Understanding the social, economic and cultural dimensions of Africa’s Afar

In a follow up interview, Amandla’s Gwen Schulman tackles the social, economic and cultural dimensions of Africa’s Afar pastoralists living in the horn of Africa. She speaks to Ahmed Youssouf Mohamed, a Canadian of Afar origin and head of the foreign mission of the Red Sea Afar Democratic Organization; and Joseph Magnet, Professor of Law at University of Ottawa, Legal Counsel for the Afar people and Legal Counsel for the Government of Afar State in Ethiopia.

Also listen to previous interview

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La famine en Afrique et le capitalisme: une analyse d’Aziz Fall

Aziz Fall, politologue à l’UQAM, analyse la dégradation politique, historique, sociale et économique qui contribue à la famine dans la corne de l’Afrique.

Dans un deuxième temps, Aziz Fall jette un coup d’oeil à la situation post-révolutionnaire en Tunisie, suite à son séjour récent dans ce pays.

Somalie: rapport accablant d’Amnesty International sur les violences

RFI – Rapport accablant d’Amnesty International sur les violences

Amandla: Patrick Alleyn sur les enjeux environnementaux concernant le bassin du Nil/ Polémique en Algérie autour d’un “sondage” d’Al Jazeera.

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 26 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

L’émission du 26 décembre est un spécial en français… ou presque.

Le photo-journaliste Patrick Alleyn parle des enjeux sociaux-politiques entourant l’exploitation du Nil. Patrick Alleyn et Benoit Aquin reviennent de Chine et d’Afrique et présentent, par le médium de la photographie, les défis environnementaux des sociétés chinoises et est-africaines.

Souk de Khan el-Khalili au CaireM. Alleyn nous entretient sur les défis de la gestion régionale du Nil, surtout en Égypte et en Éthiopie.

Cliquez ici pour pour entendre l’entrevue (avec M. Alleyn, Roberto et Moussa).

Une trentaine de photos sont affichées à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal au 465, av. Mont-Royal Est, Montréal, (Face au métro Mont-Royal; 514-872-2266) dans le cadre d’une exposition qui s’intitule: “Territoires sous pression“. Cette exposition se tient jusqu’au 20 janvier 2008. L’entrée est libre. PHOTO : © 2007 Benoit Aquin (tous droits réservés)

 

Entrevue avec Gwen qui nous entretient sur les raisons de son voyage en Afrique du Sud et au Malawi ainsi que son intention de faire des reportages qui seront présentés à notre émission Amandla (En anglais!).

Cliquez ici pour entendre l’entrevue (avec Gwen, Roberto et Moussa).

 

 

Commentaires sur le tolé provoqué en Algérie par un “sondage” d’Al Jazeera sur les attentats du 11 décembre à Alger. Un sondage sur le site de la chaîne de télévision qatari, Al Jazeera, provoque de vives réactions en Algérie. En effet, il demande: “Êtes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger?”. 52% de ceux qui ont daigné répondre l’ont fait en répondant “oui”. Commentaires de Moussa.

Des journaux, comme la Tribune d’Alger, critiquent fortement ce manque d’éthique de la part de la chaine du Qatar, et certains vont jusqu’à l’accuser de servir les vils desseins de la nébuleuse terroriste Al Qaïda:

Ghada Hamrouche de la Tribune d’Alger:

Unanime. C’est le moins qu’on puisse dire de la réaction de la presse algérienne à propos du scandaleux sondage de la chaîne qatarie El Djazira. Ainsi, les quotidiens parus hier ont vivement critiqué la formule et même la publication du résultat d’un sondage immoral. «L’attentat d’El Djazira», a écrit en grande manchette El Moudjahid, avant d’affirmer : «El Djazira est aujourd’hui un îlot fortifié du terrorisme, et sa capacité de nuisance dépasse celle de ceux qui tuent aveuglément des innocents, car elle s’applique à donner un semblant de légitimité à de vils criminels.»

De son côté, le Jour d’Algérie, en qualifiant la chaîne tout bonnement de «porte-parole officiel d’Al Qaïda», estime que ce sondage est «un véritable encouragement au crime». «La chaîne absout le GSPC de tous les crimes qu’il a commis et ceux qu’il envisage de commettre en Algérie», ajoute-t-il. Quant au quotidien El Watan, le sondage ne peut être qu’un «sondage de la honte». «Le sondage d’El Djazira n’est pas un simple dérapage. C’est tout simplement le summum du mépris de la vie humaine. Une insulte à l’éthique professionnelle, à la morale et aux valeurs universelles reconnues par toutes les religions», peut-on y lire.

Rémi Yacine, d’El Watan, se tourne vers une autre cause de cette tourmente, le désert médiatique audiovisuel algérien:

Tout le monde s’y met. Tous contre Al Jazeera ! Pour les autorités algériennes, le dérapage de la jeune chaîne qatarie est une aubaine. Il sert à masquer les lacunes sécuritaires, les limites de la politique de réconciliation et tout simplement l’incurie du système.

Parce qu’en Algérie, les islamistes sont aussi au pouvoir. Les barbéfèlenes sont solidement installés du côté du Palais du gouvernement. La presse indépendante a eu raison de s’émouvoir contre ce sondage indécent (Pour ou contre les attentats d’Alger ? Plutôt une bêtise du service marketing). Une fois l’indignation passée, il convient d’analyser cette colère juste, mais indéniablement instrumentalisée. Le vrai problème n’est pas Al Jazeera. Le problème réside dans l’Etat. Le problème est dans la dictature audiovisuelle. Il est offensant pour les Algériens de n’avoir qu’une chaîne de télévision ! L’Unique, la mal-nommée. L’ENTV n’est pas une chaîne publique, elle est une extension du pouvoir.
Elle est à l’image des dictatures arabes, obsolète, incongrue et définitivement non fiable. La voix de son maître. C’est donc la faute aux responsables politiques au pouvoir, au directeur de l’ENTV (passé par tous les rouages du système, qui a appris à dire très tôt anaâm sidi, choukrane (« oui monsieur, merci »), si les Algériens se ruent sur Al Jazeera et les chaînes de télévision française pour savoir ce qui se passe chez eux. Un tel sondage serait passé inaperçu si l’Algérie était dotée de télévisions libres, indépendantes. Si la liberté d’expression avait droit d’entrée à la télévision. Il ne faut pas se leurrer, l’actuel directeur de l’ENTV dirige une télévision brejnévienne, digne de Kim Il Sung. Aucun opposant, aucun artiste engagé, aucun journaliste indépendant, aucun militant des droits de l’homme n’a le visa nécessaire (estampillé FLN, RND ou ex-Hamas, islamo-conservateur) pour pouvoir s’exprimer sur l’Unique. Ce sont toujours les mêmes qui « habitent » la télévision algérienne, ni démocratique ni populaire depuis l’indépendance (confisquée). Le premier procès à faire n’est pas contre Al Jazeera (qui n’a pas à nous aimer ou détester, contrairement à ce qui est écrit ces derniers jours), mais contre nos responsables médiocres qui maintiennent nos concitoyens dans l’ignorance en imposant une dictature propre aux potentats arabes. La liberté de la presse doit entrer dans la Bastille de l’ENTV. Qu’ils le veuillent ou pas. Il appartient aussi aux journalistes de refuser cette censure, de faire exploser ce système pour créer des télévisions dignes de l’Algérie, des Algériens. Gageons qu’on saura faire autant, sinon mieux qu’Al Jazeera.

 

Here are the subjects that were addressed in the December 26th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The December 26th is totally in French… almost.

Interview with Patrick Alleyn who talks about the socio-political issues regarding the management of the Nile river by the States occupying its basin. Patrick Alleyn and Benoît Paquin came back from China and Africa, Ethiopia and Egypt more precisely. They present us, through the photography medium, the environmental challenges of the Chinese and East-African societies.

Click here to hear the interview (Mr. Alleyn, Roberto and Moussa).

You can see the photos (there are thirty of them) displayed at the “Maison de la culture du Plateau Mont-Royal”, 465, av. Mont-Royal Est, Montreal, (in front of the Mont-Royal metro station; 514-872-2266). The exposition is called : “Territoires sous pression”and lasts until January 20th 2008. Admission is free.

Interview with Gwen who tells us about the reasons for her trip to South Africa and Malawi as well as her plans for doing reportages that will be presented on the Amandla show. (In english!).

Click here to hear the interview (with Gwen, Roberto and Moussa).

Comments on the turmoil created in Algeria by an Al-Jazeera ‘survey’ asking if people agreed with the December 11th bombings in Algiers. The newspapers in Algeria are furious and accuse Al Jazeera to be an ‘Al Qaida puppet’. Some papers (El Watan [link in french]) indicates that if Algeria had a free televised media environment (no State control) the turmoil wouldn’t have happened since Algerians would’ve listened to local TV instead of Al-Jazeera.

This issue still shows a serious lack of ethics from the Qatari TV station. Comments by Moussa.

Une relève pour l’AMISOM?/ Replacements for the AMISOM?

(Liens en français/ links in french)

The AMISOM is the African Union Mission to Somalia that was deployed in March 2007. According to “La Presse de Montreal” (source AFP), we’ll have to wait a while before the force is replaced by United Nations troops.

L’AMISOM est la Mission de l’Union Africaine en Somalie qui a été déployée en mars 2007. Le site “Opérations de paix” donne une bonne description de la mission, son mandat, et les événements qui soulignent sa présence. Selon La Presse de Montréal (source AFP), il faudra attendre un moment avant qu’elle soit relevée par des troupes de l’ONU:

Le Conseil de sécurité de l’ONU va réaffirmer son soutien à l’Amisom, la force de l’Union africaine (UA) en Somalie, mais attendra des circonstances plus favorables pour la remplacer éventuellement par une force de l’ONU, ont indiqué lundi des diplomates.

La Grande-Bretagne déposera cette semaine un projet de résolution approuvant le renouvellement pour six mois du mandat de l’Amisom décidé le 18 juillet par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, ont-ils précisé à l’issue de consultations sur la situation en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par seize ans de guerre civile.

L’Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio, la capitale, mais elle est en sous-effectif et sous-financée.

Sur un effectif autorisé de 8 000 hommes, la force africaine ne compte aujourd’hui que 1 700 hommes, en provenance d’Ouganda, a indiqué à la presse François Fall, représentant spécial de l’ONU en Somalie. Elle attend prochainement 1 500 hommes envoyés par le Burundi et devrait recevoir aussi des contributions -non chiffrées- du Nigeria et du Ghana, a-t-il ajouté.

L’UA souhaite que l’ONU prenne le relais de l’Amisom à la fin de son mandat, à la fin de l’année. Mais selon un diplomate occidental, la hiérarchie de l’ONU est réticente à cette idée, tant que la paix ne règne pas dans le pays.

L’ONU est déjà intervenue en Somalie, au début des années 90, et en garde un douloureux souvenir: l’opération s’était soldée par un fiasco avec la mort de 151 Casques bleus.

«Nous ne sommes pas encore prêts à prendre le relais» de l’Amisom, a déclaré le représentant adjoint de la Chine à l’ONU, Liu Zhenmin. Selon lui, le Conseil de sécurité pourrait demander au secrétaire général, Ban Ki-moon, de lui proposer un plan de soutien à l’Amisom, «quelque chose d’intermédiaire entre le déploiement d’une force de l’ONU et ne rien faire».

«L’objectif serait d’adopter une résolution permettant aux Nations unies d’être beaucoup plus présentes en Somalie», a confirmé l’ambassadeur du Congo Pascal Gayama, qui préside le Conseil en août.

«En Somalie, nous devons passer de l’unilatéralisme à un soutien multilatéral de manière beaucoup plus vigoureuse et cohérente», a-t-il ajouté, estimant que «la communauté internationale ne doit pas donner l’impression qu’elle se désintéresse de la Somalie».

China looks for oil in Somalia/ La Chine cherche du pétrole en Somalie

(Liens en anglais/ links in english)

Selon Ocnus.net, la Chine a réussi à signer une entente avec la Somalie pour faire de la prospection pétrolière au Puntland. Il faut savoir que le président somalien, Abdullahi Yusuf, est originaire de cette région. Pourtant, le gouvernement de transition n’a pas encore élaboré de politique nationale concernant l’octroi des concessions d’exploration pétrolières.

According to Ocnus.net, China signed deals with Somalia oil exploration in the Puntland region:

China’s Oil Offensive Strikes: Horn of Africa and Beyond

By Andrew McGregor, China 8/8/07

Aug 9, 2007 – 11:46:49 AM

In its efforts to expel an Islamist government and capture a handful of inactive al-Qaeda suspects in Somalia, the United States has risked its political reputation in the region through a series of unpopular measures.

These include backing an unsuccessful attempt by warlords to take over the country, several ineffective air raids, and finally, the financing of an unpopular Ethiopian military intervention. As African Union peacekeepers struggle to restore stability in the capital of Mogadishu, China has stepped in to sign the first oil exploration deal negotiated by Somalia’s new government. The agreement is the first of its kind since the overthrow of the Siad Barre regime in 1991 began a long period of political chaos in the strategically important nation.

China’s four major oil corporations have unlimited government support, allowing them to edge out the smaller Western oil companies that traditionally take on high-risk exploration projects like Somalia. Latecomers to the global oil game, the Chinese companies and their exploration offshoots have focused on oil-bearing regions neglected by major Western operators because of political turmoil, insecurity, sanctions or embargoes. China once hoped to supply the bulk of its energy needs from deposits in its western province of Xinjiang, but disappointing reserve estimates and an exploding economy have given urgency to China’s drive to secure its energy future. Twenty-five percent of China’s crude oil imports now come from African sources.

The Somalia deal is part of a decades-long Chinese campaign to engage Africa through investment, development aid, “soft loans”, arms sales and technology transfers. The European Union recently warned China that it would not participate in any debt-relief projects involving China’s generous “soft-loans” in Africa (Reuters, July 30).

Global demand for oil is expected to rise over 50 percent in the next two decades even as prices rise and reserves decline. To meet this demand, China and other Asian countries offer massive infrastructure developments in exchange for oil rights. President Hu Jintao and other Chinese leaders are regular visitors to African capitals and Chinese direct investment in Africa totaled $50 billion last year.

Oil in Somalia?

Last month a deal was reached between Somali President Abdullahi Yusuf Ahmad, the China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) and China International Oil and Gas (CIOG) to begin oil exploration in the Mudug region [see map]Mudug map of the semi-autonomous state of Puntland (northeast Somalia) (Financial Times, July 17). Somalia’s Transitional Federal Government (TFG), which has yet to secure its rule, is to receive 51 percent of the potential revenues under the deal.

Somali President Abdullahi Yusuf (a native of Puntland) appears to have negotiated the deal in concert with Puntland officials but without the knowledge of the Prime Minister, Ali Muhammad Gedi, who is still working on legislation governing the oil industry and production-sharing agreements. Gedi insists that “in order to protect the wealth of the country and the interests of the Somali people, we cannot operate without a regulatory body, without rules and regulations” (Financial Times, July 17). The agreement with China may become an important test of the authority of the transitional government. China has effectively preempted the return of Western oil interests to Somalia, though it is unclear how the Chinese project may be affected by the passage of a new national oil bill. Somali negotiators assured the Chinese firms that new legislation would have no impact on exploration work due to begin in September (Shabelle Media Network, July 17).

Though Somalia has no proven reserves of oil, Range Resources, a small Australian oil company already active in Puntland, suggests that the area might yield 5 to 10 billion barrels (Shabelle Media Network, July 14). Somalia is also estimated to have 200 billion cubic feet of untapped natural gas reserves. Western petroleum corporations, however, conducted extensive exploration of potential oil-bearing sites in Somalia in the 1980s and found nothing worth developing.

Public unrest is already on the rise in Puntland as the local government grows increasingly authoritarian and the national treasury has mysteriously dried up. Discontent has accelerated as leaders of the one-party regime continue to sign resource development deals with Western and Arab companies without any form of public consultation. The new deal with China has the potential to ignite political unrest in one of the few areas of Somalia to have avoided the worst of the nation’s brutal political nightmare.

China’s Strategy in Africa

Last November, Beijing hosted an important summit meeting between Chinese leaders and representatives of 48 African countries. The African delegates gave unanimous support to a declaration endorsing a one-China policy and “China’s peaceful reunification” [1]. China in turn announced a $5 billion African development fund (administered by China’s Eximbank), with a promise of $15 billion more in aid and debt forgiveness to come. In exchange for secure energy supplies, China is also offering barrier-free access to Chinese markets, something Africans have been unable to obtain from the United States or the EU.

While China has had success in securing energy supplies in Africa, its oil offensive is by no means flawless. Chinese corporations working abroad provide little employment for local people and are remarkably tolerant of corruption and human rights abuses. Chinese overseas operations are also notorious for their disregard of environmental considerations. The latter is perhaps unsurprising, considering the environmental devastation afflicting China’s own industrial centers. Yet, the combination of all these factors tends to create unrest in nations where Chinese operations are seen as benefiting members of the ruling elite and few others. What is also notable is that of the five African countries where China is involved in major resource operations, only one, Angola, is not dealing with a major insurgency.

[…]

Émission Amandla du 4 juillet 2007/ Amandla show from July 4th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 4 juillet dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Émission en anglais

Enjeux sociaux liés au SIDA au Botswana. Ces enjeux sont très liés à la situation du droit des femmes qui sont les personnes les plus affectées par le SIDA. Des ONG locales de femmes sont impliquées dans l’éducation et la dissémination de l’information sur le VIH/SIDA au sein de la population.Seun Kuti

Commentaires sur la performance du Seun Kuti (fils de Fela Kuti) au festival International de Jazz de Montréal. Voir photo ci-contre et un extrait vidéo de son spectacle plus bas.

The Ravaging of Africa: Militarizing Africa. Rediffusion d’une émission radio en quatre parties qui traite des impacts destructeurs de l’impérialisme américain en Afrique. “Militarizing Africa” décrit comment les États-Unis ont fomentés la guerre qui a dévasté la République Démocratique du Congo et planifié l’invasion de la Somalie par l’Éthiopie. Avec Mfuni Kazadi, Millicent Okumu, Farah Maalim et Halima Abdi Arush

 

Here are the subjects that were addressed in the July 4th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

Show in english.

Social issues related to HIV/AIDS in Botswana. They are closely linked to women rights since they are the most affected by AIDS. Women oriented NGOs are involved in education and dissemination of information on HIV/AIDS in the population.

Comments on Seun Kuti (Fela Kuti‘s son), performance at the Montreal International Jazz Festival. Here is a small piece of Kuti’s performance in Montreal:

The Ravaging of Africa: Militarizing Africa. It is four-part radio documentary series about the destructive impact of U.S. imperialism on Africa. “Militarizing Africa” describes how the United States has fomented the devastating war in the Democratic Republic of the Congo, as well as taken part in and engineered the Ethiopian invasion of Somalia. With Mfuni Kazadi, Millicent Okumu, Farah Maalim and Halima Abdi Arush.


Analysis on Somalia/ Analyse sur la Somalie

Le “Power and Interest News Report (PINR)” fait une analyse sur la situation somalienne. À consulter dans la section Analyse (en anglais).

The Power and Interest News Network (PINR) does an analysis on the situation in Somalia. See it in our Analysis section.

History of the U.S. proxy war in Somalia/ L’histoire d’une guerre américaine par procuration en Somalie

(Liens en anglais/ links in english)

Lorsque l’Éthiopie envoya ses troupes en Somalie en décembre 2006, un diplomate américain leur dit: “Allez-y, mais faites ça vite”. Les Éthiopiens sont toujours en Somalie et les États-Unis ont dû intervenir et mener des attaques conjointes avec l’Éthiopie. Harowo retrace l’histoire de cette coopération.

When Ethiopia sent troops in Somali in 2006, an American diplomat told them “do it, but do it quickly.”The Ethiopian are still in Somalia and the United States had to lead joint attacks with them. Harowo gives us the story of that cooperation:

“Get it done quickly and get out.” That, says a senior U.S. diplomat here, was the goal of the little-noticed war that Ethiopia has been fighting, with American support, against Islamic extremists in Somalia. But this in-and-out strategy encounters the same real-world obstacles that America is facing in Iraq and Afghanistan.

Conflict is less the problem than post-conflict. That’s the dilemma that America and its allies are discovering in a world where war-fighting and nation-building have become perversely mixed. It took the Ethiopians just a week to drive a Muslim radical movement known as the Islamic Courts from Mogadishu last December. The hard part wasn’t chasing the enemy from the capital, but putting the country back together.

“The Ethiopians are looking for an opportunity to exit, but not until they are confident that the security environment will prevent a return to chaos,” says a State Department official who helps oversee policy for the region. And in Somalia, a backward country that has seen 14 governments since 1991, that process of stabilization will be anything but easy.

The Somalia war comes up during every stop of a tour of the horn of Africa with Adm. William Fallon, the new head of U.S. Central Command. In 2002, Centcom established a regional outpost in the dusty port city of Djibouti, at the entrance to the Red Sea. It now has about 1,500 U.S. military personnel there. Some of them are out digging wells, building schools, vaccinating goats and otherwise “waging peace,” as a spokesman there explains. That’s the nation-building side.

The Djibouti base also provides logistical support for U.S. Special Forces teams that are hunting down what’s left of the al-Qaida terrorist cells that bombed American embassies in Kenya and Tanzania in 1998.

Because Somalia provided a haven for al-Qaida, it was a special target after Sept. 11, 2001. But the Bush administration, remembering the disastrous 1993 humanitarian intervention there, was wary of getting involved directly. Initially, the CIA paid Somali warlords to hunt down al-Qaida operatives. But the warlords didn’t catch many terrorists and, perhaps worse, the payoffs added to an anarchic situation that led many Somalis to turn to the Islamic Courts for protection.

The Somalis were mercenary but unreliable. One official recalls how the CIA distributed matchbooks in Somalia offering a $10 million reward for the capture of Osama bin Laden. The Somalis complained that they were being cheated because a CIA Web site was offering a $25 million reward.

The bounties to the Somali warlords “at the time appeared to be the only viable option given our lack of access,” says an intelligence official back in the U.S. The secret CIA program was terminated in 2006.

Ethiopia, fearing the establishment of a radical Muslim government on its eastern border, began planning its military intervention soon after the Islamic Courts took control in Mogadishu in June 2006. At first, Centcom cautioned the Ethiopians against invading. But after 10,000 Ethiopian troops surged across the border on Dec. 24, they received U.S. overhead reconnaissance and other battlefield intelligence.

Next came an Ethiopian-American pincer strategy: In January, after Muslim fighters had fled Mogadishu, the U.S. launched two devastating air attacks by AC-130 gunships. A senior al-Qaida operative named Abu Talha al-Sudani was probably killed in these coordinated attacks, a U.S. official said. Overall, about 8,000 Muslim fighters were killed in the brief war, while the Ethiopians lost just 225 dead and 500 wounded.

A successful proxy war, from the American standpoint. But then what? The Ethiopians began pulling out their troops almost immediately, and by March, the Muslim radicals were threatening to regain control of Mogadishu. Ethiopian troops stormed back and crushed the Muslim rebels once again. The Ethiopians have now concluded that they can’t withdraw completely anytime soon; they must instead stay and train a friendly Somali army that can support the pro-Ethiopian “Transitional Federal Government.”

The Ethiopians are hopeful they can forge a reconciliation among Somali clan leaders. Meanwhile, the Ethiopians are looking for cover from an African Union force they hope will eventually total at least 5,000 soldiers; so far only about 1,800 soldiers from Uganda have shown up.

It’s like Iraq and Afghanistan, in other words. A decisive military strike has destroyed one threat. But what’s left behind, when the dust clears, is a shattered tribal society that won’t have real stability without a complex process of political reconciliation and economic development.

There’s no turning back now, says a U.S. diplomat, but he cautions: “Anyone working in Somalia has to have developed a certain humility about our ability to pick leaders from clans and sub-clans.”

Calme passager en Somalie/ It calmed down in Somalia

Le quotidien Libération indique que les troupes éthiopiennes et le gouvernement de transition somalien qu’elles appuient ont pris le contrôle de Mogadiscio et incitent les habitants qui fuit la ville de revenir. La BBC (voir plus bas) rajoute que le nouveau maire de la ville pousse ses habitants à remettre leurs armes aux autorités. En effet, il a rendu les armes illégales à Mogadiscio. Le calme va-t-il rester?

The french paper Libération tells us that the Ethiopian troops and the transitional government of Somalia have secured Mogadishu and calls for the return of the inhabitants who fled the city. The BBC (see further below) adds that the new city mayor asks the residents to give their weapons to the authorities. In fact, he declared guns illegal in Mogadishu. Will the present calm remain?

Libération:

Une femme marche, en tenant son bébé dans les bras. Derrière elle, un homme pousse péniblement une charrette de laquelle dépassent un matelas usé et des nattes. Le long de la «route industrielle» ( «industrial road», comme on l’appelle à Mogadiscio), des tanks rouillés de l’ancienne armée de Siyad Barré (déposé en 1991) jonchent le sol. Des murs de sable se sont effondrés, vestiges des barrages édifiés dans les quartiers sud de Mogadiscio par ceux que l’on appelle «les insurgés» et qui ont lutté contre les troupes éthiopiennes pendant plusieurs semaines lors de combats extrêmement violents.
Dans la capitale somalienne à moitié vide, les habitants commencent lentement à revenir. Certains, qui s’étaient réfugiés à plusieurs dizaines de kilomètres de là, dans la brousse, utilisent les camions taxis. Une Toyota défoncée dont le toit croule sous les bagages s’aventure dans un chemin de terre, bordé de maisons détruites, criblées de balles ou de tirs d’obus. Les commerces sont fermés, les portes de nombreuses maisons verrouillées, signalant que le quartier a été presque entièrement déserté.
Revanche. Près du stade de Mogadiscio, dans la partie nord-ouest de la ville, les affrontements ont été les plus intenses. «Vous voyez ces anciens bâtiments officiels ? interroge un habitant. Ils servaient de base aux insurgés, qui tiraient depuis les étages sur le stade, un des quartiers généraux éthiopiens. Je me souviens d’un jour où, pris entre deux feux, nous courions pour chercher un abri. Les blessés tombaient, et nous ne pouvions prendre le risque de les aider. Ils sont sans doute morts maintenant.» Le gouvernement de transition (TFG), soutenu par Addis-Abeba et les Occidentaux, tient à montrer que la paix est revenue, et que les troupes éthiopiennes ont définitivement nettoyé la capitale. Une cérémonie a été organisée hier au siège de la police nationale, près de la Villa Somalia, où siège la présidence. Encadré par des soldats ougandais de l’Union africaine, qui a déployé 1 200 militaires à Mogadiscio, le chef de la police, nommé il y a quelques jours, prend note. Abdi Hassan Hawale dit «Qeydiid» («celui qui ne fait pas de compromis») savoure sa revanche. Cet ancien chef de guerre était membre de l’Alliance pour la restauration de la paix et la lutte contre le terrorisme, financée par les Etats-Unis, qui a été défaite par les Tribunaux islamiques, en juin dernier. Sur un bout de papier, il inscrit le nombre de RPG, AK47, de roquettes antichars et de lance-grenades qui s’amoncellent sur le sol. Quelques hommes d’affaires du clan Hawiye, majoritaire dans la capitale, ont accepté de rendre leurs armes et de se mettre sous la protection du TFG et des Ethiopiens.
A plusieurs reprises, un haut responsable éthiopien s’approche avec autorité de Qeydiid, l’enjoignant à accélérer le rythme. Depuis le coffre d’un 4X4 rouge tout neuf, la garde rapprochée du directeur de Telcom, une des sociétés de téléphonie mobile somalienne, remet l’attirail aux soldats de l’Union africaine. «Nous n’avons pas été impliqués dans cette guerre, souligne Abdulkadir Mohamed Halani, le directeur de Telcom, en boubou blanc et la barbe peinte au henné. Nous avions rendu de la même façon nos armes aux Tribunaux islamiques. L’Union africaine doit assurer notre sécurité désormais.»
Les insurgés ne vont-ils pas reprendre leur offensive ? «Seul Allah sait», répond-il en souriant. En réalité, la plupart de ces grands commerçants ont subi une intense pression du gouvernement pour rendre leurs armes. En attendant des équipements lourds ? «C’est une goutte d’eau dans la mer, mais cela doit servir d’exemple», explique le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda.
Les troupes de l’UA ont commencé depuis le début de la semaine à patrouiller durant la journée dans les rues de la ville, embarquant quelques journalistes, pour qu’ils constatent à quel point le calme est revenu. «Nous sommes en nombre insuffisant, mais c’est à la communauté internationale de remplir sa promesse et d’envoyer des hommes, pour permettre aux Ethiopiens de quitter le pays», précise le porte-parole.
«Gâteau». Certains observateurs se montrent pessimistes pour l’avenir. «C’est une affaire de jours ou de semaines, estime un Somalien. Les insurgés ont fui ou n’ont plus de munitions, mais ils sont déjà en train de se réorganiser.» Ce retour au calme, plus que précaire, dépend aussi de l’attitude du président Abdullahi Yusuf : acceptera-t-il, comme le demandent certains, d’inclure dans les négociations les ex-responsables des Tribunaux islamiques, ainsi que les partisans de l’ancien président du Parlement, démis de ses fonctions au début de l’année, pour «partager le gâteau» ? Nombreux sont ceux qui reprochent au chef de l’Etat d’avoir fait venir les miliciens de son clan, les Majerteen, de les avoir nommés à des postes importants tout en refusant de tendre la main à certains clans liés aux Hawiye, notamment les Ayr. Selon le porte-parole du gouvernement, une conférence de réconciliation nationale, prévue à l’origine en avril, mais reporté en raison des combats, devrait se tenir à la mi-juin.

BBC:

The new mayor of the Somali capital, Mogadishu, has banned people from carrying weapons on the streets.

Former warlord Mohamed Dheere announced the ban at his inauguration ceremony, following his appointment last week.

The move is seen as a big step forward in the process of restoring stability to Somalia, which has not had a working government in 16 years.

The government last week ended a six-week operation against Islamist and clan fighters in the city.

Some 1,600 people were killed in the clashes, local aid groups say.

Tinted windows

Mr Dheere announced that those who flouted the ban would be punished but did not give details.

Only government security forces would be allowed to carry weapons, he said.

New police chief Abdi Hassan “Qaybdiid” Awale – also a former warlord – announced a ban on tinted windows in the city.

“Anyone who fails to abide by these rules will be brought before the court,” he said.

The new measures come a day after prominent companies handed their weapons over to African Union peacekeepers and said they would trust the government to look after their security.

The business community had set up its own security teams to protect their operations from rogue militiamen during Somalia’s years of lawlessness.

Until last week, when the government announced victory against the Islamists, weapons were openly on sale in the Mogadishu market.

But the BBC’s Mohammed Olad Hassan in the city says the Ethiopian-backed government troops closed down the arms bazaar.

However, he says the dealers were allowed to keep their weapons.

Somalia is awash with guns after 16 years of civil war.