La Centrafrique, 3 mois après le coup-d’état

Où en est la République Centrafricaine trois mois après le coup d’état?

Analyse de la situation par Jean-Marc Soboth : la coalition Seleka, ses relations avec la France et avec le reste de l’Afrique et l’importance des industries extractives du pays.

Paradis sous terre: le Canada et les minières

Entrevue de Roberto Nieto avec Alain Deneault co-auteur du livre Paradis sous terre publié aux éditions Écosociété à Montréal, un ouvrage qui porte un regard historique critique sur le rôle de l’industrie minière depuis la fondation du Canada.

Firoze Manji on Walter Rodney

From Amandla on CKUT in Montreal: Pambazuka news coordinator Firoze Manji speaks of the significance of Walter Rodney’s 1972 classic How Europe underdeveloped Africa.

Semafo, une minière canadienne au Niger

La minière canadienne Semafo qui est basée à Montréal exploite l’or au Niger.

Sur le site web de la compagnie on peu y lire que la compagnie exploite trois mines d’or : une au Burkina Faso, en Guinée et au Niger. Semafo s’est engagée à « agir consciencieusement afin de devenir un acteur de premier plan dans la région ou elle exerce ses activités » mais sa «priorité stratégique consiste à maximiser la valeur pour ses actionnaires par la gestion efficace de ses actifs… »

Qu’en est-il vraiment?

Ali Idrissa de la campagne Publiez ce que vous payez offre une critique des retombées des activtés de Semafo au Niger.

Il est à noter que Semafo possède sa propre fondation humanitaire la Fondation Semafo qui œuvre sur le terrain et dont le travail consiste essentiellement à envoyer des container de matériel amassé au Canada.

La Fondation Semafo a comme partenaire la Fondation Paul Gérin-Lajoie de Montréal.

New Canadian NGO partnerships with the mining industry, Nomadic Massive in the DRC and a look a recent news

Canadian NGOs become partners with large mining corporations
Last week, the Canadian Minister for International Cooperation Bev Oda announced new partnerships between certain Canadian NGOs and mining companies. In an interview with Catherine Coumans of Mining Watch Canada Gwen Schulman and Roberto Nieto look at the implications of this new twist in foreign aid.

Hip-Hop in the DRC
Nantali Indongo, member of Montreal’s Nomadic Massive ensemble talks to Amandla’s Afrah Aden about her recent trip to the Democratic Republic of the Congo where she facilitated workshops looking at how Hip Hop is a great tool for social engagement. Nantali also talks about the constant challenges faced by the DRCs Hip Hop artists.

Doug’s view
Doug Miller comments on the Gay Pride Parade last weekend in Johannesburg and how its great success stood in marked contrast to the Victorian-age repression still on the books in most countries of Africa. Kaleidoscope, a new group formed in the UK with the support of all the 3 main political parties is dedicated to combatting homophobia in Africa and the Middle East. A look at a piece from the Guardian Weekly about how Kenya has made Female Genital Mutilation (FGM) illegal and a criticism of the energy that local homophobes put into denouncing and abusing the gay community versus to lack of interest in abolishing FGM.

listen to the entire show:

(permanent archive)

Le Burkina Faso va-t-il réviser son code minier?

Après plusieurs pays africains comme la Zambie, la Tanzanie, la Guinée et la République Démocratique du Congo, c’est au tour du Mali, du Niger et, peut-être, du Burkina Faso de se rendre compte que les gains que son industrie minière génèrent risquent de n’être que de la poudre au yeux:

Le Mali, par la voix de son ministre en charge des Questions minières, Hamed Sow, a pris le taureau par les cornes le jeudi 8 mai dernier en déclarant que l’Etat malien entendait relire le code minier en augmentant la part de revient du Mali -en ce qui concerne pour le moment l’or- qui passerait de 20 à 30 %.

Au Niger également, malgré la prise de textes, les choses ne sont pas encore comme elles devraient être puisque, selon « InfoSud » du 29 mai 2008, la Commission d’ enquête parlementaire du Niger mise en place sur le sujet et qui a rendu publics les résultats de ses travaux, a relevé la mauvaise gestion de la Société canadienne des mines du Liptako (SML) qui est liée par contrat à l’Etat nigérien et qui « n’aurait versé que 5 milliards de Fcfa pour une production estimée à 8,33 t d’or dont la valeur est estimée à 67 milliards de Fcfa, soit à peine le dixième ».

Pour revenir chez nous [au Burkina Faso], on se rend compte qu’en général, l’Etat n’a que très peu d’actions dans ces grands groupes : 10 %, donc de bénéfices. Pour cette mine d’or de Youga qu’on vient d’inaugurer, on n’entend que des propos du genre : le Burkina va engranger d’énormes sommes d’argent d’ici à 2015 mais si on nous disait combien Burkina Mining Company* (qui a 90 % d’actions pour BMC et seulement 10 % pour l’Etat burkinabé !) engrangera, elle ? On serait certainement ébahi !

Lisez la suite sur San Finna.

*Note: Nous nous permettons d’apporter une précision concernant cet article de San Finna. En effet, la mine de Youga est détenue à 100% par Burkina Mining Company. Par contre, cette entreprise est en réalité une co-entreprise dont 10% des intérêts sont détenus par le gouvernement Burkinabe et 90% par la Cayman Burkina Mines Ltd, une filiale de l’entreprise minière canadienne: Etruscan Resources Inc.

Quant à la Cayman Burkina Mines Ltd, elle est enregistrée aux îles Cayman… Un paradis fiscal reconnu…

Les éditions Écosociété menacées d’un SLAPP

En conférence de presse ce lundi 5 mai 2008, la maison d’édition Écosociété faisait le point sur le SLAPP qu’elle s’est vu assénée par Barrick Gold suite à la publication du livre Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique d’Alain Deneault et ses collaborateurs du collectif Ressources d’Afrique.

La Tribu du Verbe: Les éditions Écosociété menacées d’un SLAPP

voir aussi: SLAPP de 6 millions $ en pleine face dans l’Aut’Journal

latest AMANDLA: a look at different items in the news

In this show we looked at Somalia, Zimbabwe, follow up on Noir Canada and other hot issues. listen

Barrick Gold force le report du lancement du livre NOIR CANADA

Le lancement de NOIR CANADA, Pillage, corruption et criminalité en Afrique été ajourné à cause d’une mise en demeure de la part de la société minière canadienne Barrick Gold. Cette dernière, sans avoir lu l’ouvrage, menace d’intenter une poursuite judiciaire en diffamation contre les auteurs du Collectif Ressources d’Afrique, l’éditeur Écosociété et les membres de son conseil d’administration. Le but de Barrick Gold semble d’empêcher la parution de l’ouvrage et, par conséquent, d’éviter la diffusion d’informations, pourtant déjà disponibles dans plusieurs autres sources, auprès du public. On comprendra que les moyens financiers de la puissante société aurifère, en comparaison avec ceux des chercheurs et artisans qui ont préparé cet ouvrage, lui permettent de procéder par intimidation.

lire

Émission Amandla du 12 Décembre 2007/ Amandla Show from December 12th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 12 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Description de la violence conjugale que vivent les femmes d’Afrique du Sud (par Gwen). Témoignages de sept femmes Sud-africaines qui parlent de la violence conjugale dont elles sont victimes.

Vous pouvez visiter le site Genderlinks.org.za qui présente les témoignages en ligne (en anglais).

Commentaires sur la situation de la grève des ouvriers de l’or en Tanzanie (par Gwen). Des ouvriers de l’entreprise Canadienne, Barrick Gold, sont en grève considérée illégale par l’entreprise. Cet événement coïncide avec la visite du Premier ministre canadien en Tanzanie. Ce dernier a rencontré les dirigeants de l’entreprise, mais pas les ouvriers, ni les groupes de citoyens interpelés par la grève.

Partie française.

Le phénomène des “vidomégons” (par Moussa). Au Bénin et en Afrique de l’Ouest, des enfants issus des milieux pauvres et ruraux, sont donnée en familles d’accueil dans les villes afin d’avoir la chance de vivre sous un toit et de bénéficier d’une éducation en échange de travaux ménagers. Un système traditionnel bien implanté au Bénin qui permet de donner une chance de réussite aux enfants pauvres: les vidomégons (expression de la langue Fon au Bénin). Ce système, à cause d’une décennie de pauvreté aggravante au Bénin et ailleurs en Afrique de l’Ouest, se pervertit et devient un système d’exploitation, voire d’esclavage d’enfants.

Pour une définition du concept de vidomégon voir ce fichier DOC. (Site http://www.aide-et-action.org/)

L’article d’Afrik.com: Bénin : les vidomegons, nouveaux esclaves urbains.

Rumeurs: Ibrahim Babangida reviendrait au pouvoir au Nigéria (par Moussa). Reprise de la nouvelle déjà mentionnée dans ce blog.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the December 12th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Description of the domestic violence South-African women have to endure (by Gwen). Testamonies of seven women victims of domestic violence.

The testamonies can be heard online. You can download them at Genderlinks.org.za.

Comments on the strike started by goldminers in Tanzania. (by Gwen). Workers of the Canadian mining giant, Barrick Gold, are on strike. The company considers the strike illegal. This event coincides with the visit of the Canadian Prime minister. He met with the managers of the company, but not with the workers…

 

French part.

The “vidomegons” (by Moussa). In Bénin, and elsewhere in West Africa, children from rural poor families are sent to foster home in the cities. It gives them the chance to live under a roof and benefit from an education provided by the foster family. In exchange, the child does cleanup work around the house. It is a tradition well embedded in Bénin and which gives an opportunity for poor children to have a chance in life. Hence the word “Vidomegon” used in Benin (it is a word from the Fon language, widely spoken in the country). Because of decades of deepening poverty in Bénin’s rural society, the system has become perverted. It turned into a child exploitation system and some even talk about slavery.

For an explanation of the concept of “vidomegon”, see this DOC file. (in french). (Site http://www.aide-et-action.org/)

An article is available at Afrik.com (in french): Bénin : les vidomegon, nouveaux esclaves urbains.

Rumors: Ibrahim Babangida would come back and try to be elected Nigeria’s president.(by Moussa). It is news that’s already posted in this blog.