte sur le régime de sécurité, en matière de biotechnologie, a été adoptée en mars 2006.

Dans le cadre de la mise en application de cette loi, onze textes réglementaires ont été élaborés, une grande partie de ces textes a été adoptée et d’autres en voie de l’être. En ce qui concerne l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) un comité scientifique national de biosécurité a été mis sur pied. Ce comité est composé des représentants des ministères en charge de l’agriculture, de la santé, de l’environnement, de la recherche, du commerce, de la défense, des ressources animales et du Comité d’Ethique. Un deuxième organe de veille, l’observatoire national de biosécurité est en voie de finalisation.

Pour la campagne agricole 2006 – 2007 l’ANB a reçu de quatre firmes étrangères des demandes d’introduction et d’expérimentation de dix-sept (17) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales du Burkina Faso. Sur la base des recommandations du comité scientifique, des autorisations ont été données pour six (6) variétés dont trois (3) variétés locales transformées. La quantité totale de semences autorisées pour 2006 – 2007 pour les expérimentations à la station de l’INERA et sur la ferme semencière de Boni est d’environ 85kg.

Au titre de la campagne agricole 2007 – 2008

L’ANB a reçu deux firmes étrangères des demandes d’introduction, de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique ou d’expérimentation de six (6) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales. Sur la base des recommandations du comité, scientifique, des autorisations ont été données pour cinq (5) variétés.

La quantité totale de semences autorisées pour le programme de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique en milieu paysan et en station est d’environ 500kg. La firme Monsanto a fait des essais de production de semences avec les variétés de coton burkinabé transformé. Ces essais ont lieu sur la ferme semencière de Boni, un département de la province du Tuy situé sur la voie principale à quelques kilomètres de Houndé.

La firme Monsanto a aussi fait une évaluation socio-économique de la technologie « BT » en milieu paysan (test de démonstration) sur vingt sites et les zones des trois sociétés cotonnières à savoir : la SOFITEX, SOCOMA et Faso-coton. Ces autorisations ont été livrées à l’INERA et aux firmes sus-citées en tenant compte de l’article 30 de la loi n°005 – 2007/An portant régime de sécurité en matière de biotechnologie au Burkina Faso. Ces firmes bénéficiaires sont tenues de respecter cette loi sous peine de voir leurs autorisations annulées, nonobstant des poursuites judiciaires.

Outre les journalistes, il faut dire que la conférence de presse a réunir les représentants des institutions de recherche, les membres du comité scientifique national de biosécurité, les représentants de la société civile et ceux des sociétés cotonnières.

Félix G. Ouédraogo Correspondant à Bobo

L’Hebdo

Émission Amandla du 25 juillet 2007/ Amandla show from July 25th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 25 juillet dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Dénouement de la crise libyenne – un regard africain – en français. Des médias africains apportent leur propre analyse de la négociation entre l’Europe, la France et la Libye concernant la libération des infirmières bulgares et le médecin palestinien. C’est le cas du Pays (quotidien burkinabé), où on parle de “panne d’éthique”:

Le dossier des infirmières bulgares le confirme : la diplomatie internationale est sérieusement en panne au plan de l’éthique. Chacun se crée sa propre légitimité et exploite la moindre faille pour parvenir à ses fins. Désormais, exit les Nations unies, place au brigandage d’Etat, vive le troc et le chantage. Mais pendant encore combien de temps ?

Chaque jour, le même spectacle s’offre à nos yeux à travers la planète : francs-tireurs qui prennent leurs semblables pour des lapins égarés; prises d’otages; agressions caractérisées; occupations forcées de bâtiments, de terres, de villes, de territoires, etc. Des plus puissants aux plus petits, des plus décriés aux plus adulés, de plus en plus de pays semblent s’inspirer d’exemples dont l’opinion a pourtant dénoncé la non pertinence : les opérations “Tempête du désert” (Koweït), Guantanamo, la Palestine, le Liban, l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, la Bosnie, la Somalie, la Tchétchénie, etc.

Certes, dans le récent cas des infirmières bulgares de Benghazi, il est encore difficile de distinguer le vrai du faux dans les accusations. Mais, à y réfléchir, on se dit bien vite : “C’est de bonne guerre.” En raison même des tensions récurrentes auxquelles nous ont habitués Libyens et Occidentaux. Directement, parBulgarian nurses pays ou par personnes interposées ou non. Fort heureusement, les otages ont été libérés et aussitôt graciés une fois de retour en Bulgarie. Mais ne subiront-elles pas des séquelles après ces huit années passées en prison ? Qui a pu réellement se servir de qui, de quoi, quand, comment et pourquoi? Mais surtout, combien seront-ils encore à vouloir servir ailleurs la cause humaine ?

Le journal congolais “Le Potentiel” parle de l’enchère médiatique occidentale.

Agriculture biologique en Afrique de l’Est – en français. Les pays d’Afrique de l’Est se lancent dans l’agriculture biologique qui représente un marché mondial de 25 milliards de dollars par an. On parle notamment de café, coton, thé, cacao, miel, épices et légumes.

Interview avec Asad Ismi co-producteur de la série: The Ravaging of Africa – en anglais. Cette série est en quatre parties et trois ont été présentées à Amandla ces dernières semaines. Avant de présenter la dernière partie, Asad Ismi est interviewé et parle des gens présents dans la série ainsi que de l’importance de l’unité africaine.

The Ravaging of Africa: African Resistance – en anglais. Rediffusion d’une émission radio en quatre parties qui traite des impacts destructeurs de l’impérialisme américain en Afrique. “African Resistancecélèbre la libération de l’Afrique du Sud, la défaite des visées américaines au Congo et en Somalie ainsi que les diverses luttes pacifiques contre la domination américaine représentées notamment dans le Forum Social Mondial. Avec Wahu Kaara, Amade Suca, Mfuni Kazadi, Farah Maalim, Virginia Magwaza-Setshedi, Emilie Atchaka et Njeru Munyi.

Here are the subjects that were addressed in the July 25th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The outcome of the Libyan crisis: an african look – in french. African medias bring their own analysis on the negotiations that involved Europe, France and Libya in order to free the Bulgarian nurses and the Palestinian doctor. It is the case of “Le Pays (a burkinabe newspaper), who talks about an “ethical breakdown” . The Congolese newspaper”Le Potentiel” talks about the escalation of the news in western medias.

Bio-agriculture in Eastern Africa – in french. Eastern African countries are going into the bio-agriculture business which represents a yearly 25 billions dollars market worldwide. We notably talk about coffee, cotton, tea, honey, spices and vegetables.

Interview with Asad Ismi co-producer of the series: The Ravaging of AfricaAsad Ismiin english. The series is in four part and Amandla aired them for the past three weeks. Before presenting the last part. Asad Ismi is interviewed and talks about the people in the series and the importance of African unity.

The Ravaging of Africa: African Resistance – in english. It is a four-part radio documentary series about the destructive impact of U.S. imperialism on Africa. “African Resistance” celebrates the liberation of Southern Africa, the defeat of U.S. aims in the Congo and Somalia, as well as the diverse non-military struggles against U.S. domination that were represented at the World Social Forum. With Wahu Kaara, Amade Suca, Mfuni Kazadi, Farah Maalim, Virginia Magwaza-Setshedi, Emilie Atchaka and Njeru Munyi.

Worldmapper, une nouvelle vision du monde/ Worldmapper, giving a new vision of the world

Nous vous invitons à visiter le site de Worldmapper. Ce site est dirigé par une équipe d’universitaires. Il présente des cartes du monde sous 366 thèmes différents. La particularité est que les superficies des pays sont dessinées en focntion du thème choisi, déformant ainsi les formes des États mais mettant en valeur ce qui caratérise le thème choisi. Par exemple la carte suivante est celle de la population mondiale:

 

World population

La superficie des États est en fonction du nombre d’habitants de chacun, ce qui fait que les poids réel de l’Inde et la Chine sont visibles. On comprend pourquoi un humain sur quatre est chinois ou indien.

The map above shows the world population but with the land area of each State corresponding to the number of inhabitants instead of regular square miles or square kilometres. We clearly see India and China “pumped up” and it is normal: one fourth of humanity lives in India or China! This kind of maps was created by a group of university researchers who founded Worldmapper. They created 366 different thematic maps with each theme being the base for the land area calculation. It is really useful for any kind of research. One example: look at the following map which is the “World cereal exports map”:

Cereals export

We can recognize North America, Europe (especially France), India, Thailand and Australia. They are huge exporters of cereals. But where’s Africa? The continent is almost invisible! No cereal exportation there! (Argentina exports more the the full continent!).

Si on regarde la carte ci-dessus, elle représente les exportations mondiales de céréales. L’Amérique du Nord est visible, l’Europe (surtout la France) , l’Inde, la Thaïlande et l’Australie. Ce sont tous des gros exportateurs. Mais où est l’Afrique? Le continent est quasiment invisible! L’Argentine semble exporter bien plus que tout le continent africain!

La carte suivante montre les importations mondiales de céréales:

Cereals importations

 

On ne retrouve plus nos pays exportateurs de tantôt (évidemment) sauf qu’on assiste à l’explosion en superficie du continent africain ainsi que du Japon qui dominent la demande mondiale en céréales. On peut remarquer l’importance des importation de céréales pour le Sénégal, le Nigéria et le Maghreb. Cet exercice souligne un problème bien connu du continent africain, celui de l’autosuffisance alimentaire mais aussi celui du marché qu’il représente pour les producteurs de céréales.

The last map shows the world cereals importations. Obviously the exporting countries are gone but we see an explosion in land masses of the African continent and Japan. They dominate the world demand for cereals. We can see that Senegal, Nigeria and the Maghreb dominate the African demand. This exercise underlines a well known problem for Africans: the food self-sufficiency problem and the market Africa represents for cereal producers.

There are 366 themes in Worldmapper, several other comparison exercises can be done…Have fun.

Il existe 366 thèmes différents dans Worldmapper, beaucoup d’autres exercises de comparaisons peuvent être faits… Amusez-vous.

Émission Amandla du 9 mai 2007/ Amandla show from May 9th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 9 mai dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Interview avec la présidente d’AMARC-Africa (World Association ofGrace Githaiga Community Broadcasters (AMARC) Africa): Grace Githaiga (photo ci-contre) – en anglais. Elle est aussi directrice-exécutive d’Econews Africa. Elle nous parle de l’impact des radios communautaires en Afrique de l’Est (Ouganda, Kenya, Tanzanie). Elles opèrent dans différents contextes politiques et abordent les sujets liés à la justice sociale.

Analyse sur une division au sein du parti d’opposition zimbabwéen, le MDC – en anglais. Analyse tirée du New-York Times. Le Movement for Democratic Change vit un tumulte interne, alors que la situation sur le terrain s’aggrave. En effet, depuis longtemps déjà, la population du Zimbabwe est affamée et rien n’est fait pour améliorer sa condition (voir Zimonline).

Mini-revue de la musique ghanéenne – en anglais.

Les agro-industries, nourrir la planète ou gonfler les profits?- en français. Analyse de l’industrie agro-alimentaire tirée du site d’Agoravox. On s’inquiète de la mainmise des multinationales de l’alimentation qui contrôlent la chaîne alimentaire et qui transforment la faim en marché.

Scandale à la Banque Mondiale – en français. Analyse du pétrin dans lequel Paul Wolfowitz, président de la Banque Mondiale s’est mis.
Here are the subjects that were addressed in the May 9th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

Interview with the president of l’AMARC-Africa (World Association of Community Broadcasters (AMARC) Africa): Grace Githaiga (see picture above) – in english. She’s also the executive director of Econews Africa. She talks about the impacts of community radios in eastern Africa (Uganda, Kenya and Tanzania). They operate in different political contexts and are located in places where there are no other radios. They address social justice issues which makes them popular and the public response is important.

Mini-review on music in Ghana – in english.

Analysis of a split within the MDC, the zimbawean opposition party – in english. Taken from the New-York Times. A split occurs within the MDC (Movement for Democratic Change) while the situation in Zimbawe worsen. People are starving and nothing seems to be done.

The agrobusiness, feeding the world or pumping up profits ? – in french. Analysis of the agrobusiness from the Agoravox website. The influence of that industry is worrying. The agro-multinationals control the food chain and turns hunger into a market.

Scandal at the Worldbank – in french. Analysis of the trouble that Paul Wolfowitz, president of the Worldbank, has fallen into.

Une nouvelle Banque Mondiale?/ A New World Bank?

Selon le journal Le Monde (voir article plus bas), la Banque Mondiale, pour la première fois depuis 1982, remettrait en valeur le rôle de l’État comme moteur de développement. C’est ce que semble indiquer des éléments de son prochain rapport à venir en septembre prochain intitulé: “World Bank’s World Development Report (WDR) 2008”. On peut être certain que le site BrettonWoods Project aura un oeil sur le contenu de ce rapport lorsqu’il sortira. On verra bien si la Banque Mondial fera son mea culpa et jettera ses oeillères néo-libérales.

According to the french paper “Le Monde“, the World Bank, for the first time since 1982, might put back in front the role of the State as a tool for development. Elements from the upcoming report, due in september, entitled “World Bank’s World Development Report (WDR) 2008”, might lead to that conclusion. But, we remain cautious and will wait for the report and also look at how the website, Bretton Woods Project, will react when after the full report comes out. We will then see if the World Bank will do her mea culpa and throw away her neo-liberal blinkers.

Le Monde:

La Banque mondiale change d’ère. Son prochain Rapport mondial annuel sur le développement, qui doit être rendu public en septembre, encourage les gouvernements des pays pauvres à encadrer et à soutenir leurs paysanneries, prenant à contre-pied la doctrine néo-libérale “d’ajustement structurel” défendue par le bailleur de fonds international depuis une génération. Pour la première fois depuis 1982, ce rapport, qui oriente la stratégie de la Banque mondiale, se concentre sur l’agriculture. Délaissée par les politiques de lutte contre la pauvreté, l’aide au secteur agricole redevient un enjeu majeur.

La version provisoire du World development report 2008 dont Le Monde.fr a eu connaissance débute par un constat : “Il est frappant de voir que les trois quarts des pauvres des pays en développement sont des ruraux : 2,1 milliards d’individus vivent en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par jour, soit un tiers de l’humanité (…). Bien que l’agriculture ne soit pas le seul instrument capable de les sortir de la pauvreté, c’est une source hautement efficace de croissance pour y parvenir.”

“LES BAILLEURS ONT TOURNÉ LE DOS À L’AGRICULTURE”

Suit un diagnostic qui sonne comme l’aveu d’un fourvoiement : “Malgré cela, la puissance de l’agriculture pour le développement a trop souvent été sous-utilisée. Avec la domination de l’industrialisation dans le débat politique, le développement par l’agriculture n’a souvent même pas été considéré comme une option. Les pays en développement connaissent très fréquemment un sous-investissement et un mal-investissement dans l’agriculture, de même que des travers politiques qui jouent à l’encontre de l’agriculture et des populations rurales pauvres. Et les bailleurs ont tourné le dos à l’agriculture. Cet abandon de l’agriculture a eu des coûts élevés pour la croissance, le bien-être et l’environnement.”

Le rapport, en cours de validation par les Etats membres de la Banque, est examiné par le ministère des affaires étrangères français depuis le début du mois d’avril. Même si son contenu peut encore évoluer (et être édulcoré), “la Banque mondiale est déterminée à entériner cette évolution historique de son discours”, atteste un haut responsable du bailleur de fonds international à Washington.

Le Français Michel Griffon, responsable de l’agriculture et du développement durable au sein de l’Agence nationale de la recherche, se réjouit d’un tel revirement, “qui devrait orienter l’action de la Banque mondiale pour vingt ans”. “C’est le document que nous attendions de la Banque mondiale depuis plus de vingt ans, depuis que les politiques d’ajustement structurel ont balayé les politiques publiques agricoles antérieures sans les remplacer”, applaudit-il.

FIN DU “CONSENSUS DE WASHINGTON”

Constatant que la part de l’agriculture dans les dépenses publiques a reculé entre 1980 et 2004, que ce soit en Afrique (de 6,4 % à 5 %), en Amérique Latine (de 14,8 à 7,4 %) ou en Asie (de 8 à 2,7 %), le texte de la Banque mondiale insiste sur la nécessité de relancer ces aides. “La croissance agricole, bien que conduite par le secteur privé et le marché, est très dépendante du soutien du secteur public. C’est pourtant dans les pays où l’agriculture est la plus vitale que les Etats tendent à être les plus faibles. (…) La mise en place de politiques de développement agricole réclame de solides stratégies nationales et une administration publique œuvrant en faveur d’une distribution et d’une responsabilité financière efficaces (…).”

Vincent Ribier, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, a participé à une réunion d’experts sur le rapport au Quai d’Orsay le 6 avril dernier. Impressionné par ce changement de ton, il affirme : “Les politiques néo-libérales d’ajustement structurel défendues par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont eu un impact très direct et très négatif sur le monde rural dans les pays pauvres.”

Selon cet économiste, la Banque mondiale s’apprête à sceller pour la première fois dans un rapport international majeur “la fin du consensus de Washington”, qui résume depuis 1989 la stratégie des experts de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et du département du Trésor américain : privatisation, déréglementation, impôts faibles, libéralisation des échanges. L’un des auteurs principaux du rapport confirme : “On s’est clairement placés au-delà du consensus de Washington, parce que la pauvreté n’a pas reculé, et que maintenant il y a l’urgence environnementale.”
A l’heure où selon les Nations unies, l’exode rural n’a jamais été aussi rapide dans l’histoire, la nouvelle ligne adoptée par le rapport de la Banque mondiale trouve son origine dans le constat de nouveaux périls. “L’accélération du changement climatique, l’imminence d’une crise de l’eau, la lente adoption des nouvelles biotechnologies, et le bourgeonnement de la demande de biocarburants et d’aliments pour le bétail créent de nouvelles incertitudes sur les conditions dans lesquelles la nourriture sera disponible dans l’économie mondiale”, prévient la Banque mondiale.

 

Matthieu Auzanneau (Le Monde)

Émission Amandla du 4 avril 2007/ Amandla show from April 4th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 4 avril dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

ISO 26000 sur la Responsabilité sociale des entreprises – en français. Un projet initié par “l’International Standard Organization”en 2004 afin de forcer les entreprises à adopter un comportement responsable dans le cadre de leurs activités économiques. La société civile pense que les entreprises ne tiennent pas leur rôle social au sérieux. L’ISO 26000 viendrait répondre à ces inquiétudes mais aussi aux pressions des investisseurs et assureurs qui verraient une façon d’identifier les entreprises qui prennent leur responsabilités. L’élaboration de l’ISO 26000 a inclus pour la première fois, la participation de pays en développement. Mais les travaux sont originairement en anglais, ce qui bloque les pays d’Afrique francophone. Il demeure que ce nouvel outil n’assurerait pas nécessairement un développement Nord-Sud équitable. Le document explicatif de cette norme ISO est disponible ici (pdf en anglais).

Contrats miniers défavorables en République Démocratique du Congo – en français. La RDC est un scandale géologique car elle demeure un pays dont la population est extrêmement pauvre mais dont les ressources minières sont énormes. On parle de la révision des contrats entre 1996 et 2003 que veut faire l’État de RDC dans la foulée des conclusions du rapport Lutundula. Ce rapport parle de contrats signés pendant la guerre au Congo, et recommande qu’ils soient reconsidérés. En effet, des politiciens de haut niveau étaient impliqués dans la négociation des contrats. Cette décision de réviser les contrats date de cette semaine et est bien saluée. Des détails sont disponibles ici (en anglais). Le rapport Lutundula peut être téléchargé ici (pdf).

Solidarité Afrique entre les communautés d’Afrique du Sud et du Zimbabwe – en anglais. Ce blog a parlé plusieurs fois de la situation préoccupante au Zimbabwe. Mais notre collaborateur, Terna Gyuse, à Cape Town (Afrique du Sud), a fait une entrevue avec des personnes qui affichent leurs solidarité avec le peuple zimbabwéen, contrairement aux politiciens qui demeurent muets. On fait remarquer que c’est la situation des femmes qui est la plus déplorable dans ce pays. Vous pouvez télécharger l’entrevue de Terna ici: Radio4all.net (- mp3). (ou aller sur le site).

Point de vue économique du conflit au Darfur, la perspective pétrolière -en anglais. Analyse sur l’économie du pétrole derrière le conflit au Darfur, tel que déjà présenté dans notre blog.

La responsabilité sociale des entreprises – en anglais. On annonce la sortie du rapport du Groupe consultatif desTables rondes canadiennes sur la responsabilité sociale des entreprises minières dans le Tiers monde. Il sera analysé la semaine prochaine. (Vous pouvez aller ici pour plus d’infos).

Les Organismes modifiés génétiquement, les batailles de la Zambie et du Zimbabwe; le poids de l’Afrique du Sud – en anglais.

Here are the subjects that were addressed in the April 4th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

ISO 26000 on Corporate Social Responsibility – in french. A project initiated by the International Standard Organization in 2004. It wants to compel the companies on adopting a responsible behaviour while they’re doing their activities. The civil society doesn’t think companies take their social responsibility seriously and ISO 26000 could come and fix the problem. Also, this new standard was asked for by investors and insurers who wish to identify companies that are responsible. A document explaining ISO 26000 is available here (pdf).

Revision of the mining contracts in Democratic Republic of Congo – in french. DRC is a geological scandal. It is a country where the population live under extreme poverty but where the mineral resources are extremely abundant. DRC has decided to revise the mining contracts signed with mining companies between 1996 and 2003, following the conclusions from the Lutundula report. This report criticizes the conditions under which the contracts were signed during the Congo wars. High ranking politicians were meddling with the negotiation process. The government’s decision to reconsider those contracts dates from this week and is well perceived. Details are available here. The Lutundula report can be downloaded here (pdf – in french).

Solidarity between the South African and Zimbabwean people – in english. We talked several times about the situation in Zimbabwe in this blog. But our collaborator, Terna Gyuse, in Cape Town, interviewed people from South Africa who show their solidarity with the people from Zimbabwe. It is a high contrast compared with the silence of the political class. That interview shows us that women are the persons the most affected by the lamentable situation in this country. You can download Terna’s interview here: Radio4all.net (- mp3). (or go to thw website).

Economic point of view on the Darfur conflict, the oil perspective – in english. Economic analysis of the Darfur conflict with the oil implication as shown in our blog: here.

Social responsibility of Canadian mining companies – in english. National roundtables were held in the past 10 months where the Canadian government asked the population what can be done to make Canadian mining companies responsible when they operate abroad. The conclusions are written in the “Advisory Group report” that came out this week. The report will be fully analyzed in next week’s show. (go here for more info)

Genetically modified crops, the fight of Zambia and Zimbabwe; the weight of South Africa – in english.