Un holding de Dubaï investit au Rwanda/ A Dubai holding company invests in Rwanda

Selon La Presse de Montréal, un holding des Émirats Arabes Unis investira 230 millions de dollars en tourisme au Rwanda. Il s’agit de Istithmar Real Estate.

Avant de lire l’article il faut savoir que Istithmar Real Estate est une entreprise qui vaut environ 6 milliards de dollars US et qui privilégie les investissements dans les secteurs industriels, de détails, les banques et l’immobilier. L’entreprise possède plusieurs gratte-ciels de New-York (dont le 230 Park Avenue et le 280 Park Avenue), des bâtiments prestigieux comme le “One Trafalgar Square” de Londres. Elle possède aussi une entreprise aérienne (la compagnie indienne Spice jet), et des commerces de détail comme Barneys de New-York. Ses actifs s’étendent à travers toute la planète, mais une bonne partie se concentre en Asie (Moyen-Orient), en Amérique du Nord et en Europe. On pourrait dire que l’investissement au Rwanda demeure appréciable aux yeux de l’entreprise, même si, compte tenu des actifs dispendieux qu’elle détient ailleurs (dans le cas du 280 Park Avenue, c’est 1.2 milliards de dollars US que lui a coûté son acquisition en juin 2006), cette somme ne représente pas une ponction trop douloureuse.

Nous savons que des holdings du Golfe Persique sont intéressés au marché africain. Non seulement dans les secteur industriels (comme au Soudan) mais aussi dans l’immobilier. Ces holdings ont l’habitude des investissements risqués.

Inutile de dire que, pour le Rwanda, il s’agit d’une manne. Mais espérons, que le pays ne tombera pas dans la spirale de l’économie basée sur le tourisme. Car immobilier rime avec tourisme. Ce type d’économie n’apporte pas beaucoup de richesse à la population en général et peut attirer son lot de problèmes comme la criminalité et la prostitution etc.

 

According to La Presse de Montréal, a holding from the United Arab Emirates will invest 230 millions US in the tourist industry of Rwanda. The company is Istithmar Real Estate.

IstithmarBefore reading the article (in french), you must know that Istithmar Real Estate is worth 6 billions de dollars US. The company invests in four sectors: industrial, retail, banks and real estate. The company has several skyscrapers in New-York (including the 230 Park Avenue and the 280 Park Avenue), prestigious buildings like the “One Trafalgar Square” in London. Istithmar Real Estate also has an air transport company (the indian company Spice jet), and retail stores like Barneys in New-York. Its assets are spread all over the planet, but a good part is pooled in Asia (Middle East), North America and Europe. We could say that the investment in Rwanda is important for the enterprise, even if, taking into account several expensive acquisitions of the company (like 1.2 billions USD to acquire the 280 Park Avenue in June 2006), that amount won’t represent a huge hole in their “wallet”.

We know that holdings from the Persian Gulf are interested in Africa. Not only in the industrial sector (like in Sudan) but also in real estate. These holdings are used to risky investments.

Needless to say that, for Rwanda, it’s the jackpot. But lets hope the economy of the country won’t turn into a “tourism-only-economy”. That kind of economy, focused only on one sector, doesn’t make a difference in the life of the general population in the end, and it has chances to bring problems like criminality and prostitution.

 

La Presse de Montréal:

Dubaï investira 230 millions $ dans le tourisme au Rwanda

Agence France-Presse

Nairobi

Un holding de Dubaï s’apprête à investir 230 millions de dollars dans le tourisme au Rwanda, un secteur-clé pour la relance de l’économie dans ce petit état africain touché par un génocide en 1994.

La société Dubaï World, à travers sa branche investissements Istithmar Real Estate, prévoit de construire huit sites touristiques comprenant hôtels de luxe et autres hébergements dans des parcsnationaux, ainsi que des terrains de golf et des villas.

Le parc national d’Akarega, à l’est de Kigali, accueillera un gîte de 60 chambres et le parc national des volcans un camp de tentes cinq étoiles.

Le groupe émirati construira également un hôtel cinq étoiles de 150 chambres et rénovera un terrain de golf à Kigali.

Le secrétaire d’État rwandais chargé de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Vincent Karega, a déclaré que le pays a choisi de miser sur son important potentiel touristique pour amorcer la croissance.

«Notre choix politique pour le tourisme est de devenir une destination haut de gamme en nous appuyant sur la beauté naturelle unique du pays, la sécurité, le droit de propriété et la tolérance zéro pour la corruption», a-t-il indiqué dans un communiqué.

«Le secteur privé est la base de la renaissance actuelle du Rwanda», a-t-il ajouté.

Sultan Ahmed Ben Soulayem, président de Dubaï World, une holding qui gère les sociétés appartenant au gouvernement de l’État émirati, a assuré que les travaux de construction commenceront à la fin de l’année.

Le Rwanda a été le théâtre d’un génocide qui a fait selon l’ONU environ 800 000 morts entre avril et juillet 1994.

Le pays espère tripler son revenu touristique d’ici à 2010.

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Une relève pour l’AMISOM?/ Replacements for the AMISOM?

(Liens en français/ links in french)

The AMISOM is the African Union Mission to Somalia that was deployed in March 2007. According to “La Presse de Montreal” (source AFP), we’ll have to wait a while before the force is replaced by United Nations troops.

L’AMISOM est la Mission de l’Union Africaine en Somalie qui a été déployée en mars 2007. Le site “Opérations de paix” donne une bonne description de la mission, son mandat, et les événements qui soulignent sa présence. Selon La Presse de Montréal (source AFP), il faudra attendre un moment avant qu’elle soit relevée par des troupes de l’ONU:

Le Conseil de sécurité de l’ONU va réaffirmer son soutien à l’Amisom, la force de l’Union africaine (UA) en Somalie, mais attendra des circonstances plus favorables pour la remplacer éventuellement par une force de l’ONU, ont indiqué lundi des diplomates.

La Grande-Bretagne déposera cette semaine un projet de résolution approuvant le renouvellement pour six mois du mandat de l’Amisom décidé le 18 juillet par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, ont-ils précisé à l’issue de consultations sur la situation en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par seize ans de guerre civile.

L’Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio, la capitale, mais elle est en sous-effectif et sous-financée.

Sur un effectif autorisé de 8 000 hommes, la force africaine ne compte aujourd’hui que 1 700 hommes, en provenance d’Ouganda, a indiqué à la presse François Fall, représentant spécial de l’ONU en Somalie. Elle attend prochainement 1 500 hommes envoyés par le Burundi et devrait recevoir aussi des contributions -non chiffrées- du Nigeria et du Ghana, a-t-il ajouté.

L’UA souhaite que l’ONU prenne le relais de l’Amisom à la fin de son mandat, à la fin de l’année. Mais selon un diplomate occidental, la hiérarchie de l’ONU est réticente à cette idée, tant que la paix ne règne pas dans le pays.

L’ONU est déjà intervenue en Somalie, au début des années 90, et en garde un douloureux souvenir: l’opération s’était soldée par un fiasco avec la mort de 151 Casques bleus.

«Nous ne sommes pas encore prêts à prendre le relais» de l’Amisom, a déclaré le représentant adjoint de la Chine à l’ONU, Liu Zhenmin. Selon lui, le Conseil de sécurité pourrait demander au secrétaire général, Ban Ki-moon, de lui proposer un plan de soutien à l’Amisom, «quelque chose d’intermédiaire entre le déploiement d’une force de l’ONU et ne rien faire».

«L’objectif serait d’adopter une résolution permettant aux Nations unies d’être beaucoup plus présentes en Somalie», a confirmé l’ambassadeur du Congo Pascal Gayama, qui préside le Conseil en août.

«En Somalie, nous devons passer de l’unilatéralisme à un soutien multilatéral de manière beaucoup plus vigoureuse et cohérente», a-t-il ajouté, estimant que «la communauté internationale ne doit pas donner l’impression qu’elle se désintéresse de la Somalie».

“Ponte City”, une icône de Johannesburg/ ‘Ponte City’, Johannesburg’s icon

(Links in english/ lien en anglais)

Voici un article du Globe and Mail traitant de la revitalisation de Ponte City, un bâtiment résidenciel de 173 mètres et 54 étages, au coeur de Johannesburg (Afrique Du Sud) construit durant la décennie 70, en plein apartheid. Il était destiné aux riches blancs qui occupaient le centre-ville. Avec la fin de l’apartheid, ces derniers ont quitté le centre-ville et ce sont les indiens et les noirs qui occupent Ponte City aujourd’hui, dont beaucoup d’immigrants illégaux. Un groupe de promoteurs veut revigorer le centre-ville de Johannesburg et cela passe par la restauration de Ponte City. Malheureusement l’article ne met pas beaucoup d’emphase sur qu’il adviendra des résidents pauvres de cet immeuble qui devront éventuellement trouver une nouvelle demeure ailleurs…

 

Here is an article by the Globe and Mail talking about ‘Ponte City’, a 173 m. and 54 stories high building in the center of Johannesburg (South Africa). It was built in the 70s, during the apartheid era. The article mentions the presence of illegal immigrants and poors living in the building. Since Ponte City is meant to be revitalized by a group of developers, not a lot is said about the future of these unfortunate residents who will have to find a new home soon:

 

The fall and rise of a Johannesburg icon

A team of developers hope that reviving residential tower will return downtown to its glory days

July 30, 2007 at 3:50 AM EDTJOHANNESBURG — Once upon a time, there was no more desirable address in perhaps all of the southern hemisphere. Certainly, there was no taller one.

Ponte CityThey call it Ponte City: a 173-metre high, 54-storey cylindrical tower, the whim of a 1970s architect who created an iconic building that is to the Jo’burg skyline what the CN Tower is to Toronto’s. When Ponte opened, it featured shag carpet on the walls, burnt-orange linoleum on the floors, chrome-covered wet bars, built-in saunas and, from each and every apartment, staggering views of the continent’s most bustling city. People flocked to live here, just as architecture and style writers stumbled over each other to rave about its chic.

Back then, of course, only white people got to live in downtown Johannesburg. When the apartheid laws that segregated living spaces were repealed in the early 1990s, black and Indian people flooded into the city centre. And whites fled just as fast, taking their money with them. The metropolitan government largely abandoned the policing of the city centre and the provision of services.

Ponte City began a rapid decline. Within a year or two, its 11 storeys of parking garage were being used as a dimly-lit brothel, drug lords operated brazenly out of the lobby and three stories of trash built up in the hollow core of the building. Rent for the three-storey luxury penthouse fell to just $500 (Canadian) a month, as Ponte went from byword of style to epicentre of crime and urban decay.

Now, however, an unlikely pair of developers has bought the city icon, filled with dreams of restoring it to glossy urban glory; the latest, most audacious move in efforts to bring downtown Jo’burg back from the brink.

“When you get a building like this, you can have a social impact, because the private sector buying a building like this is going to bring the middle class back into the centre of the city,” said David Selvan, one of the new owners. “In one fell swoop you change the thinking. There are very few things you can do to have this kind of effect.”

He and partner Nour Addine Ayyoub plan a new Ponte, one with an on-site gym and up-market grocery store, an amphitheatre in the core that projects movies onto the building sides and coloured glass boxes popping out into the core so everyone can experience that heart-stopping look down. Flats will sell for $60,000 to $115,000.

“Look at this place! Could you afford to live here in Toronto or New York?” Mr. Selvan enthused. “No! Only in South Africa!”

Of course, the reason the flats will be affordable is that, a $14-million renovation notwithstanding, Ponte sits at the core of Hillbrow, the worst neighbourhood in the city with the world’s highest violent-crime rate. And no coloured looking-glass boxes can change that. At least not quickly.

But Neil Fraser, an expert on the redevelopment of the city, says that turning Ponte around will have a big impact on the area.

The city, through its Johannesburg Development Agency, has been hard at work in recent years to change thinking about the downtown, an area that a full 80 per cent of respondents in a 2002 survey said was too dirty and unsafe for them to set foot in. The JDA has rehabilitated derelict buildings such as a cultural centre, and created a new fashion precinct – and then provided incentives to private businesses to move into the neighbourhood.

The program has made considerable achievements: The JDA is coy with its statistics, but there is no question that business occupancy has risen dramatically in the city over the past few years, while residential occupancy is increasing as well. Housing prices are up nearly 60 per cent in two years. It’s become politically fashionable for corporations, including many of those who fled the inner city at the end of apartheid, to move their headquarters back downtown. By opening up in downtown Jo’burg, they are seen as pledging support for the new, black South Africa it represents.

The city has also had unusual success in persuading the private sector to sign on to support the regeneration efforts. Mr. Fraser noted that the private sector has in many cases put far more money than the government into projects such as street lighting and sidewalks.

Ponte’s redevelopers envision their buyers as the professionals who now commute into businesses in the city from fortified homes in the northern suburbs. Bringing that middle class into the city, Mr. Fraser said, will stimulate retail and services, and a nightlife, providing an effect of normalization, he said. “Today you don’t have a 24-hour environment, and residential leads that.”

Sammy Mafu, marketing director for the JDA, rhymed off what the inner city does have: illegal shebeens (taverns), squatters, minibus taxi ranks that take over crucial arteries, sidewalk barber shops.

“Until the middle class lives here, you’re always going to have these problems,” he said. “The poor are only going to think about the health of their family and their tummy, not the health of their urban space.”

Ponte City

(Above: “Inside” Ponte City “doughnut shaped” tower)

Johannesburg’s inner city has become a refuge, albeit a dangerous and dirty one, for people from impoverished rural parts of South Africa and for illegal immigrants from all over Africa. Thousands of them squat in the abandoned buildings, and thousands more rent cheap flats such as those now provided in Ponte City. And they, of course, will have to go, as Ponte is reborn with its Italian bistro.

“It’s very painful to have to shift, because I’m used to it here, and it’s safe,” said Norma, a young illegal immigrant from Zimbabwe. She pays $100 a month to rent half a bedroom in a top-floor penthouse for herself and her four-year-old daughter – they share the flat with 10 other Zimbabweans. “I wish I would have the money to buy a flat here. I wish I would. But I will have to find somewhere and I don’t know where I will go.”

Mr. Ayyoub said his company has hired someone to help tenants find new housing, and approached other low-cost buildings in the neighbourhood to secure space.

Mr. Selvan, 56, is a lawyer turned film producer who grew up in wealthy white South Africa but spent years living abroad. Mr. Ayyoub, on the other hand, is the 40-year-old son of Moroccans who was raised in a tough immigrant-dominated slum of Rotterdam, an area not unlike Hillbrow. He moved to South Africa a couple of weeks before the first democratic elections in 1994, drawn by the country’s sense of possibility, and made a fortune in the software business.

The new Ponte will be ready for occupancy early next year. Mr. Selvan and Mr. Ayyoub acknowledged that it will be something of a mission to persuade wary South Africans to buy back into Hillbrow. But they are believers. “The city’s reputation internationally is based on turning this [neighbourhood] around,” Mr. Ayyoub said, waving out a 53rd-storey window. Just below him was Ellis Park Stadium, where the final game of the 2010 soccer World Cup will be played.

Last year, only a quarter of people surveyed said they thought downtown was too dirty or too unsafe to visit. “It is going very firmly [in the right direction],” Mr. Fraser said. “The impetus is there, the political attraction is there, a lot of things going in its favour, but there are a lot of areas that need TLC before you can say we’re on the road again.”

Points on Ponte

Designed by architect Rodney Grosskopff and completed in 1975, it has 54 residential storeys.

The building is finished with a rough grey concrete in a style referred to as new brutalism.

On windy days, gusts coming down into the building’s core from above collide with air funnelling back up, creating huge, sudden whirlwinds almost like cyclones. The building’s windows all had to be specially sealed to counteract the winds.

Ponte is said to have the highest number of suicide-related falling deaths of any building in the world. Most jumpers have gone outward, rather than down into the building’s core.

The German writer Norman Ohler set a 2002 novel in the building, Stadt des Goldes. “Ponte sums up all the hope, all the wrong ideas of modernism, all the decay, all the craziness of the city,” he said of the tower. “It is concrete fear, the tower of Babel, and yet it is strangely beautiful.”

We showed some picture of Ponte City, you can see pictures of other Johannesburg’s buildings here.

 

Émission Amandla du 18 juillet 2007/ Amandla show from July 18th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 18 juillet dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Émission entièrement en anglais

L’artiste zimbabwéenne Stella Chiweshe (voir photo plus bas) vient à Montréal pour donner un spectacle dans le cadre du festival Nuits d’Afrique. Elle est la première femme du Zimbabwe à diriger son propre groupe et elle joue le mbira (aussi connu sous le nom de kalimba). Nous vous présentons une entrevue qu’elle a donnée à un membre de notre équipe d’Amandla. Sa présence au Festival Nuits d’Afrique à été couvert par le journal “Le Devoir“.

The Ravaging of Africa: Coporate Plunder. Rediffusion d’une émission radio en quatre parties qui traite des impacts destructeurs de l’impérialisme américain en Afrique. “Corporate Plunderdétaille les effets désastreux de la présence de Royal Dutch Shell au Nigeria et ceux de la canadienne Tiomin Resources au Kenya. On souligne aussi les façons dont les entreprises occidentales réussissent à ne payer aucunes taxes en Afrique. Avec Ifieniya Lott, Mwana Siti B. Juma, Charles Abugre and John Christensen.

Here are the subjects that were addressed in the July 18th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

Show entirely in english Stella Chiweshe

The Zimbabwean artists, Stella Chiweshe (see picture), comes in Montreal to perform at the “Festival Nuits d’Afrique” . She’s the first woman in Zimbabwe to lead her own group and she plays the mbira (also known as kalimba). We air an interview she gave to one of our Amandla crew member. Her presence at the Festival Nuit d’Afrique was alos covered by “Le Devoir” (in french).

The Ravaging of Africa: Corporate Plunder. It is a four-part radio documentary series about the destructive impact of U.S. imperialism on Africa. “Corporate Plunder” details the disastrous effects of Royal Dutch Shell’s operations in Nigeria and those of Canada’s Tiomin Resources in Kenya. Also highlighted is the massive tax looting of Africa by Western corporations. With Ifieniya Lott, Mwana Siti B. Juma, Charles Abugre and John Christensen.

Voici une petite video d’un spectacle donné par Stella Chiweshe en 2006. Here is a video showing a performance by Stella Chiweshe in 2006:

Sport: Un Nigérian repêché dans la Ligue Nationale de Hockey/ Sport: A Nigerian selected to play in the National Hockey League

Combien d’Africains ont joué dans la Ligue Nationale de Hockey? Sachez que l’équipe des Blackhawks de Chicago vient d’en recruter un du nom d’Akim Aliu, un nigérian d’origine, lors du repêchage des recrues dans la Ligue Nationale de Hockey:

La Presse de Montréal:

La deuxième et dernière journée du repêchage de la LNH a été le fait saillant de la jeune vie de Akim «The Dream» Aliu.Akim Aliu

Né au Nigeria, il a grandi en Ukraine, puis il est déménagé au Canada quand il avait 11 ans. On l’a envoyé il y a un an à Sudbury, en Ontario, pour jouer au hockey junior. Et samedi, il a été sélectionné par les Blackhawks de Chicago lors du deuxième tour du repêchage.

[…]

«Mon père n’a vu une patinoire pour la première fois qu’à l’âge de 40 ans», a raconté Aliu, qui veut devenir le deuxième Nigérian seulement à jouer dans la LNH. «Ma mère a grandi en Russie, mais le hockey ne faisait pas vraiment partie de sa vie, de sa culture. Ils sont heureux de ce que je fais maintenant. Je suis content de faire ce que je fais, moi aussi.»

Il lui a fallu 18 ans et de milliers de kilomètres pour se retrouver dans un maillot des Blackhawks et poser devant des dizaines de caméras.

«Nous sommes arrivés ici de la Russie avec une seule valise. Nous avons connu des années difficiles, sans connaître personne au pays, sans amis, a reconnu Aliu, qui a été le 56e choix au total. C’était seulement nous — ma mère, mon père, moi et mon frère — et nous n’avions pas d’autre famille ici.»

Aliu voulait jouer au soccer, mais il a été conquis par le sport national du Canada. Il y a un an, l’attaquant de six pieds deux pouces et 200 livres a marqué 16 buts et amassé sept aides avec les Wolves de Sudbury dans la Ligue junior de l’Ontario.

Aliu, qui s’entraîne l’été avec Rick Nash des Blue Jackets de Columbus, a affirmé que dans son pays natal, personne ne sait tout le chemin qu’il a parcouru.
«Ils ne savent même pas ce qu’est le hockey là-bas», a-t-il lancé en riant.

How many Africans have the opportunity to play in the National Hockey League? At least on of them, Akim Aliu, was selected by the Chicago Blackhawks during this year’s NHL rookie draft. He is from Nigeria but grew up in Ukraine and played his junior hockey in Ontario, Canada. It’s been a tough road for this kid how admits hocket isn’t in his family traditions and wonders if this sport is known in his home country: Nigeria.

Aliu has talent. The video below shows a terrific pass he does that leads to a goal for his junior team (he bears number 78).

Ce jeune homme semble avoir du potentiel comme en témoigne cette vidéo où il effectue une passe spectaculaire menant à un but (il porte le numéro 78):

(Merci à LNH Québec pour la photo. Thanks to LNH Québec for the picture)

Battue dans le métro et agonie à l’hôpital/ Beaten in the subway and agonizing in the hospital

Une histoire incroyable est relatée par La Presse de Montréal. L’événement se passe dans un hôpital de Los Angeles. Une personnes est malade dans la salle d’attente, on appelle le 911, mais personne dans l’hôpital, ni les employés du 911, ne réagissent.

Cela rappelle étrangement un événement qui s’est produit dans le métro de Montréal où un homme a battu sa femme sous les yeux des agents de sécurité qui n’ont rien fait! Pourquoi? Parce que la journée où cette agression s’est produite était celle ou la police de Montréal devait prendre en charge la sécurité du métro à la place du service de sécurité du métro. Ce blogue en parle.

Les problèmes de l’individualisme mais surtout du syndrome de “ce-n’est-pas-ma-juridiction” de la part des services publics doivent être posés.

La Presse:

L’appel fait au 911 est arrivé peu avant 2h du matin. L’enregistrement n’est pas de la meilleure qualité, mais la conversation est claire.

«Ma femme est par terre en train de mourir et les infirmières l’ignorent!» dit un homme, pris de panique.

Après avoir compris que le couple se trouve dans un hôpital, le préposé du 911 lui répond de contacter un docteur ou une infirmière.

«Je ne peux pas envoyer les ambulanciers pour la chercher. Votre femme est déjà à l’hôpital», dit le préposé.

Au bout d’un moment, l’homme raccroche.

Huit minutes plus tard, une femme non identifiée appelle au 911.

«Il y a une femme qui gémit par terre, les infirmières ne font rien.»

«Madame, vous devez contacter la direction de l’hôpital si vous avez une plainte. Le 911 est réservé aux appels d’urgence.»

«Non, vous ne comprenez pas. C’est une urgence.»

«Non, madame, ce n’est pas une urgence.»

«Oui, c’est une urgence.»

«Non, ce n’est pas une urgence.»

«Que dieu vous condamne pour avoir agi comme vous venez d’agir», dit la femme, avant de raccrocher.

«Non, négatif madame. C’est à vous que ça devrait arriver», lui répond le préposé du 911.

Edith Isabel Rodriguez, 43 ans, est morte 30 minutes plus tard, seule, sur le plancher de la salle d’attente du Martin Luther King Jr.-Harbor Hospital, à Los Angeles. Elle laisse dans le deuil trois enfants, un mari estomaqué, et des millions de concitoyens incrédules, qui se demandent aujourd’hui comment pareille absurdité a pu se produire en 2007, en plein coeur d’une métropole américaine.

Edith Isabel Rodriguez a visité l’hôpital plusieurs fois durant les jours précédant sa mort, dans la nuit du 9 mai.

À chaque visite, elle se plaignait de maux de ventre difficiles à supporter. Le 8 mai, un médecin a diagnostiqué des pierres aux reins, lui prescrivant des antidouleurs et du repos. Elle était rentrée à la maison, mais la douleur est devenue si insupportable que Mme Rodriguez est retournée aux urgences en pleine nuit. Elle s’est effondrée devant l’entrée de l’hôpital.

Ce sont des policiers qui l’ont trouvée là. Ils l’ont assise dans un fauteuil roulant et l’ont amenée à l’intérieur. Selon le rapport des policiers, une infirmière a dit à la patiente: «Vous avez déjà été vue par un médecin. Il n’y a rien d’autre que l’on puisse faire pour vous.»

Dans l’esprit du personnel ce soir-là, Mme Rodriguez était une patiente qui se plaint pour rien. Elle est donc restée dans son fauteuil roulant, ignorée de tous. Au bout de 15 minutes, elle s’est couchée par terre en position foetale, hurlant de douleur, et s’est mise à vomir du sang.

Une caméra de surveillance a filmé Mme Rodriguez au sol. La vidéo montre un concierge en train de passer la serpillière autour d’elle, nettoyant le plancher avant de quitter la salle.

Son conjoint, Jose Prado, est arrivé et l’a vue par terre. Il a tenté d’aller chercher une infirmière et d’alerter le 911. Sans succès.

Edith Isabel Rodriguez est morte quelques minutes plus tard. Une autopsie a révélé qu’elle avait succombé à une perforation de l’intestin. Elle avait passé 45 minutes par terre sans que personne n’intervienne.

Enquête du L.A.Times

Situé dans le quartier Watts, Martin Luther King Jr.-Harbor Hospital est surtout fréquenté par des Noirs et les latinos. Les rues du secteur ne sont pas sûres, de jour comme de soir. D’innombrables patients arrivent avec des blessures de balles, résultats des fusillades entre gangs, qui sont monnaie courante dans le secteur.

La mort de Mme Rodriguez a péniblement rappelé aux résidants de Los Angeles à quel point leur ville est divisée par des frontières raciales et socio-économiques. Un tel drame n’aurait pu se produire dans un quartier habité par des riches, ou par des gens de la classe moyenne.

«Je suis estomaqué, a dit le superviseur du comté, Zev Yaroslavsky, en conférence de presse. La vidéo montre que personne n’a fait son travail correctement. Cette femme était vraisemblablement en douleur. Pourquoi personne n’a rien fait? C’est scandaleux.»

C’est une enquête du Los Angeles Times qui a permis de rendre publics les détails de l’histoire et les bandes sonores du 911 la semaine dernière. Depuis, l’infirmière responsable du triage qui était de garde ce soir-là a donné sa démission. Le directeur de l’établissement a été «réassigné à d’autres tâches», selon un communiqué émis par l’hôpital.

Le frère de la victime, Eddie Sanchez, est encore sous le choc. «C’est incroyable de faire ça à quelqu’un. C’est inhumain» a-t-il dit à La Presse.

M. Sanchez s’est rendu devant le Martin Luther King Jr.-Harbor Hospital lundi pour donner des entrevues aux médias. Selon lui, le centre hospitalier a perdu toute crédibilité dans cette affaire. «Ils ont traité ma soeur comme une moins que rien. On ne laisse pas les gens se tordre de douleur par terre comme ça. Il va falloir qu’il y ait des changements dans cet hôpital.»

Pour Najee Ali, organisateur communautaire dans le quartier Watts, l’hôpital devrait être fermé temporairement, le temps d’entraîner le personnel et de changer d’administration. «Quand on voit un degré d’incompétence pareil, c’est la seule chose qui puisse être faite pour regagner la confiance des gens.»

La direction de l’hôpital, qui n’accorde pas d’entrevues aux médias, a 30 jours pour faire des changements, sans quoi les fonds fédéraux seront suprimés et l’établissement devra fermer ses portes.

La Presse de Montral picks up the story of the L.A. Times about a lady who died in a hospital waiting room where nobody helped her. The 911 service was called but nobody helped there either. It bears a ressemblanc with what happened in the Montreal metro recently where a man beat his wife under the eyes of the metro security who did nothing. That’s what happens when jurisdiction problems becomes more important than saving and helping persons in distress (the metro security was supposed to be replaced by the city police that day). See the story on CBC:

Montreal subway security guards had no choice but to stand by and watch a woman being beaten up by her partner at a downtown station because police now oversee the transit system, says the president of the guards’ union.

The incident occurred at the Berri-UQAM metro stop on Monday, the same day Montreal police announced they were taking over patrolling the public system.

Le Canada refuse des visas aux africains/ Canada refuses visas to Africans

On a récemment entendu parlé de Winnie Mandela qui n’a pas pu assister à une célébration qui lui rendait hommage à Toronto parce que le gouvernement canadien lui refusa le visa pour s’y rendre (on en parle notamment sur RFI, La Presse de Montréal et Grioo.com).

Le Canada applique une politique plus stricte d’octroi des visas. Notre équipe connaît des africains (kenyans) qui doivent obtenir des visas pour se déplacer de Nairobi vers Montréal. Pourtant, un canadien faisant le trajet inverse n’en aura pas besoin.

La dernière histoire en date est celle de deux travailleurs de Médecins Sans Frontières originaires du Nigéria qui se sont vu refuser l’entrée au Canada pour assister à une conférence:

La Presse (Laura-Julie Perreault)

Outré qu’Immigration Canada ait refusé de délivrer des visas à deux de ses employés du Nigeria, Médecins sans frontières Canada demande à la ministre Diane Finley de corriger la situation et de revoir au plus vite la politique de délivrance de visas «qui paraît – aux yeux de plusieurs – raciste à l’endroit de travailleurs humanitaires réputés» originaires d’Afrique, selon l’organisation.

«On entend toujours des organismes humanitaires, académiques et culturels canadiens qui ont de la difficulté à obtenir des visas pour des Africains. Ce n’est jamais le cas pour les Asiatiques. Il y a là matière à réflexion», s’est écriée hier la directrice des communications de Médecins sans frontières (MSF) Canada, Avril Benoît.

Un an après s’être battu bec et ongles pour que cinq de ses employés africains obtiennent des visas pour assister à la Conférence internationale sur le sida, à Toronto, MSF n’a pas digéré d’apprendre lundi que le haut-commissariat du Canada à Lagos a rejeté la demande de permis de résidence temporaire de Macaulay Kofoworola et du docteur Igbin Ayoola Ahmed, «deux étoiles montantes dans notre programme au Nigeria», selon Mme Benoît.

Les deux travailleurs humanitaires, qui sont des employés salariés de MSF depuis plusieurs années, doivent donner une conférence à Montréal sur un projet avant-gardiste de lutte contre le VIH, à l’occasion de l’assemblée annuelle de l’organisation, qui se tiendra du 15 au 17 juin.

MSF et ses deux employés nigérians ont dû fournir une kyrielle de documents (talons de chèques de paie, détails sur la famille, relevés bancaires, preuves de propriété foncière) au gouvernement canadien lors de la demande des visas. Dans la lettre de refus, le haut-commissariat a rejeté la demande de M. Ahmed en prétextant que la traite bancaire qui y était attachée n’était pas valable. Dans le cas de M. Kofoworola, l’agent d’immigration a dit ne pas être convaincu que ce dernier retournerait au Nigeria après la conférence.

«Les raisons du rejet sont très discutables dans les deux cas, notamment parce que la traite bancaire a été acceptée pour un des deux employés et non pour l’autre», a écrit la directrice des communications de MSF, dans une missive envoyée mardi à la ministre de l’Immigration.

En plus de demander une rencontre avec Mme Finley afin de discuter des problèmes récurrents d’obtention de visas pour son personnel africain, l’organisation humanitaire l’invite à délivrer rapidement un permis ministériel pour que les deux hommes puissent assister à la conférence.

«Il est regrettable que le gouvernement canadien bloque notre travail sur le terrain, qui est basé sur l’échange d’information entre nos employés canadiens et ceux qui proviennent des pays où nous avons nos programmes», a souligné Mme Benoît.

L’aile canadienne de MSF gère des missions d’aide humanitaire au Nigeria, en Côte-d’Ivoire, au Congo-Brazzaville, en Colombie et en Haïti.

Joint par La Presse hier, l’attaché de presse de la ministre fédérale de l’Immigration a noté qu’il ne pouvait divulguer aucune information sur les cas des deux Nigérians pour des raisons de confidentialité. «Le mérite de chaque cas est étudié individuellement, et il incombe aux demandeurs de démontrer aux agents d’immigration qu’ils ne comptent pas rester au Canada», a souligné Philippe Mailhot.

Recently, the canadian government refused to grant a visa to Winnie Mandela. She was invited in Toronto for an show honoring her. Canada seems to impose stricter rules regarding the grant of visa to Africans. Our team know people from Kenya who needed visa to flight from Nairobi to Kenya. But, Canadians don’t need one for a flight from Montreal to Nairobi.

The latest story is addressed in the above article (in french). It talks about two employees of “Médecin Sans Frontières ” of Nigerian descent. They were supposed to attend a conference in Montreal. It seems the government barred them.

Le Nigéria poursuit Pfizer pour 7 milliards de dollars/ Nigeria sues Pfizer for 7 billion dollars

Connaissez-le film “La constance du jardinier“? Il relate une histoire où une entreprise pharmaceutique étrangère effectue des tests illégaux sur des populations africaines. La réalité n’est pas aussi éloignée de la fiction puisque l’histoire de ce film est inspirée d’un fait réel. Celui des tests de l’entreprise Pfizer au Nigéria, pendant les années 1990 qui auraient fait des dizaines de victimes.

Selon Wikipédia:

Un rapport daté de 2001 a été rédigé par des experts du ministère fédéral de la santé du Nigeria. Il s’agit de cent pages intitulées “Commission d’enquête sur les essais cliniques de Trovan par le leader pharmaceutique mondial Pfizer à Kano en 1996”. La commission d’enquête nigériane n’aurait jamais été formée si le Washington Post n’avait, en décembre 2000, publié une enquête approfondie sur les essais cliniques que les laboratoires pharmaceutiques mènent dans les pays en développement.

[…]

Les rapporteurs établissent que Pfizer n’a jamais obtenu d’autorisation formelle des autorités de santé du Nigeria d’administrer le Trovan. Le rapport conclut que Pfizer a mené un “essai clinique illégal d’une molécule non encore homologuée”, et que cette opération, qui viole la loi du Nigeria, la Déclaration d’Helsinki sur l’éthique des essais cliniques et la Convention internationale des droits de l’enfant, “est un exemple parfait d’exploitation de l’ignorance”.

En 2001, à l’issue de cette enquête journalistique, trente familles nigérianes avaient porté plainte devant un tribunal new-yorkais contre l’utilisation de leurs enfants. Mais leurs avocats avaient toujours échoué à obtenir le rapport de la commission d’enquête.

Cinq ans durant, le rapport Nigérian est resté dans les tiroirs de l’administration locale. Il a été subtilisé et confié, début mai 2007, au Washington Post sous anonymat. Le Washington Post en fera état le 7 mai 2007.

  • Note: La trovafloxacine (Trovan®) est un antibiotique de type fluoroquinolone de quatrième génération commercialisé par Pfizer et qui est au centre de cette controverse.

Un mois plus tard, le journal La Presse de Montréal, annonce que le gouvernement du Nigéria agit contre Pfizer. La Presse de Montréal:

Le gouvernement nigérian a porté plainte contre le laboratoire américain Pfizer et lui demande de verser 7 milliards de dollars (5,2 mds euros) de dommages et intérêts. Abuja accuse le premier groupe pharmaceutique mondial d’avoir testé un médicament qui a tué ou laissé handicapé des enfants en 1996, selon des documents judiciaires.

La plainte au civil déposée dans la capitale est distincte des poursuites judiciaires lancées par un État du nord du Nigeria, qui demande dans une plainte déposée à Kano le paiement de 2 milliards de dollars (1,5 md) de dommages et intirjts pour des faits ressortant de la même étude médicale réalisée au milieu des années 1990.

Pfizer a rejeté les accusations portées contre lui à Kano, qui sont similaires à celles émanant de la plainte d’Abuja.

Dans la plainte déposée à Kano, les autorités affirment que Pfizer a mené une expérience illégale sur 200 enfants lors d’une épidémie de méningite survenue dans la principale ville de l’État, Kano, en 1996. Cette expérience se serait soldée par la mort de jusqu’à onze enfants et aurait provoqué des dommages cérébraux, paralysies et affections du langage chez d’autres.

Pfizer aurait administré à 100 de ces enfants un nouvel antibiotique, le Trovan. Il aurait donné aux autres enfants de faibles doses d’un médicament équivalent produit par Hoffmann-La Roche.

Cette procédure a provoqué la mort de 11 enfants alors que d’autres souffrent de handicaps (surdité, paralysie, atteinte au cerveau), selon les autorités nigérianes.

Pfizer a toujours affirmé que ces décès n’étaient pas liés au Trovan ni à un autre médicament administré à une dose inappropriée. Ce procès et une autre action connexe intentée contre Pfizer ont été reportés lundi, les avocats de la partie civile ne s’étant pas présentés devant le tribunal chargé de statuer sur le dossier.

Un tribunal fédéral de Manhattan a rejeté en 2001 une poursuite entamée contre Pfizer par des Nigérians handicapés qui disaient avoir participé à l’étude, mais les plaignants ont fait appel.

Les autorités de l’État de Kano imputent à l’affaire Pfizer la méfiance d’une bonne partie de l’opinion publique à l’encontre des programmes de santé du gouvernement, et particulièrement la campagne de vaccination des enfants contre la polio, qui rencontre une forte résistance dans le nord du pays.

Les dirigeants musulmans de l’État de Kano à grande majorité musulmane ont présenté l’affaire Pfizer comme la preuve d’une conspiration menée par les États-Unis. Des rumeurs selon lesquelles le vaccin contre la polio sert à inoculer le virus du SIDÀ ou rendre infertile accompagnent le boycott de la campagne publique dans le Kano et un autre État à majorité musulmane, celui de Zamfara.

Les programmes de vaccination ont repris au Nigeria en 2004 après un boycott de 11 mois mais l’éradication de la polio en a été retardée et une épidémie a gagné toute l’Afrique et le Moyen-Orient.

Pfizer s’est toujours défendu de causer la mort en effectuant des test illégaux. Pour l’entreprise:

Au moment de l’épidémie – la plus importante de l’histoire du pays selon lesPfizer représentants du domaine de la santé -, Pfizer croyait que Trovan constituerait un traitement contre la méningococcie qui permettrait de sauver des vies chez les dizaines de milliers de Nigérians qui étaient touchés par la maladie. Le but de l’étude était simple : trouver un traitement efficace contre une maladie qui avait des effets dévastateurs chez les Africains du sud du Sahara. [provenant du site canadien de la compagnie].

Il demeure que la Food and Drug Administration américaine a émis de sérieuses mises en garde quant à l’utilisation du médicament trois ans après que les tests au Nigéria aient été fait comme le déclare son site internet (en anglais). La FDA demande aux médecins de sérieusement jauger les risques de l’utilisation de ce médicament et de l’administrer seulement en cas extrême de besoin. En effet, ses effets secondaires peuvent sérieusement affecter le foie. On peut s’interroger sur les conditions d’administration du Trovan à des enfants pendant une période de tests où un contrôle équivalent à celui de la FDA était absent. (Même CNN en a parlé).

Une autre question qu’on peut se poser. Pourquoi a-t-il fallu que le rapport de la Commission soit subtilisé et dévoilé par le Wahington Post pour que le gouvernement du Nigéria lance sa poursuite contre Pfizer? N’est-ce pas ce même gouvernement qui a initié l’enquête initiale?

Do you know the movie “The constant gardener“? It is about a foreign pharmaceutical company doing illegal tests on an African population causing deaths. Reality isn’t really far from fiction since the movie drew its content from a story involving the tests done by Pfizer in Nigeria during the nineties.

Right now, Nigeria sues Pfizer for the tests it did:

ABUJA, Nigeria (AP) – The Nigerian government filed a lawsuit Monday against Pfizer Inc., asking for US$7 billion in damages over allegations the pharmaceutical giant conducted a drug experiment that led to deaths and disabilities among children more than a decade ago, court papers showed.

The civil case filed in the capital, Abuja,
is separate from a legal challenge launched in the northern state of Kano that seeks US$2 billion from Pfizer, although all the cases stem from the same mid-1990s drug study.

Pfizer has denied the charges in the Kano case, which are substantively similar to those in the Abuja-based suit.

In the civil suit filed in Kano, authorities allege Pfizer illegally conducted a drug experiment on 200 children during a meningitis epidemic in the state’s main city, also called Kano, in 1996, resulting in deaths, brain damage, paralysis and slurred speech in many of the children.

Pfizer treated 100 meningitis-infected children with an experimental antibiotic, Trovan. Another 100 children, who were control patients in the study, received an approved antibiotic, ceftriaxone _ but the dose was lower than recommended, the families’ lawyers alleged.

Up to 11 children in the study died, while others suffered physical disabilities and brain damage. But Pfizer always insisted its records show none of the deaths was linked to Trovan or substandard treatment. That civil suit is asking the judge to award Kano state US$2 billion. Both that case and a related criminal action against Pfizer officers were both postponed Monday after the plaintiff’s counsel failed to show up for the initial court hearing.

The judge hearing the case said criminal proceedings lodged against company officers would now begin July 4, while a related civil case seeking the monetary damages was to begin July 9.

State and company officials were not immediately available for comment. Nigeria’s government is in disarray after the May 29 inauguration of new governors, state assemblies and elected federal officers, including a new president.

In the Abuja civil case, the government is asking for US$500 million for treatment, compensation and support for the victims of the drug test and their families. Another US$450 million is earmarked for damages related to money spent to overcome societal misgivings related to the test, and US$1 billion is sought to pay for health programs. The federal government is also seeking US$5 billion as general damages.

New York-based Pfizer, the world’s largest drug maker, has denied any wrongdoing. A federal court in Manhattan dismissed a 2001 lawsuit by disabled Nigerians who allegedly took part in the study, but the case is under appeal.

Authorities in Kano state are blaming the Pfizer controversy for widespread suspicion of government public health policies, particularly the global effort to vaccinate children against polio, which has met strong resistance in northern Nigeria.

Islamic leaders in largely Muslim Kano had seized on the Pfizer controversy as evidence of a U.S.-led conspiracy. Rumors that polio vaccines spread AIDS or infertility spurred Kano and another heavily Muslim state, Zamfara, to boycott a long-term campaign to vaccinate millions.

Vaccination programs restarted in Nigeria in 2004, after an 11-month boycott. But the delay set back global eradication _ the boycott was blamed for causing an outbreak that spread the disease across Africa and into the Middle East.

The american Food and Drug Administration gave a warning about the drug three years after the test where done in Nigeria:

[The FDA] advised doctors to limit the prescription of Trovan after it had been found “strongly associated” with 14 cases of acute liver failure and six deaths. The FDA had received over 100 reports of liver problems in people taking Trovan, which was at that time being prescribed at a rate of 300,000 patients per month in the United States. Two days later the Committee for Proprietary Medicinal Products recommended to the European Commission that marketing approval of Trovan be suspended for a year.[From Wikipedia. You can also read a warning on the FDA’s website, even CNN also talked about it].

Now, we can wonder what were the conditions of Trovan tests performed on children when no controls from an agency such as the FDA were present…

Exploitation d’une immigrante dans la région de Montréal/ Immigrant exploitation in the Montreal area

Ne croyez pas que le problème de l’exploitation illégale des immigrants est un phénomène qui n’affecte que les “autres”. Ici même, dans la région de Montréal, une éthiopienne a été contrainte au travail forcé dans une résidence de Laval selon le Journal La Presse:

La GRC a procédé à l’arrestation de deux personnes liées au trafic d’êtres humains. Les présumés criminels ont été accusés mercredi d’avoir exploité une Éthiopienne de 29 ans en la contraignant à un travail forcé dans leur résidence de Laval.

Nichan Manoukian et sa conjointe, Manoudshag Saryboyadjian, sont les propriétaires de la résidence où aurait été exploitée la présumée victime. Ils font face à des accusations de traite des personnes, d’en avoir tiré un avantage matériel et de rétention de documents de voyage ou d’identité. Ces accusations en matière de traite des personnes sont une première au Canada à l’échelle internationale.

L’enquête a débuté à la suite de renseignements parvenus au Service de protection des citoyens de Laval voulant qu’une jeune Éthiopienne travaillait comme aide familiale dans une résidence. Cette jeune femme aurait par la suite confirmé, par l’entremise d’une tierce personne, que ses employeurs l’obligeaient à travailler sans arrêt.

Elle n’avait pas accès à ses papiers d’identité, on ne la laissait pas quitter la résidence seule et il lui était interdit d’utiliser le téléphone.

Les employeurs, qui auraient eu recours à la menace pour l’intimider, lui auraient fait comprendre à plusieurs reprises que si elle parlait de sa situation, les autorités canadiennes la retourneraient dans son pays.

Nichan Manoukian avait effectué une demande de visa de résident temporaire à titre de visiteur pour la jeune femme en 2004. Les demandes de prolongation du visa avaient toutefois été refusées. La jeune femme se trouvait donc dans une situation d’illégalité au Canada.

Ce qui est déplorable, c’est que les malfaiteurs soient eux-même des immigrants ou descendants d’immigrants. L’exploitation de son prochain est malheureusement un mal qui transcende les barrières raciales…

Don’t think the illegal exploitation of immigrant is somebody else’s problem because right here, in the Montreal area, immigrants are illegaly exploited like this article from the Globe and Mail shows:

The RCMP in Montreal have arrested two people on allegations of human trafficking.

An RCMP spokeswoman told a news conference Friday that a 29-year-old Ethiopian woman was forced to work round the clock at a residence in nearby Laval and that her travel documents were withheld by the couple.

The spokeswoman said it is the first time in Canada that human-trafficking charges have been laid in a case of international scope.

In the paper “La Presse de Montréal” the two arrested people can be identified as immigrants or descendant of immigrants themselves. It seems the exploitation of humans is an evil that transcends racial barriers…

Des enfants-soldats de l’armée tchadienne libérés/ Child soldier from Chadian army are set free

(lien en français, link in french)

Voici un nouvelle provenant de La Presse de Montréal qui traite des enfants soldats tchadiens:

Here is an article form the Montral paper “La Presse” talking about the situation of child soldiers in Chad.

La Presse:

Après l’avoir fermement nié, le gouvernement tchadien vient finalement de reconnaître que des mineurs servaient dans les rangs de son armée, comme la presse et les ONG témoins des combats contre la rébellion dans l’est du pays l’affirmaient depuis des mois.

Cette reconnaissance par les autorités de N’Djamena est intervenue mercredi, à la faveur de la signature d’un accord avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) prévoyant la protection et la démobilisation des enfants enrôlés dans l’armée nationale tchadienne (ANT).

«Le gouvernement s’est engagé à oeuvrer pour le bien-être des enfants. Dans cette logique, nous avons signé cet accord pour matérialiser notre bonne volonté (…) et libérer ces enfants des conflits armés», a déclaré à l’AFP le secrétaire d’État tchadien aux Relations extérieures, Moussa Djida Outman.

«Il y a quelques jours, des actions concrètes ont été posées en démobilisant plus de 300 enfants de l’armée nationale», a poursuivi M. Djida.

Ces enfants fréquentaient le centre de formation militaire de Mongo, dans le centre du pays. En l’inspectant la semaine dernière, une mission conjointe de l’Unicef et du gouvernement a recensé 400 enfants. «Une centaine» n’avait pas plus de 8 à 12 ans, selon un officier tchadien.

Depuis plusieurs mois, des ONG comme Human Rights Watch faisaient état de la présence d’enfants en tenues militaires et armés dans l’est du Tchad, aussi bien dans les rangs de l’armée gouvernementale que dans ceux des rebelles, tchadiens ou soudanais, et des milices locales.

La presse indépendante tchadienne a elle aussi dénoncé, photos à l’appui, le recrutement forcé de mineurs au sein de l’ANT. En octobre 2006, l’un de ces articles a valu quatre jours de garde à vue à un journaliste de l’hebdomadaire Notre Temps et suscité une riposte cinglante du ministre de la Défense, le général Bichara Issa Djadallah, contre ceux qui «salissent l’armée» sans preuve.

Jusqu’à la convention signée mercredi avec l’Unicef, les autorités avaient catégoriquement nié la présence de mineurs dans leurs troupes.

Le 17 janvier, le ministre des Affaires étrangères Ahmat Allami avait même demandé à l’agence onusienne de ne pas «prolonger la propagande menée sur la question par les milieux hostiles au gouvernement tchadien».

Mais, sous la pression, les autorités de N’Djamena ont finalement revu leur position. «Le gouvernement tchadien a dû changer de position car il lui était de plus en plus difficile de nier l’évidence», explique un diplomate.

«Le ministre français de la Défense Michèle Alliot-Marie avait écrit l’automne dernier une lettre à ce sujet au président (Idriss) Deby», poursuit ce diplomate. «Elle avait même menacé de retirer la base française» du Tchad.

«Le Tchad a officiellement reconnu il y a quelques mois la Cour pénale internationale (CPI), qui considère le recrutement d’enfants soldats comme un crime de guerre», précise un militant des droits de l’Homme. «Il était obligé de montrer de la bonne volonté sur ce dossier».

Malgré le pas en avant des autorités de N’Djamena, la question des enfants soldats est toutefois loin d’être réglée au Tchad. D’abord parce qu’ils sont dispersés aussi bien dans l’armée que dans la rébellion et les milices et qu’il n’en existe aucun recensement précis.

Mais aussi et surtout «à cause des efforts qui seront nécessaires pour leur faire regagner leur communauté», estime le représentant de l’Unicef au Tchad, Stephen Adkisson. «Cela va constituer un gros problème».