Le Burkina Faso va-t-il réviser son code minier?

Après plusieurs pays africains comme la Zambie, la Tanzanie, la Guinée et la République Démocratique du Congo, c’est au tour du Mali, du Niger et, peut-être, du Burkina Faso de se rendre compte que les gains que son industrie minière génèrent risquent de n’être que de la poudre au yeux:

Le Mali, par la voix de son ministre en charge des Questions minières, Hamed Sow, a pris le taureau par les cornes le jeudi 8 mai dernier en déclarant que l’Etat malien entendait relire le code minier en augmentant la part de revient du Mali -en ce qui concerne pour le moment l’or- qui passerait de 20 à 30 %.

Au Niger également, malgré la prise de textes, les choses ne sont pas encore comme elles devraient être puisque, selon « InfoSud » du 29 mai 2008, la Commission d’ enquête parlementaire du Niger mise en place sur le sujet et qui a rendu publics les résultats de ses travaux, a relevé la mauvaise gestion de la Société canadienne des mines du Liptako (SML) qui est liée par contrat à l’Etat nigérien et qui « n’aurait versé que 5 milliards de Fcfa pour une production estimée à 8,33 t d’or dont la valeur est estimée à 67 milliards de Fcfa, soit à peine le dixième ».

Pour revenir chez nous [au Burkina Faso], on se rend compte qu’en général, l’Etat n’a que très peu d’actions dans ces grands groupes : 10 %, donc de bénéfices. Pour cette mine d’or de Youga qu’on vient d’inaugurer, on n’entend que des propos du genre : le Burkina va engranger d’énormes sommes d’argent d’ici à 2015 mais si on nous disait combien Burkina Mining Company* (qui a 90 % d’actions pour BMC et seulement 10 % pour l’Etat burkinabé !) engrangera, elle ? On serait certainement ébahi !

Lisez la suite sur San Finna.

*Note: Nous nous permettons d’apporter une précision concernant cet article de San Finna. En effet, la mine de Youga est détenue à 100% par Burkina Mining Company. Par contre, cette entreprise est en réalité une co-entreprise dont 10% des intérêts sont détenus par le gouvernement Burkinabe et 90% par la Cayman Burkina Mines Ltd, une filiale de l’entreprise minière canadienne: Etruscan Resources Inc.

Quant à la Cayman Burkina Mines Ltd, elle est enregistrée aux îles Cayman… Un paradis fiscal reconnu…

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Des Maliens fuyant le conflit touareg se réfugient au Burkina Faso/Malian fleeing the Tuareg conflict seek refuge in Burkina Faso

(English version at end of post)

Selon Lassina Fabrice Sanou du quotidien Burkinabé, Le Pays , des civils touaregs du Mali cherchent refuge au Burkina Faso.

Devenus indésirables dans leur pays, parce que des membres de leur communauté ont pris le maquis contre le régime en place, les Touaregs du Mali se sentent désormais dans l’insécurité chez eux. Bon nombre ont opté pour l’exil vers les pays voisins. Depuis bientôt deux mois, ce sont environ 900 réfugiés touaregs qui sont ainsi arrivés au Burkina Faso, parmi lesquels 300 personnes – hommes, femmes et enfants – sont logées au Stade du 4-Août, à Ouagadougou. Les autres sont restés pour le moment à Djibo, près de la frontière avec le Mali. Selon l’un des réfugiés, Mohamed Alher Ag Abou, il y aurait même parmi eux des Nigériens, mais qui ne se sont pas encore déclarés comme tels. [Le Niger connaît une situation analogue à celle du Mali.

Les réfugiés ont dû abandonner tous leurs biens, et surtout leurs troupeaux, pour se réfugier au Burkina. Le nord du Mali est perturbé par un conflit entre Bamako et une guérilla touareg qui a augmenté en intensité depuis 2006. Pour les habitants de cette régions, les hommes en armes, qu’ils soient du gouvernement ou touareg, font peur. La solution demeurent dans la fuite vers le havre de pays le plus proche : le Burkina Faso.

Le conflit touareg au Mali date de l’indépendance du pays :

Le Nord-Mali correspond à l’espace géographique des trois régions économiques et administratives de Tombouctou, Gao et Kidal, soit près des deux tiers du territoire national avec environ 10 % de la population du Mali. Au Mali Nord, les populations blanches nomades du Sahara ( touaregs et maures ) cohabitent avec les populations noires d’agriculteurs et d’éleveurs.

Cette région a été traversée depuis l’accession du Mali à l’indépendance par des rébellions armées( 1962-64) que les différents gouvernements ont essayé d’enrayer en vain par la répression. A partir de 1972, une sécheresse persistante s’installe dans cette zone, anéantit les troupeaux, richesse principale des populations nomades. Appauvries, elles, cherchent refuge dans les pays voisins, notamment l’Algérie et la Libye. En Libye les jeunes sont enrôlés dans la Légion islamique et reçoivent une formation militaire et idéologique. Certains de ces jeunes immigrés formeront les mouvements qui déclenchent les hostilités en juin 1990. (http://www.afrique-gouvernance.net/fiches/dph/fiche-dph-265.html)

Le conflit perdure et, en date d’aujourd’hui, des affrontements ont encore eux lieu :

Le communiqué du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui l’annonce précise que l’attaque qui est survenue entre Aguel Hoc et Tessalit, a fait un mort du côté des forces armées et 9 morts et 18 blessés dans les rangs des assaillants. Trois véhicules des agresseurs ont été détruits.

Selon des sources militaires, le convoi de ravitaillement des forces armées et de sécurité a été attaqué par plus de 80 hommes armés installés à bord de huit véhicules 4X4. L’accrochage s’est déroulé très tôt samedi matin. Les assaillants voulaient s’emparer des vivres destinés aux unités de Tessalit et Tinzawaten. (http://www.essor.gov.ml/).

ENGLISH.

According to Lassina Fabrice Sanou from the burkinabe newspaper, Le Pays (in french), civilians from northern Mali are seeking refuge in Burkina Faso. They are fleeing from the Tuareg rebellion :

close to 1,000 Tuareg civilians have fled south to Burkina Faso to seek refuge, and the Burkinabe government appealed on Thursday for international assistance to help care for them. (http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L05844527.htm)

The conflict between the Tuareg from northern Mali and the government has heightened in intensity since 2006. For the people living in the area, seeing an armed man, whether he is a Tuareg or a government soldier, doesn’t make any difference… It means trouble. The solution is to get to the closest peace heaven : Burkina Faso.

Amandla: Analyse de la crise kenyane/ Analysis of the Kenyan crisis

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 9 janvier 2008 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise

Commentaires, analyses et entrevues sur la crise que vit le Kenya – Commentaires de Diana et de Moussa.

Vous pouvez écouter cette chronique en cliquant ici.

Voici un article du Courrier International (reprenant l’original anglais de la revue brtitannique: New Stateman) qui traite de la situation en prenant un point de vue différent de celui des grands médias.

 

Partie française

Burundi: Annonce du Forum National des femmes ex-combattantes avec pour thème: ” Ensemble pour un Burundi meilleur “ – Le Forum se tient le 8 et 9 janvier à Bujumbura. Cliquer ici pour entendre la chronique de Moussa et qui provient du site Burundais: Burundi Réalités.

Impacts de la situation kenyane sur les pays voisins – Les États comme le Burundi, l’Ouganda, le Rwanda et l’est de la République Démocratique du Congo (Nord-Kivu) subissent les conséquences de la crise au Kenya. La population vit une augmentation des prix des denrées alimentaires et énergétiques. Commentaires de Moussa, tirés des sites Burundi Réalités et Ouestaf.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the January 2nd 2008 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

 

 

English part.

Comments, analysis and interviews on the Kenyan crisis – Comments from Diana and Moussa.

You can listen to the discussion here.

Here is an article from the British paper, New Stateman, which deals with the subject, but with a different point of view compared to the mainstream media.

French part.

Burundi: National Forum on Women Ex-fighters which bears the slogan: “Together for a better Burundi” – The Forum is held between January 8 and 9, in Bujumbura. Click here to listen Moussa’s comments which are taken from the website: Burundi Réalités (in french).

Impacts of the Kenyan crisis on the neighboring countries – States like Burundi, Uganda, Rwanda and the East of the Democratic Republic of Congo (Nord-Kivu) suffer the consequences of Kenya’s crisis. The population is subject to a raise in food and oil prices. Comments by Moussa, coming from the websites: Burundi Réalités and Ouestaf (both in french).

 

Informations sur le Kenya/ Informations on Kenya

Clean elections campaignLa situation au Kenya vous intéresse? Voici quelques sites qui vous expliquent la situation dans ce pays, suite au désordre causé par les résultats des élections du 27 décembre 2007.

Les informations sont en anglais:

 

 

 

Visitez les blogs:

Kenya Pundit, qui nous dit aujourd’hui que Kibaki vient de former son cabinet en dépit de la situation dramatique actuelle.

Bankelele, qui indique la difficulté d’aider les populations en milieu rural, coupées du monde à cause du désordre civil.

Mentalacrobatics, parle aussi des nominations du cabinet de Kibaki.

Kenya Environmental & Political News traite de l’enjeu des miliers de personnes qui doivent être déplacées afin qu’elles ne soient pas victimes de violences.

Visitez les sites des quotidiens Kenyan:

The Standard donne la liste des ministres nommés dans la cabinet Kibaki.

The Daily Nation, a une section spéciale couvrant les élections.

The situation in Kenya interests you? Here are a few websites where you can have an update on the situation in that country following the contested results of the December 27th 2007 elections

Visit blogs:

Visit Kenya Pundit who says:

Kibaki has just announced a new Cabinet on KBC.

One minute address. No condolences. No calls for peace. Nothing.

Kalonzo VP (what a snake). Other usual suspects back – Murungi, Karua (justice), Michuki, also Uhuru.

Announcement was only for half the cabinet (he doesn’t have enough guys…this is funny in a morbid kind of way).

Excuse me, but this is FUCKING INSANITY.

Just when Kenyans are desperately trying to get things back to normal.

Bankelele, who worries about the rural areas:

Money, food, transport have been in short supply in many rural areas affected by the violence. Equally crippling has been the lack of communication capability where there has been no electricity (poles brought down/lines cut) or shops (closed/looted/overpriced) selling mobile phone airtime.

Mentalacrobatics who also talks about Kibaki’s cabinet:

Kibaki just named a new cabinet on KBC TV – well part of cabinet anyway.

Highlights

Vice President: Stephen Kalonzo
Michuki downgraded to Transport

I expect the full list will be posted here soon.

Kenya Environmental & Political News talks about the thousands of people displaced by the post-election disorders:

Thousands of people displaced (IDPs) by recent post-election violence in Kenya are being evacuated to areas which, although more conducive to their safety because of ethnic affinity, pose a risk of “destitution” because few IDPs have homes in the areas in question…

Also, visit Kenyan newspaper’s websites:

The Standard provides the list of the ministers of the new Kibaki cabinet:

President Mwai Kibaki has named a 17 member cabinet with ODM-Kenya leader Mr Kalonzo Musyoka as the Vice-President. Kibaki addressed the nation live on national broadcaster Kenya Broadcasting Corporation (KBC).

Kibaki named the cabinet despite the existing political crisis over the disputed presidential elections of 27th December 2007.

The Daily Nation has a special section on the 2007 Elections.

Kenya’s presidential race is on/ Kenya: la course aux présidentielles est ouverte

(Liens en anglais/ links in english)

Selon un article du International Herald Tribune, le Kenya tiendra des élections le 27 décembre prochain. Raila Odinga est un prétendant sérieux pour succéder au président sortant Mwai Kibaki. Odinga laisse entendre que le thème de l’ethnicité n’a pas sa place dans ces élections. C’est une déclaration louable, mais il ne faut pas oublier qu’en 2002, des milices ethniques, dont les Vigilante Luo apparement affiliés à Odinga, sont venues perturber la vie des habitants de Nairobi.

Kenya has changed over the last decade. From the tight grip on the national politics from Daniel Arap Moi, the country has turned into a democracy where we witness the competition between the current president Mwai Kibaki and a long time contender Raila Odinga for the December 27th general elections. This is what a report from the International Herald Tribune says:

The election is Thursday, and for the past several months most polls have predicted that Odinga, 62, will unseat the current president, Mwai Kibaki, though some recent surveys show the president catching up, with the race now too close to call.

Kibaki, 76, is vintage old guard. He is from Kenya’s dominant tribe, the Kikuyu; he has been a member of Parliament ever since Kenya’s independence in 1963; and he is a reliable friend of big business and the United States (his campaign ads are even in red, white and blue.)

OdingaOdinga [left] seems different. For starters, he is Luo, one of the country’s largest tribes, but one that many Kenyans feel has never gotten its fair due. And despite Kenya having one of the most mature democracies in Africa, many people here still vote strictly along tribal lines.

Kenya’s 37 million people are split among some 40 distinct ethnic groups. And unlike many politicians – especially Kikuyu ones – who would rather not acknowledge tribal frictions, Odinga is confronting them head on and has made inclusion and an end to discrimination the cornerstones of his campaign.

“Ethnicity is the disease of the elite,” he said, adding that throughout Kenya’s history, money, land and opportunity have been sprinkled around unequally, based on tribe.

OK, Odinga has a point. But the problem of ethnicity won’t be solved by just saying it’s bad… We’d like to remind that in the presidential elections of 2002, militias were raised in Nairobi to support the presidential candidates: the Mungiki, Bagdad Boys, Jezi La Embakasi and Vigilante Luo (supposedly affiliated with Odinga). These militias stirred up ethnic divide.

We can wonder if a change at the presidency with Odinga will change something. A lot of hope rose when Kibaki succeeded to Arap Moi in 2002. But, because his lack of innovation his party, the NARC (National Rainbow Coalition) was labelled in the streets: “Nothing has Really Changed”. Since September, Kibaki runs under a new party: the PNU (Party of National Unity). Let’s hope the streets won’t find a new meaning for this acronym if he wins. The same goes for Odinga’s party: the ODM (Orange Democratic Movement).

On another note, and before the winner is elected, we can notice the participation of the “first ladies”, according to the Sunday Nation Newspaper.:

…the appeal by First Lady Lucy Kibaki, Mrs Ida Odinga (Raila’s wife) and Mrs Pauline Musyoka (Kalonzo’s wife) to women, who form the majority of the country’s 14.3 million voters, will determine the winner.

For some news on Kenya and the elections see Kenyan Pundit.

 

The International Herald Tribune provides a picture of Odinga’s campaign in the area of the Masai communities (Suswa). The Kenyan TV covered the event, where Odinga addresses the land issue. (See below)

Le International Herald Tribune nous montre une photo d’Odinga en campagne électorale dans la région de Suswa, dans une région où vivent les communautés Masai. Le télévision kenyanne y était aussi et nous montre Odinga traitant de la question de la distribution des terres.

Amandla Radio Show: “Extraction!” Comix Reportage is out !/ 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 19 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Extraction!Critique d’une bande dessinée/reportage intitulée “Extraction!” (des éditions Cumulus Press) sur les conséquences des activités des entreprise minières et pétrolières canadiennes sur les communautés du Guatemala du Canada (Québec, Alberta) et d’Inde – Écoutez les commentaires de Gwen et Moussa ainsi que ceux de Tamara qui a personnellement participé à la réalisation de cet ouvrage. Cliquer ici pour entendre la chronique.

 

 

 

Partie française.

Afrique du Sud: Commentaires sur l’élection de Jacob Zuma à la tête de l’ANC– Élu avec deux tiers des voix, Jacob Zuma (voir photo à la fin du post) est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la démocratie sud-africaine?

Écouter les commentaires de Gwen et Moussa en cliquant ici.Malick Sidibé

Mali: Commentaires sur la 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako – Cette nouvelle édition rend hommage au photographe Malick Sidibé (voir photo à droite). Écouter les commentaires de Moussa en cliquant ici.

Les photos de Malick Sidibé peuvent être vues sur les sites suivants:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

Here are the subjects that were addressed in the December 19th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Review of the Graphic novel/reportage, entitled “Extraction!”Listen to this topic Extraction (edited by Cumulus Press). It addresses the issue of the consequences of Canadian mining and oil companies’ activities on the communities from Guatemala, Canada (Quebec, Alberta) and India. Listen to the comments by Gwen and Moussa, and especially by Tamara who was personally involved in the realization of this book. Click here to hear the review.

French part.

Jacob ZumaSouth-Africa: Comments on Jacob Zuma’s election for the presidency of the ANC – Elected with two-third of the voices, is Jacob Zuma (see picture, left) good or bad news for south african democracy? Hear the comments by Gwen and Moussa by clicking here.

Mali: Comments on the 7th African photography meeting of Bamako – This new edition pays tribute to Malian photographer, Malick Sidibé (see picture above). Listen to comments by Moussa by clicking here.

Malick Sidibé’s photos can be seen on the following websites:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

 

Jacob Zuma‘s election on video

La vidéo suivante illustre la joie des membres de l’ANC lorsque Zuma est déclaré vainqueur. Noter, à la fin du vidéo, Thabo Mbeki qui lui donne l’accolade pour le féliciter.

The following video show the joy of the ANC members when the hear the name of Zume, declared the winner of the election. Note, at the end of the video, Thabo Mbecki, congratulating Zuma for his victory:

 

 

Émission Amandla du 12 Décembre 2007/ Amandla Show from December 12th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 12 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Description de la violence conjugale que vivent les femmes d’Afrique du Sud (par Gwen). Témoignages de sept femmes Sud-africaines qui parlent de la violence conjugale dont elles sont victimes.

Vous pouvez visiter le site Genderlinks.org.za qui présente les témoignages en ligne (en anglais).

Commentaires sur la situation de la grève des ouvriers de l’or en Tanzanie (par Gwen). Des ouvriers de l’entreprise Canadienne, Barrick Gold, sont en grève considérée illégale par l’entreprise. Cet événement coïncide avec la visite du Premier ministre canadien en Tanzanie. Ce dernier a rencontré les dirigeants de l’entreprise, mais pas les ouvriers, ni les groupes de citoyens interpelés par la grève.

Partie française.

Le phénomène des “vidomégons” (par Moussa). Au Bénin et en Afrique de l’Ouest, des enfants issus des milieux pauvres et ruraux, sont donnée en familles d’accueil dans les villes afin d’avoir la chance de vivre sous un toit et de bénéficier d’une éducation en échange de travaux ménagers. Un système traditionnel bien implanté au Bénin qui permet de donner une chance de réussite aux enfants pauvres: les vidomégons (expression de la langue Fon au Bénin). Ce système, à cause d’une décennie de pauvreté aggravante au Bénin et ailleurs en Afrique de l’Ouest, se pervertit et devient un système d’exploitation, voire d’esclavage d’enfants.

Pour une définition du concept de vidomégon voir ce fichier DOC. (Site http://www.aide-et-action.org/)

L’article d’Afrik.com: Bénin : les vidomegons, nouveaux esclaves urbains.

Rumeurs: Ibrahim Babangida reviendrait au pouvoir au Nigéria (par Moussa). Reprise de la nouvelle déjà mentionnée dans ce blog.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the December 12th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Description of the domestic violence South-African women have to endure (by Gwen). Testamonies of seven women victims of domestic violence.

The testamonies can be heard online. You can download them at Genderlinks.org.za.

Comments on the strike started by goldminers in Tanzania. (by Gwen). Workers of the Canadian mining giant, Barrick Gold, are on strike. The company considers the strike illegal. This event coincides with the visit of the Canadian Prime minister. He met with the managers of the company, but not with the workers…

 

French part.

The “vidomegons” (by Moussa). In Bénin, and elsewhere in West Africa, children from rural poor families are sent to foster home in the cities. It gives them the chance to live under a roof and benefit from an education provided by the foster family. In exchange, the child does cleanup work around the house. It is a tradition well embedded in Bénin and which gives an opportunity for poor children to have a chance in life. Hence the word “Vidomegon” used in Benin (it is a word from the Fon language, widely spoken in the country). Because of decades of deepening poverty in Bénin’s rural society, the system has become perverted. It turned into a child exploitation system and some even talk about slavery.

For an explanation of the concept of “vidomegon”, see this DOC file. (in french). (Site http://www.aide-et-action.org/)

An article is available at Afrik.com (in french): Bénin : les vidomegon, nouveaux esclaves urbains.

Rumors: Ibrahim Babangida would come back and try to be elected Nigeria’s president.(by Moussa). It is news that’s already posted in this blog.

 

 

Rumeurs au Nigéria: Babangida bientôt de retour?/ Rumors in Nigeria: Babangida back in the saddle?

Le site Saharareporters est reconnu pour avoir des informations issues de personnes bien branchées au Nigéria. Cette fois ci, on nous annonce que l’ancien président du Nigéria, Ibrahim Babangida serait près à reprendre les rennes du pouvoir.

 

Pour l’instant, cette nouvelle ne provient que du site du Saharareporters, mais elle a été véhiculée dans d’autres sites de nouvelle dont ocnus.net, et le site nigérian “New Age“.

Selon, la nouvelle, l’actuel président Yar’Adua est malade et pourrait quitter le pouvoir pour des raisons de santé. À plus d’une reprise, il s’est rendu en Allemagne pour se faire soigner. On lui aurait recommandé de ménager sa santé et éliminer le stress. Ce qui complique l’affaire est que sa victoire aux élections d’avril dernier (voir notre post à ce sujet) est teintée par la corruption. Aujourd’hui encore, des voix s’élèvent au Nigéria pour exiger une nouvelle élection puisque la Commision électorale, dirigée par Maurice Iwu, aurait fermé les yeux pour permettre la victoire de Yar’Adua. Les tribunaux nigérians pourraient bien remettre en doute le résultat des élections et demander leurs annulations.

Or, qui voulait voir Yar’Adua gagner ces élections? Le président sortant de l’époque: Olusegun Obasanjo. Et il a réussit, grâce, en partie, à la collabotation de son “ami” Iwu. Selon Saharareporters, l’entente prise entre Obasanjo et Yar’Adua était que ce dernier n’intente aucune poursuite contre Obasanjo, une fois au pouvoir, permettant à ce dernier de jouir de la fortune personnelle qu’il a accumulée lors de ses années à la présidence. Yar’Adua a respecté l’entente, mais en partie. Il a entrepris des actions qui ont mis des batons dans les roues d’entreprises nigérianes qui appartiennent à Obasanjo. Ce dernier fulmine, mais il a de la chance puisque l’état de santé de Yar’Adua ainsi que la menace des tribunaux pourraient écourter son mandat. Obasanjo en profite donc pour pousser l’ancien dictateur Ibrahim Babangida à se proposer comme candidat aux éventuelles élections.

Pourquoi Babangida? Parce que lorsque Obasanjo fut élu président en 1999, il n’a pas intenté de recours légaux (ou autres) contre Babangida qui s’est enrichi lors des années où il a été président de 1985 à 1993. Obsanjo espère que si Babangida est élu, il lui retournera la faveur sans risque de dérapage comme avec Yar’Adua…Histoire à suivre…

The Saharareporters tells us that the former dictator Ibrahim Babangida could make a comeback in Nigerian politics, running for the presidency.We state this news as a rumor since we didn’t heard it form other sources. However, the newsfeed from Saharareporters has been circulated in other news websites like ocnus.net and New Age (nigerian news).

According to the news, the actual president Yar’Adua (we posted about his election) is sick and could leave power. Also, his election is contested by the people and the courts in Nigeria. This makes former president Olusegun Obasanjo happy, because Yar’Adua was giving him a hard time, enacting laws that prevented some of Obasanjo’s companies to benefit from illegitimate, if not illegal contracts. He wants to push Babangida toward the presidency because, while he was president (between 1999 and 2007), he didn’t cause trouble to Babangida even though he accumulated wealth during his own presidency (between 1985 and 1993). Obasanjo hopes that Babangida, once in power, and unlike Yar’Adua, will leave him and his business alone…

Saharareporters

Is Yar’adua Fading Out As Ibrahim Babangida Restarts His Presidential Campaigns

Author: Posted by Admin Sahara

Yar’adua Fading Out As Ibrahim Babangida Restarts His Presidential Campaigns

Saharareporters, New York

Dateline: Abuja, December 3, 2007

A major political shocker may be awaiting Nigerians in the coming year as subterranean plans are in advanced stages to maneuver former military dictator, Ibrahim Babangida, into office as the nation’s president. With Yar’adua’s health deteriorating and the presidential electoral tribunal likely to annul his “election,” a coalition of political forces spearheaded by former President Olusegun Obasanjo is soon to commence the public selling of Babangida as the next president.

Several sources close to Babangida and Olusegun Obasanjo told Saharareporters that Babangida’s presidency is, in the words of one of them, “all but a done deal. Nigerians are expected to oppose it, but it’s going to be a coronation.”

The move to install Babangida, the sources told us in separate interviews, has been afoot for several months, but is now in the stage of mobilization-meaning that the idea is now being sold to “critical stakeholders within and outside Nigeria,” according to one source.

Two factors have driven the effort to position Babangida for the presidency. One is the widely held speculation that the presidential election tribunal is likely to rule that the so-called presidential elections of April 21 were too marred by irregularities to stand. Our sources said that Obasanjo and his team have recognized that, even if the federal court of appeal upholds the election, that verdict would be overturned on appeal to the Supreme Court.

The second factor is the deteriorating health of Malam Umar Musa Yar’adua, the quiet Chemistry professor who inherited a manipulated election in April. Reliable sources have told Saharareporters that, during his most recent medical check-up in Germany, Malam Yar’adua received a dire prognosis. His German doctors told him that his health was now in an extremely precarious state, and ordered him to avoid undue stress. Part of his doctors’ suggestion was that he should drastically reduce his hours of operation and that he ought to consider quitting altogether.

On returning from his medical trip, Yar’adua told Obasanjo, the man who arranged his illegitimate ascension to power, that he was resigned to his fate. He also told the former president of his intention not to appeal should the ruling of the electoral tribunal go against his election.

Political associates of Yar’adua describe his mood as one of resigned acceptance of the impending, indeed inefact that a combination of factors may be converging to bring an inevitable end to his fabled tenure.

Our sources say that Obasanjo was elated when he heard about Yar’adua’s decision not to appeal any adverse electoral verdict-and his decision, on health grounds, not to seek to be the ruling party’s presidential flag bearer in new presidential polls.

According to one source familiar with the inside political calculations, Obasanjo welcomed the opportunity to sneak Babangida into the presidency. “Yar’adua has largely kept the pact he had with Obasanjo,” said this source who is now a go-between in the negotiations between Obasanjo and Babangida. “Yar’adua has protected Obasanjo’s massive fortune accumulated in office. He has also ignored calls for Obasanjo’s prosecution for criminal acts committed in office. However, Obasanjo feels humiliated Obasanjo that Yar’adua not only reversed some of his policies and last-minute deals but also made a fanfare of doing so. Obasanjo is particularly stung by Yar’adua’s cancellation of the sale of Nigeria’s refineries to a group in which the ex-president has substantial interests. OBJ is also irate that Yar’adua has openly admitted to flaws in the last elections which were designed by Obasanjo and executed by Professor Maurice Iwu.”

In addition, revealed several of our sources, the former president has been jittery lately. One reason is Yar’adua’s reluctance to publicly defend Obasanjo in the face of shrill denunciations of the former president’s tenure. Another is that Yar’adua’s associates have been quietly revealing to the media details of the former president’s corrupt deals, including billions of dollars of unaccounted oil revenues, fuel importation deals, and Obasanjo’s large interests in agro as well as telecommunications businesses.

“Obasanjo has come to the conclusion that Babangida as president is the ideal person to give him the kind of protection he wants from Yar’adua, but is not getting.”

Armed with news of Yar’adua’s precarious health and the high odds that the presidential election will be invalidated, Obasanjo dispatched his trusted aide, Emmanuel Nnamdi Uba, to meet with Babangida. “Over the last month, Uba has been a regular presence at Babangida’s Minna mansion,” said our sources. He is acting as Obasanjo’s chief point man in negotiations aimed at smoothing Babangida’s path to the seat of power.

While Babangida sits on assets worth billions of dollars that he accumulated during his years as a military dictator, Obasanjo has, through Mr. Uba, pledged to place billions more at the disposal of General Babangida (ret).

Babangida is one of the most hated public figures in Nigerian, but he as well as Obasanjo and others working on his ascendancy are banking on using their war chest to make him unstoppable. “There are only two viable opposition figures who can stand up to Babangida, and they are General Muhammadu Buhari (ret.) and former Vice President Atiku Abubakar,” said one source familiar with the plan. “But neither man is much of an opposition. Not only does Buhari have no money, he is also effectively partyless.” A break-away faction of Buhari’s ANPP has been swallowed up by the ruling PDP. “Atiku is a more formidable opponent because, like Obasanjo, he also enriched himself in office and he commands the loyalty of some top politicians. But over the last two or three years, Obasanjo did a good job of whittling down Atiku’s business interests and wealth. The former vice president doesn’t have the cash to be a match in the coming political clash.”

Several sources told Saharareporters that Obasanjo and Babangida have wooed many politicians from within Atiku’s group with offers of plum contracts or political appointments once Babangida takes over.

The Babangida campaign has also began to mobilize international support. Last week, Babangida returned from a trip to Germany where he underwent medical check-up and sold his candidacy to German and European Union officials. Next on the agenda: To assure European, British and American corporations and nations that their business as well as strategic interests in Nigeria would be protected under a Babangida presidency.

Two days after he returned from the German trip, Babangida convened a meeting of top Hausa-Fulani politicians. The motive was to sell the idea for his adoption as the consensus northern candidate. Atiku, aware of the agenda of the meeting, refused to attend.

In keeping with his pledge of loyalty to Obasanjo, Yar’adua has been cooperating with the plan to position Babangida as his successor. A source told us that Yar’adua’s refusal to join the rising chorus of Nigerians who want Maurice Iwu to resign as chairman of the electoral commission is part of an agreement. “Once Babangida is adopted as the PDP’s candidate, the party needs Iwu to run the elections and announce Babangida as the winner. Obasanjo has told his inner circle that he has absolute trust that Iwu would execute the game plan. Obasanjo doesn’t want to risk having a more independent-minded umpire calling the election.”

One source said that Obasanjo has a deep psychological motive for backing Babangida. “It’s not just that Babangida can and will do a better job than Yar’adua of shielding Obasanjo from legal harassment. During Obasanjo’s presidency, he and Babangida had their fights. But Obasanjo, who has details of IBB’s corruption, gave his word to protect the ex-general against prosecution-and he kept his word. He trusts that Babangida will do the same for him.

“More importantly, Obasanjo has been rattled by the degree of criticism that has followed him since he left office in May. He calculates that Babangida is the man to match or surpass his record of corruption. That way, Nigerians would be forced to focus on the new bad guy in town. The former president is also betting that, when Babangida unleashes his thieving hordes on the nation, Nigerians would start speaking nostalgically about Obasanjo’s eight-year tenure.”

One source told us that Babangida’s “election” will eclipse the record of rigging established by the April 21 polls that produced Yar’adua. Local and foreign monitors had ascertained that Umar Yar’adua came to power through the most crooked of political processes known to electoral politics in the history of Africa.

Part of the tragedy is that Yar’adua was never interested in running for the presidency until Obasanjo drafted him into the race-and then used blackmail to force other would-be aspirants in the ruling party to renounce their ambitions and scamper for safety.

Yar’adua also has a history of serious health problems ranging from episodes of depression to a debilitating kidney disease that saw him collapse during the presidential campaigns. He was quickly flown out to Germany on a Julius Berger air-ambulance.

In a perverse attempt to cover up Yar’adua’s health crisis, the PDP leadership used top campaign officials, including Dr. Dora Akunyili, to spread rumors in the press to the effect that Yar’adua had died in Germany. The motive behind this deliberate falsehood sold by the PDP was simply to make Yar’adua’s survival look impressive.

The trick achieved its aim, as public worries about Yar’adua’s health problems disappeared altogether as soon as the candidate returned from his German trip.

Yar’adua’s hyped “death” provided melodramatic material for former President Obasanjo to showcase the candidate’s “vigorous” strength in rallies across Nigeria. Obasanjo would make telephone calls to Yar’adua’s hospital bed to ask the now infamous rhetorical question: “Umaru, are you dead?” to which Yar’adua would answer “No, Baba, I am still alive.”

As soon as Yar’adua arrived Nigeria, he managed to attend a major rally in Akure, Ondo State before going into limbo. It was left to Obasanjo and Maurice Iwu to perfect a rigging plan for the presidential election.

The rigging was so audacious that a bewildered member of their PDP caucus revealed to Saharareporters a day before the election that Yar’adua would win by 70%, with Buhari at second and Atiku a distant third. Some skeptical readers did not take Saharareporters seriously when we published the “pre-determined” election results. But many believed when Maurice Iwu announced his cooked results when only twelve out of Nigeria’s 36 state electoral commissioners had submitted their manipulated results to the electoral commission headquarters.

Obasanjo had set the tone by giving a short but sober national broadcast explaining why the nation must accept the electoral results. Shortly after Obasanjo ended his national broadcast, a boisterous but confused Maurice Iwu walked into a packed press conference accompanied by fierce-looking security agents to announce Yar’adua as the winner of the “Presidential Election” by our predicted margin of 69.9%. Iwu declined to take any questions from local or international journalists at the venue.

On May 29, 2007, Yar’adua took the office of oath and acknowledged that his election was marked by irregularities. His answer was to set up an electoral reform commission that many opposition parties and parties dismissed as a ruse.

Despite his outward mien of good health, the “new president” runs regular health therapy in Aso Rock. One source revealed that Yar’adua’s day starts with regular sessions with a medical team. His public appearances have been rare and sporadic, with ministers and other aides often delegated to represent him at events.

After receiving grave prognosis during his last health check-up, Yar’adua has further scaled back his involvement in the day-to-day running of his “administration.”

His health crisis and almost inevitable cancellation of his election has given Obasanjo the opportunity to once again manipulate the political direction of the country in a negative direction.

One concern is whether there is sufficient opposition within the nation to challenge the imposition of Babangida. One prominent opposition figure, a lawyer, was taken aback when Saharareporters apprised him of the plan to install Babangida. “If this is crazy plan is true,” he said in fury, “be sure that many Nigerians will fight it with every ounce of blood in our bodies.”

BabangidaIbrahim Babangida (66 ans). Le 27 août 1985, le général Babangida provoquait un coup d’État militaire qu’il expliquait en mettant en cause l’incapacité du général Buhari à résoudre les problèmes intérieurs (inflation et chômage) et extérieurs (négociation avec le FMI et rééchelonnement de la dette). C’est avec ce même général que Babangida pris le pouvoir en décembre 1983. Buhari, l’avait nommé chef d’état-major. Utilisant des tactiques imprévisible (on l’a surnommé “Maradona”), il dirigea le Nigéria fermement tout en faisant les yeux doux à la communauté internationale. Il a survécu à plus d’un putsch, mâté plusieurs émeutes et s’est enrichi grâce au pétrole durant sa présidence. Avant de perdre le pouvoir en 1993, il promit une démocratisation du pays qui ne vint jamais à part, peut-être, un redécoupage intérieur qui permis la création de nouveaux états fédérés et des élections locales. Sous la pression de la rue, il finit par laisser le pouvoir à un Gouvernement civil intérimaire en août 1993, ouvrant aussi la voie au coup d’état de Sani Abacha, trois mois plus tard. Dès 2004, Babangida s’était porté comme candidat à la présidence pour des élections de 2007.

Ibrahim Babangida (66 yrs). On December 1983, he and general Buhari, took power. Buhari named him Army Chief of Staff. On August 27th 1985, he led a military coup against Buhari, claiming that his regime couldn’t tackle the problems of inflation, unemployment and external debt. Using unpredictable tactics (he got the surname of “Maradona”) he firmly ruled Nigeria and, at the same time, “smiled” at the international community. He survived more than one putsch, quashed several uprisings and got very rich during his presidency, thanks to the oil money. Before loosing power in 1993, he promised the democratisation of the country but it never happened. He merely enabled a democratic process at the state level. Indeed, Babangida modified the constitution to created more federal States and local elections ensued. Under the pressure from the population, he left the power to an interim civilian governement in August 1993. But it led the way for the military coup of Sani Abacha, three months later. In 2004, Babangida showed interest in the upcoming 2007 elections, giving his name as a candidate.

 

 

Le Sommet Afrique-Union Européenne de Lisbonne/ Lisbon’s European Union-Africa Summit

(In english and french; en anglais et français)

Voici une dépêche de l’AFP concernant le sommet de Lisbonne. Nous pouvons immédiatement dire que l’élément clef qui caratérise ce sommet, outre les rodomontades et remontrances concernant les respects des droits de l’homme en Afrique, est la volonté affichée de l’Europe de reprendre une position en Afrique qu’elle perd progressivement au profit de la Chine, l’Inde et les États-Unis…

Cela explique les négocations remises de l’avant dans le cadre de ce sommet, et qui sont décrites dans cette dépêche:

Agence France-Presse (tiré de Cyberpresse.ca)

Lisbonne

Européens et Africains ont adopté dimanche à Lisbonne les principes d’un partenariat «d’égal à égal», censé ouvrir une nouvelle page de leurs relations, au terme d’un sommet où l’Afrique a fait entendre ses exigences, parfois avec véhémence, sur cet avenir commun.Des désaccords ont été publiquement exprimés sur les négociations commerciales en cours entre les deux continents, sur le passif colonial, ou encore sur le Zimbabwe, dont le président Robert Mugabe s’est livré à une violente diatribe contre l’Union européenne qui l’avait critiqué la veille.

Le deuxième sommet UE-Afrique «a véritablement tourné une page dans l’histoire», a déclaré le premier ministre portugais José Socrates dans son discours de clôture. «C’est vrai que l’histoire de nos continents est une histoire avec des souffrances», a-t-il reconnu, mais «cette nouvelle page qui s’ouvre est une page vierge sur laquelle nous serons appelés à écrire».

Le président ghanéen John Kufuor, président en exercice de l’Union africaine, a également jugé qu’il s’agissait d’un «événement historique dans les relations UE-Afrique», tout en réclamant que le partenariat adopté soient «sérieusement mis à l’oeuvre».

La «stratégie conjointe», adoptée par 27 pays européens et 53 pays africains (52 de l’Union africaine et le Maroc) et résumée dans une Déclaration de Lisbonne, est accompagnée d’un plan d’action pour les trois prochaines années, avant un prochain sommet prévu en Afrique et que la Libye souhaite organiser.

Pour le président de la Commission de l’UA, Alpha Oumar Konaré, ce «partenariat» a vocation à aider l’Afrique à sortir de son «rapport inégalitaire avec le reste du monde».

Alors que l’Europe reste le premier partenaire commercial de l’Afrique, elle subit de plein fouet la concurrence de puissances émergentes, la Chine en tête.

Près d’un demi-siècle après les indépendances, les relations entre l’Afrique et l’Europe sont bien plus complexes, voire sensibles, que celles nouées avec ces nouveaux partenaires, et les contentieux n’ont pas manqué d’éclater au grand jour.

Au terme de débats riches même si souvent discordants entre les deux parties, le sommet s’est achevé sur un discours véhément de Robert Mugabe, dont la présence avait entraîné le boycott de la réunion par le premier ministre britannique Gordon Brown.

En session plénière, il a dénoncé «l’arrogance» et le «complexe de supériorité» de l’UE et de quatre pays en particulier (Allemagne, Suède, Danemark, Pays-Bas) qui ont critiqué la situation des droits de l’homme dans son pays.

«Le Zimbabwe ne sera plus jamais une colonie», a lancé M. Mugabe, soumis à des sanctions européennes depuis 2002.

La veille, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré que «la situation actuelle du Zimbabwe nuit à l’image de la nouvelle Afrique», s’attirant les critiques de plusieurs dirigeants africains, qui avaient fait de la présence de M. Mugabe au sommet une question de principe.

Le passif colonial a été un autre sujet sensible. Dans une intervention très remarquée à l’ouverture du sommet, M. Konaré a exigé un «devoir de mémoire vis-à-vis de la traite négrière, de la colonisation, de l’apartheid, du génocide rwandais».

De son côté, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi appelait les Européens à rembourser les ressources «volées» lors de la colonisation ou alors à se tenir prêts à accueillir les migrants africains chez eux.

La question épineuse des accords de partenariat économique a également occupé une grande place lors de ce sommet, M. Konaré dénonçant le «forcing» des Européens dans les négociations avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

La Commission européenne a fait un geste dimanche en acceptant de discuter début 2008 des inquiétudes de ces pays, qui craignent notamment que l’abaissement progressif des tarifs douaniers sur les importations de produits européens ne fragilise encore leurs économies.

Concernant le Darfour, les Européens ont enfin demandé au président soudanais Omar el-Béchir qu’il facilite le déploiement de la force de paix ONU-UA dont il refuse la composition proposée par les Nations unies.

This is a BBC newsfeed about the Lisbon’s EU-Africa summit confirms the idea that this event took place for the purpose of gaining back a position the EU countries lost on the African continent to the benefit of China (and also India and USA) :

BBC.

EU and African leaders have signed a declaration promoting free trade and democracy at a summit in Lisbon beset by rows over trade deals and Zimbabwe.

As the Portuguese hosts hailed a “new chapter” in relations, Senegal’s president railed against new EU-African trade deals proposed by the EU.

And Zimbabwe’s President Robert Mugabe reportedly accused Europe of arrogance in criticising his human rights record.

The hosts have lauded the summit as heralding a new relationship of equals.

The 67 leaders gathered at the summit agreed to work together to forge a new partnership on issues including security, development, trade and good governance.

The BBC’s Mark Doyle, in Lisbon, says the joint declaration is hugely ambitious in scope, and that clear differences remain on several issues.

Fragile economies

Angry words flew over trade deals – known as Economic Partnership Agreements – proposed to replace existing agreements due to expire at the end of the year.”We are not talking any more about EPAs, we’ve rejected them,” said President Abdoulaye Wade of Senegal.

Although some east African nations have already agreed to the deals, many other countries argue that they will damage their fragile economies.

The deals – to replace historical agreements which gave former European colonies preferential trade terms – demand that African countries open their markets to European goods in order to keep tariff-free EU access for their own exports.

The summit was seen as an EU attempt regain lost ground in Africa and combat growing Chinese influence in the continent.

But President Wade said that “Europe is close to losing the battle of competition in Africa”.

Our correspondent says that while China has massively increased its investments in Africa, it does not tend to comment on issues such as democracy and human rights.

‘Arrogance’

The point was evidenced by tensions over the presence of Mr Mugabe, widely criticised for human rights abuses and economic mismanagement in Zimbabwe.Although he is banned from the EU, African leaders demanded he be invited to attend. UK Prime Minister Gordon Brown boycotted the meeting in protest.

On Sunday Mr Mugabe was reported to have lambasted four EU countries for “arrogance” in their criticisms, according to a copy of a speech at a closed meeting obtained by French news agency AFP.

His comments came in response to German Chancellor Angela Merkel’s earlier assertion that his policies had “damaged Africa”.

“It is important that people keep in mind that Africans fought for human rights from oppressive rule,” said Mr Mugabe, who is regarded by many African leaders as the heroic liberator of Zimbabwe.

The meeting was the first EU-African summit for seven years. Previous attempts had collapsed over the question of Mr Mugabe’s attendance.

Portuguese PM Jose Socrates, who earlier lauded the gathering as a “summit of equals”, said it was an achievement in itself that the meeting had taken place.

Le Soudan enfreint l’embargo. Est-ce une surprise?/ Sudan breaks the embargo. Is it a surprise?

According to “La Presse de Montréal ” (taken from the AFP), Sudan keeps breaking the arms embargo imposed by the United Nations. But knowing the tricks Sudan used in the past, which were shown in this blog, we aren’t really surprised with this report. And the presence of russian helicopters mentioned in this report was also addressed in other blogs too. For example: Publius Pundit.

Selon la Presse de Montréal (repris de l’AFP), le Soudan continue à enfreindre l’Embargo sur les armes imposé par l’ONU. Avec ce que nous avons déjà présenté comme tours de “passe-passe”que le Soudan est capable de faire on peut cyniquement ne pas être surpris de ce constat.

La Presse:

Agence France-Presse
Londres

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a affirmé jeudi que le gouvernement soudanais continuait d’enfreindre l’embargo sur les armes imposé au Darfour par les Nations unies.

S’appuyant sur trois photographies prises selon elle en juillet à l’aéroport de Geneina, capitale du Darfour-ouest, l’association basée à Londres affirme que «le gouvernement soudanais continue à déployer des équipements militaires offensifs au Darfour malgré l’embargo de l’ONU sur les armes et les accords de paix».

Russian helicopterSelon Amnesty, une première photographie montre des soldats de l’armée soudanaise en train de décharger des conteneurs d’un Antonov, avion de fabrication russe, sur des camions militaires à l’aéroport de Geneina. Les deux autres montrent sur ce même aéroport des hélicoptères militaires (Mi-17 et Mi-24) fournis par la Russie en 2005 et 2006, selon Amnesty.

L’ONU a imposé un embargo sur la vente et la livraison d’armes au Darfour pour les organisations non-gouvernementales en juillet 2004, étendu en 2005 à toutes les parties au conflit.

Dans un rapport publié en mai, Amnesty avait déjà accusé le Soudan d’enfreindre cet embargo, affirmant que des armes fournies par la Chine et la Russie étaient utilisées au Darfour.

Le conflit qui sévit depuis plus de quatre ans au Darfour a fait 200 000 morts et deux millions de déplacés, selon l’ONU, des chiffres contestés par le Soudan, qui parle de 9000 morts.

Amnesty a appelé jeudi les Nations unies à «agir résolument pour s’assurer que l’embargo est effectivement respecté», plaidant notamment pour la présence «d’observateurs de l’ONU dans tous les ports du Soudan et du Darfour».

«La prolifération de petites armes et de véhicules militarisés au Darfour a entraîné des attaques de convois d’aide humanitaire et d’autres attaques dévastatrices contre les civils», a-t-elle également déploré, faisant référence à des rapports d’attaques dans le sud-Darfour.

Le Conseil de sécurité a voté le 31 juillet pour le déploiement au Darfour d’une force mixte ONU-UÀ de 26 000 hommes. Son déploiement total n’est toutefois pas attendu avant le milieu de l’année 2008.

«Si des armes continuent à affluer au Darfour et si les soldats de maintien de la paix n’ont pas le pouvoir de désarmer et de démobiliser tous les groupes armés d’opposition et la milice Janjawid, la capacité de la nouvelle force de paix à protéger les civils sera grandement entravée», a prévenu Amnesty.