François Compaore, brother of ex-Burkina Faso president Blaise Compaore, arrested in Paris

The former dictator of Burkina Faso, Blaise Compaore with his brother François Compaoré

Gwen Schulman in conversation with Ameth Lo about François Compaoré, the reviled brother of former Burkinabé president Blaise Compaoré, and the international warrant for his arrest that may just be catching up with him.

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Aziz Fall sur le Burkina

Aziz Fall analyse la situation au Burkina Faso suite aux attentats d’AQMI. Une entrevue réalisée par Mélanie Lamonde.

Norbert Zongo : 17 années de silence

Jean-Marc Soboth retourne sur l’assassinat du journaliste d’enquête Norbert Zongo en 1998.

Tour d’actualité: Nigéria, Burkina, Côte d’Ivoire

Notre chroniqueur Jean-Marc Soboth sur les implications et les enjeux autour du nouveau président du Nigéria, la situation pré-électorale au Burkina et en Côte-D’Ivoire.

A look at developments in Burkina-Faso

GRILA member and spokesperson for the campaign Justice for Sankara Aziz Fall looks at the political situation in Burkina-Faso and what it means for the Sankara campaign after the fall of president Compaoré. Is this the end of a long struggle for justice?

[Audio http://archives.ckut.ca/64/20141126.19.22-19.36.mp3]

Burkina: Compaoré chassé du pouvoir

Doug Miller de l’équipe d’Amandla s’entretient avec Aziz Fall du Groupe de recherche et d’initiatives pour la libération de l’Afrique et Christine Paré, militante impliquée dans le dossier Justice pour Sankara.

Capitaine Sankara: retour sur un des grands leaders africains

Entrevue avec Christophe Cupelin, cinéaste. Son dernier film « Capitaine Thomas Sankara » retrace en archives un portrait singulier de l’un des plus grand leader Africain du XXe siècle.

Le Burkina Faso va-t-il réviser son code minier?

Après plusieurs pays africains comme la Zambie, la Tanzanie, la Guinée et la République Démocratique du Congo, c’est au tour du Mali, du Niger et, peut-être, du Burkina Faso de se rendre compte que les gains que son industrie minière génèrent risquent de n’être que de la poudre au yeux:

Le Mali, par la voix de son ministre en charge des Questions minières, Hamed Sow, a pris le taureau par les cornes le jeudi 8 mai dernier en déclarant que l’Etat malien entendait relire le code minier en augmentant la part de revient du Mali -en ce qui concerne pour le moment l’or- qui passerait de 20 à 30 %.

Au Niger également, malgré la prise de textes, les choses ne sont pas encore comme elles devraient être puisque, selon « InfoSud » du 29 mai 2008, la Commission d’ enquête parlementaire du Niger mise en place sur le sujet et qui a rendu publics les résultats de ses travaux, a relevé la mauvaise gestion de la Société canadienne des mines du Liptako (SML) qui est liée par contrat à l’Etat nigérien et qui « n’aurait versé que 5 milliards de Fcfa pour une production estimée à 8,33 t d’or dont la valeur est estimée à 67 milliards de Fcfa, soit à peine le dixième ».

Pour revenir chez nous [au Burkina Faso], on se rend compte qu’en général, l’Etat n’a que très peu d’actions dans ces grands groupes : 10 %, donc de bénéfices. Pour cette mine d’or de Youga qu’on vient d’inaugurer, on n’entend que des propos du genre : le Burkina va engranger d’énormes sommes d’argent d’ici à 2015 mais si on nous disait combien Burkina Mining Company* (qui a 90 % d’actions pour BMC et seulement 10 % pour l’Etat burkinabé !) engrangera, elle ? On serait certainement ébahi !

Lisez la suite sur San Finna.

*Note: Nous nous permettons d’apporter une précision concernant cet article de San Finna. En effet, la mine de Youga est détenue à 100% par Burkina Mining Company. Par contre, cette entreprise est en réalité une co-entreprise dont 10% des intérêts sont détenus par le gouvernement Burkinabe et 90% par la Cayman Burkina Mines Ltd, une filiale de l’entreprise minière canadienne: Etruscan Resources Inc.

Quant à la Cayman Burkina Mines Ltd, elle est enregistrée aux îles Cayman… Un paradis fiscal reconnu…

Des Maliens fuyant le conflit touareg se réfugient au Burkina Faso/Malian fleeing the Tuareg conflict seek refuge in Burkina Faso

(English version at end of post)

Selon Lassina Fabrice Sanou du quotidien Burkinabé, Le Pays , des civils touaregs du Mali cherchent refuge au Burkina Faso.

Devenus indésirables dans leur pays, parce que des membres de leur communauté ont pris le maquis contre le régime en place, les Touaregs du Mali se sentent désormais dans l’insécurité chez eux. Bon nombre ont opté pour l’exil vers les pays voisins. Depuis bientôt deux mois, ce sont environ 900 réfugiés touaregs qui sont ainsi arrivés au Burkina Faso, parmi lesquels 300 personnes – hommes, femmes et enfants – sont logées au Stade du 4-Août, à Ouagadougou. Les autres sont restés pour le moment à Djibo, près de la frontière avec le Mali. Selon l’un des réfugiés, Mohamed Alher Ag Abou, il y aurait même parmi eux des Nigériens, mais qui ne se sont pas encore déclarés comme tels. [Le Niger connaît une situation analogue à celle du Mali.

Les réfugiés ont dû abandonner tous leurs biens, et surtout leurs troupeaux, pour se réfugier au Burkina. Le nord du Mali est perturbé par un conflit entre Bamako et une guérilla touareg qui a augmenté en intensité depuis 2006. Pour les habitants de cette régions, les hommes en armes, qu’ils soient du gouvernement ou touareg, font peur. La solution demeurent dans la fuite vers le havre de pays le plus proche : le Burkina Faso.

Le conflit touareg au Mali date de l’indépendance du pays :

Le Nord-Mali correspond à l’espace géographique des trois régions économiques et administratives de Tombouctou, Gao et Kidal, soit près des deux tiers du territoire national avec environ 10 % de la population du Mali. Au Mali Nord, les populations blanches nomades du Sahara ( touaregs et maures ) cohabitent avec les populations noires d’agriculteurs et d’éleveurs.

Cette région a été traversée depuis l’accession du Mali à l’indépendance par des rébellions armées( 1962-64) que les différents gouvernements ont essayé d’enrayer en vain par la répression. A partir de 1972, une sécheresse persistante s’installe dans cette zone, anéantit les troupeaux, richesse principale des populations nomades. Appauvries, elles, cherchent refuge dans les pays voisins, notamment l’Algérie et la Libye. En Libye les jeunes sont enrôlés dans la Légion islamique et reçoivent une formation militaire et idéologique. Certains de ces jeunes immigrés formeront les mouvements qui déclenchent les hostilités en juin 1990. (http://www.afrique-gouvernance.net/fiches/dph/fiche-dph-265.html)

Le conflit perdure et, en date d’aujourd’hui, des affrontements ont encore eux lieu :

Le communiqué du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui l’annonce précise que l’attaque qui est survenue entre Aguel Hoc et Tessalit, a fait un mort du côté des forces armées et 9 morts et 18 blessés dans les rangs des assaillants. Trois véhicules des agresseurs ont été détruits.

Selon des sources militaires, le convoi de ravitaillement des forces armées et de sécurité a été attaqué par plus de 80 hommes armés installés à bord de huit véhicules 4X4. L’accrochage s’est déroulé très tôt samedi matin. Les assaillants voulaient s’emparer des vivres destinés aux unités de Tessalit et Tinzawaten. (http://www.essor.gov.ml/).

ENGLISH.

According to Lassina Fabrice Sanou from the burkinabe newspaper, Le Pays (in french), civilians from northern Mali are seeking refuge in Burkina Faso. They are fleeing from the Tuareg rebellion :

close to 1,000 Tuareg civilians have fled south to Burkina Faso to seek refuge, and the Burkinabe government appealed on Thursday for international assistance to help care for them. (http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L05844527.htm)

The conflict between the Tuareg from northern Mali and the government has heightened in intensity since 2006. For the people living in the area, seeing an armed man, whether he is a Tuareg or a government soldier, doesn’t make any difference… It means trouble. The solution is to get to the closest peace heaven : Burkina Faso.

Coton transgénique: Le Burkina Faso tente l’expérience/ Transgenic cotton: Burkina Faso starts the experiment

(Liens en français/ links in french)

Even though its existence creates a debate, transgenic cotton will be grown as an experiment in some Burkina Faso’s fields in order to increase the national production who suffers from insect invasions and the uses of pesticides. (See Le Faso.net – in french).

  • Note: In 2005, Burkin Faso’s was the world’s 15th and Africa’s first cotton producer with 535 000 tons. Almost 2/3 of its production goes to China.

Bien que son usage suscite la polémique, le coton BT sera cultivé dans quelques champs du Burkina Faso afin de permettre au pays d’améliorer sa production qui souffre des ravages d’insectes et des usages de pesticide.

  • Note: En 2005, le Burkina Faso était le 15ème producteur mondial et le premier producteur africain de coton avec 535 000 tonnes. Près du 2/3 de sa production est destinée à la Chine.

Le Faso.net:

 

Coton transgénique : Des champs d’expérimentation en cours

lundi 6 août 2007.

 

Champ de coton btAu cours d’une conférence de presse tenue le 30 juillet à l’hôtel Relax de Bobo-Dioulasso, le premier responsable du département de l’Environnement et du Cadre de vie, le ministre Laurent Sedgo, a donné au public des informations relatives aux expérimentations du coton transgénique au Burkina Faso.

 

C’est en 2003 que le Burkina Faso a débuté les expérimentations sur le coton transgénique. Ceci en raison des dégâts causés par les parasites qui s’attaquent aux capsules et aux feuilles du cotonnier chaque année, mais aussi de l’utilisation de plus en plus croissante des pesticides pour lutter contre ces parasites.

Ce qui pose bien entendu un problème de rentabilité de la filière cotonnière et des problèmes environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation de ces pesticides. Et selon le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, le coton transgénique est économique et rentable. Le producteur qui peut faire au moins huit traitements pour combattre les parasites, avec le coton transgénique il ne va faire peut-être qu’un seul traitement. Il faut tenir compte aussi du danger que posent les pesticides. Le ministre a fait savoir que ces produits toxiques ont tué des abeilles et des oiseaux dans les mares.

Pour trouver des solutions justement aux dégâts ravageurs, des protocoles de recherches sur le coton transgénique (coton BT) ont été signés entre les institutions de recherche qui sont au Burkina Faso principalement l’INERA et les firmes Monsanto aux Etats-Unis et Syngenta afin de permettre d’évaluer l’efficacité du gène « BT » sur les populations, l’insectes ravageurs du cotonnier, d’étudier l’impact de ce gène sur l’environnement, notamment l’observation de l’activité des abeilles, le comportement des insectes utiles, d’étudier l’impact de la technologie sur les micro-organismes du sol ainsi que la dissémination des gènes par le pollen, d’évaluer l’impact du gène « BT » sur la santé humaine et animale, d’étudier la rentabilité économique de la technologie « BT » etc.

Et pour accompagner ces expérimentations, le gouvernement du Burkina Faso a édicté les règles nationales en matière de sécurité en biotechnologie en 2004. Pour ce faire, une agence nationale de biosécurité (ANB) a été mise en place, une loi qui porte sur le régime de sécurité, en matière de biotechnologie, a été adoptée en mars 2006.

Dans le cadre de la mise en application de cette loi, onze textes réglementaires ont été élaborés, une grande partie de ces textes a été adoptée et d’autres en voie de l’être. En ce qui concerne l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) un comité scientifique national de biosécurité a été mis sur pied. Ce comité est composé des représentants des ministères en charge de l’agriculture, de la santé, de l’environnement, de la recherche, du commerce, de la défense, des ressources animales et du Comité d’Ethique. Un deuxième organe de veille, l’observatoire national de biosécurité est en voie de finalisation.

Pour la campagne agricole 2006 – 2007 l’ANB a reçu de quatre firmes étrangères des demandes d’introduction et d’expérimentation de dix-sept (17) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales du Burkina Faso. Sur la base des recommandations du comité scientifique, des autorisations ont été données pour six (6) variétés dont trois (3) variétés locales transformées. La quantité totale de semences autorisées pour 2006 – 2007 pour les expérimentations à la station de l’INERA et sur la ferme semencière de Boni est d’environ 85kg.

Au titre de la campagne agricole 2007 – 2008

L’ANB a reçu deux firmes étrangères des demandes d’introduction, de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique ou d’expérimentation de six (6) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales. Sur la base des recommandations du comité, scientifique, des autorisations ont été données pour cinq (5) variétés.

La quantité totale de semences autorisées pour le programme de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique en milieu paysan et en station est d’environ 500kg. La firme Monsanto a fait des essais de production de semences avec les variétés de coton burkinabé transformé. Ces essais ont lieu sur la ferme semencière de Boni, un département de la province du Tuy situé sur la voie principale à quelques kilomètres de Houndé.

La firme Monsanto a aussi fait une évaluation socio-économique de la technologie « BT » en milieu paysan (test de démonstration) sur vingt sites et les zones des trois sociétés cotonnières à savoir : la SOFITEX, SOCOMA et Faso-coton. Ces autorisations ont été livrées à l’INERA et aux firmes sus-citées en tenant compte de l’article 30 de la loi n°005 – 2007/An portant régime de sécurité en matière de biotechnologie au Burkina Faso. Ces firmes bénéficiaires sont tenues de respecter cette loi sous peine de voir leurs autorisations annulées, nonobstant des poursuites judiciaires.

Outre les journalistes, il faut dire que la conférence de presse a réunir les représentants des institutions de recherche, les membres du comité scientifique national de biosécurité, les représentants de la société civile et ceux des sociétés cotonnières.

Félix G. Ouédraogo Correspondant à Bobo

L’Hebdo