Le Soudan enfreint l’embargo. Est-ce une surprise?/ Sudan breaks the embargo. Is it a surprise?

According to “La Presse de Montréal ” (taken from the AFP), Sudan keeps breaking the arms embargo imposed by the United Nations. But knowing the tricks Sudan used in the past, which were shown in this blog, we aren’t really surprised with this report. And the presence of russian helicopters mentioned in this report was also addressed in other blogs too. For example: Publius Pundit.

Selon la Presse de Montréal (repris de l’AFP), le Soudan continue à enfreindre l’Embargo sur les armes imposé par l’ONU. Avec ce que nous avons déjà présenté comme tours de “passe-passe”que le Soudan est capable de faire on peut cyniquement ne pas être surpris de ce constat.

La Presse:

Agence France-Presse
Londres

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a affirmé jeudi que le gouvernement soudanais continuait d’enfreindre l’embargo sur les armes imposé au Darfour par les Nations unies.

S’appuyant sur trois photographies prises selon elle en juillet à l’aéroport de Geneina, capitale du Darfour-ouest, l’association basée à Londres affirme que «le gouvernement soudanais continue à déployer des équipements militaires offensifs au Darfour malgré l’embargo de l’ONU sur les armes et les accords de paix».

Russian helicopterSelon Amnesty, une première photographie montre des soldats de l’armée soudanaise en train de décharger des conteneurs d’un Antonov, avion de fabrication russe, sur des camions militaires à l’aéroport de Geneina. Les deux autres montrent sur ce même aéroport des hélicoptères militaires (Mi-17 et Mi-24) fournis par la Russie en 2005 et 2006, selon Amnesty.

L’ONU a imposé un embargo sur la vente et la livraison d’armes au Darfour pour les organisations non-gouvernementales en juillet 2004, étendu en 2005 à toutes les parties au conflit.

Dans un rapport publié en mai, Amnesty avait déjà accusé le Soudan d’enfreindre cet embargo, affirmant que des armes fournies par la Chine et la Russie étaient utilisées au Darfour.

Le conflit qui sévit depuis plus de quatre ans au Darfour a fait 200 000 morts et deux millions de déplacés, selon l’ONU, des chiffres contestés par le Soudan, qui parle de 9000 morts.

Amnesty a appelé jeudi les Nations unies à «agir résolument pour s’assurer que l’embargo est effectivement respecté», plaidant notamment pour la présence «d’observateurs de l’ONU dans tous les ports du Soudan et du Darfour».

«La prolifération de petites armes et de véhicules militarisés au Darfour a entraîné des attaques de convois d’aide humanitaire et d’autres attaques dévastatrices contre les civils», a-t-elle également déploré, faisant référence à des rapports d’attaques dans le sud-Darfour.

Le Conseil de sécurité a voté le 31 juillet pour le déploiement au Darfour d’une force mixte ONU-UÀ de 26 000 hommes. Son déploiement total n’est toutefois pas attendu avant le milieu de l’année 2008.

«Si des armes continuent à affluer au Darfour et si les soldats de maintien de la paix n’ont pas le pouvoir de désarmer et de démobiliser tous les groupes armés d’opposition et la milice Janjawid, la capacité de la nouvelle force de paix à protéger les civils sera grandement entravée», a prévenu Amnesty.

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La Sierra Leone donne une leçon de démocratie/ Sierra Leone gives a lesson of democracy

Oui, c’est vrai, la démocratie ce n’est pas juste organiser des élections transparentes, mais il de

meure que peu d’obeservateurs auraient envisagés une telle éventualité en Sierra Leone. D’autres pays africians devraient s’inspirer de l’exemple sierra léonais comme l’indique cet article:

Sierra Leone: Elections – Un exemple à méditer

Le Pays (Ouagadougou)

Cheick Beldh’or Sigue

Affublé de sa fantaisiste camisole démocratique qu’il n’a pas réussi à ôter de la vue du reste du monde, notamment lors du premier tour des législatives, le Congo aurait dû mettre, pour ce coup-ci, un point d’honneur à réussir le second tour du scrutin législatif.

Hélas, le sursaut n’aura pas eu lieu, le pays de Denis Sassou N’Guesso venant de prouver, comme il en a l’habitude, qu’il n’est pas encore mûr pour la démocratie, en attestent les nombreuses irrégularités constatées lors de ce second tour.

Alors qu’il se montre toujours incapable de quitter les sentiers de la médiocrité, en termes d’organisation de scrutins, confirmant ainsi tout le mal que d’aucuns disent de la démocratie dans ce pays, voilà qu’un tout petit pays d’Afrique, l’un des plus pauvres au monde, qui vient de se réveiller de son long cauchemar, le double sur ses deux flancs, puisqu’il entame déjà son entrée triomphale dans la cour des grandes nations démocratiques.

De fait, la Sierra Leone qui vient de réussir le pari d’organiser l’une des élections les plus propres jamais tenues sur le continent africain, devrait inspirer tous ces pays, à la tête desquels se trouvent des pseudo-démocrates qui, jusque-là, refusent d’évoluer avec leur temps. Pourvu que les différents candidats aux élections en Sierra Leone soient conséquents jusqu’au bout et acceptent le verdict des urnes.

Il semble aussi que l’ONU est satisfaite des élections:

Sierra Leone: Ambiance sereine pendant les élections, se félicite Ban Ki-moon

United Nations (New York)

14 Août 2007

Le Secrétaire général a exprimé sa satisfaction concernant la tenue des élections en Sierra Leone, qui se sont déroulées le 11 août dans une ambiance calme et ont connu un fort taux de participation.

Ban Ki-moon a félicité les sierra-léonais pour « leur engagement en faveur de la consolidation de la paix et de la démocratie dans leur pays », dans un communiqué publié aujourd’hui à New York.

Il a également loué le travail de la Commission électorale nationale et des agences de sécurité qui ont permis le déroulement satisfaisant du processus électoral.

Par ailleurs, il a remercié les participants nationaux et internationaux qui ont fourni une aide matérielle et technique à la Commission électorale, ainsi que les observateurs des élections.

Il a encouragé la population du Sierra Leone à continuer de respecter le calme et l’ordre, et à résoudre d’éventuels conflits à travers les mécanismes légaux existants.

« Attendez patiemment les résultats, et gardez ce même esprit ce tolérance qui vous avez montré pendant la campagne », a déclaré de son côté Victor Angelo, le Représentant exécutif du Secrétaire général dans le pays, dans un communiqué publié à Freetown.

Par ailleurs, à la suite de questions posées sur l’avancée du décompte des voix dans le district de Kenema, dans l’est du pays, un communiqué de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) publié aujourd’hui à Freetown assure que tout le processus s’est déroulé comme prévu et dans le respect des procédures établies.

Les 274 bureaux de votes ont été pourvus de 274 enveloppes protégées contre de possibles fraudes. Chaque enveloppe contient les résultats de chaque bureau et contient la signature des officiers électoraux et des représentants des partis politiques.

Ces enveloppes, cachetées, seront centralisées au bureau des élections du district de Kenema avant d’être acheminées à Freetown, comme c’est déjà le cas pour 51 d’entre elles.

Le dépouillement du scrutin se poursuivra dans les prochains jours.

Vous voulez réellement savoir comment se sont déroulées les élections. Visitez “Sweet Sierra Leone“. Ce bloggueur vous fait un descriptif des lieux et événements…En anglais.

Elections in Sierra Leone were peaceful say United Nations:

Sierra Leone: Secretary-General Welcomes Peaceful Staging of Polls

UN News Service (New York)

13 August 2007

New York

Welcoming the successful staging of Sierra Leone’s first presidential and parliamentary elections since United Nations peacekeepers departed at the end of 2005, Secretary-General Ban Ki-moon today urged the people of the West African country to maintain calm as the votes are counted in the days ahead.

Mr. Ban was pleased to learn that the balloting took place on Saturday “in a generally peaceful atmosphere, with high voter turnout,” his spokesperson said in a statement.

“The Secretary-General congratulates the people of Sierra Leone for showing their commitment to the consolidation of peace and democracy in their country, and commends the National Electoral Commission (NEC) and Sierra Leone’s security agencies for putting in place security and administrative arrangements that facilitated the efficient conduct of the polling process,” the statement said.

As vote counting continues over the coming days, Mr. Ban called on all Sierra Leoneans “to preserve an atmosphere of calm and public order, and to resolve any potential disputes through the established legal channels.”

The Secretary-General’s views echo earlier remarks by his Executive Representative in Sierra Leone, Victor Angelo, who noted that UN officials were assisting NEC staff and both national and international observers were also monitoring the process.

The UN Integrated Office in Sierra Leone (UNIOSIL) also issued two statements today after questions were raised in Kailahun and Kenema districts about the processing of election results there.

UNIOSIL said the processing of results was going according to plan, and the tamper-evident envelopes containing the consolidated results for each polling centre “are very safe and cannot be tampered with.”

Saturday’s vote was Sierra Leone’s second since the end of the decade-long civil war in 2002, and the first since the withdrawal of the UN Mission in Sierra Leone (UNAMSIL) in December 2005.

Who are the candidates?

THE TOP PRESIDENTIAL CANDIDATES

Solomon Berewa

SLPP

Berewa, currently Sierra Leone’s vice president, is the candidate of the ruling Sierra Leone People’s Party (SLPP). He played an active part in the peace negotiations, including the Lome Peace Agreement of 1999, that ended the country’s war.

Ernest Koroma

APC

Koroma, representing the All People’s Congress (APC), is the youngest of the candidates. He currently serves as the minority leader in parliament. During his tenure, the APC won nearly every seat in the Western Area in 2004 local elections. His background is in business and insurance. He was managing director of Reliance Insurance Trust Corporation from 1988 until the March 2002 elections.

Charles Margai

PMDC

The son of Sierra Leone’s second Prime Minister, Margai formed the People’s Movement for Democratic Change (PMDC) following internal disputes in his previous party, the SLPP. A successful attorney, he led the defense of the 11 accused persons in a high-profile treason trial in 1987. He was elected president of the Sierra Leone Bar Association in 2004.

 

 

If you want to really know how the elections went visit “Sweet Sierra Leone“. The blogger gives a description of how it went.

The english section of Al-Jazeera (yes Al-Jazeera) did a coverage a few days ago on Sierra Leone preparing for the elections:

Une relève pour l’AMISOM?/ Replacements for the AMISOM?

(Liens en français/ links in french)

The AMISOM is the African Union Mission to Somalia that was deployed in March 2007. According to “La Presse de Montreal” (source AFP), we’ll have to wait a while before the force is replaced by United Nations troops.

L’AMISOM est la Mission de l’Union Africaine en Somalie qui a été déployée en mars 2007. Le site “Opérations de paix” donne une bonne description de la mission, son mandat, et les événements qui soulignent sa présence. Selon La Presse de Montréal (source AFP), il faudra attendre un moment avant qu’elle soit relevée par des troupes de l’ONU:

Le Conseil de sécurité de l’ONU va réaffirmer son soutien à l’Amisom, la force de l’Union africaine (UA) en Somalie, mais attendra des circonstances plus favorables pour la remplacer éventuellement par une force de l’ONU, ont indiqué lundi des diplomates.

La Grande-Bretagne déposera cette semaine un projet de résolution approuvant le renouvellement pour six mois du mandat de l’Amisom décidé le 18 juillet par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, ont-ils précisé à l’issue de consultations sur la situation en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par seize ans de guerre civile.

L’Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio, la capitale, mais elle est en sous-effectif et sous-financée.

Sur un effectif autorisé de 8 000 hommes, la force africaine ne compte aujourd’hui que 1 700 hommes, en provenance d’Ouganda, a indiqué à la presse François Fall, représentant spécial de l’ONU en Somalie. Elle attend prochainement 1 500 hommes envoyés par le Burundi et devrait recevoir aussi des contributions -non chiffrées- du Nigeria et du Ghana, a-t-il ajouté.

L’UA souhaite que l’ONU prenne le relais de l’Amisom à la fin de son mandat, à la fin de l’année. Mais selon un diplomate occidental, la hiérarchie de l’ONU est réticente à cette idée, tant que la paix ne règne pas dans le pays.

L’ONU est déjà intervenue en Somalie, au début des années 90, et en garde un douloureux souvenir: l’opération s’était soldée par un fiasco avec la mort de 151 Casques bleus.

«Nous ne sommes pas encore prêts à prendre le relais» de l’Amisom, a déclaré le représentant adjoint de la Chine à l’ONU, Liu Zhenmin. Selon lui, le Conseil de sécurité pourrait demander au secrétaire général, Ban Ki-moon, de lui proposer un plan de soutien à l’Amisom, «quelque chose d’intermédiaire entre le déploiement d’une force de l’ONU et ne rien faire».

«L’objectif serait d’adopter une résolution permettant aux Nations unies d’être beaucoup plus présentes en Somalie», a confirmé l’ambassadeur du Congo Pascal Gayama, qui préside le Conseil en août.

«En Somalie, nous devons passer de l’unilatéralisme à un soutien multilatéral de manière beaucoup plus vigoureuse et cohérente», a-t-il ajouté, estimant que «la communauté internationale ne doit pas donner l’impression qu’elle se désintéresse de la Somalie».

UN troops help smuggle gold in DRC/ Les casques bleus aident les trafiquants d’or en RDC

(Liens en anglais/ links in english)

Selon, Jackaranda, la BBC a obtenu un rapport confidentiel des Nations Unies indiquant que des casques bleus pakistanais présents en République démocratique du Congo fournissent une escorte armée, un hébergement et de la nourriture aux trafiquants d’or de l’est du pays.

From Jackaranda:

By Martin Plaut BBC News.

Pakistan is the largest contributor to the UN peacekeeping effort. The BBC has obtained an internal UN report examining allegations of gold smuggling by Pakistani peacekeepers in the Democratic Republic of Congo.
It concluded that Pakistani officers provided armed escorts, hospitality and food to gold smugglers in east Congo.
The confidential report recommended the case be referred to Islamabad for appropriate action against the troops.

[…]

Les Belges et le pillage de l’or de la République Démocratique du Congo/ Belgians and the plundering of the gold from the Democratic Republic of Congo

(Liens en français/ links in french)

According to the belgian newspaper, La Libre Belgique, gold and tin are plundered by Belgians in DRC provoking a reaction by Belgium’s Foreign Affairs’ minister, Karel De Gucht, who asked for more precisions on the matter by the United Nations’ experts.

Voici une révélation du journal, La Libre Belgique concernant l’iplivation de Belges dans le pillages des resosurces aurifères de RDC:

Pillage de l’est du pays : des Belges impliqués?
M. F. C.

Mis en ligne le 28/07/2007
– – – – – – – – – – –
Karel De Gucht (voir photo) a fait demander des précisions aux experts de l’Onu.

Nos confrères du “Morgen” indiquaient vendredi que, selon un récent rapport d’experts de l’Onu, la Belgique reste la plaque tournante de l’or en provenance de l’est du Congo, avec lequel des armes illégales sont achetées. La Belgique est, en outre, de loin, le plus gros acheteur d’étain en provenance de cette région, et le bénéfice finit dans les poches de chefs de guerre, indique notre confrère flamand.

En réponse à cet article, le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a publié un communiqué indiquant que notre ambassadeur à l’Onu a demandé à “recevoir les indices fondés de l’implication éventuelle de ressortissants ou de sociétés belges dans le financement de milices et groupes armés” au Congo. S’il y a “des indices fondés (…) je transmettrai ces informations au parquet fédéral qui engagera l’action adaptée”, indique le ministre.

M. De Gucht précise que “la justice belge a d’ores et déjà commencé à étudier un certain nombre de questions mentionnées dans le rapport”, dont une tentative de vente de pyrochlore.

Une action de la Monuc

De GuchtM. De Gucht insiste sur la “priorité” que représente pour la Belgique la transparence au sujet de l’exploitation des richesses naturelles. Il suggère que l’on fasse “effectuer l’inventaire des réseaux existants, par, par exemple, le groupe d’experts des nations unies”, mais estime aussi que la Monuc (Mission de l’Onu au Congo) doit soutenir “activement le désarmement de ces groupes armés par les forces de combat congolaise (FARDC) et agir au niveau de leur financement”.

Jusqu’ici, malgré une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu lui rappelant qu’elle est habilitée “à utiliser tous les moyens nécessaires” pour défendre les civils congolais menacés par des groupes armés, la Monuc préfère se contenter d’appuyer l’armée congolaise – qui n’est pas très entreprenante contre les groupes armés, notamment en raison de l’attitude ambigüe, en la matière, du pouvoir de Kinshasa.

© La Libre Belgique 2007

  • Note. Il faut savoir que, selon Wikipédia, Karel De Gucht “a multiplié les critiques sur la capacité des dirigeants congolais, et en particulier Joseph Kabila, en sortant selon certains des réserves que son statut diplomatique devrait imposer. Ces attaques étaient assorties d’une polémique liée à l’apparition de tracts diffamants sur la naissance supposée de Kabila. De Gucht a également suscité de vives critiques en montrant le Rwanda comme un modèle qu’il opposait à un Congo corrompu.” Dansd la versionanglais on spécifie que ces commentaires on refroidit les relatios entre la RDC et la Belgique mais pour une courte présiode seulement.

Émissions Amandla du 20 et du 27 juin 2007/ Amandla shows from June 20th and 27th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant les émissions Amandla du 20 et 27 juin dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez les télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Le 27 juin

Entrevue avec Béatrice Umutesi présentant son livre: “Fuir Umutesiou mourir au Zaïre. Le vécu d’une réfugiée rwandaise” – en français. Mme Umutesi est une ancienne réfugiée originaire du Rwanda qui s’enfuit au Zaïre suite au génocide rwandais. Elle travaillait comme coordonnatrice d’ONG avant de fuir au Zaïre. Elle découvre que le Front Patriotique Rwandais (FPR), mouvement de libération qui est aujourd’hui au pouvoir au Rwanda, aurait aussi perpétré des massacres contre les hutus pendant le génocide. La situation rwandaise a donc été plus confuse que ce qu’a bien voulu présenter la presse internationale. Paradoxalement, c’est le FPR que Mme Umutesi dut fuir. Elle quitte pour le Zaïre. Mais la guerre la rejoint avec des soldats du Rwanda qui traversent la frontière pour attaquer les camps de réfugiés. Mme Umutesi dut encore fuir marchant 2000 km dans la jungle congolaise pour trouver la paix.

Décès de Ousmane Sembène (photo plus bas) – en français et anglais. Icône du cinéma africain, né en Casamance (Sénégal). Revue de sa carrière et de sa vie. Il a écrit 5 romans, 5 recueils nouvelles et 14 films.

Les États-Unis cherchent une base pour l’AFRICOM – en anglais. Tel que présenté dans le blog, les pays d’Afrique du Nord refusent d’héberger l’AFRICOM sur leur territoire.

 

L’Union Européenne négocie une entente de libre-échange avec la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) – en anglais. Une telle entente lierait l’une des plus riches régions du monde avec l’une des plus pauvre. Les négociations ne se font donc surement pas sur une base “d’égal à égal”. L’Europe pourrait avoir un accès total au marché de la CEDEAO.

Comment le monde arabe ignore le Darfour – en anglais. Analyse d’un article paru dans le New Internationalist, intitulé “Salaam Darfur”, et qui critique le silence et même le déni du monde arabe devant les événements du Darfur. Cet article a été écrit par deux activiste arabes: Moataz El Fegiery et Ridwan Ziyada.

 

Le 20 juin

 

Émission entièrement en anglais.

Commentaires sur les discussions entre le Front Polisario et le Maroc sous les auspices des Nations Unies – en anglais. Les discussions se sont faites sous les regards d’observateurs Algériens et Mauritaniens. Elles se sont tenues à la suite d’une résolution de l’ONU datant d’avril 2007. Jusqu’à maintenant, rien n’a bougé, si ce n’est la décision de continuer les discussions en août 2007. Pendant ce temps, une génération de réfugiés vit toujours en Algérie, et beaucoup d’entre eux n’ont jamais vu le Sahara Occidental.

Découverte du pétrole au Ghana – en anglais. Le Ghana espère exploiter son pétrole sans tomber dans le piège de la mauvaise gestion de la ressource.

SIDA et développement en Afrique – en anglais. SIDA et développement ont mauvaise presse en Afrique. Le SIDA n’est pas qu’un enjeu de santé publique, il bloque le développement économique. Même dans un pays riche comme le Botswana, il peut faire des ravages.

Grèves générales en Afrique du Sud – en anglais. L’Afrique Du Sud entre dans sa 18ème-19ème journée de grève générale alors que les syndicats et le gouvernement n’arrivent pas à s’entendre. Des reportages provenant du terrain sont présentés.

Here are the subjects that were addressed in the June 20th and 27th Amandla radio shows on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the shows here (link valid for two months only).

June 27th

United States try to find an african base for AFRICOM – in english. Countries from Northern Africa don’t want the opening of the base. The subject was addressed in a previous post.

European Union wants to build a free trade deal with ECOWAS (Economic Community of West African States) – in english. This agreement could link one of the wealthiest zone of the world with the poorest countries of the world. This deal might not be negotiated in equal terms. Europe could have total access to the ECOWAS countries…

Death of Ousmane Sembène (see picture) – in english and french. Born in Casamance Ousmane Sembène(Senegal), he was the first african film director to have an international recognition. Review of his career and his life. He wrote 5 novels, 5 short story book, and 14 films. He died on June 10th 2007.

How the arab world ignores Darfur – in english. Analysis of an article from the New Internationalist (“Salaam darfur”) who criticizes the heavy silence and denial from the Arab world regarding the events occuring in Darfur. It was written by two arabic human rights activists: Moataz El Fegiery and Ridwan Ziyada.

Interview with Béatrice Umutesi author of the book: “Surviving the slaughter. The ordeal of a Rwandan refugee in Zaïre” – in french. Mrs Umutesi is a former Rwandan refugee who fled the genocide and went to Zaïre (today called Democratic Republic of Congo). She worked for an NGO before fleeing to Zaïre. She discovered that the Rwandan Patriotic Front (FPR), the liberation movement in Rwanda who’s now in power, also perpetrated mass murders against the Hutus during the genocide. The situation in Rwanda was therefore more complex than what the international medias depicted. Oddly enough, it’s the FPR Mrs Umutesi had to run from. She fled to Zaïre. But the war caught on her with Rwandan troops crossing the border and attacking refugee camps. She had to run into the jungle and walk 2000 km to find a safe place!

June 20th

Show entirely in english.

Comments on the talks between the Polisario and Morocco under United Nations’ auspices – in english. Talks were held between Morocco and Polisario front with observers from Algeria and Mauritania. They were held following a resolution from April 2007. So far, they lead to nothing concrete and they will continue in August 2007. Meanwhile, a generation of refugees still live in Algeria and most of them were born there and have never seen Western Sahara.

Oil found in Ghana – in english. Ghana hopes to exploit its oil without falling into mismanagement.

AIDS and development in Africa – in english. AIDS and development are treated negatively in Africa. AIDS isn’t just a health issue; it hinders economic development and social capabilities. Even in a rich african country like Botswana, it can be a really serious problem.

General strikes in South Africa – english. South Africa enters its 18-19th day of general strike as the unions and the government can’t find an agreement. Reports from the field are presented.

Voici un court vidéo d’Ousmane Sembène recevant “l’Akira Kurosawa” award au Festvial de film de SanFrancisco en 1993. Here is a short video of Ousmane Sembène receiving the Akira Kurosawa award at the 1993 San Francisco International Film Festival:

Ban Ki Moon trouve des causes environnementales à la crise du Darfour/Ban Ki Moon finds environmental causes to the Darfur crisis

(Liens en anglais/links in english)

Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, indique dans un article du Washington Post que la crise du Darfour a une origine dont l’une des causes est environnementale (voir plus bas).

Ban Ki Moon, secretary-general of the United Nations, wrote an article in the Washington Post about the Darfur crisis. He specifically points to the environmental causes of the crisis:

Just over a week ago, leaders of the world’s industrialized nations met in Heiligendamm, Germany, for their annual summit. Our modest goal: to win a breakthrough on climate change. And we got it — an agreement to cutBan Ki Moon greenhouse gases by 50 percent before 2050. Especially gratifying for me is that the methods will be negotiated via the United Nations, better ensuring that our efforts will be mutually reinforcing.

This week, the global focus shifted. Tough but patient diplomacy produced another win, as yet modest in scope but large in humanitarian potential. Sudanese President Omar al-Bashir accepted a plan to deploy, at long last, a joint United Nations-African Union peacekeeping force in Darfur. This agreement, too, is personally gratifying. I have made Darfur a top priority and have invested considerable effort, often far from public view, toward this goal.

Clearly, uncertainties remain. This deal, like others before it, could yet come undone. It could be several months before the first new troops arrive and longer before the full 23,000-member contingent is in place. Meanwhile, the fighting will probably go on, even if less intensely and despite our many calls for a cease-fire. Still, in a conflict that has claimed more than 200,000 lives during four years of diplomatic inertia, this is significant progress, especially considering that it has come in only five months.

It would be natural to view these as distinct developments. In fact, they are linked. Almost invariably, we discuss Darfur in a convenient military and political shorthand — an ethnic conflict pitting Arab militias against black rebels and farmers. Look to its roots, though, and you discover a more complex dynamic. Amid the diverse social and political causes, the Darfur conflict began as an ecological crisis, arising at least in part from climate change.

Two decades ago, the rains in southern Sudan began to fail. According to U.N. statistics, average precipitation has declined some 40 percent since the early 1980s [our emphasis]. Scientists at first considered this to be an unfortunate quirk of nature. But subsequent investigation found that it coincided with a rise in temperatures of the Indian Ocean, disrupting seasonal monsoons. This suggests that the drying of sub-Saharan Africa derives, to some degree, from man-made global warming.

It is no accident that the violence in Darfur erupted during the drought. Until then, Arab nomadic herders had lived amicably with settled farmers. A recent Atlantic Monthly article by Stephan Faris describes how black farmers would welcome herders as they crisscrossed the land, grazing their camels and sharing wells. But once the rains stopped, farmers fenced their land for fear it would be ruined by the passing herds. For the first time in memory, there was no longer enough food and water for all. Fighting broke out. By 2003, it evolved into the full-fledged tragedy we witness today.

A U.N. peacekeeping force will help moderate the violence and keep humanitarian aid flowing, saving many lives. Yet that is only a first step, as I emphasized to my colleagues at the summit in Germany. Any peace in Darfur must be built on solutions that go to the root causes of the conflict. We can hope for the return of more than 2 million refugees. We can safeguard villages and help rebuild homes. But what to do about the essential dilemma — the fact that there’s no longer enough good land to go around?

A political solution is required. My special envoy for Darfur, Jan Eliasson, and his A.U. counterpart, Salim Ahmed Salim, have worked out a road map, beginning with a political dialogue between rebel leaders and the government and culminating in formal negotiations for peace. The initial steps could be taken by this summer.

Ultimately, however, any real solution to Darfur’s troubles involves sustained economic development. Precisely what shape that might take is unclear. But we must begin thinking about it. New technologies can help, such as genetically modified grains that thrive in arid soils or new irrigation and water storage techniques. There must be money for new roads and communications infrastructure, not to mention health, education, sanitation and social reconstruction programs. The international community needs to help organize these efforts, teaming with the Sudanese government as well as the international aid agencies and nongovernmental organizations working so heroically on the ground.

The stakes go well beyond Darfur. Jeffrey Sachs, the Columbia University economist and one of my senior advisers, notes that the violence in Somalia grows from a similarly volatile mix of food and water insecurity. So do the troubles in Ivory Coast and Burkina Faso.

There are many other parts of the world where such problems will arise, for which any solutions we find in Darfur will be relevant. We have made slow but steady progress in recent weeks. The people of Darfur have suffered too much, for too long. Now the real work begins.

Regarding the peacekeeping force, Daimnation states that Sudan doesn’t want non-african U.N. troops in its territory and we agree:

Restricting the UN element mainly to African armies will go a long way to ensuring its ineffectiveness…

And that may be why Sudan asks for an African Union involvement in the peacekeeping force.

Le cas du Sahara Occidental devant l’ONU…encore/ Western Sahara’s case handled by the United Nations…again

(Lien en français/ link in french)

Voici un article d’Afrik.com qui traite des négociations qui ont présentement lieu à l’ONU au sujet du Sahara Occidental:

Here is an article from Afrik.com addressing the issue of Western Sahara and the ongoing negociations at the United Nations:

Afrik.com (Joan Tilouine):

L’avenir du Sahara occidental entre les mains de l’ONU
L’organisation encadrera des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario

Autonomie ou indépendance, le statut de l’ex-colonie espagnole du Sahara occidental est actuellement en cours de négociation sous la houlette des Nations Unies. Le mois d’avril a été particulièrement prolifique sur le plan diplomatique et marque la volonté apparente de l’ONU de trouver une solution consensuelle entre les deux belligérants. Le rapport de force entre le Maroc et le mouvement pour l’indépendance de ce territoire, le Front Polisario, est désormais arbitré par l’organisation internationale qui ouvre la voie à des négociations directes.

Lundi dernier, à l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé le Maroc et le Front Polisario à « engager des négociations sans conditions préalables et de bonne foi, en prenant en compte les événements des derniers mois, afin de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette d’assurer l’autodétermination du Sahara occidental ».

Un satisfecit pour les Sahraouis du Front Polisario, tant cette résolution 1754 élude le projet d’autonomie marocain au profit du principe du droit inaliénable à l’autodétermination. Même son de cloche pour l’Algérie, soutien inaltérable des indépendantistes, qui salue la médiation onusienne et adhère à sa démarche préconisant les négociations directes. Après plus de trente années de lutte éreintante du peuple sahraoui pour l’accès à l’indépendance, l’ONU apparaît comme le cadre le plus adéquat pour négocier une solution politique. Dans sa résolution, l’ONU se félicite « des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement prenant note également de la proposition du Front Polisario présentée au secrétaire général le 10 avril 2007 ».

Deux visions opposées de l’avenir du Sahara Occidental

Des émissaires du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon sont attendus au Maroc et en Algérie vers le 15 mai pour définir les cadres des négociations. « Nous allons décider des cas pratiques et établir le cadre, la date et le lieu pour entamer les négociations », a annoncé le représentant du Polisario aux Etats-Unis, Mohammed Boukhari. Médiation américaine, c’est ce que propose l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, Thomas Riley, qui s’est dit « prêt à faciliter les négociations » entre les deux camps.

Toutefois, deux conceptions s’opposent, deux visions pour le statut futur du Sahara occidental mais surtout deux intérêts incompatibles. Pour le Royaume chérifien, la souveraineté sur ses « provinces du sud » ne peut être remise en cause. Le plan d’autonomie présenté à l’ONU, et défendu mordicus, vise à confier aux sahraouis la gestion interne du territoire maintenu sous tutelle marocaine. Pour Rabat, ce projet constitue « la seule et unique solution » pour mettre un terme à ce conflit sans fin. Un plan naturellement approuvé par les membres du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes, un organe marocain composé de sahraouis favorable à la mainmise, négociée, du Royaume sur le Sud. Un projet fermement rejeté par le Front Polisario, attaché à l’organisation d’un référendum. Annexion ou indépendance, telles sont les deux options.

L’O.N.U. devant des portes closes pour le Darfour/ United Nations in front of closed doors for Darfur.

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et son nouveau chef adjoint aux affaires humanitaires, John Holmes font face à des portes closes en essayant d’apporter des solutions au conflit du Darfour. En effet, Ban n’a pas pu convaincre le président égyptien Hosni Moubarak de faire pression sur son homologue soudanais, Omar Al-Bashir. Pendant ce temps, John Holmes n’a pas pu visiter un camp de déplacés, l’armée soudanaise lui bloquant le chemin:

“Après une réunion avec des ONG à Kutum (dans le nord du Darfour), le convoi de M. Holmes, qui voulait se rendre dans le camp de déplacés proche de Kassab, a été bloqué par un barrage de l’armée soudanaise en dépit des autorisations obtenues auprès des autorités et des services de sécurité”, a déclaré à l’AFP, la porte-parole le bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA), Dawn Elizabeth Blalock.

“M. Holmes s’est dit frustré et agacé par cette interdiction et a dit qu’il peut comprendre désormais les difficultés que rencontrent les ONG” dans leur travail au Darfour, a ajouté la porte-parole qui accompagne le responsable de l’ONU, jointe par téléphone à partir de Khartoum.

Selon elle, M. Holmes a l’intention de porter l’affaire devant les hauts responsables soudanais.

The new United Nations general secretary Ban Ki-moon, and John Holmes, his new Under-Secretary-General for Humanitarian Affairs and Emergency Relief Coordinator, are facing closed doors in their efforts to bring a solution to the Darfur conflict. Indeed, Ban couldn’t convince Egyptian president Hosni Mubarak to put pressure on his Sudanese counterpart, Omar Al-Bashir:

At a morning meeting with the Egyptian president here, Ban said he had asked for help in changing the mind of the Sudanese leader, Omar Hassan al-Bashir, who has been defying United Nations requests to put troops into Darfur to help the overwhelmed African Union mission there.

Government and rebel violence in Darfur has left 200,000 people dead and 2.5 million displaced.

“The issue is not pressure, the issue is discussions between the government of Sudan and the rebels,” said Ahmed Aboul Gheit, the Egyptian foreign minister, who appeared at a news conference with Ban.

“First we have to enlarge the political process,” Aboul Gheit said, explaining that the main objective is to get rebel groups that have not signed a peace accord on board.

Ban said he had told Mubarak that while he had appealed in the past mainly to African nations to help curb the calamity of Darfur, “at this time Arab leaders should also try to help this worsening situation.”

Appearing resigned to the rejection, Ban said, “I expect that President Mubarak and other leaders in the region will take their time and look at this issue more seriously so that the efforts of the United Nations and the African Union can address this issue as soon as possible.”

During this time, John Holmes couldn’t enter Darfur to visit refugee camps (link in french), the Sudanese army blocking the way. Holmes had all the authorization papers to enter, and he said he understood why the NGOs had so much trouble moving in the area being in the same situation himself.