African history greats: Leopold Sedar Senghor

In our series on great African historical figures, history professor Eric Lamoureux talks to Gwen Schulman about the life and significance of Leopold Sedar Senghor who became Senegal’s first president.

Also be sure to check out our look at Angola’s 1st president Agostinho Neto

Interview with Senegalese hip-hop artist Didier Awadi

Senegalese musician Didier Awadi, featured in the recently released documentary film “The United States of Africa”, is one of Africa’s rising hip-hop stars. While in Montreal Amandla’s Zahra Moloo met up with him.

Aziz Fall commente la situation au Sénégal

Mouloud Idir d’Amandla discute avec le politologue Aziz Fall du récent mouvement de protestation sociale qui prévaut au Sénégal dans la foulée de l’élection présidentielle. On y aborde notamment le bilan du président Abdoulaye Wade et les défis qui se posent à la gauche sénégalaise.

A look at the situation in Senegal

Amandla’s Doug Miller speaks to University of Quebec’s political science professor Aziz Fall about recent events in Senegal.

La campagne des coquelicots blancs et l’accaparement de terres

Campagne du coquelicot blanc
Mouloud Idir s’entretient avec Amélie Nguyen du Collectif Échec à la guerre au sujet de la campagne du Coquelicot blanc.

L’accaparement de terres au Sénégal
Gwen Schulman parle à Sidy Ba Secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs d’arachides au Sénégal, de l’accaparement des terres par des pays et des companies étrangères.

A look at the challenges for South Sudan on the eve of independence, and Thiat from Senegalese group Y’en a marre

Independence for the South Sudan

On the eve of South Sudan’s independence, Munish Persaud from CHF, who has just returned from a trip to South Sudan, talks to South Sudan Info’s David Widgington about the situation there.

Gwen Schulman speaks to Ugandan human rights advocate and close Sudan-watcher, Sam Olara, on the very great challenges facing Africa’s newest country.

Y’en a marre in Senegal

Thiat, one-half of the group Keur Gui de Kaolack (with Kilifeu), and one of the most vocal leaders of the youth opposition mouvement Y’en a Marre in Senegal, was arrested during massive protests that erupted following President Abdoulaye Wade’s proposed electoral reform bill which would have seen the minimum percentage of votes required to be elected drop to 25%. Parker Mah speaks with Thiat over the phone about the events surrounding the protests as well as the Y’en a Marre movement and their mission.


NYT article
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Reportage sur la situation au Sénégal diffusé à la radio de Radio-Canada

The archive for the entire show is found here

 

Audio links are effective for 6 months after posting.

Ces fils qui gouverneront/ Those sons who will be leaders

(Liens en français/ link in french)

Courrier International produced an article on the sons of African presidents who might be the next in line for the presidential seat.

Courrier International nous présente un article des fils de présidents africains destinés à succéder à leurs pères.

Ces fils de présidents qui s’apprêtent à diriger

16 août 2007.

La démocratie suppose d’accéder à la tête de l’Etat grâce à une élection. Un principe que nombre de dirigeants africains foulent aux pieds, se comportant comme des monarques. Le quotidien ivoirien Nord-Sud présente quelques futurs héritiers.

L’exemple togolais, pays où Gnassingbé Eyadéma, après trente-huit ans de règne, a passé la main à son fils Faure pourrait en inspirer bien d’autres. Beaucoup d’observateurs soupçonnent des chefs d’Etats africains de vouloir emprunter cette voie. Il se dit ainsi que le président égyptien Hosni Moubarak, au pouvoir depuis vingt-six ans, prépare son fils Gamal à lui succéder. En Libye, Mouammar Kadhafi, en poste depuis trente-huit ans, prend des dispositions pour que son fils lui succède. On prête les mêmes intentions à Abdoulaye Wade, qui verrait bien son fils Karim diriger le Sénégal après lui. Parfois les choses ne se passent pas toujours comme on l’avait prévu. Au Tchad, l’assassinat du fils d’Idriss Déby entraîne une redistribution des cartes.

Au Togo, Gnassingbé Eyadéma a préparé, par petites touches successives, son fils Faure Gnassingbé à prendre les rênes du pays. Si bien que, le 5 février 2005, après le décès d’Eyadéma père, le fils a aussitôt été désigné président par l’armée. Ce choix controversé a été avalisé par la majorité des députés togolais grâce à une révision express de la Constitution. Aujourd’hui, le successeur de Gnassingbé Eyadéma a réussi à se donner un vernis de légitimité après une élection en avril 2005, avec 60 % des suffrages exprimés.

Celui qui a hérité du pouvoir à Lomé [capitale du Togo] est le seul enfant du général Eyadéma a être entré en politique, à l’instigation de son père qui refusait que ses autres enfants descendent dans l’arène publique. Faure, avant de devenir président, exerçait les fonctions de ministre des Mines, de l’Equipement et des Télécommunications. Il était surtout le conseiller financier de son père pour les phosphates, la téléphonie et la prospection pétrolière. Il suivait les intérêts de la famille au sein de plusieurs entreprises “privatisées” installées dans la zone franche de Lomé (dirigée par son frère Kpatcha Gnassingbé).

En Libye, Seif Al-Islam semble bien placé pour succéder à son père. Propulsé sur la scène internationale par son rôle, entre autres, dans l’indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie et du DC 10 d’UTA et, aujourd’hui, la libération des infirmières bulgares, ce célibataire de 32 ans aux allures de play-boy serait en piste pour la course au pouvoir. L’architecte et peintre Seif Al-Islam, pour succéder à son père, dispose d’une machine de guerre : la Fondation Kadhafi. A la tête de cette organisation non gouvernementale, il est en fait le ministre officieux des Affaires étrangères libyennes.

Avant sa mort, Brahim Déby (assassiné le 2 juillet 2007 à Courbevoie, en France), fils du président tchadien Idriss Déby, avait occupé différentes fonctions au sein du pouvoir tchadien. Son père le destinait à sa succession. Diplômé en management d’une université de Montréal, au Canada, il avait été nommé secrétaire particulier du chef de l’Etat. Brahim était même surnommé “le petit président”. Mais, à N’Djamena [capitale du Tchad], il avait la réputation d’être un homme violent et imprévisible, capable de gifler des ministres en public.

Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade souhaiterait voir son fils reprendre sa place. Il en aurait fait la confidence au président français Nicolas Sarkozy. Expliquant au successeur de Jacques Chirac le bien-fondé de son choix, le chef de l’Etat sénégalais confie que c’est sur la suggestion d’un de ses amis français qu’il a décidé de mettre son fils à l’épreuve.

En Egypte, Gamal Moubarak se prépare. Il est déjà à la tête de la commission politique du parti de la majorité (en septembre il devrait, sauf imprévu, être promu secrétaire général du parti par le Raïs depuis son lit dans un hôpital allemand). Gamal Moubarak a réussi à placer un nombre important de ses hommes à la tête de ministères de souveraineté dans le nouveau gouvernement.

Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont pas exhaustifs, on voit aisément où mène une longévité exceptionnelle au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu’il est inscrit dans leurs gènes de diriger les autres. Cela pourrait donner des idées à certains.

Bakayoko Youssouf
Nord-Sud

Émissions Amandla du 20 et du 27 juin 2007/ Amandla shows from June 20th and 27th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant les émissions Amandla du 20 et 27 juin dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez les télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Le 27 juin

Entrevue avec Béatrice Umutesi présentant son livre: “Fuir Umutesiou mourir au Zaïre. Le vécu d’une réfugiée rwandaise” – en français. Mme Umutesi est une ancienne réfugiée originaire du Rwanda qui s’enfuit au Zaïre suite au génocide rwandais. Elle travaillait comme coordonnatrice d’ONG avant de fuir au Zaïre. Elle découvre que le Front Patriotique Rwandais (FPR), mouvement de libération qui est aujourd’hui au pouvoir au Rwanda, aurait aussi perpétré des massacres contre les hutus pendant le génocide. La situation rwandaise a donc été plus confuse que ce qu’a bien voulu présenter la presse internationale. Paradoxalement, c’est le FPR que Mme Umutesi dut fuir. Elle quitte pour le Zaïre. Mais la guerre la rejoint avec des soldats du Rwanda qui traversent la frontière pour attaquer les camps de réfugiés. Mme Umutesi dut encore fuir marchant 2000 km dans la jungle congolaise pour trouver la paix.

Décès de Ousmane Sembène (photo plus bas) – en français et anglais. Icône du cinéma africain, né en Casamance (Sénégal). Revue de sa carrière et de sa vie. Il a écrit 5 romans, 5 recueils nouvelles et 14 films.

Les États-Unis cherchent une base pour l’AFRICOM – en anglais. Tel que présenté dans le blog, les pays d’Afrique du Nord refusent d’héberger l’AFRICOM sur leur territoire.

 

L’Union Européenne négocie une entente de libre-échange avec la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) – en anglais. Une telle entente lierait l’une des plus riches régions du monde avec l’une des plus pauvre. Les négociations ne se font donc surement pas sur une base “d’égal à égal”. L’Europe pourrait avoir un accès total au marché de la CEDEAO.

Comment le monde arabe ignore le Darfour – en anglais. Analyse d’un article paru dans le New Internationalist, intitulé “Salaam Darfur”, et qui critique le silence et même le déni du monde arabe devant les événements du Darfur. Cet article a été écrit par deux activiste arabes: Moataz El Fegiery et Ridwan Ziyada.

 

Le 20 juin

 

Émission entièrement en anglais.

Commentaires sur les discussions entre le Front Polisario et le Maroc sous les auspices des Nations Unies – en anglais. Les discussions se sont faites sous les regards d’observateurs Algériens et Mauritaniens. Elles se sont tenues à la suite d’une résolution de l’ONU datant d’avril 2007. Jusqu’à maintenant, rien n’a bougé, si ce n’est la décision de continuer les discussions en août 2007. Pendant ce temps, une génération de réfugiés vit toujours en Algérie, et beaucoup d’entre eux n’ont jamais vu le Sahara Occidental.

Découverte du pétrole au Ghana – en anglais. Le Ghana espère exploiter son pétrole sans tomber dans le piège de la mauvaise gestion de la ressource.

SIDA et développement en Afrique – en anglais. SIDA et développement ont mauvaise presse en Afrique. Le SIDA n’est pas qu’un enjeu de santé publique, il bloque le développement économique. Même dans un pays riche comme le Botswana, il peut faire des ravages.

Grèves générales en Afrique du Sud – en anglais. L’Afrique Du Sud entre dans sa 18ème-19ème journée de grève générale alors que les syndicats et le gouvernement n’arrivent pas à s’entendre. Des reportages provenant du terrain sont présentés.

Here are the subjects that were addressed in the June 20th and 27th Amandla radio shows on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the shows here (link valid for two months only).

June 27th

United States try to find an african base for AFRICOM – in english. Countries from Northern Africa don’t want the opening of the base. The subject was addressed in a previous post.

European Union wants to build a free trade deal with ECOWAS (Economic Community of West African States) – in english. This agreement could link one of the wealthiest zone of the world with the poorest countries of the world. This deal might not be negotiated in equal terms. Europe could have total access to the ECOWAS countries…

Death of Ousmane Sembène (see picture) – in english and french. Born in Casamance Ousmane Sembène(Senegal), he was the first african film director to have an international recognition. Review of his career and his life. He wrote 5 novels, 5 short story book, and 14 films. He died on June 10th 2007.

How the arab world ignores Darfur – in english. Analysis of an article from the New Internationalist (“Salaam darfur”) who criticizes the heavy silence and denial from the Arab world regarding the events occuring in Darfur. It was written by two arabic human rights activists: Moataz El Fegiery and Ridwan Ziyada.

Interview with Béatrice Umutesi author of the book: “Surviving the slaughter. The ordeal of a Rwandan refugee in Zaïre” – in french. Mrs Umutesi is a former Rwandan refugee who fled the genocide and went to Zaïre (today called Democratic Republic of Congo). She worked for an NGO before fleeing to Zaïre. She discovered that the Rwandan Patriotic Front (FPR), the liberation movement in Rwanda who’s now in power, also perpetrated mass murders against the Hutus during the genocide. The situation in Rwanda was therefore more complex than what the international medias depicted. Oddly enough, it’s the FPR Mrs Umutesi had to run from. She fled to Zaïre. But the war caught on her with Rwandan troops crossing the border and attacking refugee camps. She had to run into the jungle and walk 2000 km to find a safe place!

June 20th

Show entirely in english.

Comments on the talks between the Polisario and Morocco under United Nations’ auspices – in english. Talks were held between Morocco and Polisario front with observers from Algeria and Mauritania. They were held following a resolution from April 2007. So far, they lead to nothing concrete and they will continue in August 2007. Meanwhile, a generation of refugees still live in Algeria and most of them were born there and have never seen Western Sahara.

Oil found in Ghana – in english. Ghana hopes to exploit its oil without falling into mismanagement.

AIDS and development in Africa – in english. AIDS and development are treated negatively in Africa. AIDS isn’t just a health issue; it hinders economic development and social capabilities. Even in a rich african country like Botswana, it can be a really serious problem.

General strikes in South Africa – english. South Africa enters its 18-19th day of general strike as the unions and the government can’t find an agreement. Reports from the field are presented.

Voici un court vidéo d’Ousmane Sembène recevant “l’Akira Kurosawa” award au Festvial de film de SanFrancisco en 1993. Here is a short video of Ousmane Sembène receiving the Akira Kurosawa award at the 1993 San Francisco International Film Festival:

L’opposition sénégalaise en colère/ Senegalese opposition is angry

Selon Le Monde, l’opposition sénégalaise appelle à un boycott des élections législative du 3 juin prochain et accuse Abdoulaye Wade d’avoir volé les élections présidentielles et de mépriser ses adversaires.

According to Le Monde, the Senegalese opposition calls for the boycott of the legislative elections of June 3rd (link in french) and accuses Abdoulaye Wade of stealing the victory at the last presidential elections and of despising his adversaries:

Le Monde:

L’opposition sénégalaise ne décolère pas. Non seulement elle accuse le président Abdoulaye Wade d’avoir triché pour se faire réélire au premier tour, le 25 février, avec près de 56 % des suffrages, mais, surtout, elle ne lui pardonne pas d’avoir rompu le dialogue avec ses adversaires sitôt après le scrutin en les traitant de “tocards” et de “bluffeurs”.

Lundi 2 avril, douze dirigeants de partis politiques ont déclaré qu’ils allaient boycotter les élections législatives, prévues le 3 juin après deux reports successifs. Ils représentent tout le spectre politique sénégalais, de l’écologiste Ali Haïdar au socialiste Ousmane Tanor Dieng, dont le parti a dirigé le pays durant quarante ans, en passant par d’anciens alliés et ministres de M. Wade, comme l’ex-dauphin Idrissa Seck ou l’ex-premier ministre Moustapha Niasse, de l’Alliance des forces de progrès. “C’est simple, il a volé, a lancé ce dernier. Nous avons été témoins le 25 février d’un hold-up électoral mené d’une main de maître, alors nous n’allons pas cautionner une récidive.” “Tant que le système de trucage électoral sera en place, il est exclu que nous participions aux élections législatives”, a poursuivi Amath Dansokho, leader du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), sans pour autant produire la preuve de ces fraudes.

Outre le budget de campagne de M. Wade, manifestement très important, qui lui aurait permis “de corrompre et d’acheter des consciences en distribuant de l’argent et des 4 × 4”, le nouveau fichier électoral est au coeur des récriminations de l’opposition. Il a été constitué peu avant les élections grâce à l’établissement de la nouvelle carte d’identité sénégalaise : un marché de 22 milliards de francs CFA (33,5 millions d’euros) remporté par la multinationale britannique De La Rue. L’opposition réclame un audit de ce fichier, la démission du ministre de l’intérieur Ousmane Ngom et la mise en place d’une structure indépendante chargée d’organiser les élections.

L’annonce du boycottage intervient au lendemain d’une charge au canon d’un marabout important, Moustapha Sy, de la confrérie des moustarchidines. Lors d’un discours religieux à Tivaouane, il a affirmé que ses “talibés” (étudiants) “ont infiltré le PDS (Parti démocratique sénégalais de M. Wade) avant les élections. Ils ont reçu chacun quatre cartes d’électeur. Ils n’ont voté qu’une fois et m’ont remis les cartes superflues, que je conserve soigneusement dans mes archives”.

Le président Wade, pendant ce temps, savoure son triomphe en recevant trois jours durant une brochette de chefs d’Etat africains. Le programme est chargé : sommet de l’Internationale libérale lundi et mardi, cérémonie de prestation de serment mardi dans le plus grand stade de Dakar, puis, mercredi, défilé militaire de l’Indépendance (fête nationale). Il n’est pas certain que l’opposition parvienne à lui gâcher la fête.

Retour sur la victoire de Wade/ Looking back at Wade’s victory

Selon Souleymane Jules Diop, la victoire d’Abdoulaye Wade aux élections du 25 février dernier traduit la soumission des sénégalais. Il rajoute que Wade et Idrissa Seck, deux politiciens qu’il considère corrompus, ont réussi à obtenir 70% des votes. Un triste résultat qui signifie que les questions d’éthique n’ont pas fait partie des enjeux de ces élections:

[…] donner 70 % de nos voix aux signataires du « protocole de Rebeuss » [Wade et Seck] est tout de même inquiétant, pour l’avenir de ce pays. Ca veut dire que n’importe qui pourra détourner impunément, voler, tuer, et être récompensé généreusement. C’est en cela que le choix du 25 février est tragique pour notre cher pays. Partout dans le monde, la même question revient, « mais comment ont-ils pu faire ça ? » Attendons-nous d’en subir les conséquences, et assumons, en bons boétiens, notre servitude volontaire. La défaite du 25 février n’est pas électorale, elle est morale. C’est la victoire du vice sur la vertu. Abdoulaye Wade a toujours contesté les résultats des élections avant sa victoire en 2000. C’est un droit électoral. Il a même publié ses propres résultats, quand il était dans l’opposition. Mais sa première décision a été de menacer de prison tous ceux qui seraient tentés de contester sa victoire. Un bon signal pour tous les objecteurs de conscience, ils peuvent commencer à faire leurs valises.

La victoire de Wade est contestée par deux candidats de l’opposition:

Ousmane Tanor Dieng, le candidat arrivé troisième avec 13,4% des voix, a déposé un recours en annulation devant la Cour suprême du pays, a précisé son directeur de campagne Mbaye Thiam.

Quant au candidat marxiste Abdoulaye Bathily, arrivé sixième avec 2% des voix, il a déposé un recours devant un tribunal local, à Fatick.

SudOnline présente aussi les protestations d’Abdoulaye Bathily:

« La Coalition Jubbanti Sénégal rejette ces résultats qui, d’après elle, sont de toute évidence le produit d’une fraude massive entreprise à dessein de bout en bout du processus électoral par Abdoulaye Wade et son Ministre de l’Intérieur, avec la complicité manifeste de la Commission électorale nationale autonome (Cena) », lit-on dans le texte liminaire de la conférence de presse animée par le candidat de la coalition Jubbanti Sénégal, de la présidentielle du 25 février dernier, le Pr Abdoulaye Bathily, leader de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt).

Ces recours légaux contre les résultats de l’élections sont-ils une critique du manque d’éthique du candidat gagnant? Où cache-t-ils, malheureusement pour la critique de Diop, un désir de devenir calife à la place du calife?

According to Souleymane Jules Diop (link in french), Abdoulaye Wade’s victory on the February 25th elections shows the submissiveness of the senegalese. He says that Wade and Idrissa Seck, two politicians he considers corrupted, managed to gain 70% of the votes. A sad result meaning that ethics weren’t part of the issues concerning the elections.

Wade’s victory is contested by opposition leaders like Ousmane Tanor Dieng and Abdoulaye Bathily. For the International Herald Tribune:

Marxist candidate Abdoulaye Bathily, who finished sixth with 2 percent of the vote, filed a lawsuit on Monday in Fatick, a rural center, said his attorney Wagane Faye. He charged, among other complaints, that some ballots were not properly signed by election officials as required by law and that voting continued for five hours after the polls officially closed on the night of Feb. 25.

Ousmane Tanor Dieng, who finished third with 13.4 percent of the total, filed a lawsuit in Senegal’s supreme court seeking annulment of the vote, said his campaign director Serigne Mbaye Thiam. He did not outline complaints.

Do these legal appeals against the election results represent a critic of Wade’s lack of ethics? Or do they hide, sadly for Diop, a simple desire to replace him in the driver’s seat?