Centrafrique: ressortir l’épouvantail du désastre humanitaire pour justifier une intervention militaire

Au-delà de ce que les médias nous assènent d’un conflit essentiellement interconfessionnel, il convient de mettre en lumière et d’analyser les enjeux à la veille d’une intervention française en Centrafrique.
Sans nier le désastre humanitaire auquel fait face la République centrafricaine (RCA) et surtout sa population, cette crise est révélatrice du repositionnement et des diverses manoeuvres des puissances étrangères, sans parler des contrecoups de ces agitations, dans la sous-région.
La collaboratrice d’Amandla, Lydia Atrouche, analyse les enjeux.
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Les enjeux de l’expansion de l’huile de palme au Cameroun

Elodie Ekobena est politologue. Elle travaille auprès de la Concertation de lutte contre l’exploitation sexuelle. Elle a aussi entre autres travaillé sur les questions de l’expansion de la culture de palme et a récemment donné une conférence à Développement et Paix sur la production des biocarburants issue des produits oléagineux. Élodie Ékobena participé comme observatrice au colloque international sur la décroissance. Ses intérêts portent sur les enjeux liés aux questions de développement et aux ressources naturelles ce qui l’a menée à se pencher sur l’expansion de la culture de l’huile de palme en Afrique, principalement au Cameroun.

Ressources naturelles et militarisation en Afrique Centrale: entrevue avec Patrick Mbeko

Mélanie Lamonde présente une analyse géopolitique et géostratégique à partir du conflit en République Centrafricaine où l’enjeux du contrôle des ressources naturelles se conjugue à l’accroissement de la militarisation du continent. Étudiant les sciences politiques, Patrick Mbeko est un activiste canadien d’origine congolaise, membre-représentant au Québec du collectif “Friends of the Congo” basé à Washington. Patrick est aussi l’auteur du livre “Le Canada dans les guerres en Afrique centrale : Génocides et pillages des ressources minières du Congo par le Rwanda interposé” paru chez Le Nègre Éditeur, préfacé par le journaliste américain Keith Harmon Snow et postfacé par l’avocat international Maître Christopher Black.

Oil found in northern Kenya

Amandla collaborator Zahra Moloo looks at the new major oil find in Northern Kenya.

Le Burkina Faso va-t-il réviser son code minier?

Après plusieurs pays africains comme la Zambie, la Tanzanie, la Guinée et la République Démocratique du Congo, c’est au tour du Mali, du Niger et, peut-être, du Burkina Faso de se rendre compte que les gains que son industrie minière génèrent risquent de n’être que de la poudre au yeux:

Le Mali, par la voix de son ministre en charge des Questions minières, Hamed Sow, a pris le taureau par les cornes le jeudi 8 mai dernier en déclarant que l’Etat malien entendait relire le code minier en augmentant la part de revient du Mali -en ce qui concerne pour le moment l’or- qui passerait de 20 à 30 %.

Au Niger également, malgré la prise de textes, les choses ne sont pas encore comme elles devraient être puisque, selon « InfoSud » du 29 mai 2008, la Commission d’ enquête parlementaire du Niger mise en place sur le sujet et qui a rendu publics les résultats de ses travaux, a relevé la mauvaise gestion de la Société canadienne des mines du Liptako (SML) qui est liée par contrat à l’Etat nigérien et qui « n’aurait versé que 5 milliards de Fcfa pour une production estimée à 8,33 t d’or dont la valeur est estimée à 67 milliards de Fcfa, soit à peine le dixième ».

Pour revenir chez nous [au Burkina Faso], on se rend compte qu’en général, l’Etat n’a que très peu d’actions dans ces grands groupes : 10 %, donc de bénéfices. Pour cette mine d’or de Youga qu’on vient d’inaugurer, on n’entend que des propos du genre : le Burkina va engranger d’énormes sommes d’argent d’ici à 2015 mais si on nous disait combien Burkina Mining Company* (qui a 90 % d’actions pour BMC et seulement 10 % pour l’Etat burkinabé !) engrangera, elle ? On serait certainement ébahi !

Lisez la suite sur San Finna.

*Note: Nous nous permettons d’apporter une précision concernant cet article de San Finna. En effet, la mine de Youga est détenue à 100% par Burkina Mining Company. Par contre, cette entreprise est en réalité une co-entreprise dont 10% des intérêts sont détenus par le gouvernement Burkinabe et 90% par la Cayman Burkina Mines Ltd, une filiale de l’entreprise minière canadienne: Etruscan Resources Inc.

Quant à la Cayman Burkina Mines Ltd, elle est enregistrée aux îles Cayman… Un paradis fiscal reconnu…

Barrick Gold force le report du lancement du livre NOIR CANADA

Le lancement de NOIR CANADA, Pillage, corruption et criminalité en Afrique été ajourné à cause d’une mise en demeure de la part de la société minière canadienne Barrick Gold. Cette dernière, sans avoir lu l’ouvrage, menace d’intenter une poursuite judiciaire en diffamation contre les auteurs du Collectif Ressources d’Afrique, l’éditeur Écosociété et les membres de son conseil d’administration. Le but de Barrick Gold semble d’empêcher la parution de l’ouvrage et, par conséquent, d’éviter la diffusion d’informations, pourtant déjà disponibles dans plusieurs autres sources, auprès du public. On comprendra que les moyens financiers de la puissante société aurifère, en comparaison avec ceux des chercheurs et artisans qui ont préparé cet ouvrage, lui permettent de procéder par intimidation.

lire

Amandla: Patrick Alleyn sur les enjeux environnementaux concernant le bassin du Nil/ Polémique en Algérie autour d’un “sondage” d’Al Jazeera.

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 26 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

L’émission du 26 décembre est un spécial en français… ou presque.

Le photo-journaliste Patrick Alleyn parle des enjeux sociaux-politiques entourant l’exploitation du Nil. Patrick Alleyn et Benoit Aquin reviennent de Chine et d’Afrique et présentent, par le médium de la photographie, les défis environnementaux des sociétés chinoises et est-africaines.

Souk de Khan el-Khalili au CaireM. Alleyn nous entretient sur les défis de la gestion régionale du Nil, surtout en Égypte et en Éthiopie.

Cliquez ici pour pour entendre l’entrevue (avec M. Alleyn, Roberto et Moussa).

Une trentaine de photos sont affichées à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal au 465, av. Mont-Royal Est, Montréal, (Face au métro Mont-Royal; 514-872-2266) dans le cadre d’une exposition qui s’intitule: “Territoires sous pression“. Cette exposition se tient jusqu’au 20 janvier 2008. L’entrée est libre. PHOTO : © 2007 Benoit Aquin (tous droits réservés)

 

Entrevue avec Gwen qui nous entretient sur les raisons de son voyage en Afrique du Sud et au Malawi ainsi que son intention de faire des reportages qui seront présentés à notre émission Amandla (En anglais!).

Cliquez ici pour entendre l’entrevue (avec Gwen, Roberto et Moussa).

 

 

Commentaires sur le tolé provoqué en Algérie par un “sondage” d’Al Jazeera sur les attentats du 11 décembre à Alger. Un sondage sur le site de la chaîne de télévision qatari, Al Jazeera, provoque de vives réactions en Algérie. En effet, il demande: “Êtes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger?”. 52% de ceux qui ont daigné répondre l’ont fait en répondant “oui”. Commentaires de Moussa.

Des journaux, comme la Tribune d’Alger, critiquent fortement ce manque d’éthique de la part de la chaine du Qatar, et certains vont jusqu’à l’accuser de servir les vils desseins de la nébuleuse terroriste Al Qaïda:

Ghada Hamrouche de la Tribune d’Alger:

Unanime. C’est le moins qu’on puisse dire de la réaction de la presse algérienne à propos du scandaleux sondage de la chaîne qatarie El Djazira. Ainsi, les quotidiens parus hier ont vivement critiqué la formule et même la publication du résultat d’un sondage immoral. «L’attentat d’El Djazira», a écrit en grande manchette El Moudjahid, avant d’affirmer : «El Djazira est aujourd’hui un îlot fortifié du terrorisme, et sa capacité de nuisance dépasse celle de ceux qui tuent aveuglément des innocents, car elle s’applique à donner un semblant de légitimité à de vils criminels.»

De son côté, le Jour d’Algérie, en qualifiant la chaîne tout bonnement de «porte-parole officiel d’Al Qaïda», estime que ce sondage est «un véritable encouragement au crime». «La chaîne absout le GSPC de tous les crimes qu’il a commis et ceux qu’il envisage de commettre en Algérie», ajoute-t-il. Quant au quotidien El Watan, le sondage ne peut être qu’un «sondage de la honte». «Le sondage d’El Djazira n’est pas un simple dérapage. C’est tout simplement le summum du mépris de la vie humaine. Une insulte à l’éthique professionnelle, à la morale et aux valeurs universelles reconnues par toutes les religions», peut-on y lire.

Rémi Yacine, d’El Watan, se tourne vers une autre cause de cette tourmente, le désert médiatique audiovisuel algérien:

Tout le monde s’y met. Tous contre Al Jazeera ! Pour les autorités algériennes, le dérapage de la jeune chaîne qatarie est une aubaine. Il sert à masquer les lacunes sécuritaires, les limites de la politique de réconciliation et tout simplement l’incurie du système.

Parce qu’en Algérie, les islamistes sont aussi au pouvoir. Les barbéfèlenes sont solidement installés du côté du Palais du gouvernement. La presse indépendante a eu raison de s’émouvoir contre ce sondage indécent (Pour ou contre les attentats d’Alger ? Plutôt une bêtise du service marketing). Une fois l’indignation passée, il convient d’analyser cette colère juste, mais indéniablement instrumentalisée. Le vrai problème n’est pas Al Jazeera. Le problème réside dans l’Etat. Le problème est dans la dictature audiovisuelle. Il est offensant pour les Algériens de n’avoir qu’une chaîne de télévision ! L’Unique, la mal-nommée. L’ENTV n’est pas une chaîne publique, elle est une extension du pouvoir.
Elle est à l’image des dictatures arabes, obsolète, incongrue et définitivement non fiable. La voix de son maître. C’est donc la faute aux responsables politiques au pouvoir, au directeur de l’ENTV (passé par tous les rouages du système, qui a appris à dire très tôt anaâm sidi, choukrane (« oui monsieur, merci »), si les Algériens se ruent sur Al Jazeera et les chaînes de télévision française pour savoir ce qui se passe chez eux. Un tel sondage serait passé inaperçu si l’Algérie était dotée de télévisions libres, indépendantes. Si la liberté d’expression avait droit d’entrée à la télévision. Il ne faut pas se leurrer, l’actuel directeur de l’ENTV dirige une télévision brejnévienne, digne de Kim Il Sung. Aucun opposant, aucun artiste engagé, aucun journaliste indépendant, aucun militant des droits de l’homme n’a le visa nécessaire (estampillé FLN, RND ou ex-Hamas, islamo-conservateur) pour pouvoir s’exprimer sur l’Unique. Ce sont toujours les mêmes qui « habitent » la télévision algérienne, ni démocratique ni populaire depuis l’indépendance (confisquée). Le premier procès à faire n’est pas contre Al Jazeera (qui n’a pas à nous aimer ou détester, contrairement à ce qui est écrit ces derniers jours), mais contre nos responsables médiocres qui maintiennent nos concitoyens dans l’ignorance en imposant une dictature propre aux potentats arabes. La liberté de la presse doit entrer dans la Bastille de l’ENTV. Qu’ils le veuillent ou pas. Il appartient aussi aux journalistes de refuser cette censure, de faire exploser ce système pour créer des télévisions dignes de l’Algérie, des Algériens. Gageons qu’on saura faire autant, sinon mieux qu’Al Jazeera.

 

Here are the subjects that were addressed in the December 26th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

The December 26th is totally in French… almost.

Interview with Patrick Alleyn who talks about the socio-political issues regarding the management of the Nile river by the States occupying its basin. Patrick Alleyn and Benoît Paquin came back from China and Africa, Ethiopia and Egypt more precisely. They present us, through the photography medium, the environmental challenges of the Chinese and East-African societies.

Click here to hear the interview (Mr. Alleyn, Roberto and Moussa).

You can see the photos (there are thirty of them) displayed at the “Maison de la culture du Plateau Mont-Royal”, 465, av. Mont-Royal Est, Montreal, (in front of the Mont-Royal metro station; 514-872-2266). The exposition is called : “Territoires sous pression”and lasts until January 20th 2008. Admission is free.

Interview with Gwen who tells us about the reasons for her trip to South Africa and Malawi as well as her plans for doing reportages that will be presented on the Amandla show. (In english!).

Click here to hear the interview (with Gwen, Roberto and Moussa).

Comments on the turmoil created in Algeria by an Al-Jazeera ‘survey’ asking if people agreed with the December 11th bombings in Algiers. The newspapers in Algeria are furious and accuse Al Jazeera to be an ‘Al Qaida puppet’. Some papers (El Watan [link in french]) indicates that if Algeria had a free televised media environment (no State control) the turmoil wouldn’t have happened since Algerians would’ve listened to local TV instead of Al-Jazeera.

This issue still shows a serious lack of ethics from the Qatari TV station. Comments by Moussa.

Amandla Radio Show: “Extraction!” Comix Reportage is out !/ 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 19 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Extraction!Critique d’une bande dessinée/reportage intitulée “Extraction!” (des éditions Cumulus Press) sur les conséquences des activités des entreprise minières et pétrolières canadiennes sur les communautés du Guatemala du Canada (Québec, Alberta) et d’Inde – Écoutez les commentaires de Gwen et Moussa ainsi que ceux de Tamara qui a personnellement participé à la réalisation de cet ouvrage. Cliquer ici pour entendre la chronique.

 

 

 

Partie française.

Afrique du Sud: Commentaires sur l’élection de Jacob Zuma à la tête de l’ANC– Élu avec deux tiers des voix, Jacob Zuma (voir photo à la fin du post) est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la démocratie sud-africaine?

Écouter les commentaires de Gwen et Moussa en cliquant ici.Malick Sidibé

Mali: Commentaires sur la 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako – Cette nouvelle édition rend hommage au photographe Malick Sidibé (voir photo à droite). Écouter les commentaires de Moussa en cliquant ici.

Les photos de Malick Sidibé peuvent être vues sur les sites suivants:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

Here are the subjects that were addressed in the December 19th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Review of the Graphic novel/reportage, entitled “Extraction!”Listen to this topic Extraction (edited by Cumulus Press). It addresses the issue of the consequences of Canadian mining and oil companies’ activities on the communities from Guatemala, Canada (Quebec, Alberta) and India. Listen to the comments by Gwen and Moussa, and especially by Tamara who was personally involved in the realization of this book. Click here to hear the review.

French part.

Jacob ZumaSouth-Africa: Comments on Jacob Zuma’s election for the presidency of the ANC – Elected with two-third of the voices, is Jacob Zuma (see picture, left) good or bad news for south african democracy? Hear the comments by Gwen and Moussa by clicking here.

Mali: Comments on the 7th African photography meeting of Bamako – This new edition pays tribute to Malian photographer, Malick Sidibé (see picture above). Listen to comments by Moussa by clicking here.

Malick Sidibé’s photos can be seen on the following websites:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

 

Jacob Zuma‘s election on video

La vidéo suivante illustre la joie des membres de l’ANC lorsque Zuma est déclaré vainqueur. Noter, à la fin du vidéo, Thabo Mbeki qui lui donne l’accolade pour le féliciter.

The following video show the joy of the ANC members when the hear the name of Zume, declared the winner of the election. Note, at the end of the video, Thabo Mbecki, congratulating Zuma for his victory:

 

 

UN troops help smuggle gold in DRC/ Les casques bleus aident les trafiquants d’or en RDC

(Liens en anglais/ links in english)

Selon, Jackaranda, la BBC a obtenu un rapport confidentiel des Nations Unies indiquant que des casques bleus pakistanais présents en République démocratique du Congo fournissent une escorte armée, un hébergement et de la nourriture aux trafiquants d’or de l’est du pays.

From Jackaranda:

By Martin Plaut BBC News.

Pakistan is the largest contributor to the UN peacekeeping effort. The BBC has obtained an internal UN report examining allegations of gold smuggling by Pakistani peacekeepers in the Democratic Republic of Congo.
It concluded that Pakistani officers provided armed escorts, hospitality and food to gold smugglers in east Congo.
The confidential report recommended the case be referred to Islamabad for appropriate action against the troops.

[…]

China looks for oil in Somalia/ La Chine cherche du pétrole en Somalie

(Liens en anglais/ links in english)

Selon Ocnus.net, la Chine a réussi à signer une entente avec la Somalie pour faire de la prospection pétrolière au Puntland. Il faut savoir que le président somalien, Abdullahi Yusuf, est originaire de cette région. Pourtant, le gouvernement de transition n’a pas encore élaboré de politique nationale concernant l’octroi des concessions d’exploration pétrolières.

According to Ocnus.net, China signed deals with Somalia oil exploration in the Puntland region:

China’s Oil Offensive Strikes: Horn of Africa and Beyond

By Andrew McGregor, China 8/8/07

Aug 9, 2007 – 11:46:49 AM

In its efforts to expel an Islamist government and capture a handful of inactive al-Qaeda suspects in Somalia, the United States has risked its political reputation in the region through a series of unpopular measures.

These include backing an unsuccessful attempt by warlords to take over the country, several ineffective air raids, and finally, the financing of an unpopular Ethiopian military intervention. As African Union peacekeepers struggle to restore stability in the capital of Mogadishu, China has stepped in to sign the first oil exploration deal negotiated by Somalia’s new government. The agreement is the first of its kind since the overthrow of the Siad Barre regime in 1991 began a long period of political chaos in the strategically important nation.

China’s four major oil corporations have unlimited government support, allowing them to edge out the smaller Western oil companies that traditionally take on high-risk exploration projects like Somalia. Latecomers to the global oil game, the Chinese companies and their exploration offshoots have focused on oil-bearing regions neglected by major Western operators because of political turmoil, insecurity, sanctions or embargoes. China once hoped to supply the bulk of its energy needs from deposits in its western province of Xinjiang, but disappointing reserve estimates and an exploding economy have given urgency to China’s drive to secure its energy future. Twenty-five percent of China’s crude oil imports now come from African sources.

The Somalia deal is part of a decades-long Chinese campaign to engage Africa through investment, development aid, “soft loans”, arms sales and technology transfers. The European Union recently warned China that it would not participate in any debt-relief projects involving China’s generous “soft-loans” in Africa (Reuters, July 30).

Global demand for oil is expected to rise over 50 percent in the next two decades even as prices rise and reserves decline. To meet this demand, China and other Asian countries offer massive infrastructure developments in exchange for oil rights. President Hu Jintao and other Chinese leaders are regular visitors to African capitals and Chinese direct investment in Africa totaled $50 billion last year.

Oil in Somalia?

Last month a deal was reached between Somali President Abdullahi Yusuf Ahmad, the China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) and China International Oil and Gas (CIOG) to begin oil exploration in the Mudug region [see map]Mudug map of the semi-autonomous state of Puntland (northeast Somalia) (Financial Times, July 17). Somalia’s Transitional Federal Government (TFG), which has yet to secure its rule, is to receive 51 percent of the potential revenues under the deal.

Somali President Abdullahi Yusuf (a native of Puntland) appears to have negotiated the deal in concert with Puntland officials but without the knowledge of the Prime Minister, Ali Muhammad Gedi, who is still working on legislation governing the oil industry and production-sharing agreements. Gedi insists that “in order to protect the wealth of the country and the interests of the Somali people, we cannot operate without a regulatory body, without rules and regulations” (Financial Times, July 17). The agreement with China may become an important test of the authority of the transitional government. China has effectively preempted the return of Western oil interests to Somalia, though it is unclear how the Chinese project may be affected by the passage of a new national oil bill. Somali negotiators assured the Chinese firms that new legislation would have no impact on exploration work due to begin in September (Shabelle Media Network, July 17).

Though Somalia has no proven reserves of oil, Range Resources, a small Australian oil company already active in Puntland, suggests that the area might yield 5 to 10 billion barrels (Shabelle Media Network, July 14). Somalia is also estimated to have 200 billion cubic feet of untapped natural gas reserves. Western petroleum corporations, however, conducted extensive exploration of potential oil-bearing sites in Somalia in the 1980s and found nothing worth developing.

Public unrest is already on the rise in Puntland as the local government grows increasingly authoritarian and the national treasury has mysteriously dried up. Discontent has accelerated as leaders of the one-party regime continue to sign resource development deals with Western and Arab companies without any form of public consultation. The new deal with China has the potential to ignite political unrest in one of the few areas of Somalia to have avoided the worst of the nation’s brutal political nightmare.

China’s Strategy in Africa

Last November, Beijing hosted an important summit meeting between Chinese leaders and representatives of 48 African countries. The African delegates gave unanimous support to a declaration endorsing a one-China policy and “China’s peaceful reunification” [1]. China in turn announced a $5 billion African development fund (administered by China’s Eximbank), with a promise of $15 billion more in aid and debt forgiveness to come. In exchange for secure energy supplies, China is also offering barrier-free access to Chinese markets, something Africans have been unable to obtain from the United States or the EU.

While China has had success in securing energy supplies in Africa, its oil offensive is by no means flawless. Chinese corporations working abroad provide little employment for local people and are remarkably tolerant of corruption and human rights abuses. Chinese overseas operations are also notorious for their disregard of environmental considerations. The latter is perhaps unsurprising, considering the environmental devastation afflicting China’s own industrial centers. Yet, the combination of all these factors tends to create unrest in nations where Chinese operations are seen as benefiting members of the ruling elite and few others. What is also notable is that of the five African countries where China is involved in major resource operations, only one, Angola, is not dealing with a major insurgency.

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