Émission Amandla du 12 Décembre 2007/ Amandla Show from December 12th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 12 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Description de la violence conjugale que vivent les femmes d’Afrique du Sud (par Gwen). Témoignages de sept femmes Sud-africaines qui parlent de la violence conjugale dont elles sont victimes.

Vous pouvez visiter le site Genderlinks.org.za qui présente les témoignages en ligne (en anglais).

Commentaires sur la situation de la grève des ouvriers de l’or en Tanzanie (par Gwen). Des ouvriers de l’entreprise Canadienne, Barrick Gold, sont en grève considérée illégale par l’entreprise. Cet événement coïncide avec la visite du Premier ministre canadien en Tanzanie. Ce dernier a rencontré les dirigeants de l’entreprise, mais pas les ouvriers, ni les groupes de citoyens interpelés par la grève.

Partie française.

Le phénomène des “vidomégons” (par Moussa). Au Bénin et en Afrique de l’Ouest, des enfants issus des milieux pauvres et ruraux, sont donnée en familles d’accueil dans les villes afin d’avoir la chance de vivre sous un toit et de bénéficier d’une éducation en échange de travaux ménagers. Un système traditionnel bien implanté au Bénin qui permet de donner une chance de réussite aux enfants pauvres: les vidomégons (expression de la langue Fon au Bénin). Ce système, à cause d’une décennie de pauvreté aggravante au Bénin et ailleurs en Afrique de l’Ouest, se pervertit et devient un système d’exploitation, voire d’esclavage d’enfants.

Pour une définition du concept de vidomégon voir ce fichier DOC. (Site http://www.aide-et-action.org/)

L’article d’Afrik.com: Bénin : les vidomegons, nouveaux esclaves urbains.

Rumeurs: Ibrahim Babangida reviendrait au pouvoir au Nigéria (par Moussa). Reprise de la nouvelle déjà mentionnée dans ce blog.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the December 12th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Description of the domestic violence South-African women have to endure (by Gwen). Testamonies of seven women victims of domestic violence.

The testamonies can be heard online. You can download them at Genderlinks.org.za.

Comments on the strike started by goldminers in Tanzania. (by Gwen). Workers of the Canadian mining giant, Barrick Gold, are on strike. The company considers the strike illegal. This event coincides with the visit of the Canadian Prime minister. He met with the managers of the company, but not with the workers…

 

French part.

The “vidomegons” (by Moussa). In Bénin, and elsewhere in West Africa, children from rural poor families are sent to foster home in the cities. It gives them the chance to live under a roof and benefit from an education provided by the foster family. In exchange, the child does cleanup work around the house. It is a tradition well embedded in Bénin and which gives an opportunity for poor children to have a chance in life. Hence the word “Vidomegon” used in Benin (it is a word from the Fon language, widely spoken in the country). Because of decades of deepening poverty in Bénin’s rural society, the system has become perverted. It turned into a child exploitation system and some even talk about slavery.

For an explanation of the concept of “vidomegon”, see this DOC file. (in french). (Site http://www.aide-et-action.org/)

An article is available at Afrik.com (in french): Bénin : les vidomegon, nouveaux esclaves urbains.

Rumors: Ibrahim Babangida would come back and try to be elected Nigeria’s president.(by Moussa). It is news that’s already posted in this blog.

 

 

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Émission Amandla du 11 avril 2007/ Amandla show from April 11th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 11 avril dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

– Commentaires sur l’article d’Eduardo Galeano concernant le Sahara Occidental – en anglais. Vous pouvez lire le texte ici.

– Commentaires sur l’éditorial de Margaret Wente du Globe and Mail – en anglais. Margaret Wente est une éditorialiste du Globe and Mail connue pour ses positionsAyaan Hirsi Ali conservatrices qui lui ont attiré des critiques acerbes. Elle a rédigé un article sur Ayaan Hirsi Ali (voir photo), une somalienne qui a vécu au Pays-Bas et qui s’est réfugiée au États-Unis après une controverse lié à une histoire de fausses déclarations lorsqu’elle immigra au Pays -Bas en 1992. Pourtant, elle a occupé un poste dans le gouvernement néerlandais et est connue pour ses positions anti-religieuses et particulièrement contre l’Islam.

Commentaires sur un article de Simon Tisdall à paraitre dans le Guardian Weekly – en anglais. Il concerne la débâcle de l’armée éthiopienne en Somalie et comment un État destructuré politiquement comme la Somalie risque d’affecter toute la région de la Corne de l’Afrique qui pourrait bien se destructurer à son tour.

– Analyse de la situation en Côte d’Ivoire – en français. Analyse de la nomination de Guillaume Soro au poste de Premier ministre de Côte d’Ivoire (certains détails ont aussi été abordés dans ce blog).

-Analyse de la situation politique en République Démocratique du Congo – en français. Analyse de la situation politique en RDC et les événements entourant le départ de Jean-Pierre Bemba (certains détails ont aussi été abordés dans ce blog).

-Commentaires sur la politique africaine des candidats aux élections françaises – en français. Les candidats Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen sont analysés au niveau de leurs politiques vis-à-vis le continent africain et l’immigration en France.

Here are the subjects that were addressed in the April 11th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

– Comments on Eduardo Galeano’s text regarding Western Sahara – in english. You can read his text here.

– Comments on an editorial written by Margaret Wente from the Globe and Mail – in english. Margaret Wente is an editorialist from the Globe and Mail known for her conservative positions which attracted harsh critics. She wrote an article on Ayaan Hirsi Ali, a Somali woman (see picture) who lived in Netherlands and then moved to the United States after a controversial story about false informations she gave in order to be accepted as an immigrant in the Netherlands in 1992. She’s known for her strong anti-religious position, specifically against Islam.

– Comments on an article by Simon Tisdall to be published in the Guardian Weekly – in english. Comments on Simon Tisdall’s text regarding the Ethiopian army’s debacle in Somalia. He also says that we may now see Somalia as a failed State but soon the Horn of Africa could turn into a failed Region.

– Analysis of the situation in Côte d’Ivoire – in french. Comments on the nomination of Guillaume Soro as the new Prime minister of the country (some details are shown in previous posts).

– Analysis of the situation in Democratic Republic of Congo – in french. Analysis of the situation in DRC and the events surrounding the departure of Jean-Pierre Bemba (Some details are presented in previous posts).

-Comments on the African policy of the candidates for the upcoming french elections – in french. The immigration and African policies of the candidates Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou and Jean-Marie Le Pen are analysed.

Les enfants sorciers de Kinshasa/ Kinshasa’s child sorcerers

La pauvreté, le SIDA et la situation tumultueuse de la République Démocratique du Congo et de sa capitale Kinshasa, font que beaucoup d’enfants deviennent un fardeau pour les familles les plus pauvre de cette ville de 8 millions d’habitants. Cette situation très difficile rend propice la résurgence de phénomènes d’exclusion sociale qui s’appuient sur la superstition. Ici, ont parle d’enfants, vivant souvent dans la rue, et qu’on accuse de sorcellerie. Afriqu’Écho Magazine en fait un dossier présenté ici (lisez l’intégrale, beaucoup plus volumineuse ici):

Ce qui surprend, c’est l’ampleur et les formes que la sorcellerie a prises en milieu urbain, notamment le fait qu’elle s’attaque aux enfants, une chose impensable dans la société traditionnelle, et qu’elle a perdu sa fonction « régulatrice » au profit de pratiques uniquement macabres. Son émergence et son développement s’expliquent par le bouleversement des habitudes familiales, la misère, la guerre et le Sida, qui ont multiplié le nombre de décès et d’orphelins. Autant de choses que la solidarité africaine n’arrive plus à réguler. Devant tant de difficultés, il faut trouver des boucs émissaires. D’où l’entrée en scène des enfants. « Avant 1990, à Kinshasa, seules les vieilles personnes étaient parfois qualifiées de sorcières, surtout lorsqu’elles n’étaient plus rentables. Les petits qu’on accuse actuellement de sorciers sont dans la même situation : ils deviennent encombrants et inutiles pour des parents qui ne peuvent plus les nourrir et démissionnent de leurs responsabilités. Ce sont les enfants de familles très pauvres qui sont souvent assimilés à des sorciers », précise Muyika. Des enquêtes ont mis en évidence que la majorité de ces enfants sont orphelins de père, de mère ou des deux. Ils ne vivent donc plus avec leurs parents biologiques. Ou bien ils sont le fruit d’unions « illégales ». Prises d’un soudain accès de moralité, sous la pression des pasteurs qui condamnent l’adultère, le parent remarié, encouragé par le nouveau conjoint ou la marâtre, n’a de cesse de se débarrasser de rejetons qui témoignent de leurs turpides passées. Un moyen aussi d’éliminer des bouches de nourrir.

Afriqu’Écho a aussi interviewé un travailleur social qui nous entretien sur l’emprise de ce phénomène: à lire ici. (On peut voir que la presse anglophone en a aussi parlé: Seattle Time et World Wide Relious News).

Poverty, AIDS and the tumultuous situation in the Democratic Republic of Congo and her capital city, Kinshasa have made children a burden for the poorest families living in this city of 8 millions habitants. Such a difficult situation provides room for social exclusion phenomenons based on popular superstition. Here, we talk about children, living in the streets, that are often accused of witchcraft. Afriqu’Écho Magazine as a full report on that subject, in french(You can read it here). The same magazine also interviewed a social worker who has to tackle the problem (read here – in french). English papers also talk about that subject (there are also other sources: WWRN).

The Seattle Times (it is from november 2006, but it is worth the read)

Aid workers estimate that there are 25,000 to 50,000 children living on the streets here, and their numbers are growing. As many as 70 percent have been abandoned for allegedly practicing sorcery, according to a report this year by New York-based Human Rights Watch.

In most cases, the group said, victims of witchcraft allegations had lost one or both parents. Their accusers are usually stepparents or guardians, and the children most often targeted are those with seemingly strange behaviors, such as bed-wetting, sleepwalking or aggression.

“Poverty and desperation are the basic causes,” said Mike Mwamba, the director of a center for abandoned children in Gombe, a busy commercial section of Kinshasa where hundreds of street kids prowl about the main marketplace.

“It’s a typical case: You see someone losing their job, and they look at home for an explanation. Where is this bad luck coming from? They see the child, who has certain negative characteristics: Maybe he is difficult, maybe he wets his bed.

“That becomes enough to accuse them of sorcery.”

One of the children living at the center is Kipasi Kama, a 15-year-old who’s small for his age and bites his nails incessantly. He was living with his father and stepmother when a neighbor said she’d dreamed that Kipasi came to strangle her in her sleep.

Immediately, Kipasi said, his father ordered him out of the house.

“If I am a sorcerer, I don’t know it,” Kipasi said. “They never gave me a chance to prove that I wasn’t.”

Le rôle du missionnaire durant l’époque coloniale/ The role of the missionary during the Colonial era.

(Links in french only)

Il y a une petite anecdote satyrique qui est connue de certains et qui dit: “Lorsque les missionnaires sont arrivés en Afrique, ils avaient la Bible, et les indigènes, la terre. Les missionaires ont demandé aux indigènes de tenir la Bible dans leurs mains et de fermer les yeux. Lorsque les indigènes ont rouverts leurs yeux, ils ont réalisés qu’ils avaient la Bible, et les missionaires, la terre”. La réalité semble ne pas être aussi éloignée de cette anecdote d’après le site Africamaat dont le contenu a été repris par quelques journaux africains dont “La Conscience” de Kinshasa (RDC). On y présente la déclaration faite en 1920 par Jules Renquin, Ministre des colonies de Belgique au Congo-Belge aux missionnaires fraîchement arrivés en Afrique. Renquin explique au missionaires comment éduquer leurs ouailles africaines. Il dit clairement:

Votre rôle consiste, essentiellement, à faciliter la tâche aux administratifs et aux industriels. C’est donc dire que vous interpréterez l’évangile de la façon qui sert le mieux nos intérêts dans cette partie du monde.

Le discours continue en indiquant que les missionnaires devoient inculquer la soumission et l’apathie afin de laisser les coudées franches au colonisateur belge. Fascinant et triste à la fois…

Missionary

There is a short satyrical anecdote known by some which says: “When the missionaries came to Africa, they had the Bible, and the natives had the land. The missionaries asked the natives to hold the Bible in their hands and to close their eyes. When the natives reopened their eyes, they realized they had the Bible, and the missionaries, the land”. Reality doesn’t seem too far from this anecdote according to this website: Africamaat. It’s content has been covered in several african newspapers. One of them is “La Conscience” from Kinshasa (DRC). It presents a 1920’s speech from Jules Renquin, minister of Belgian colonies in Belgian Congo, done in front of missionaries freshly arrived in Africa. Renquin explains to the missionaries how to educate their african flocks. He clearly says:

Your role is essentially to ease the task of the administrative personnel and the industrialists. This means you’ll have to interpret the Bible in a way that serves our interests in that part of the world (Our translation).

The speech continues on saying that missionaries must instill submission and apathy in order to leave the widest playing field to the belgian “sourdough” in Congo. Fascinating, but also sad…