Looking back at Mandela and years of anti-apartheid struggles

A special 2 hour show!

Mandela was the face of a movement that mobilized millions of people in South Africa and, indeed, around the world, including here in Canada. Amandla handed over the airwaves to those in Montréal, and across the country, who dedicated years, even decades of their lives to the anti-apartheid movement. Here are their varied and inspired stories. A fitting tribute to Madiba—from those who were in the trenches.

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Alternatives Challenge COP17 Climate Talks

 

In the weeks leading up to the seventeenth round of negotiations of the UNFCC in Durban, South Africa (COP17), environmentalists gathered from around the world to challenge the impasse these talks have reached in the past. Activists organized “Occupy COP17” and the Dirty Energy Week and Everyone is Downstream conferences that tackled the root of the causes of climate change – fossil fuels. As the industry is moving away from crude oil and towards dirtier forms of extracting oil sands and oil shale, much like Canada’s Tar Sands in countries such as Madagascar, Uganda, Morocco, and Israel, delegates gather to share stories of the impacts similar projects have had in their countries, and what these new projects will do. The Real News’ Lia Tarachansky spoke with South African government representatives, environmentalists, and delegates about COP17 and the failure to reach a globally-binding, effective agreement on lowering world emissions.

Alternatives Challenge COP17 Climate Talks | The Media Co-op

Africa Today podcast: the legacy of the anti-apartheid movement

On yesterday’s show, host Walter Turner talks to Prexy Nesbitt an activist and educator whose work over the past four decades has been connecting freedom-loving peoples in Africa, Europe and North America to each other, to strengthening progressive political and social movements on both continents.

link

Amandla: Patrick Alleyn sur les enjeux environnementaux concernant le bassin du Nil/ Polémique en Algérie autour d’un “sondage” d’Al Jazeera.

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 26 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

L’émission du 26 décembre est un spécial en français… ou presque.

Le photo-journaliste Patrick Alleyn parle des enjeux sociaux-politiques entourant l’exploitation du Nil. Patrick Alleyn et Benoit Aquin reviennent de Chine et d’Afrique et présentent, par le médium de la photographie, les défis environnementaux des sociétés chinoises et est-africaines.

Souk de Khan el-Khalili au CaireM. Alleyn nous entretient sur les défis de la gestion régionale du Nil, surtout en Égypte et en Éthiopie.

Cliquez ici pour pour entendre l’entrevue (avec M. Alleyn, Roberto et Moussa).

Une trentaine de photos sont affichées à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal au 465, av. Mont-Royal Est, Montréal, (Face au métro Mont-Royal; 514-872-2266) dans le cadre d’une exposition qui s’intitule: “Territoires sous pression“. Cette exposition se tient jusqu’au 20 janvier 2008. L’entrée est libre. PHOTO : © 2007 Benoit Aquin (tous droits réservés)

 

Entrevue avec Gwen qui nous entretient sur les raisons de son voyage en Afrique du Sud et au Malawi ainsi que son intention de faire des reportages qui seront présentés à notre émission Amandla (En anglais!).

Cliquez ici pour entendre l’entrevue (avec Gwen, Roberto et Moussa).

 

 

Commentaires sur le tolé provoqué en Algérie par un “sondage” d’Al Jazeera sur les attentats du 11 décembre à Alger. Un sondage sur le site de la chaîne de télévision qatari, Al Jazeera, provoque de vives réactions en Algérie. En effet, il demande: “Êtes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger?”. 52% de ceux qui ont daigné répondre l’ont fait en répondant “oui”. Commentaires de Moussa.

Des journaux, comme la Tribune d’Alger, critiquent fortement ce manque d’éthique de la part de la chaine du Qatar, et certains vont jusqu’à l’accuser de servir les vils desseins de la nébuleuse terroriste Al Qaïda:

Ghada Hamrouche de la Tribune d’Alger:

Unanime. C’est le moins qu’on puisse dire de la réaction de la presse algérienne à propos du scandaleux sondage de la chaîne qatarie El Djazira. Ainsi, les quotidiens parus hier ont vivement critiqué la formule et même la publication du résultat d’un sondage immoral. «L’attentat d’El Djazira», a écrit en grande manchette El Moudjahid, avant d’affirmer : «El Djazira est aujourd’hui un îlot fortifié du terrorisme, et sa capacité de nuisance dépasse celle de ceux qui tuent aveuglément des innocents, car elle s’applique à donner un semblant de légitimité à de vils criminels.»

De son côté, le Jour d’Algérie, en qualifiant la chaîne tout bonnement de «porte-parole officiel d’Al Qaïda», estime que ce sondage est «un véritable encouragement au crime». «La chaîne absout le GSPC de tous les crimes qu’il a commis et ceux qu’il envisage de commettre en Algérie», ajoute-t-il. Quant au quotidien El Watan, le sondage ne peut être qu’un «sondage de la honte». «Le sondage d’El Djazira n’est pas un simple dérapage. C’est tout simplement le summum du mépris de la vie humaine. Une insulte à l’éthique professionnelle, à la morale et aux valeurs universelles reconnues par toutes les religions», peut-on y lire.

Rémi Yacine, d’El Watan, se tourne vers une autre cause de cette tourmente, le désert médiatique audiovisuel algérien:

Tout le monde s’y met. Tous contre Al Jazeera ! Pour les autorités algériennes, le dérapage de la jeune chaîne qatarie est une aubaine. Il sert à masquer les lacunes sécuritaires, les limites de la politique de réconciliation et tout simplement l’incurie du système.

Parce qu’en Algérie, les islamistes sont aussi au pouvoir. Les barbéfèlenes sont solidement installés du côté du Palais du gouvernement. La presse indépendante a eu raison de s’émouvoir contre ce sondage indécent (Pour ou contre les attentats d’Alger ? Plutôt une bêtise du service marketing). Une fois l’indignation passée, il convient d’analyser cette colère juste, mais indéniablement instrumentalisée. Le vrai problème n’est pas Al Jazeera. Le problème réside dans l’Etat. Le problème est dans la dictature audiovisuelle. Il est offensant pour les Algériens de n’avoir qu’une chaîne de télévision ! L’Unique, la mal-nommée. L’ENTV n’est pas une chaîne publique, elle est une extension du pouvoir.
Elle est à l’image des dictatures arabes, obsolète, incongrue et définitivement non fiable. La voix de son maître. C’est donc la faute aux responsables politiques au pouvoir, au directeur de l’ENTV (passé par tous les rouages du système, qui a appris à dire très tôt anaâm sidi, choukrane (« oui monsieur, merci »), si les Algériens se ruent sur Al Jazeera et les chaînes de télévision française pour savoir ce qui se passe chez eux. Un tel sondage serait passé inaperçu si l’Algérie était dotée de télévisions libres, indépendantes. Si la liberté d’expression avait droit d’entrée à la télévision. Il ne faut pas se leurrer, l’actuel directeur de l’ENTV dirige une télévision brejnévienne, digne de Kim Il Sung. Aucun opposant, aucun artiste engagé, aucun journaliste indépendant, aucun militant des droits de l’homme n’a le visa nécessaire (estampillé FLN, RND ou ex-Hamas, islamo-conservateur) pour pouvoir s’exprimer sur l’Unique. Ce sont toujours les mêmes qui « habitent » la télévision algérienne, ni démocratique ni populaire depuis l’indépendance (confisquée). Le premier procès à faire n’est pas contre Al Jazeera (qui n’a pas à nous aimer ou détester, contrairement à ce qui est écrit ces derniers jours), mais contre nos responsables médiocres qui maintiennent nos concitoyens dans l’ignorance en imposant une dictature propre aux potentats arabes. La liberté de la presse doit entrer dans la Bastille de l’ENTV. Qu’ils le veuillent ou pas. Il appartient aussi aux journalistes de refuser cette censure, de faire exploser ce système pour créer des télévisions dignes de l’Algérie, des Algériens. Gageons qu’on saura faire autant, sinon mieux qu’Al Jazeera.

 

Here are the subjects that were addressed in the December 26th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The December 26th is totally in French… almost.

Interview with Patrick Alleyn who talks about the socio-political issues regarding the management of the Nile river by the States occupying its basin. Patrick Alleyn and Benoît Paquin came back from China and Africa, Ethiopia and Egypt more precisely. They present us, through the photography medium, the environmental challenges of the Chinese and East-African societies.

Click here to hear the interview (Mr. Alleyn, Roberto and Moussa).

You can see the photos (there are thirty of them) displayed at the “Maison de la culture du Plateau Mont-Royal”, 465, av. Mont-Royal Est, Montreal, (in front of the Mont-Royal metro station; 514-872-2266). The exposition is called : “Territoires sous pression”and lasts until January 20th 2008. Admission is free.

Interview with Gwen who tells us about the reasons for her trip to South Africa and Malawi as well as her plans for doing reportages that will be presented on the Amandla show. (In english!).

Click here to hear the interview (with Gwen, Roberto and Moussa).

Comments on the turmoil created in Algeria by an Al-Jazeera ‘survey’ asking if people agreed with the December 11th bombings in Algiers. The newspapers in Algeria are furious and accuse Al Jazeera to be an ‘Al Qaida puppet’. Some papers (El Watan [link in french]) indicates that if Algeria had a free televised media environment (no State control) the turmoil wouldn’t have happened since Algerians would’ve listened to local TV instead of Al-Jazeera.

This issue still shows a serious lack of ethics from the Qatari TV station. Comments by Moussa.

Amandla Radio Show: “Extraction!” Comix Reportage is out !/ 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 19 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Extraction!Critique d’une bande dessinée/reportage intitulée “Extraction!” (des éditions Cumulus Press) sur les conséquences des activités des entreprise minières et pétrolières canadiennes sur les communautés du Guatemala du Canada (Québec, Alberta) et d’Inde – Écoutez les commentaires de Gwen et Moussa ainsi que ceux de Tamara qui a personnellement participé à la réalisation de cet ouvrage. Cliquer ici pour entendre la chronique.

 

 

 

Partie française.

Afrique du Sud: Commentaires sur l’élection de Jacob Zuma à la tête de l’ANC– Élu avec deux tiers des voix, Jacob Zuma (voir photo à la fin du post) est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la démocratie sud-africaine?

Écouter les commentaires de Gwen et Moussa en cliquant ici.Malick Sidibé

Mali: Commentaires sur la 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako – Cette nouvelle édition rend hommage au photographe Malick Sidibé (voir photo à droite). Écouter les commentaires de Moussa en cliquant ici.

Les photos de Malick Sidibé peuvent être vues sur les sites suivants:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

Here are the subjects that were addressed in the December 19th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Review of the Graphic novel/reportage, entitled “Extraction!”Listen to this topic Extraction (edited by Cumulus Press). It addresses the issue of the consequences of Canadian mining and oil companies’ activities on the communities from Guatemala, Canada (Quebec, Alberta) and India. Listen to the comments by Gwen and Moussa, and especially by Tamara who was personally involved in the realization of this book. Click here to hear the review.

French part.

Jacob ZumaSouth-Africa: Comments on Jacob Zuma’s election for the presidency of the ANC – Elected with two-third of the voices, is Jacob Zuma (see picture, left) good or bad news for south african democracy? Hear the comments by Gwen and Moussa by clicking here.

Mali: Comments on the 7th African photography meeting of Bamako – This new edition pays tribute to Malian photographer, Malick Sidibé (see picture above). Listen to comments by Moussa by clicking here.

Malick Sidibé’s photos can be seen on the following websites:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

 

Jacob Zuma‘s election on video

La vidéo suivante illustre la joie des membres de l’ANC lorsque Zuma est déclaré vainqueur. Noter, à la fin du vidéo, Thabo Mbeki qui lui donne l’accolade pour le féliciter.

The following video show the joy of the ANC members when the hear the name of Zume, declared the winner of the election. Note, at the end of the video, Thabo Mbecki, congratulating Zuma for his victory:

 

 

Émission Amandla du 12 Décembre 2007/ Amandla Show from December 12th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 12 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Description de la violence conjugale que vivent les femmes d’Afrique du Sud (par Gwen). Témoignages de sept femmes Sud-africaines qui parlent de la violence conjugale dont elles sont victimes.

Vous pouvez visiter le site Genderlinks.org.za qui présente les témoignages en ligne (en anglais).

Commentaires sur la situation de la grève des ouvriers de l’or en Tanzanie (par Gwen). Des ouvriers de l’entreprise Canadienne, Barrick Gold, sont en grève considérée illégale par l’entreprise. Cet événement coïncide avec la visite du Premier ministre canadien en Tanzanie. Ce dernier a rencontré les dirigeants de l’entreprise, mais pas les ouvriers, ni les groupes de citoyens interpelés par la grève.

Partie française.

Le phénomène des “vidomégons” (par Moussa). Au Bénin et en Afrique de l’Ouest, des enfants issus des milieux pauvres et ruraux, sont donnée en familles d’accueil dans les villes afin d’avoir la chance de vivre sous un toit et de bénéficier d’une éducation en échange de travaux ménagers. Un système traditionnel bien implanté au Bénin qui permet de donner une chance de réussite aux enfants pauvres: les vidomégons (expression de la langue Fon au Bénin). Ce système, à cause d’une décennie de pauvreté aggravante au Bénin et ailleurs en Afrique de l’Ouest, se pervertit et devient un système d’exploitation, voire d’esclavage d’enfants.

Pour une définition du concept de vidomégon voir ce fichier DOC. (Site http://www.aide-et-action.org/)

L’article d’Afrik.com: Bénin : les vidomegons, nouveaux esclaves urbains.

Rumeurs: Ibrahim Babangida reviendrait au pouvoir au Nigéria (par Moussa). Reprise de la nouvelle déjà mentionnée dans ce blog.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the December 12th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Description of the domestic violence South-African women have to endure (by Gwen). Testamonies of seven women victims of domestic violence.

The testamonies can be heard online. You can download them at Genderlinks.org.za.

Comments on the strike started by goldminers in Tanzania. (by Gwen). Workers of the Canadian mining giant, Barrick Gold, are on strike. The company considers the strike illegal. This event coincides with the visit of the Canadian Prime minister. He met with the managers of the company, but not with the workers…

 

French part.

The “vidomegons” (by Moussa). In Bénin, and elsewhere in West Africa, children from rural poor families are sent to foster home in the cities. It gives them the chance to live under a roof and benefit from an education provided by the foster family. In exchange, the child does cleanup work around the house. It is a tradition well embedded in Bénin and which gives an opportunity for poor children to have a chance in life. Hence the word “Vidomegon” used in Benin (it is a word from the Fon language, widely spoken in the country). Because of decades of deepening poverty in Bénin’s rural society, the system has become perverted. It turned into a child exploitation system and some even talk about slavery.

For an explanation of the concept of “vidomegon”, see this DOC file. (in french). (Site http://www.aide-et-action.org/)

An article is available at Afrik.com (in french): Bénin : les vidomegon, nouveaux esclaves urbains.

Rumors: Ibrahim Babangida would come back and try to be elected Nigeria’s president.(by Moussa). It is news that’s already posted in this blog.

 

 

Morale de Sarkozy, approbation de Mbeki/ Sarkozy’s moral, Mbeki’s approbation

(Liens en français/ links in french)

The South African president thanks, in a letter sent to the Élysée, french President Nicolas Sarkozy for his speech at the Dakar University (Senegal) pronounced on July 26th 2007. The speech criticizes and sympathizes with Africa at the same time, bringing lots of critics and comments both in Senegal and Africa. The French paper, Le Monde, tells us that, for President Mbeki, the speech means that Africa is lucky to have a friend like Sarkozy. Of course, this opinion is far from being shared by all. If you can read french we invite you to read Sarkozy’s speech at the Élysée’s website and make up your own opinion.

Do you agree with Mbeki?

Selon Le Monde, Thabo Mbeki remercie le président français, Sarkozy, d’avoir prononcé son allocution de Dakar (Sénégal), le 26 juillet dernier, en abordant des thèmes qui semblent avoir eu des effets favorables aux oreilles du président sud-africain:

Le président sud-africain Thabo Mbeki remercie M. Sarkozy pour son discours de Dakar sur l’Afrique
LE MONDE | 14.08.07 | 15h41 • Mis à jour le 14.08.07 | 15h41

Thabo MbekiNicolas SarkozyAccueillie fraîchement à Dakar, qualifiée de “condescendante” par nombre d’observateurs, l'”adresse aux jeunes d’Afrique” prononcée par Nicolas Sarkozy, le 26 juillet, lui vaut a posteriori les félicitations de Thabo Mbeki, président de l’Afrique du Sud, première puissance du continent. Dans une lettre adressée au président français et rendue publique par l’Elysée, lundi 13 août, M. Mbeki adresse “sans hésitation des remerciements appuyés” à M. Sarkozy pour ce “discours puissant et émouvant”.

“Ce que vous avez dit à Dakar, monsieur le président, écrit le chef de l’Etat sud-africain, m’a indiqué que nous avons de la chance de pouvoir compter sur vous comme citoyen de l’Afrique, comme un partenaire dans le long combat pour mener à bien la vraie renaissance de l’Afrique dans le contexte de la renaissance de l’Europe et du reste du monde.”

Dans ce discours présenté comme le point fort de son premier voyage africain, le président français avait dénoncé longuement l’esclavage et les effets pervers de la colonisation tout en refusant toute repentance. Comme pour équilibrer les torts, il avait appelé les Africains à faire leur autocritique, désignant certains éléments de l’identité africaine comme responsables du sous-développement.

“Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Jamais il ne s’élance vers l’avenir. (…) Dans cet univers où la nature commande tout (…), il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès”, avait déclaré M. Sarkozy, traité dès le lendemain de “donneur de leçon” par la presse sénégalaise et critiqué pour avoir dédouané la colonisation sous couvert de “sincérité”.

Le président sud-africain, lui-même à la tête d’un pays à la lourde histoire coloniale, n’évoque nullement ces passages du discours. Il préfère retenir les phrases qui voyaient le salut du Continent noir dans le métissage de l’Afrique avec l’Europe, fruit de la colonisation mais analysé comme un “appel de la liberté, de l’émancipation et de la justice”.

“Je comprends pleinement le défi face auquel vous nous placez en tant qu’Africains, approuve M. Mbeki, qui cite en français le passage du discours selon lequel “ce métissage, quelles que fussent les conditions douloureuses de son avènement, est la vraie force et la vraie chance de l’Afrique au moment où émerge la première civilisation mondiale”.

M. Sarkozy devrait avoir bientôt l’occasion de poursuivre de visu le dialogue avec M. Mbeki. Annulée au dernier moment, l’étape sud-africaine de son voyage de juillet a été reportée à l’automne.

Philippe Bernard

L’allocution de Sarkozy peut être lue sur le site de l’Élysée. Nous avons remarqué un passage qui rend compte des critiques qui affublent Sarkozy du qualificatif de “donneur de leçons”:

Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. Le défi de l’Afrique, c’est d’entrer davantage dans l’histoire. C’est de puiser en elle l’énergie, la force, l’envie, la volonté d’écouter et d’épouser sa propre histoire.

Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour, c’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé.

Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance.

Le problème de l’Afrique, c’est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de se préparer au retour du malheur, comme si celui-ci devait indéfiniment se répéter, mais de vouloir se donner les moyens de conjurer le malheur, car l’Afrique a le droit au bonheur comme tous les autres continents du monde.

Le problème de l’Afrique, c’est de rester fidèle à elle-même sans rester immobile.

Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à regarder son accession à l’universel non comme un reniement de ce qu’elle est mais comme un accomplissement.

Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à se sentir l’héritière de tout ce qu’il y a d’universel dans toutes les civilisations humaines.

C’est de s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes.

C’est de s’approprier la science et la technique modernes comme le produit de toute l’intelligence humaine.

Le défi de l’Afrique est celui de toutes les civilisations, de toutes les cultures, de tous les peuples qui veulent garder leur identité sans s’enfermer parce qu’ils savent que l’enfermement est mortel.

Les civilisations sont grandes à la mesure de leur participation au grand métissage de l’esprit humain.

La faiblesse de l’Afrique qui a connu sur son sol tant de civilisations brillantes, ce fut longtemps de ne pas participer assez à ce grand métissage. Elle a payé cher, l’Afrique, ce désengagement du monde qui l’a rendue si vulnérable. Mais, de ses malheurs, l’Afrique a tiré une force nouvelle en se métissant à son tour. Ce métissage, quelles que fussent les conditions douloureuses de son avènement, est la vraie force et la vraie chance de l’Afrique au moment où émerge la première civilisation mondiale.

Une telle envolée aurait-elle attirée autant de critiques et commentaires si elle avait été prononcée par un autre leader que le président Sarkozy? Mbeki a-t-il eu raison de se réjouir?

South Africa accuses the UK for the Zimbabwe crisis/ L’Afrique du Sud accuse le Royaume-Uni comme responsable de la crise au Zimbabwe

(Lien en anglais/ link in english)

Selon le Guardian, de Londres, l’Afrique du Sud accuse le Royaume Uni d’imposer des barrières contre le Zimbabwe, contribuant à la crise actuelle qu’il vit et contraignant les discussions avec les autres gouvernements africains de la région.

According to the London Guardian, South Africa accuses the UK to impose barriers creating the crisis the country actually lives:

South Africa blames UK for Zimbabwe crisis

Chris McGreal, Africa correspondent
Monday August 13, 2007
The Guardian

South Africa has blamed Britain for the deepening crisis in Zimbabwe by accusing the UK of leading a campaign to “strangle” the beleaguered African state’s economy and saying it has a “death wish” against a negotiated settlement that might leave Robert Mugabe’s Zanu-PF in power.

MugabeAccording to a South African government document circulating among diplomats ahead of a regional summit this week, President Thabo Mbeki will paint an optimistic picture of his efforts to broker an agreement between Mr Mugabe [see picture] and the Zimbabwean opposition.

But the document, a draft of the report the South African president is expected to present at the meeting, says Britain remains a significant obstacle by spearheading sanctions that Mr Mugabe blames for his country’s economic collapse.

“The most worrisome thing is that the UK continues to deny its role as the principal protagonist in the Zimbabwean issue and is persisting with its activities to isolate Zimbabwe,” the report says.

“None of the western countries that have imposed the sanctions that are strangling Zimbabwe’s economy have shown any willingness to lift them.”

Britain pressed the European Union to impose “targeted sanctions” against Zimbabwe’s leadership by refusing visas, freezing bank accounts and other measures that the UK said were aimed at individuals without harming Zimbabweans.

But Mr Mugabe has blamed what he describes as the “illegal sanctions” for the economic collapse and said his government is a victim of British imperialism because it seized white-owned farms for redistribution to poor blacks.

His opponents say the crisis is the result of a brutal strategy to hold on to power by violently suppressing the opposition, rigging elections and trying to buy support by seizing the farms. This last move devastated the tobacco export industry that provided Zimbabwe with much of its foreign earnings.

The wholesale printing of money helped fuel inflation now estimated to be running at about 20,000%. Shops are virtually empty of basic foodstuffs.

Some African leaders have been willing to criticise Mr Mugabe, although a Zambian opposition leader, Michael Sata, urged the region’s leaders to “join hands and launch strong protests against attempts by the west to recolonise Zimbabwe”.

The South African report describes the crisis as “Zimbabwe’s bilateral dispute with Britain”. However, the focus of Mr Mbeki’s efforts is to reach an agreement between Mr Mugabe and the opposition Movement for Democratic Change ahead of elections next year.

Mr Mbeki has not had a smooth ride. Mr Mugabe’s two negotiators, both cabinet ministers, failed to arrive for talks in South Africa last month. The ministers, Nicholas Goche and Patrick Chinamasa, finally arrived in Pretoria a week ago.

The document says some issues, including constitutional reforms, have been “worked out”. “There are strong indications that the two sides are sliding towards an agreement,” it says.

But MDC sources say that agreement is not near and they suspect that Mr Mugabe is playing for time until the end of the year when the focus will shift to the presidential election campaign. Meanwhile, the economic crisis is expected to deepen. More than 3 million Zimbabweans have left the country in search of work.

South Africa: Mbeki sacks deputy health minister/ Afrique du Sud: Mbeki renvoie sa vice-ministre de la santé

(Liens en anglais/ links in english)

Il semble que parce qu’elle faisait du bon travail, Nozizwe Madlala-Routledge (voir photo) a été renvoyée de son poste de vice-ministre de la santé par le président Thabo Mbeki. (Dans le Guardian de Londres)

Because she seemed to do a good work, the deputy health minister, Nozizwe Madlala-Routledge (see picture), was sacked by president Thabo Mbeki. This move brought angriness from the NGOs.

London Guardian:

Aids activists furious at sacking by Mbeki· Deputy health minister axed after Spanish visit
· Unions and opposition condemn president

David Beresford in Johannesburg Agencies
Friday August 10, 2007
Guardian

The South African president, Thabo Mbeki, has sparked outrage among Aids activists by firing the highly popular deputy health minister on what they claimed were trumped up charges.

N. Madlala-RoutledgeNozizwe Madlala-Routledge was sacked for travelling to attend an Aids conference in Spain without the permission of President Mbeki. But campaigners said that Mr Mbeki seized the opportunity to rid himself of a politician who had shown herself prepared to openly criticise government on Aids and other health issues.

President Mbeki has become notorious for denying that Aids is caused by a virus. He is supported by the minister of health, Dr Manto Tshabalala-Msimang who is known as Dr Beetroot for her claims that beetroot and garlic can treat Aids.

Dr Tshabalala-Msimang was ill for nine months and has only recently resumed her duties. During the health minister’s illness, Ms Madlala-Routledge mended fences with activists in the Treatment Action Campaign and the mainstream medical community and was one of the driving forces behind a new five-year plan which has made reducing the number of new HIV infections one of its main targets, and aims to extend treatment to 80% of those with Aids by 2011.

The firing of Ms Madlala-Routledge was described yesterday by the Treatment Action Committee as a “dreadful error of judgment”. “It indicates that the president still remains opposed to the science of HIV and to appropriately responding to the epidemic. We call on him to reverse his decision,” the committee added.

The deputy minister was fired for going to Spain with her son and a government consultant at a cost of R160,000 (£11,000). His aides said that there had been a mix-up over dates and that the president only refused her permission to make the trip after she had arrived in Spain. It is believed she refused to resign and was then fired.

Reaction to her sacking has demonstrated not only her popularity, but also the deep unpopularity of Mr Mbeki. The parliamentary opposition, the Congress of South Africa Trade Unions and the South African Communist party joined in the criticism of the sacking. Cosatu said her firing would “deepen a culture of sycophancy” in the government.

Patricia De Lille, leader of the small Independent Democrats party, noted the dismissal came “just hours before the dawn of our 13th Women’s day”, calling it “an insult to every single South African woman who has the courage to stand up for the truth”.

Ms Madlala-Routledge is a former deputy minister of defence. She is also a Quaker.

Mukoni Ratshitanga, a spokesman for Mr Mbeki, said the president did not need to explain his decision. “Members of cabinet and deputy ministers serve at the behest of the president,” he said.

Émission Amandla du 1er août 2007/ Amandla show from August 1st 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 1er août 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Émission entièrement en anglais.

Commentaires sur la revue de la BBC: “Focus on Africa” de juillet-septembre. Commentaires qui incluent l’opinion de Kenneth Kaunda, ancien président de Zambie, sur Mugabe. Aussi, la géopolitique de le Corne de l’Afrique.

Commentaires sur le journal sud-africain: Mail and Guardian: “Sudan looks south for peace”. Voir l’article en anglais, plus bas.

Commentaires sur l’article de le BBC: “Enjoying beers in the Algeria woods”. Voir l’article en anglais plus bas.

Les parlementaires Kenyan se donnent des salaires trop élevés. Commentaires sur le fait que les parlementaires Kenyan s’octroient un salaire de 91000 dollars US par ans!

Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo se rend à Bouaké . Commentaires.

Autres nouvelles de la Corne de l’Afrique.

Autres Nouvelles.

 

Here are the subjects that were addressed in the August 1st 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

Show entirely in english.

Commentaries on the BBC’s Focus on Africa magazine, july-september edition. Comments on the magazine that incudes views on Mugabe’s regime by former Zambia president, Kenneth Kaunda etc. Also, geopolitics in the Horn of Africa…

Commentaries on the South African newspaper: Mail and Guardian: “Sudan looks south for peace”. Here is the article (you can then listen to Doug’s comments on air):

Sudan looks south for peace
Jean-Jacques Cornish
31 July 2007 10:38
Said Alkhateeb, manager of the Strategic Studies Centre in Khartoum and a former general secretary of foreign relations for the ruling Sudanese National Congress party, travelled to Pretoria recently. Alkhateeb, who played a major role in negotiating the Comprehensive Peace Accord (CPA) that ended the civil war between northern and southern Sudan, spoke to the Mail & Guardian about South Africa as a possible host and mediator in new talks between the Sudanese government and those Darfur rebel groups that refused to sign the Darfur Peace Agreement (DPA) last year.

Has the South African government been asked to host and mediate the talks?
Informally, it has been approached, and a formal request will soon be made. The South African government knows the government of Sudan will welcome more involvement in monitoring the CPA and reviving the talks for Darfur.

Now that you are ac­cepting a hybrid force of African peacekeepers for Darfur financed and logistically supported by the United Nations, is every­thing up for grabs?
No, everything is not up for grabs. We will not be renegotiating the DPA. We have the building blocks for a more inclusive deal, but we do not want to alienate anyone who has already signed. We want to augment and add to the DPA, not replace it. Important points have been reached regarding personal compensation and control of the region. Most of the discontent in Darfur revolves around these two issues.

The Sudanese government has allowed UN troops to be deployed to monitor the CPA but has until recently refused to allow the deployment of UN troops in Darfur. Why?
The CPA is an agreement between two parties and they agreed to bring the UN in to deal particularly with the military and security arrangements. The mandate is very clear, and it was agreed before the parties put their signatures to the CPA. What the government of Sudan agreed to with the DPA is having AU peacekeeping forces. The US and the EU, who were there as facilitators, know this well. The government of Sudan sees no reason why this should change, because that would change the DPA itself. If people believe the AU cannot fulfil this role, they should gather around the table and change the agreement.

The UN Security Council envisages a peacekeeping force for Darfur of about 20 000. But it is clear that, at best, Africa can provide no more than 10 000 troops. Would you look favourably at a hybrid force in which the remainder are composed of troops from countries suitable to you?
The general agreement is that unless we cannot find peacekeeping personnel from within the AU we will not go elsewhere. We fully accept a hybrid force supervised by the AU and the UN. The peacekeeping troops will come from Africa. If practical considerations dictate it, the government of Sudan has indicated it will look elsewhere to solve the problem. If the political track moves quickly the whole process will be accelerated. The need for bringing in vast numbers of new forces will dwindle by the day. Provided a political solution is found, we will not need all that many people in Darfur.

When would the Sudanese government like to see the hybrid force on the ground?
Emotions regarding Sudanese sovereignty are still very strong. Politics generally are delaying things. The Sudanese government agreed to a hybrid force last September. Delays have been caused by misinterpretations of what exactly was agreed to. There is also uncertainty in the UN about funding something that is not entirely a UN operation. This all seems to have been cleared up now. The wheels can start turning. Timing is everything in matters like this. It is best for all involved that we proceed quickly

Comments on the BBC’s: “Enjoying beers in the Algeria woods”. Here is the article (you can then listen to Doug’s comments on air):

By Mary Harper
BBC News, Algiers
Kamal “Van Damme” has long dark hair, wild black eyes and a bare chest. He lives alone in the woods, high up in the Berber mountains of Algeria’s Kabylie region.

In an area occupied by armed Islamists, he runs a bar, selling cold beer to his customers.

Nicknamed after the Hollywood strongman, Jean-Claude Van Damme, Kamal has carved ingenious clearings out of the mountainside, each one almost completely hidden by thick bushes on all sides.

Into each clearing, he has put a rickety table and a few chairs, so that people can sit and drink in the middle of nature.

For the more adventurous, he has even constructed a platform at the top of a tree.

When I visited Kamal Van Damme’s bar, there were men lolling around in various stages of inebriation, green beer bottles scattered all over the place.

The atmosphere was completely relaxed.

“We’re drinking beer under the very beards of the Islamists,” one man joked.

Bizarre

I found it impossible to believe that we really were drinking “under the beards of the Islamists” until a couple of days later, when a military patrol was ambushed in full daylight just 400m away from the bar.

One soldier was killed and two others badly injured in the attack, blamed on Islamists hiding in the nearby forest.

Eyewitnesses reported that Kamal continued to serve beer during the attack, although most of his clients ran away as soon as they heard the gunshots and other explosions.

Bizarrely, it is in the land of the beer-drinking Berbers that Algeria’s Islamist insurgency is most active.

Attacks are frequent and principally directed at the military.

Recent incidents include the suicide bombing of an army barracks in Lakhdaria that killed more than 10 people and a midnight ambush on military positions in Yakouren.

In the first attack on civilians for some time, a bomb was thrown into an amusement arcade in Barika, leaving two children dead and several others with horrific injuries.

Hideouts

Parts of the Kabylie resemble a war zone. Near Yakouren, I saw convoys of military vehicles thundering by as columns of nervous-looking soldiers marched up into the mountains to hunt down the perpetrators of the recent attack.

Helicopters clattered above, strafing the mountainsides.

Forest fires, started by the military, engulfed the hills, consuming not only the hideouts of the militants but also the ancient olive trees belonging to the local population.

The Berbers have little sympathy for the Islamists, but they dislike the army even more.

One man, a beekeeper, explained how all of his beehives had been destroyed in one of the fires started by the army.

“When I asked the soldiers why they had burned my beehives, they said they would not have done so if I had told them where the militants were hiding,” he said.

“How can the army ask for my help when they have destroyed my livelihood?”

And the authorities are indeed asking the population for their help in fighting the insurgency, with daily television appeals requesting information about “the terrorists”.

Insecurity has been increasing in Algeria, and across North Africa, since the Salafist Group for Preaching and Combat (GSPC) re-launched itself as al-Qaeda in the Islamic Maghreb at the beginning of this year.

Algeria’s Islamists have changed their tactics since joining the al-Qaeda franchise.

There are more suicide bombings, complete with slick internet videos of the young men who were prepared to die for their faith.

Co-ordinated attacks, such as the seven bombs that went off almost simultaneously in seven different locations in February, also bear the hallmarks of al-Qaeda.

Despite the upsurge of Islamist activity, the government insists that what Algerians describe as “The Time of Terror” of the 1990s and early 2000s is now over.

“The Algerian government has perfect control over the security situation and terrorism is on the verge of being eradicated,” says Prime Minister Abdelaziz Belkhadem.

Traumatised

The reality on the ground, especially in the eastern Kabylie region, contradicts the prime minister’s statement.

Even in areas where security has returned, the population is traumatised.

Algeria’s most fertile region, the Mitidja valley, is like a land of ghosts with memories of the horrific massacres hanging like a dark cloud over the area.

People have still not returned to their hillside villages, preferring to stay in the towns by night, and working in their fields by day.

In other areas, such as Medea to the south of Algiers, people are starting to relax and enjoy themselves.

I visited this region during the weekend, and saw people swimming in the rivers, feeding monkeys and eating freshly roasted meat in restaurants that have only just re-opened after being burned down by the Islamists.

But none of this would be possible without the presence of the army.

Medea is the most heavily militarised zone in the country, and it is swarming with soldiers.

The horizon is dotted with sentry boxes and watchtowers, heavily armed soldiers crouch behind sandbags, hide behind trees and perch on rocks.

The place where life really does seem to be returning to normal is the capital city.

Algiers feels like a different country, with a cosmopolitan atmosphere and the hustle and bustle of a fully functioning city.

But step outside the beautiful capital, with its white buildings crowded on hillsides overlooking the bay, and “The Time of Terror” is very much alive.

Either as fresh and bloody memories in people’s minds or as the ongoing insurgency led by militants intent on establishing an Islamic republic in Algeria.

Kenyan MPs give themselves high salaries. Comment on the fact that MPs in Kenya will have a salary reaching 91000 $US per year!

Cote d’Ivoire: Laurent Gbagbo goes to Bouake. Comments.

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