Stolen resources from the Western Sahara arriving in Vancouver

In an exclusive interview with Erik Hagen from Western Sahara Resource Watch, and just as a ship containing stolen resources from the Western Sahara arrives in Vancouver, we look at Canada’s involvement in supporting the illegal export of phosphates from the occupied land.

 

See also the recent report P for plunder

pforplunder

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Mining Justice Alliance demonstrates against Nevsun

Canadian mining activity in Africa is dogged by poor labour and environmental practices. But it hits a new low when it relies on government commissioned conscripted labour. Amandla’s Gwen Schulman talks to Daniel Tseghay, a Vancouver organizer of Eritrean descent with Mining Justice Alliance, about Canadian mining corporation Nevsun Resources’ reliance on conscription labour at its Bisha gold and copper mine in Eritrea.

The Afar of Eritrea in the face of conflict

The geostrategic importance of the Afar’s traditional territory along the Red Sea has placed them in the cross-hairs of Horn of Africa politics and conflicts. With the secession of Eritrea in 1991, their situation has worsened. To explore the roots of this conflict and the Afars’ efforts to chart a different future, Gwen Schulman spoke to Ahmed Youssouf Mohamed, a Canadian of Afar origin and head of the foreign mission of the Red Sea Afar Democratic Organization; and Joseph Magnet, Professor of Law at University of Ottawa, Legal Counsel for the Afar people and Legal Counsel for the Government of Afar State in Ethiopia.

Vers un printemps djiboutien?

IMG_1661Le militant Mohamed Kadamy qui est venu au Forum Social comme membre de l’Association française de solidarité avec les peuples d’Afrique présente un portrait de la situation dans son pays. Répression, arrestations d’opposants politiques dans cette dictature qui jouit d’une situation géostratégique clé dans la corne de l’Afrique. La question se pose : y aura-t-il un printemps djiboutien?

Des Maliens fuyant le conflit touareg se réfugient au Burkina Faso/Malian fleeing the Tuareg conflict seek refuge in Burkina Faso

(English version at end of post)

Selon Lassina Fabrice Sanou du quotidien Burkinabé, Le Pays , des civils touaregs du Mali cherchent refuge au Burkina Faso.

Devenus indésirables dans leur pays, parce que des membres de leur communauté ont pris le maquis contre le régime en place, les Touaregs du Mali se sentent désormais dans l’insécurité chez eux. Bon nombre ont opté pour l’exil vers les pays voisins. Depuis bientôt deux mois, ce sont environ 900 réfugiés touaregs qui sont ainsi arrivés au Burkina Faso, parmi lesquels 300 personnes – hommes, femmes et enfants – sont logées au Stade du 4-Août, à Ouagadougou. Les autres sont restés pour le moment à Djibo, près de la frontière avec le Mali. Selon l’un des réfugiés, Mohamed Alher Ag Abou, il y aurait même parmi eux des Nigériens, mais qui ne se sont pas encore déclarés comme tels. [Le Niger connaît une situation analogue à celle du Mali.

Les réfugiés ont dû abandonner tous leurs biens, et surtout leurs troupeaux, pour se réfugier au Burkina. Le nord du Mali est perturbé par un conflit entre Bamako et une guérilla touareg qui a augmenté en intensité depuis 2006. Pour les habitants de cette régions, les hommes en armes, qu’ils soient du gouvernement ou touareg, font peur. La solution demeurent dans la fuite vers le havre de pays le plus proche : le Burkina Faso.

Le conflit touareg au Mali date de l’indépendance du pays :

Le Nord-Mali correspond à l’espace géographique des trois régions économiques et administratives de Tombouctou, Gao et Kidal, soit près des deux tiers du territoire national avec environ 10 % de la population du Mali. Au Mali Nord, les populations blanches nomades du Sahara ( touaregs et maures ) cohabitent avec les populations noires d’agriculteurs et d’éleveurs.

Cette région a été traversée depuis l’accession du Mali à l’indépendance par des rébellions armées( 1962-64) que les différents gouvernements ont essayé d’enrayer en vain par la répression. A partir de 1972, une sécheresse persistante s’installe dans cette zone, anéantit les troupeaux, richesse principale des populations nomades. Appauvries, elles, cherchent refuge dans les pays voisins, notamment l’Algérie et la Libye. En Libye les jeunes sont enrôlés dans la Légion islamique et reçoivent une formation militaire et idéologique. Certains de ces jeunes immigrés formeront les mouvements qui déclenchent les hostilités en juin 1990. (http://www.afrique-gouvernance.net/fiches/dph/fiche-dph-265.html)

Le conflit perdure et, en date d’aujourd’hui, des affrontements ont encore eux lieu :

Le communiqué du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui l’annonce précise que l’attaque qui est survenue entre Aguel Hoc et Tessalit, a fait un mort du côté des forces armées et 9 morts et 18 blessés dans les rangs des assaillants. Trois véhicules des agresseurs ont été détruits.

Selon des sources militaires, le convoi de ravitaillement des forces armées et de sécurité a été attaqué par plus de 80 hommes armés installés à bord de huit véhicules 4X4. L’accrochage s’est déroulé très tôt samedi matin. Les assaillants voulaient s’emparer des vivres destinés aux unités de Tessalit et Tinzawaten. (http://www.essor.gov.ml/).

ENGLISH.

According to Lassina Fabrice Sanou from the burkinabe newspaper, Le Pays (in french), civilians from northern Mali are seeking refuge in Burkina Faso. They are fleeing from the Tuareg rebellion :

close to 1,000 Tuareg civilians have fled south to Burkina Faso to seek refuge, and the Burkinabe government appealed on Thursday for international assistance to help care for them. (http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L05844527.htm)

The conflict between the Tuareg from northern Mali and the government has heightened in intensity since 2006. For the people living in the area, seeing an armed man, whether he is a Tuareg or a government soldier, doesn’t make any difference… It means trouble. The solution is to get to the closest peace heaven : Burkina Faso.

Informations sur le Kenya/ Informations on Kenya

Clean elections campaignLa situation au Kenya vous intéresse? Voici quelques sites qui vous expliquent la situation dans ce pays, suite au désordre causé par les résultats des élections du 27 décembre 2007.

Les informations sont en anglais:

 

 

 

Visitez les blogs:

Kenya Pundit, qui nous dit aujourd’hui que Kibaki vient de former son cabinet en dépit de la situation dramatique actuelle.

Bankelele, qui indique la difficulté d’aider les populations en milieu rural, coupées du monde à cause du désordre civil.

Mentalacrobatics, parle aussi des nominations du cabinet de Kibaki.

Kenya Environmental & Political News traite de l’enjeu des miliers de personnes qui doivent être déplacées afin qu’elles ne soient pas victimes de violences.

Visitez les sites des quotidiens Kenyan:

The Standard donne la liste des ministres nommés dans la cabinet Kibaki.

The Daily Nation, a une section spéciale couvrant les élections.

The situation in Kenya interests you? Here are a few websites where you can have an update on the situation in that country following the contested results of the December 27th 2007 elections

Visit blogs:

Visit Kenya Pundit who says:

Kibaki has just announced a new Cabinet on KBC.

One minute address. No condolences. No calls for peace. Nothing.

Kalonzo VP (what a snake). Other usual suspects back – Murungi, Karua (justice), Michuki, also Uhuru.

Announcement was only for half the cabinet (he doesn’t have enough guys…this is funny in a morbid kind of way).

Excuse me, but this is FUCKING INSANITY.

Just when Kenyans are desperately trying to get things back to normal.

Bankelele, who worries about the rural areas:

Money, food, transport have been in short supply in many rural areas affected by the violence. Equally crippling has been the lack of communication capability where there has been no electricity (poles brought down/lines cut) or shops (closed/looted/overpriced) selling mobile phone airtime.

Mentalacrobatics who also talks about Kibaki’s cabinet:

Kibaki just named a new cabinet on KBC TV – well part of cabinet anyway.

Highlights

Vice President: Stephen Kalonzo
Michuki downgraded to Transport

I expect the full list will be posted here soon.

Kenya Environmental & Political News talks about the thousands of people displaced by the post-election disorders:

Thousands of people displaced (IDPs) by recent post-election violence in Kenya are being evacuated to areas which, although more conducive to their safety because of ethnic affinity, pose a risk of “destitution” because few IDPs have homes in the areas in question…

Also, visit Kenyan newspaper’s websites:

The Standard provides the list of the ministers of the new Kibaki cabinet:

President Mwai Kibaki has named a 17 member cabinet with ODM-Kenya leader Mr Kalonzo Musyoka as the Vice-President. Kibaki addressed the nation live on national broadcaster Kenya Broadcasting Corporation (KBC).

Kibaki named the cabinet despite the existing political crisis over the disputed presidential elections of 27th December 2007.

The Daily Nation has a special section on the 2007 Elections.

Amandla Radio Show: “Extraction!” Comix Reportage is out !/ 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 19 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Extraction!Critique d’une bande dessinée/reportage intitulée “Extraction!” (des éditions Cumulus Press) sur les conséquences des activités des entreprise minières et pétrolières canadiennes sur les communautés du Guatemala du Canada (Québec, Alberta) et d’Inde – Écoutez les commentaires de Gwen et Moussa ainsi que ceux de Tamara qui a personnellement participé à la réalisation de cet ouvrage. Cliquer ici pour entendre la chronique.

 

 

 

Partie française.

Afrique du Sud: Commentaires sur l’élection de Jacob Zuma à la tête de l’ANC– Élu avec deux tiers des voix, Jacob Zuma (voir photo à la fin du post) est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la démocratie sud-africaine?

Écouter les commentaires de Gwen et Moussa en cliquant ici.Malick Sidibé

Mali: Commentaires sur la 7ème rencontre africaine de la photographie à Bamako – Cette nouvelle édition rend hommage au photographe Malick Sidibé (voir photo à droite). Écouter les commentaires de Moussa en cliquant ici.

Les photos de Malick Sidibé peuvent être vues sur les sites suivants:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

Here are the subjects that were addressed in the December 19th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Review of the Graphic novel/reportage, entitled “Extraction!”Listen to this topic Extraction (edited by Cumulus Press). It addresses the issue of the consequences of Canadian mining and oil companies’ activities on the communities from Guatemala, Canada (Quebec, Alberta) and India. Listen to the comments by Gwen and Moussa, and especially by Tamara who was personally involved in the realization of this book. Click here to hear the review.

French part.

Jacob ZumaSouth-Africa: Comments on Jacob Zuma’s election for the presidency of the ANC – Elected with two-third of the voices, is Jacob Zuma (see picture, left) good or bad news for south african democracy? Hear the comments by Gwen and Moussa by clicking here.

Mali: Comments on the 7th African photography meeting of Bamako – This new edition pays tribute to Malian photographer, Malick Sidibé (see picture above). Listen to comments by Moussa by clicking here.

Malick Sidibé’s photos can be seen on the following websites:

www.photosapiens.com/Le-rituel-de-la-pose.html.

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/.

 

Jacob Zuma‘s election on video

La vidéo suivante illustre la joie des membres de l’ANC lorsque Zuma est déclaré vainqueur. Noter, à la fin du vidéo, Thabo Mbeki qui lui donne l’accolade pour le féliciter.

The following video show the joy of the ANC members when the hear the name of Zume, declared the winner of the election. Note, at the end of the video, Thabo Mbecki, congratulating Zuma for his victory:

 

 

Émission Amandla du 12 Décembre 2007/ Amandla Show from December 12th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 12 décembre 2007 sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Partie anglaise.

Description de la violence conjugale que vivent les femmes d’Afrique du Sud (par Gwen). Témoignages de sept femmes Sud-africaines qui parlent de la violence conjugale dont elles sont victimes.

Vous pouvez visiter le site Genderlinks.org.za qui présente les témoignages en ligne (en anglais).

Commentaires sur la situation de la grève des ouvriers de l’or en Tanzanie (par Gwen). Des ouvriers de l’entreprise Canadienne, Barrick Gold, sont en grève considérée illégale par l’entreprise. Cet événement coïncide avec la visite du Premier ministre canadien en Tanzanie. Ce dernier a rencontré les dirigeants de l’entreprise, mais pas les ouvriers, ni les groupes de citoyens interpelés par la grève.

Partie française.

Le phénomène des “vidomégons” (par Moussa). Au Bénin et en Afrique de l’Ouest, des enfants issus des milieux pauvres et ruraux, sont donnée en familles d’accueil dans les villes afin d’avoir la chance de vivre sous un toit et de bénéficier d’une éducation en échange de travaux ménagers. Un système traditionnel bien implanté au Bénin qui permet de donner une chance de réussite aux enfants pauvres: les vidomégons (expression de la langue Fon au Bénin). Ce système, à cause d’une décennie de pauvreté aggravante au Bénin et ailleurs en Afrique de l’Ouest, se pervertit et devient un système d’exploitation, voire d’esclavage d’enfants.

Pour une définition du concept de vidomégon voir ce fichier DOC. (Site http://www.aide-et-action.org/)

L’article d’Afrik.com: Bénin : les vidomegons, nouveaux esclaves urbains.

Rumeurs: Ibrahim Babangida reviendrait au pouvoir au Nigéria (par Moussa). Reprise de la nouvelle déjà mentionnée dans ce blog.

 

 

Here are the subjects that were addressed in the December 12th 2007 Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

English part.

Description of the domestic violence South-African women have to endure (by Gwen). Testamonies of seven women victims of domestic violence.

The testamonies can be heard online. You can download them at Genderlinks.org.za.

Comments on the strike started by goldminers in Tanzania. (by Gwen). Workers of the Canadian mining giant, Barrick Gold, are on strike. The company considers the strike illegal. This event coincides with the visit of the Canadian Prime minister. He met with the managers of the company, but not with the workers…

 

French part.

The “vidomegons” (by Moussa). In Bénin, and elsewhere in West Africa, children from rural poor families are sent to foster home in the cities. It gives them the chance to live under a roof and benefit from an education provided by the foster family. In exchange, the child does cleanup work around the house. It is a tradition well embedded in Bénin and which gives an opportunity for poor children to have a chance in life. Hence the word “Vidomegon” used in Benin (it is a word from the Fon language, widely spoken in the country). Because of decades of deepening poverty in Bénin’s rural society, the system has become perverted. It turned into a child exploitation system and some even talk about slavery.

For an explanation of the concept of “vidomegon”, see this DOC file. (in french). (Site http://www.aide-et-action.org/)

An article is available at Afrik.com (in french): Bénin : les vidomegon, nouveaux esclaves urbains.

Rumors: Ibrahim Babangida would come back and try to be elected Nigeria’s president.(by Moussa). It is news that’s already posted in this blog.

 

 

Le Forum Social Mondial, selon son fondateur/ The World Social Forum, according to its founder

 (Lien en français, link in french)

Chico WhitakerChico Whitaker (voir photo), syndicaliste et homme politique brésilien, nous explique l’essence du Forum Social Mondial et pourquoi les médias et l’opinion publique du monde “développé” le considèrent miné par les divisions et l’inaction à cause d’une trop grande diversité des groupes qui y participent. Ce qui n’est pas le cas, selon Whitaker. Cette faiblesse est plutôt une force puisque le rôle du FSM est de servir d’espace pour partager toutes les idées afin de les diffuser. Car, le renouveau espéré par l’altermondialisme doit passer par une diffusion de la compréhension et de l’action individuelle qui à terme, provoquera les changements politiques trop longtemps attendus.

Chico Whitaker (picture above), a trade-unionist and a Brazilian politician, explains the essence of the World Social Forum and why medias and the Western public opinion consider it to be plagued by internal divisions and inaction because of the diverse origins of the groups participating. For Whitaker, it isn’t the case. This “weakness” is instead a strength because the WSF’s role is to become a space where all ideas are shared and be diffused afterwards. The new globalization hoped by the WSF will occur after each individual understands the stakes and takes action. It will ultimately provoke the long waited political changes:

Alternatives:

FORUM SOCIAL MONDIAL
Le meilleur des deux mondes

dimanche 9 décembre 2007 par Alexandre Shields
Le cofondateur du Forum social mondial, Chico Whitaker, garde l’espoir de voir émerger une conscience sociale planétaire. Peut-on imaginer un monde plus fraternel, plus solidaire, respectueux de l’environnement et dans lequel l’économie serait au service de l’humanité et non l’inverse ? Si l’idée paraît tout simplement utopique aux yeux de plusieurs, Chico Whitaker, cofondateur du Forum social mondial, y croit dur comme fer. Et le Brésilien a beau concéder qu’un tel changement prendra du temps, il insiste sur l’absolue nécessité de créer cet « autre monde ». Le regard que jette Chico Whitaker sur la société actuelle est sans équivoque : la mondialisation, quoi qu’en disent nos dirigeants, « impose actuellement à l’humanité son oeuvre mortifère en toute liberté ». Rien de moins.

Le Forum social mondial (FSM), ce rendez-vous annuel de ce que certains appellent la mouvance altermondialiste, est justement né de la nécessité de réunir ceux qui luttent contre cette façon de concevoir le monde. « L’idée, c’était de dépasser le stade de la contestation qui marquait les grandes rencontres économiques. Il ne faut pas manifester contre la mondialisation mais se demander ce que l’on veut. Bref, aller vers une recherche de propositions », résume Chico Whitaker pour expliquer la volonté des fondateurs.

L’initiative a eu un écho inespéré, dit-il, enthousiaste, puisque le premier Forum organisé en janvier 2001 à Porto Alegre a attiré environ 15 000 personnes venues d’horizons très différents. Ce nombre de participants a par la suite grimpé en flèche, passant de 50 000, en 2002, à plus de 150 000 en 2004, alors que la rencontre se tenait pour la première fois hors du Brésil, à Mumbai, en Inde. Des participants originaires de 132 pays et de 2660 associations ou mouvements s’y étaient rendus. Sans compter les dizaines de forums régionaux qui ont essaimé dans le monde entier. Le Forum fera relâche en 2008, mais simplement pour réfléchir à la suite des choses, assure M. Whitaker.

Le septuagénaire est justement heureux de voir que le FSM ait réussi, dans une certaine mesure, à « dépasser les barrières » qui existaient entre les mouvements sociaux. Ancien membre actif du Parti des travailleurs (PT), formation de gauche du président Lula da Silva au pouvoir au Brésil, Chico Whitaker est justement convaincu qu’au sein de la gauche, « le problème a toujours été celui de la division ».

Immédiatement, il prend soin de préciser que, même si le Forum a été qualifié de « rendez-vous de la gauche », il n’en est rien. Selon lui, il s’agit d’un espace de rencontre et de réseautage pour des personnes déjà engagées dans diverses actions, mais qui ne cherche pas à leur imposer un mot d’ordre, quel qu’il soit. C’est d’ailleurs là « le grand résultat du Forum, soit de permettre que ces actions soient menées. Et ce qui est incroyable, c’est que l’on avance. Ça fonctionne. »

Le FSM tient aussi à préserver sa règle du « consensus ». Chico Whitaker considère que cette façon de faire permet de se distancier des « vieilles pratiques » auxquelles les gens sont habitués. « On fonctionne trop souvent sur un système pyramidal et hiérarchique, pour des questions de rapidité ou d’efficacité », soutient-il.

Selon lui, les partis politiques sont les meilleurs exemples de ce mode d’organisation. Or « le FSM est tout à fait autre chose. Il ne s’agit pas d’un mouvement ou d’un parti politique. C’est un espace dans lequel on peut et on doit travailler avec des gens différents, sans vouloir réduire au silence ceux qui ne pensent pas comme vous. C’est pour cela que nous choisissons le réseau plutôt que la pyramide, la non-violence plutôt que l’affrontement, les échanges d’expériences et non le document final ».

Cela ne veut pas dire que certains participants ne souhaiteraient pas mettre sur pied un mouvement politique doté d’un programme précis. « C’est une bataille permanente chez nous, admet M. Whitaker. Au Forum de 2005, par exemple, des intellectuels ont essayé de faire adopter un Manifeste de Porto Alegre pour résumer ce que les gens pensaient. Ça n’a pas fonctionné, mais c’est toujours présent. »

Les tentatives de récupération politique sont d’ailleurs bien réelles. Ce fut le cas lors du Forum tenu à Caracas, au Venezuela, en 2006. Le président Hugo Chavez, véritable vedette de la gauche internationale, a utilisé le FSM comme vitrine pour sa révolution bolivarienne, déplore le cofondateur de l’événement. Or la Charte des principes du Forum social mondial stipule clairement que les partis politiques n’y sont pas les bienvenus.

Définir l’indéfinissable

La relation avec les médias n’est pas toujours harmonieuse. Difficile, en effet, d’imaginer qu’une telle rencontre n’accouche pas de revendications claires. « C’est la chose la plus typique des médias. Ils nous demandent toujours qui est le chef et quelle est la position finale. Sinon, ils nous disent : “Mais où allez-vous avec ça ?” Les gens demandent souvent, après sept ans, “qu’est-ce que ça donne”. C’est aux mouvements sociaux de répondre à cette question », laisse tomber l’auteur d’un livre sur l’expérience des Forums intitulé Changer le monde, (nouveau) mode d’emploi.

Si la chose est effectivement ardue à cerner, Chico Whitaker ne s’en formalise pas outre mesure. L’essentiel, selon lui, c’est de « démontrer aux gens que cet autre monde est en train de se construire » et qu’il est plus que jamais nécessaire. La tâche est toutefois loin d’être aisée. « Si vous prenez la plupart des individus qui vivent dans des pays riches, qui ont des conditions de vie raisonnables, ils se demandent pourquoi il faudrait un autre monde. Il est difficile de dire aux gens qu’il faut plus d’austérité, parce que tout le système est basé sur la consommation. Le système s’arrête si on ne consomme pas. Ce ne sont plus les ouvriers qui ont le pouvoir d’arrêter les machines, mais les consommateurs. »

Chico Whitaker est d’ailleurs convaincu que l’on ne peut pas changer le monde à travers la seule sphère politique. « Plusieurs mouvements pensent à prendre le pouvoir, explique-t-il. Ils ont le droit, et s’ils prennent le pouvoir, qu’ils soient capables de faire ce qu’ils disent. Mais ce n’est pas par là qu’on va changer le monde. Par exemple, si on ne change pas nos comportements personnels, nos habitudes de consommation, le problème du climat ne sera pas résolu.

« Ça ne peut pas venir d’un décret du gouvernement, personne ne va accepter ça. Il faut que les gens soient convaincus qu’il faut le faire. C’est un apprentissage et un exercice permanent qui font partie d’une sorte de “changement intérieur”. Il ne faut pas tenter de discipliner des militants. Les régimes totalitaires font ça. Ils réduisent tout le monde à des pièces réglées, des machines. Les gens ne veulent pas être des pièces de machines. »

Il ne faut pas non plus s’en remettre à un « sauveur ». C’est ce que les Brésiliens ont fait, selon lui, en élisant Lula. « Nous sommes tombés dans l’illusion que, si on élisait un président, tous les problèmes seraient résolus. Chez nous, les gens font de la politique comme ils font des affaires, pour s’enrichir, et le gouvernement Lula a adopté les mêmes règles du système corrompu qui existe au Brésil. Tout ce monde-là a été victime d’un pragmatisme à outrance pour être élu. Ç’a été un pas en arrière », juge-t-il.

Chacun de nous

Exaspéré, l’ancien conseiller municipal de São Paulo a lui-même démissionné du PT avec fracas en janvier 2006. « Au lieu de perdre les deux tiers de mon temps dans des bagarres internes, je préfère me consacrer à un travail dans la société civile, qui a besoin d’organisation », poursuit cet homme optimiste qui a vécu 15 ans en exil avec sa femme et ses quatre enfants, tandis qu’une dictature régnait avec une poigne de fer sur le Brésil.

Il garde d’ailleurs espoir de voir émerger une « conscience sociale » qui se répercutera à grande échelle, mais sans naïveté. « Je ne suis pas catastrophiste, mais je suis très préoccupé. Si les changements climatiques continuent de s’intensifier, le problème de l’eau va devenir très sérieux, tout comme celui de la faim. Et le “débalancement” de l’ensemble de cet équilibre interne de la planète, qui a pris des milliards d’années à se former, est dû à la recherche du profit à tout prix. Moi, je ne vais pas voir les plus graves conséquences de tout ça, mais je suis très inquiet pour mes enfants, mes petits-enfants et mes arrière-petits-enfants. Ils vont vivre dans un monde où la guerre pour le contrôle de l’eau sera bien réelle. »

La solution passe selon lui « par chacun de nous ». « Les personnes politiques devraient agir contre cela, mais ne le font pas. C’est pour ça que la société civile est un acteur fondamental. Si la société prend conscience de cela et commence à agir, on va obliger les politiques à agir, à faire ce qu’ils doivent faire. »

La Sierra Leone donne une leçon de démocratie/ Sierra Leone gives a lesson of democracy

Oui, c’est vrai, la démocratie ce n’est pas juste organiser des élections transparentes, mais il de

meure que peu d’obeservateurs auraient envisagés une telle éventualité en Sierra Leone. D’autres pays africians devraient s’inspirer de l’exemple sierra léonais comme l’indique cet article:

Sierra Leone: Elections – Un exemple à méditer

Le Pays (Ouagadougou)

Cheick Beldh’or Sigue

Affublé de sa fantaisiste camisole démocratique qu’il n’a pas réussi à ôter de la vue du reste du monde, notamment lors du premier tour des législatives, le Congo aurait dû mettre, pour ce coup-ci, un point d’honneur à réussir le second tour du scrutin législatif.

Hélas, le sursaut n’aura pas eu lieu, le pays de Denis Sassou N’Guesso venant de prouver, comme il en a l’habitude, qu’il n’est pas encore mûr pour la démocratie, en attestent les nombreuses irrégularités constatées lors de ce second tour.

Alors qu’il se montre toujours incapable de quitter les sentiers de la médiocrité, en termes d’organisation de scrutins, confirmant ainsi tout le mal que d’aucuns disent de la démocratie dans ce pays, voilà qu’un tout petit pays d’Afrique, l’un des plus pauvres au monde, qui vient de se réveiller de son long cauchemar, le double sur ses deux flancs, puisqu’il entame déjà son entrée triomphale dans la cour des grandes nations démocratiques.

De fait, la Sierra Leone qui vient de réussir le pari d’organiser l’une des élections les plus propres jamais tenues sur le continent africain, devrait inspirer tous ces pays, à la tête desquels se trouvent des pseudo-démocrates qui, jusque-là, refusent d’évoluer avec leur temps. Pourvu que les différents candidats aux élections en Sierra Leone soient conséquents jusqu’au bout et acceptent le verdict des urnes.

Il semble aussi que l’ONU est satisfaite des élections:

Sierra Leone: Ambiance sereine pendant les élections, se félicite Ban Ki-moon

United Nations (New York)

14 Août 2007

Le Secrétaire général a exprimé sa satisfaction concernant la tenue des élections en Sierra Leone, qui se sont déroulées le 11 août dans une ambiance calme et ont connu un fort taux de participation.

Ban Ki-moon a félicité les sierra-léonais pour « leur engagement en faveur de la consolidation de la paix et de la démocratie dans leur pays », dans un communiqué publié aujourd’hui à New York.

Il a également loué le travail de la Commission électorale nationale et des agences de sécurité qui ont permis le déroulement satisfaisant du processus électoral.

Par ailleurs, il a remercié les participants nationaux et internationaux qui ont fourni une aide matérielle et technique à la Commission électorale, ainsi que les observateurs des élections.

Il a encouragé la population du Sierra Leone à continuer de respecter le calme et l’ordre, et à résoudre d’éventuels conflits à travers les mécanismes légaux existants.

« Attendez patiemment les résultats, et gardez ce même esprit ce tolérance qui vous avez montré pendant la campagne », a déclaré de son côté Victor Angelo, le Représentant exécutif du Secrétaire général dans le pays, dans un communiqué publié à Freetown.

Par ailleurs, à la suite de questions posées sur l’avancée du décompte des voix dans le district de Kenema, dans l’est du pays, un communiqué de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) publié aujourd’hui à Freetown assure que tout le processus s’est déroulé comme prévu et dans le respect des procédures établies.

Les 274 bureaux de votes ont été pourvus de 274 enveloppes protégées contre de possibles fraudes. Chaque enveloppe contient les résultats de chaque bureau et contient la signature des officiers électoraux et des représentants des partis politiques.

Ces enveloppes, cachetées, seront centralisées au bureau des élections du district de Kenema avant d’être acheminées à Freetown, comme c’est déjà le cas pour 51 d’entre elles.

Le dépouillement du scrutin se poursuivra dans les prochains jours.

Vous voulez réellement savoir comment se sont déroulées les élections. Visitez “Sweet Sierra Leone“. Ce bloggueur vous fait un descriptif des lieux et événements…En anglais.

Elections in Sierra Leone were peaceful say United Nations:

Sierra Leone: Secretary-General Welcomes Peaceful Staging of Polls

UN News Service (New York)

13 August 2007

New York

Welcoming the successful staging of Sierra Leone’s first presidential and parliamentary elections since United Nations peacekeepers departed at the end of 2005, Secretary-General Ban Ki-moon today urged the people of the West African country to maintain calm as the votes are counted in the days ahead.

Mr. Ban was pleased to learn that the balloting took place on Saturday “in a generally peaceful atmosphere, with high voter turnout,” his spokesperson said in a statement.

“The Secretary-General congratulates the people of Sierra Leone for showing their commitment to the consolidation of peace and democracy in their country, and commends the National Electoral Commission (NEC) and Sierra Leone’s security agencies for putting in place security and administrative arrangements that facilitated the efficient conduct of the polling process,” the statement said.

As vote counting continues over the coming days, Mr. Ban called on all Sierra Leoneans “to preserve an atmosphere of calm and public order, and to resolve any potential disputes through the established legal channels.”

The Secretary-General’s views echo earlier remarks by his Executive Representative in Sierra Leone, Victor Angelo, who noted that UN officials were assisting NEC staff and both national and international observers were also monitoring the process.

The UN Integrated Office in Sierra Leone (UNIOSIL) also issued two statements today after questions were raised in Kailahun and Kenema districts about the processing of election results there.

UNIOSIL said the processing of results was going according to plan, and the tamper-evident envelopes containing the consolidated results for each polling centre “are very safe and cannot be tampered with.”

Saturday’s vote was Sierra Leone’s second since the end of the decade-long civil war in 2002, and the first since the withdrawal of the UN Mission in Sierra Leone (UNAMSIL) in December 2005.

Who are the candidates?

THE TOP PRESIDENTIAL CANDIDATES

Solomon Berewa

SLPP

Berewa, currently Sierra Leone’s vice president, is the candidate of the ruling Sierra Leone People’s Party (SLPP). He played an active part in the peace negotiations, including the Lome Peace Agreement of 1999, that ended the country’s war.

Ernest Koroma

APC

Koroma, representing the All People’s Congress (APC), is the youngest of the candidates. He currently serves as the minority leader in parliament. During his tenure, the APC won nearly every seat in the Western Area in 2004 local elections. His background is in business and insurance. He was managing director of Reliance Insurance Trust Corporation from 1988 until the March 2002 elections.

Charles Margai

PMDC

The son of Sierra Leone’s second Prime Minister, Margai formed the People’s Movement for Democratic Change (PMDC) following internal disputes in his previous party, the SLPP. A successful attorney, he led the defense of the 11 accused persons in a high-profile treason trial in 1987. He was elected president of the Sierra Leone Bar Association in 2004.

 

 

If you want to really know how the elections went visit “Sweet Sierra Leone“. The blogger gives a description of how it went.

The english section of Al-Jazeera (yes Al-Jazeera) did a coverage a few days ago on Sierra Leone preparing for the elections: