Mercenaires en Afrique

Mouloud Idir jette un regard sur un article d’Alain Vicky intitulé “Mercenaires africains pour guerres américaines” paru dans l’édition du mai du Monde diplomatique.

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Décryptage de la campagne Kony2012

Un court décryptage de la campagne Kony2012 est proposé avec Arianne Brunet et Sophie Toupin.

Amandla: Analyse de la crise kenyane/ Analysis of the Kenyan crisis

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 9 janvier 2008 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise

Commentaires, analyses et entrevues sur la crise que vit le Kenya – Commentaires de Diana et de Moussa.

Vous pouvez écouter cette chronique en cliquant ici.

Voici un article du Courrier International (reprenant l’original anglais de la revue brtitannique: New Stateman) qui traite de la situation en prenant un point de vue différent de celui des grands médias.

 

Partie française

Burundi: Annonce du Forum National des femmes ex-combattantes avec pour thème: ” Ensemble pour un Burundi meilleur “ – Le Forum se tient le 8 et 9 janvier à Bujumbura. Cliquer ici pour entendre la chronique de Moussa et qui provient du site Burundais: Burundi Réalités.

Impacts de la situation kenyane sur les pays voisins – Les États comme le Burundi, l’Ouganda, le Rwanda et l’est de la République Démocratique du Congo (Nord-Kivu) subissent les conséquences de la crise au Kenya. La population vit une augmentation des prix des denrées alimentaires et énergétiques. Commentaires de Moussa, tirés des sites Burundi Réalités et Ouestaf.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the January 2nd 2008 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

 

 

English part.

Comments, analysis and interviews on the Kenyan crisis – Comments from Diana and Moussa.

You can listen to the discussion here.

Here is an article from the British paper, New Stateman, which deals with the subject, but with a different point of view compared to the mainstream media.

French part.

Burundi: National Forum on Women Ex-fighters which bears the slogan: “Together for a better Burundi” – The Forum is held between January 8 and 9, in Bujumbura. Click here to listen Moussa’s comments which are taken from the website: Burundi Réalités (in french).

Impacts of the Kenyan crisis on the neighboring countries – States like Burundi, Uganda, Rwanda and the East of the Democratic Republic of Congo (Nord-Kivu) suffer the consequences of Kenya’s crisis. The population is subject to a raise in food and oil prices. Comments by Moussa, coming from the websites: Burundi Réalités and Ouestaf (both in french).

 

Émission Amandla du 9 mai 2007/ Amandla show from May 9th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 9 mai dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Interview avec la présidente d’AMARC-Africa (World Association ofGrace Githaiga Community Broadcasters (AMARC) Africa): Grace Githaiga (photo ci-contre) – en anglais. Elle est aussi directrice-exécutive d’Econews Africa. Elle nous parle de l’impact des radios communautaires en Afrique de l’Est (Ouganda, Kenya, Tanzanie). Elles opèrent dans différents contextes politiques et abordent les sujets liés à la justice sociale.

Analyse sur une division au sein du parti d’opposition zimbabwéen, le MDC – en anglais. Analyse tirée du New-York Times. Le Movement for Democratic Change vit un tumulte interne, alors que la situation sur le terrain s’aggrave. En effet, depuis longtemps déjà, la population du Zimbabwe est affamée et rien n’est fait pour améliorer sa condition (voir Zimonline).

Mini-revue de la musique ghanéenne – en anglais.

Les agro-industries, nourrir la planète ou gonfler les profits?- en français. Analyse de l’industrie agro-alimentaire tirée du site d’Agoravox. On s’inquiète de la mainmise des multinationales de l’alimentation qui contrôlent la chaîne alimentaire et qui transforment la faim en marché.

Scandale à la Banque Mondiale – en français. Analyse du pétrin dans lequel Paul Wolfowitz, président de la Banque Mondiale s’est mis.
Here are the subjects that were addressed in the May 9th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

Interview with the president of l’AMARC-Africa (World Association of Community Broadcasters (AMARC) Africa): Grace Githaiga (see picture above) – in english. She’s also the executive director of Econews Africa. She talks about the impacts of community radios in eastern Africa (Uganda, Kenya and Tanzania). They operate in different political contexts and are located in places where there are no other radios. They address social justice issues which makes them popular and the public response is important.

Mini-review on music in Ghana – in english.

Analysis of a split within the MDC, the zimbawean opposition party – in english. Taken from the New-York Times. A split occurs within the MDC (Movement for Democratic Change) while the situation in Zimbawe worsen. People are starving and nothing seems to be done.

The agrobusiness, feeding the world or pumping up profits ? – in french. Analysis of the agrobusiness from the Agoravox website. The influence of that industry is worrying. The agro-multinationals control the food chain and turns hunger into a market.

Scandal at the Worldbank – in french. Analysis of the trouble that Paul Wolfowitz, president of the Worldbank, has fallen into.

L’Ouganda, seul en Somalie/ Uganda, alone in Somalia

Selon Courrier International, les Ougandais commencent à regretter leur aventure en Somalie. Surtout qu’aucun autre États africain ne participe à la force d’interposition:

Le 29 mars dernier, l’armée éthiopienne, présente à Mogadiscio, a lancé une violente offensive contre les milices islamistes. Les affrontements ont fait de nombreuses victimes, parmi lesquelles un soldat ougandais appartenant à la force de paix de l’Union africaine. Le quotidien de Kampala The New Vision remet en cause la participation de son pays à cette force.

La flambée de violence insensée qui touche la Somalie a fait sa première victime dans les rangs ougandais. Le caporal Wilberforce Rwegira a donné sa vie pour son pays et pour l’Afrique. Il avait une noble mission, il était venu aider un voisin. Il a participé à une opération non agressive de stabilisation en Somalie. Il est mort en faisant son devoir, en protégeant le palais présidentiel, Villa Somalia.

Jusqu’à maintenant, l’Ouganda a été le seul pays à répondre à l’appel pour le maintien de la paix en Somalie. Des cinquante nations de ce vaste continent, c’est le seul à avoir tenu parole en déployant rapidement deux bataillons dans la Corne de l’Afrique, déchirée par la guerre et l’anarchie.

L’Ouganda a agi de la sorte pour mettre un terme à la prolifération incontrôlée des armes et pour ramener la paix et la sécurité dans la région, guidé par l’idée qu’il était temps d’appliquer des “solutions africaines aux problèmes africains”. Après des siècles d’interventions étrangères, les Africains se chargeraient enfin de leurs affaires.

Mais l’Ouganda a été lâchement abandonné par ses frères de l’Union africaine (UA). Ceux-ci ne se sont engagés à envoyer que la moitié des 8 000 soldats nécessaires sur place. Pis encore, certains traînent maintenant des pieds et laissent l’Ouganda dans une impasse.

Les Ethiopiens ne peuvent pas se retirer tant que les troupes de maintien de la paix de l’UA ne seront pas suffisantes sur place. Mais la présence des forces éthiopiennes à Mogadiscio ne fait que jeter de l’huile sur le feu en raison de l’ancienne hostilité entre les deux pays. C’est comme si les soldats soudanais se battaient dans les rues de Kampala.

Il est grand temps pour l’UA et ses membres de passer à l’action après les déclarations solennelles qu’ils font si volontiers lors de leurs différents sommets et d’envoyer des troupes en nombre suffisant pour sauver ce qui est peut-être la dernière chance de pacification de la Somalie et de la région.

En l’absence d’action concrète immédiate, non seulement les forces ougandaises se trouveraient confrontées à un risque inacceptable, mais la population tout entière serait également condamnée à d’interminables souffrances. L’Ouganda ne peut continuer à porter ce fardeau tout seul. L’Union africaine doit prendre ses responsabilités.

Here is an editorial from the Ugandan newspaper, The New Vision, it criticizes the inaction of the African Union in Somalia while Uganda had his first soldier killed:

 The first Ugandan soldier died in the senseless violence of Somalia. He gave his life for his country and for Africa. His mission was an honourable one. He was sent to assist a neighbour in need. He took part in a well-intentioned operation to stabilise Somalia. He died performing his duty: protecting the presidential palace, Villa Somalia.

Uganda is the only country so far that has headed the call for peacekeeping troops in Somalia. It is the only country in this formidable continent of over 50 states that kept its word and promptly deployed two battalions in the anarchic, war-stricken Horn of Africa nation.

Uganda did so because it wanted to stem the uncontrolled proliferation of arms and restore peace and security in the region, driven by a belief that it was time for ‘African solutions to African problems’. Finally, after centuries of foreign interventions, Africans themselves would take charge of their own affairs.

Uganda has been let down miserably by its brothers in the African Union. Only half of the required 8,000 strong peacekeeping force has so far been pledged. Worse still, even the countries that promised to contribute troops are dragging their feet, leaving Ugandans in a precarious catch-22 situation.

The Ethiopians cannot withdraw before enough AU peacekeepers are in place. Yet, the continued presence of Ethiopian troops in Mogadishu is fuelling the conflict, considering the long-time hostility between the two countries. It would be like Sudanese troops fighting in the streets of Kampala.

It is high time the AU and its member states acted on the pompous declarations they ever so often make in their various summits and expeditiously deploy a credible force to save this latest and possibly final opportunity to pacify Somalia and the region.

Failure to act now will not only expose Ugandan peacekeepers to unacceptable risks but also condemn an entire population to prolonged suffering and death. Uganda cannot continue to bear the brunt of this mission alone. The AU must assume its responsibility.

Déforestation en Ouganda/ Uganda’s deforestation

L’Ouganda n’est pas seulement au prise avec son mouvement rebelle au Nord (L’armée de résistance du Seigneur) ou avec ses 1500 soldats engagés en Somalie. Le pays est aussi aux prise avec un ennemi plus insidieux: la déforestation. Selon l’ONU, le pays pourrait perdre TOUT son couvert forestier d’ici 50 ans!.

Uganda isn’t only engaged in battles against the rebels from the North (Lord’s Resistance Army) or in Somalia with 1500 soldiers fighting over there; the country must face a more insidious enemy: deforestation. According to the United Nations, Uganda could loose ALL his forests within the next 50 years!

IRIN:

Uganda could lose all its forest cover in 50 years if the current rate of destruction is not reversed, thereby upsetting the ecosystem and exposing the country to further environmental degradation, analysts have warned.

“Forests and trees have been cut at rates that exceed sustainable levels; characterised by the prevention of forest regeneration by grazing and fires,” Paul Drichi, director of technical services at the National Forestry Authority (NFA), said.

“Many urban and peri-urban forest reserves are also under threat of degazettement for industrial development and housing,” he added.

About 4.9 million hectares of forest cover existed in Uganda in the early 1990s but this had decreased to 3.6 million hectares in 2005, an annual depletion rate of 2 percent. This is considered high by international standards, Drichi added.

Various experts said the current rate of deforestation was already causing environmental-related problems in some parts of Uganda. Regions that used to be cold and malaria-free have experienced rising temperatures, providing good conditions for disease spread.

Comment sortir l’Ouganda de la pauvreté?/ How to drag Uganda out from poverty?

(Liens en anglais/ links in english)

Voici un commentaire paru dans le journal ougandais Sunday Monitor. Il est écrit par Teddy Sseezi-Cheeye qui explique comment l’épargne nationale doit devenir une des clefs du développement de l’Ouganda.

Here is a commentary in the ugandan newspaper Sunday Monitor. It’s written by Teddy Sseezi-Cheeye who says that national savings coming from the population must become a key element for the development of Uganda. The last words of the commentary are:

In Africa we do not seem to care about the suffering or even death of our people because many do not actively participate in any meaningful economic activity and therefore are not seen as valuable clients. Therefore, development in African countries, like Uganda, might continue to be elusive until African leaders recognise that the main drivers of development must be the Africans themselves; not foreign investors. Foreign investors can only complement local initiative.

Émission Amandla du 28 février 2007/ Amandla show of February 28th 2007

Voici quelques sujets qui ont été abordés dans l’émission du 28 février dernier d’Amandla.

– La court pénale internationale identifie les premiers suspects responsables des atrocités du Darfour – en anglais. La CPI appelle le ministre soudanais Ahmed Haroun et le chef “janjawid”Ali Mohammed Ali à comparaître – en anglais.

-Survol de la situation du SIDA au Malawi – en anglais.

– L’héritage de Maurice Papon durant la guerre d’Algérie – en français. Maurice Papon est décédé le 17 février 2007 à 96 ans. Il est connu pour son passé de collaborateur avec les nazis lorsque ceux-ci occupaient la France durant la deuxième Guerre Mondiale. Mais, il a joué un rôle en tant que préfet de police de Paris étant responsable d’une sanglante répression le 17 octobre 1961. Selon Françoise Thull et Marianne Arens du World Socialist Web Site:

Un référendum sur l’autodétermination de l’Algérie a lieu en France en janvier 1961 qui se solde par 75,2 % de oui. En février l’OAS (Organisation de l’Armée secrète) est fondée – une organisation secrète qui lutte par le terrorisme pour une Algérie française. Elle est constituée par des pieds-noirs (colons français d’Algérie) et des membres de l’armée et organisera des attentats jusqu’à fin 1962. Le FLN riposte en organisant également des attentats en France.

En octobre 1961 la situation s’aggrave et l’atmosphère est chauffée parmi les policiers. Les paroles de Papon, prononcées le 2 octobre 1961 sont reproduites comme suit: «Pour un coup reçu, nous en rendrons dix.» Il encourage les policiers à tirer les premiers: «… on vous couvrira, vous serez en état de légitime défense.»

Dès l’après-midi du 17 octobre, Papon rassemble les forces de police bien équipées et les rafles au faciès commencent systématiquement avec l’arrivée des Algériens dans le centre de Paris. Dans la soirée, les bruits circulent parmi les policiers disant que des Algériens avaient tiré sur des policiers – ce sont de fausses nouvelles. Il s’ensuit un massacre sanglant d’une extrême brutalité. Des groupes d’Algériens sont refoulés sans cesse entre l’Opéra et la Place de la République. Au Pont de Neuilly des coups de feu éclatent et des témoins observent comment des policiers jettent des blessés dans la Seine – certains criant même qu’ils ne savent pas nager.

Près des bouches de métro les Algériens sont arrêtés par les policiers et embarqués dans les cars de police et les bus de la RATP pour les conduire au Palais des Sports à la Porte de Versailles, au stade de Coubertin voire au tristement célèbre Vél’-d’Hiv’ où, en 1942, des milliers de juifs avaient été rassemblés avant leur déportation. Des «comités d’accueil» de la police se livrent à des brutalités meurtrières sur les Algériens.

Dans la cour de la préfecture de la police sur l’Ile de la Cité de plus en plus d’Algériens sont amenés et tabassés en présence de Papon, certains même étranglés. Un policier délégué du syndicat de la police est tellement écoeuré qu’il intervient auprès du contrôleur général de Paris pour faire cesser ce massacre. Vers minuit, plusieurs policiers sous le choc vont voir le journaliste Claude Bourdet du journal France Observateur, et lui rapportent que 50 Algériens viennent d’être tués dans la cour de la préfecture de la police, avant d’être jetés dans la Seine.

Dans le courant de cette nuit, d’après les chiffres actuels, 11730 Algériens seront interpellés et transportés à différents endroits, dont le camp d’internement du Bois de Vincennes. Des semaines durant, des cadavres seront repêchés dans la Seine. Quand Claude Bourdet, lors d’une session au conseil de Paris le 27 octobre interroge Papon directement sur les événements, celui-ci garde le silence.

Le bilan officiel fait état de trois morts – il s’agirait de règlements de compte entre factions rivales d’Algériens. L’action de la police s’était réduite à faire monter des Nord-Africains dans des autobus pour leur propre sécurité et ceux-ci ne se seraient pas fait prier. Voilà la version qui a prédominé durant plus de trente ans dans l’opinion publique.

– Situation précaire des Twas de l’Ouganda et des Masaï du Kenya expulsés de leurs terres pour faire place à des parcs nationaux – en français. Les BINGO (Big International Non-Governmental Organizations) comme le WWF (World Wildlife Fund) ou Conservation International forcent l’expulsion des Twas et des Masaïs de leurs terres . En fait, 14 millions d’Africains sont ainsi déplacés, non pas à cause de la guerre ou de la présence d’entreprises étrangères mais au nom de la sauvegarde de la nature. La protection de l’environnement est en soit une bonne initiative mais elle soulève des questions légitimes quand des milliers de km2 s’ajoutent chaque années sous forme de parcs forçant la relocalisation de populations et qui ne refermeront que 10% de la biodiversité du continent!

Here are the subjects that we talked about during the last Amandla show (February 28th 2007).

– The International CriminalCourt identifies the first suspects responsible of the atrocities done in Darfur, Sudan – in english. The ICC asks the sudanese minister Ahmed Haroun and the ‘janjawid’ leader ali Muhammed ali to appear in court.

– Overview of the AIDS situation in Malawi – in english.

– The legacy of Maurice Papon during the Algeria war – in french. Maurice Papon died on February 17th 2007 at 96 (link in french). He is known to have collaborated with the nazis while they occupied France during the Second World War. But, he is also known as the prefect of police of Paris who’s responsible of a bloody crackdown in October 17th 1961. According to Françoise Thull et Marianne Arens of the World Socialist Web Site, Papon orderer the police to violently repress protesters of algerian decsent, following a serie of terrorists act from the algerian FLN (Front de Libération National) in France and the result of a referendum giving a 75.2% of “Yes” to the autodetermination of Algeria.

– The Situation of the Twas and Masai populations in Uganda and Kenya threatened by the expansion of National parks – in french. The BINGOs (Big International Non-Governmental Organizations) like WWF (World Wildlife Fund) and Conservation International are evicting the Twas and Masai from their land. In fact, 14 millions africans are displaced that way, not because of wars or foreign companies activitie, but in the name of environmental protection. Now, protecting the environment is a good initiative, but it raises legitimate questions when thousands of square kilometers of lands are turned into parks, and evict people, but will hold only 10% of the biodiversity of the continent!

Les troupes ougandaises entrent en Somalie/ Ugandan troops enter Somalia

Selon le journal le Monitor (lien anglais), les troupes ougandaises entrent en Somalie aujourd’hui. Elles devraient comprendre 1400 soldats qui arriveront à Baidoa, “l’autre capitale” de Somalie, dans le cadre de la mission de paix de l’Union Africaine dans ce pays. La situation somalienne est complexe, mais on peut dire que le gouvernement officiel a eu l’appui de l’Éthiopie et des États-Unis pour anéantir l’influence du Tribunal islamique qui contrôlait de facto la grande région de Mogadiscio et la Somalie (exceptions faites du Puntland et du Somaliland). Une mission de paix a été organisé par l’ONU et implique la présence de troupes des pays africains voisins dont l’Ouganda.

Or, on a remarqué des mouvements de troupes rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army) en RDC et en République Centrafricaine mais le président Museveni a tenu a souligner qu’il ne lancera pas d’attaque contre eux tant que les efforts seront concentrés en Somalie. Il avertit toutefois que l’UPDF (armée nationale) reste sur ses gardes. Il faut savoir que l’armée de terre ougandaise compte environ 45000 hommes. Un envoi de 1400/1500 hommes en Somalie est donc supportable.

Les milices somaliennes qui luttent contre la présence éthiopienne ont menacé de s’en prendre aussi aux troupes ougandaises. Museveni tente de les apaiser, mais c’est difficile quand on sait que le financement de la mission est américain, et que la présence du général américain William E. ‘Kip’ Ward en Ouganda laisse croire à une opération téléguidée de Washington. (Il faut rappeler que les États-Unis ont procédé à plusieurs bombardement des milicies islamiste ces derniers mois).

Selon Jeune Afrique, la totalité des forces africaines attendues en Somalie

sera composée de 8.500 hommes de l’Ouganda, du Burundi, du Malawi, du Ghana et du Nigeria, tandis que l’Algérie et l’Egypte apporteront un soutien logistique.

According to the Ugandan newspaper, the Monitor, Ugandan troops will enter Somalia today. They should include 1400 soldiers (link in french) which will arrive in the “other capital city” of Somalia, Baidoa, under an African Union mission in this country.

The Monitor:

Sources said President Yoweri Museveni yesterday held two separate State House meetings with Defence Minister Crispus Kiyonga and Chief of Defence Forces Aronda Nyakairima to finalise details of the deployment.

It emerged that military hardware was being secretly transported from Jinja, where the Somalia-destined troops are currently residing, to the airbase in Entebbe. A source said construction materials, water tanks and heavy armament were already at the airport, as “the final word” is awaited.

The situation in Somalia is complex but we can briefly say that the offical government received the support of Ethiopia and the United States to crush the Islamic Courts’ influence which controlled most part of Mogadishu and Somalia (with the exceptions of Puntland and Somaliland). A peace mission was organized by the United Nations and involved the presence of troops from neighboring african countries.

But Uganda Watch has noticed the movement of LRA (Lord’s Resistance Army) in DRC and Central African Republic. Museveni said he wouldn’t launch an attack against them since his efforts are concentrated in Somalia. He warned that the UPDF (the national army) is still paying attention to the LRA. We can say that the land forces of Uganda comprises about 45000 soldiers. The dispatch of 1400/1500 soldiers in Somalia is endurable.

The Somali milicias that are fighting against the Ethiopian presence threatened to fight the Ugandans too. Museveni tries to appease them, but it’s hard when everybody knows the financing of the mission comes from the United States. Also, the presence of the american general William E.’Kip’ Ward in Uganda lets us believe the operation might be controlled by Washington (Needless to remind that the USA proceeded in the bombing of islamists milicias in Somalia during the last monthes) .