African migrants demand the right to stay in Germany

Thousands of African migrants live in Germany with no status. Many have made their way north after fleeing Libya during the NATO war, crossing the Mediterranean to the Italian island of Lampedusa, then to Germany. Over a hundred asylum seekers are in Berlin demanding the abolition of the “district pass laws for residence obligation (LandKreis Residenzflicht)” that forbid the rights to freedoom of movements for refugees in Germany and they demand that Germany give them work permits to work and live in the country. On the ground in Berlin, Roberto Nieto talks to Gwen and Doug about the situation.

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Un regard sur l’origine idéologique et institutionnelle du concept de la responsabilité de protéger

Un entretien de Mouloud Idir avec Rémi Bachand, professeur de droit international à l’UQAM et directeur du Centre d’études sur le droit international et la mondialisation, sur l’origine idéologique et institutionnelle du concept de la responsabilité de protéger, de la faiblesse juridique de cette notion, des contradictions de cette notion et de son instrumentalisation par les puissances occidentales. La discussion porte notamment sur la mise en application de ce concept l’an dernier par l’OTAN dans l’expédition punitive en Libye.

North Africa: Uprisings, usurpers and imperial adventures


Walter Turner speaks to Firoze Manji, editor-in-chief of Pambazuka News on Berkelely radio station KPFA’s Africa Today, with a focus on developments in North Africa and Libya. The programme also features a conversation with Sierra Leone-based Ibrahim Abdullah on the Arab Spring and the militarisation of Africa.

Pambazuka – North Africa: Uprisings, usurpers and imperial adventures

Analyse de la situation en Libye; The great green wall and a look at the situation in Malawi

La Libye après Kaddafi
Que penser de la situation actuelle en Libye? Avant la disparition de Kaddafi peu de pays africains avaient reconnu le Comité de transition nationale. Quels appuis ont reçu les différentes factions politiques et qui seront les leaders politiques de demain?
Mouloud Idir explique quelles sont les différentes forces politiques en présence et les défis qui se présentent.

[audio http://archives.ckut.ca/64/20110907.19.06-19.30.mp3]

The Great green wall
Gwen Schulman looks at the pros and cons of the proposed “great green wall” a project developed by the African Union to face desertification in South Sahara.

[audio http://archives.ckut.ca/64/20110907.19.32-19.42.mp3]

Ongoing social protests in Malawi
Amandla’s Doug Miller takes a look at the past weeks of popular mobilisations in Malawi.

[audio http://archives.ckut.ca/64/20110907.19.43-19.58.mp3]

Ces fils qui gouverneront/ Those sons who will be leaders

(Liens en français/ link in french)

Courrier International produced an article on the sons of African presidents who might be the next in line for the presidential seat.

Courrier International nous présente un article des fils de présidents africains destinés à succéder à leurs pères.

Ces fils de présidents qui s’apprêtent à diriger

16 août 2007.

La démocratie suppose d’accéder à la tête de l’Etat grâce à une élection. Un principe que nombre de dirigeants africains foulent aux pieds, se comportant comme des monarques. Le quotidien ivoirien Nord-Sud présente quelques futurs héritiers.

L’exemple togolais, pays où Gnassingbé Eyadéma, après trente-huit ans de règne, a passé la main à son fils Faure pourrait en inspirer bien d’autres. Beaucoup d’observateurs soupçonnent des chefs d’Etats africains de vouloir emprunter cette voie. Il se dit ainsi que le président égyptien Hosni Moubarak, au pouvoir depuis vingt-six ans, prépare son fils Gamal à lui succéder. En Libye, Mouammar Kadhafi, en poste depuis trente-huit ans, prend des dispositions pour que son fils lui succède. On prête les mêmes intentions à Abdoulaye Wade, qui verrait bien son fils Karim diriger le Sénégal après lui. Parfois les choses ne se passent pas toujours comme on l’avait prévu. Au Tchad, l’assassinat du fils d’Idriss Déby entraîne une redistribution des cartes.

Au Togo, Gnassingbé Eyadéma a préparé, par petites touches successives, son fils Faure Gnassingbé à prendre les rênes du pays. Si bien que, le 5 février 2005, après le décès d’Eyadéma père, le fils a aussitôt été désigné président par l’armée. Ce choix controversé a été avalisé par la majorité des députés togolais grâce à une révision express de la Constitution. Aujourd’hui, le successeur de Gnassingbé Eyadéma a réussi à se donner un vernis de légitimité après une élection en avril 2005, avec 60 % des suffrages exprimés.

Celui qui a hérité du pouvoir à Lomé [capitale du Togo] est le seul enfant du général Eyadéma a être entré en politique, à l’instigation de son père qui refusait que ses autres enfants descendent dans l’arène publique. Faure, avant de devenir président, exerçait les fonctions de ministre des Mines, de l’Equipement et des Télécommunications. Il était surtout le conseiller financier de son père pour les phosphates, la téléphonie et la prospection pétrolière. Il suivait les intérêts de la famille au sein de plusieurs entreprises “privatisées” installées dans la zone franche de Lomé (dirigée par son frère Kpatcha Gnassingbé).

En Libye, Seif Al-Islam semble bien placé pour succéder à son père. Propulsé sur la scène internationale par son rôle, entre autres, dans l’indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie et du DC 10 d’UTA et, aujourd’hui, la libération des infirmières bulgares, ce célibataire de 32 ans aux allures de play-boy serait en piste pour la course au pouvoir. L’architecte et peintre Seif Al-Islam, pour succéder à son père, dispose d’une machine de guerre : la Fondation Kadhafi. A la tête de cette organisation non gouvernementale, il est en fait le ministre officieux des Affaires étrangères libyennes.

Avant sa mort, Brahim Déby (assassiné le 2 juillet 2007 à Courbevoie, en France), fils du président tchadien Idriss Déby, avait occupé différentes fonctions au sein du pouvoir tchadien. Son père le destinait à sa succession. Diplômé en management d’une université de Montréal, au Canada, il avait été nommé secrétaire particulier du chef de l’Etat. Brahim était même surnommé “le petit président”. Mais, à N’Djamena [capitale du Tchad], il avait la réputation d’être un homme violent et imprévisible, capable de gifler des ministres en public.

Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade souhaiterait voir son fils reprendre sa place. Il en aurait fait la confidence au président français Nicolas Sarkozy. Expliquant au successeur de Jacques Chirac le bien-fondé de son choix, le chef de l’Etat sénégalais confie que c’est sur la suggestion d’un de ses amis français qu’il a décidé de mettre son fils à l’épreuve.

En Egypte, Gamal Moubarak se prépare. Il est déjà à la tête de la commission politique du parti de la majorité (en septembre il devrait, sauf imprévu, être promu secrétaire général du parti par le Raïs depuis son lit dans un hôpital allemand). Gamal Moubarak a réussi à placer un nombre important de ses hommes à la tête de ministères de souveraineté dans le nouveau gouvernement.

Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont pas exhaustifs, on voit aisément où mène une longévité exceptionnelle au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu’il est inscrit dans leurs gènes de diriger les autres. Cela pourrait donner des idées à certains.

Bakayoko Youssouf
Nord-Sud

Les convoitises pour l’uranium sèment la pagaille au Niger/ Longings for Niger’s uranium bring disorder in the country

(Links in french/ liens en français)

The exploitation of uranium in Niger brings problems that go beyond the basic risks ofArlit exploiting a dangerous mineral. Areva is accused by Niger to push the Tuareg rebellion in the north of the country in order to keep its privileges over the exploitation of uranium in that part of the country. Niger also accuses Libya to stir up rebellion as Tripoli also has an eye on the uranium. (See Courrier International, in french)

Il semble que l’uranium du Niger devient un enjeu qui dépasse les uniques conséquences liées à l’exploitation d’un minerai dangereux.

Courrier International :

L’affaire Areva ou la fin du monopole français sur l’uranium nigérien
Le groupe industriel français est accusé par le gouvernement nigérien d’entretenir la rébellion nordiste pour garder le contrôle de l’exploitation de l’uranium. L’affaire éclate à un moment où le Niger se tourne vers d’autres partenaires comme la Chine et le Canada.

Le Niger combat, depuis février 2007, une rébellion menée par le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) dans le nord du pays. Le MNJ se présente comme le défenseur de la cause des nomades touaregs, qui seraient persécutés par les gouvernements “sudistes” qui se succèdent à Niamey. “Certains actes, comme la pose de mines par ces groupes armés, n’ont en réalité rien d’une stratégie défensive, mais s’inscrivent dans la logique de leurs commanditaires visant à empêcher les recherches et l’exploitation de nos ressources minières”, s’insurge le président, Mamadou Tandja.

Qui se cache derrière les rebelles pour faire pression sur l’Etat nigérien ? Niamey désigne la Libye voisine. Tripoli est accusé de vouloir mettre la main sur les richesses minières du Niger. Le ministre libyen des Affaires étrangères a récemment fait parvenir à son homologue de Niamey une lettre revendiquant une vaste partie du Nord-Est nigérien, riche en uranium et, dit-on, en pétrole. Niamey accuse aussi ouvertement le groupe français Areva de soutenir la rébellion. Le directeur général d’Areva [Dominique Pin] a d’ailleurs été expulsé du Niger en juillet. Cette expulsion survient après celle de l’expert en sécurité d’Areva et la suspension sur le territoire nigérien de la diffusion de Radio France Internationale.

Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, exploite l’uranium nigérien depuis quarante ans. Le pays est le 5e producteur mondial de ce minerai. Deuxième employeur au Niger, juste après l’Etat, Areva achetait au Niger le kilogramme d’uranium à 27 300 francs CFA [41 euros], largement en dessous des prix du marché, qui se situent à 122 000 francs CFA le kilo [186 euros]. Ce marché de dupes remonte aux accords de défense de 1961, passés entre la France et certains pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Niger. D’un côté, l’ancienne puissance coloniale garantit la sécurité et la stabilité. En échange, ces pays lui réservent la primauté sur leurs ressources minières. L’uranium nigérien est une survivance de ce pacte colonial.

Mais aujourd’hui le Niger, qui n’a pas, depuis quarante ans, tiré profit de l’exploitation de ce minerai précieux, pense sérieusement à s’émanciper de la tutelle de la France. Profitant de la récente remontée des cours de l’uranium, Niamey a délivré des permis de recherche et d’exploitation à des entreprises chinoises et canadiennes. Mettant ainsi fin à la chasse gardée de la France. Les Français auraient-ils alors suscité, avec Areva, la rébellion du MNJ pour faire pression sur le gouvernement nigérien, dans l’espoir de conserver leur monopole ? Le Niger l’affirme.

L’affaire est délicate et stratégique. L’Hexagone a absolument besoin de cet uranium pour produire l’énergie qui permet d’éclairer les villes françaises. Nicolas Sarkozy, qui pérorait pendant la campagne présidentielle française que la France n’avait pas besoin de l’Afrique, est rattrapé par une réalité qui n’a jamais échappé à ses prédécesseurs. Il a choisi de calmer le jeu. Il vient de dépêcher à Niamey son ministre de la Coopération, Jean-Marie Bockel. Au terme de cette visite, Areva s’est engagé à relever le prix du kilo d’uranium à 40 000 francs CFA [61 euros]. Areva versera en outre un acompte de 15 milliards de francs CFA [23 millions d’euros] à l’Etat nigérien sur les dividendes qu’il attend, et lui livrera 300 tonnes d’uranium que le Niger vendra sur le marché international. Mais cette offre est encore loin des standards du marché. Areva et la France vont devoir se remuer face à la libre concurrence.
Ambroise Ebonda
Le Messager

Émission Amandla du 25 juillet 2007/ Amandla show from July 25th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 25 juillet dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Dénouement de la crise libyenne – un regard africain – en français. Des médias africains apportent leur propre analyse de la négociation entre l’Europe, la France et la Libye concernant la libération des infirmières bulgares et le médecin palestinien. C’est le cas du Pays (quotidien burkinabé), où on parle de “panne d’éthique”:

Le dossier des infirmières bulgares le confirme : la diplomatie internationale est sérieusement en panne au plan de l’éthique. Chacun se crée sa propre légitimité et exploite la moindre faille pour parvenir à ses fins. Désormais, exit les Nations unies, place au brigandage d’Etat, vive le troc et le chantage. Mais pendant encore combien de temps ?

Chaque jour, le même spectacle s’offre à nos yeux à travers la planète : francs-tireurs qui prennent leurs semblables pour des lapins égarés; prises d’otages; agressions caractérisées; occupations forcées de bâtiments, de terres, de villes, de territoires, etc. Des plus puissants aux plus petits, des plus décriés aux plus adulés, de plus en plus de pays semblent s’inspirer d’exemples dont l’opinion a pourtant dénoncé la non pertinence : les opérations “Tempête du désert” (Koweït), Guantanamo, la Palestine, le Liban, l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, la Bosnie, la Somalie, la Tchétchénie, etc.

Certes, dans le récent cas des infirmières bulgares de Benghazi, il est encore difficile de distinguer le vrai du faux dans les accusations. Mais, à y réfléchir, on se dit bien vite : “C’est de bonne guerre.” En raison même des tensions récurrentes auxquelles nous ont habitués Libyens et Occidentaux. Directement, parBulgarian nurses pays ou par personnes interposées ou non. Fort heureusement, les otages ont été libérés et aussitôt graciés une fois de retour en Bulgarie. Mais ne subiront-elles pas des séquelles après ces huit années passées en prison ? Qui a pu réellement se servir de qui, de quoi, quand, comment et pourquoi? Mais surtout, combien seront-ils encore à vouloir servir ailleurs la cause humaine ?

Le journal congolais “Le Potentiel” parle de l’enchère médiatique occidentale.

Agriculture biologique en Afrique de l’Est – en français. Les pays d’Afrique de l’Est se lancent dans l’agriculture biologique qui représente un marché mondial de 25 milliards de dollars par an. On parle notamment de café, coton, thé, cacao, miel, épices et légumes.

Interview avec Asad Ismi co-producteur de la série: The Ravaging of Africa – en anglais. Cette série est en quatre parties et trois ont été présentées à Amandla ces dernières semaines. Avant de présenter la dernière partie, Asad Ismi est interviewé et parle des gens présents dans la série ainsi que de l’importance de l’unité africaine.

The Ravaging of Africa: African Resistance – en anglais. Rediffusion d’une émission radio en quatre parties qui traite des impacts destructeurs de l’impérialisme américain en Afrique. “African Resistancecélèbre la libération de l’Afrique du Sud, la défaite des visées américaines au Congo et en Somalie ainsi que les diverses luttes pacifiques contre la domination américaine représentées notamment dans le Forum Social Mondial. Avec Wahu Kaara, Amade Suca, Mfuni Kazadi, Farah Maalim, Virginia Magwaza-Setshedi, Emilie Atchaka et Njeru Munyi.

Here are the subjects that were addressed in the July 25th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The outcome of the Libyan crisis: an african look – in french. African medias bring their own analysis on the negotiations that involved Europe, France and Libya in order to free the Bulgarian nurses and the Palestinian doctor. It is the case of “Le Pays (a burkinabe newspaper), who talks about an “ethical breakdown” . The Congolese newspaper”Le Potentiel” talks about the escalation of the news in western medias.

Bio-agriculture in Eastern Africa – in french. Eastern African countries are going into the bio-agriculture business which represents a yearly 25 billions dollars market worldwide. We notably talk about coffee, cotton, tea, honey, spices and vegetables.

Interview with Asad Ismi co-producer of the series: The Ravaging of AfricaAsad Ismiin english. The series is in four part and Amandla aired them for the past three weeks. Before presenting the last part. Asad Ismi is interviewed and talks about the people in the series and the importance of African unity.

The Ravaging of Africa: African Resistance – in english. It is a four-part radio documentary series about the destructive impact of U.S. imperialism on Africa. “African Resistance” celebrates the liberation of Southern Africa, the defeat of U.S. aims in the Congo and Somalia, as well as the diverse non-military struggles against U.S. domination that were represented at the World Social Forum. With Wahu Kaara, Amade Suca, Mfuni Kazadi, Farah Maalim, Virginia Magwaza-Setshedi, Emilie Atchaka and Njeru Munyi.

Le Maghreb ne veut pas de l’AFRICOM/ The Maghreb doesn’t want AFRICOM

Selon le Washington Post, l’Algérie et la Libye auraient fermé leurs portes aux États-Unis qui voulaient y installer leur poste de commandement militaire pour le continent africain, l’AFRICOM. Le Maroc, considéré comme un proche un allié par Washington, n’a pas non plus été très invitant lorsqu’on lui a proposé d’installer le poste de commandement sur son territoire.

Qu’est-ce que l’AFRICOM? Vous pouvez aller consulter le résumé de l’émission Amandla du 14 février 2007. Des liens y sont indiqués. Vous pouvez aussi voir ce que le gouvernement américain dit lui-même de ce centre de commandement en cliquant ici. Wikipedia donne aussi une excellente description de ce qu’est l’AFRICOM.

According to the Washington Post, countries from the Maghreb don’t want the opening of the AFRICOM in their territories. If you want to know what the AFRICOM is, read de summary of the Amandla show from February 14th 2007. There are links indicated there. You can also look at what the US governement say about the AFRICOM here. Wikipedia also has an excellent description of the AFRICOM.

Washington Post (By Craig Whitlock; Washington Post Foreign Service):

A U.S. delegation seeking a home for a new military command in Africa got a chilly reception during a tour of the northern half of the continent this month, running into opposition even in countries that enjoy friendly relations with the Pentagon.

Algeria and Libya separately ruled out hosting the Defense Department‘s planned Africa Command, known as AFRICOM, and said they were firmly against any of their neighbors doing so either. U.S. diplomats said they were disappointed by the depth of opposition, given that the Bush administration has bolstered ties with both countries on security matters in recent years.

Morocco, which has been mentioned as a possible site for the new command and is one of the strongest U.S. allies in the region, didn’t roll out the welcome mat, either. After the U.S. delegation visited Rabat, the capital, on June 11, the Moroccan foreign ministry strongly denied a claim by an opposition political party that the kingdom had already offered to host AFRICOM. A ministry statement called the claim “baseless information.”

Rachid Tlemcani, a professor of political science at the University of Algiers, said the stern response from North African governments was a reflection of public opposition to U.S. policies in the predominantly Muslim region.

“People on the street assume their governments have already had too many dealings with the U.S. in the war on terror at the expense of the rule of law,” said Tlemcani, who is also a scholar with the Carnegie Endowment for International Peace. “The regimes realize the whole idea is very unpopular.”

The Bush administration announced in February that it intends to create a separate military command for Africa this year. Responsibility for U.S. militaryFlorida, and the European Command, based in Stuttgart, Germany. operations on the continent is now divided primarily between the Central Command, based in

As they search for a place to put a headquarters for the new command, U.S. officials have tried to allay concerns in Africa that the Pentagon has warlike designs in the region.

Ryan Henry, leader of the U.S. delegation and principal deputy undersecretary of defense for policy, said the main mission for the command would be to stabilize weak or poor countries by training local security forces and doling out humanitarian aid.

“It’s mostly a headquarters and planning focus,” he said after meeting with Moroccan officials. “AFRICOM doesn’t mean that there would be additional U.S. forces put on the continent.”

Henry said no decision had been made about where to locate the command headquarters, which is expected to have 400 to 1,000 people.

During a stop in Algeria, Henry suggested that the Pentagon might “network” the command from several sites in Africa, rather than have a single headquarters. “If at all possible, that’s the way we’d like to proceed,” he told journalists during a briefing at the U.S. Embassy in Algiers.

Defense officials acknowledge that one reason they are paying more attention to Africa is because the continent provides an increasingly large share of the U.S. supply of imported oil and natural gas.

Bush administration officials have also touted the new command as a key part of their strategy for countering terrorism threats on the continent. Al-Qaeda-affiliated groups have experienced a resurgence in North and East Africa in recent years.

A group calling itself al-Qaeda in the Islamic Maghreb asserted responsibility for simultaneous suicide attacks in Algiers in April that killed 33 people. Suicide bombers have also struck Casablanca, Morocco, on three occasions since March, including an attack on the U.S. Consulate.

Since 2003, the Pentagon has developed a regional counterterrorism partnership with several impoverished countries in North Africa, including Mali, Niger, Senegal and Chad. Defense officials say parts of the vast Sahara and neighboring regions serve as training and recruiting grounds for extremist groups, in part because local forces are unable to patrol their own territory.

Rear Adm. William H. McRaven, commander of U.S. Special Forces in Europe and most of Africa, said the counterterrorism training programs are designed to avoid a large U.S. military presence and usually involve units of only 10 to 15 people, who spend a few months in Africa at a time.

“Some nations remain somewhat concerned about too overt of a U.S. presence in the area,” McRaven said in an interview in April. “But the nature of the special operations forces is that we can come in with a very small footprint. We can do that without a lot of visibility.”

The North African counterterrorism partnership is headed by the State Department and also includes economic and humanitarian aid programs delivered by civil affairs units. But Tlemcani, the Algerian political scientist, said the U.S. government needed to do much more on those fronts before taking a more prominent military role in Africa.

“The best way to build a strategic relationship is with socioeconomic programs, which haven’t been funded very well,” he said by telephone from Beirut.

La Libye demande l’aide d’experts d’Harvard pour développer son économie/ Libya calls for Harvard experts to help improve her economy

(Liens en anglais/ all links in english)

C’est le monde à l’envers! Mouammar Kadhafi, président de Libye, qui a déjà accusé les États-Unis de vouloir piller ses ressources pétrolières, fait maintenant affaire avec un groupe d’experts dirigé par l’illustre Michael Porter, un expert d’Harvard, pour développer son économie et faire de la Libye “la Norvège d’Afrique”. Cet article du Seattle Times est surprenant.

De plus, Michael Porter n’a pas un petit curriculum, loin de là.

Bien que sortie tout récemment dans les grands médias, cette histoire a déjà été traitée dans les revues économiques comme Business Week.

Il semble donc que la Libye s’attelle finalement à l’économie néo-libérale. Qui de mieux que cette délégation pour lui montrer comment s’attacher comme il faut!

Where is this world going? Muammar Gadhafi who said the United States wanted to plunder Libya’s oil resources, has just summoned a US delegation of economists in Libya. Lead by the renowned Michael Porter from Harvard, the delegation should help Libya improve her economy:

If it succeeds, Libya could become “the Norway of North Africa”.

Michael Porter has an impressive curriculum which you can see here.

This story just came out in the mainstream medias, but the business press, like Business Week, mentionned this story a while ago.

It seems Libya finally decided to tie herself up to the neoliberal economy. Who’s better than that delegation to show her how to tighten the knot.