Le Burkina Faso va-t-il réviser son code minier?

Après plusieurs pays africains comme la Zambie, la Tanzanie, la Guinée et la République Démocratique du Congo, c’est au tour du Mali, du Niger et, peut-être, du Burkina Faso de se rendre compte que les gains que son industrie minière génèrent risquent de n’être que de la poudre au yeux:

Le Mali, par la voix de son ministre en charge des Questions minières, Hamed Sow, a pris le taureau par les cornes le jeudi 8 mai dernier en déclarant que l’Etat malien entendait relire le code minier en augmentant la part de revient du Mali -en ce qui concerne pour le moment l’or- qui passerait de 20 à 30 %.

Au Niger également, malgré la prise de textes, les choses ne sont pas encore comme elles devraient être puisque, selon « InfoSud » du 29 mai 2008, la Commission d’ enquête parlementaire du Niger mise en place sur le sujet et qui a rendu publics les résultats de ses travaux, a relevé la mauvaise gestion de la Société canadienne des mines du Liptako (SML) qui est liée par contrat à l’Etat nigérien et qui « n’aurait versé que 5 milliards de Fcfa pour une production estimée à 8,33 t d’or dont la valeur est estimée à 67 milliards de Fcfa, soit à peine le dixième ».

Pour revenir chez nous [au Burkina Faso], on se rend compte qu’en général, l’Etat n’a que très peu d’actions dans ces grands groupes : 10 %, donc de bénéfices. Pour cette mine d’or de Youga qu’on vient d’inaugurer, on n’entend que des propos du genre : le Burkina va engranger d’énormes sommes d’argent d’ici à 2015 mais si on nous disait combien Burkina Mining Company* (qui a 90 % d’actions pour BMC et seulement 10 % pour l’Etat burkinabé !) engrangera, elle ? On serait certainement ébahi !

Lisez la suite sur San Finna.

*Note: Nous nous permettons d’apporter une précision concernant cet article de San Finna. En effet, la mine de Youga est détenue à 100% par Burkina Mining Company. Par contre, cette entreprise est en réalité une co-entreprise dont 10% des intérêts sont détenus par le gouvernement Burkinabe et 90% par la Cayman Burkina Mines Ltd, une filiale de l’entreprise minière canadienne: Etruscan Resources Inc.

Quant à la Cayman Burkina Mines Ltd, elle est enregistrée aux îles Cayman… Un paradis fiscal reconnu…

Un holding de Dubaï investit au Rwanda/ A Dubai holding company invests in Rwanda

Selon La Presse de Montréal, un holding des Émirats Arabes Unis investira 230 millions de dollars en tourisme au Rwanda. Il s’agit de Istithmar Real Estate.

Avant de lire l’article il faut savoir que Istithmar Real Estate est une entreprise qui vaut environ 6 milliards de dollars US et qui privilégie les investissements dans les secteurs industriels, de détails, les banques et l’immobilier. L’entreprise possède plusieurs gratte-ciels de New-York (dont le 230 Park Avenue et le 280 Park Avenue), des bâtiments prestigieux comme le “One Trafalgar Square” de Londres. Elle possède aussi une entreprise aérienne (la compagnie indienne Spice jet), et des commerces de détail comme Barneys de New-York. Ses actifs s’étendent à travers toute la planète, mais une bonne partie se concentre en Asie (Moyen-Orient), en Amérique du Nord et en Europe. On pourrait dire que l’investissement au Rwanda demeure appréciable aux yeux de l’entreprise, même si, compte tenu des actifs dispendieux qu’elle détient ailleurs (dans le cas du 280 Park Avenue, c’est 1.2 milliards de dollars US que lui a coûté son acquisition en juin 2006), cette somme ne représente pas une ponction trop douloureuse.

Nous savons que des holdings du Golfe Persique sont intéressés au marché africain. Non seulement dans les secteur industriels (comme au Soudan) mais aussi dans l’immobilier. Ces holdings ont l’habitude des investissements risqués.

Inutile de dire que, pour le Rwanda, il s’agit d’une manne. Mais espérons, que le pays ne tombera pas dans la spirale de l’économie basée sur le tourisme. Car immobilier rime avec tourisme. Ce type d’économie n’apporte pas beaucoup de richesse à la population en général et peut attirer son lot de problèmes comme la criminalité et la prostitution etc.

 

According to La Presse de Montréal, a holding from the United Arab Emirates will invest 230 millions US in the tourist industry of Rwanda. The company is Istithmar Real Estate.

IstithmarBefore reading the article (in french), you must know that Istithmar Real Estate is worth 6 billions de dollars US. The company invests in four sectors: industrial, retail, banks and real estate. The company has several skyscrapers in New-York (including the 230 Park Avenue and the 280 Park Avenue), prestigious buildings like the “One Trafalgar Square” in London. Istithmar Real Estate also has an air transport company (the indian company Spice jet), and retail stores like Barneys in New-York. Its assets are spread all over the planet, but a good part is pooled in Asia (Middle East), North America and Europe. We could say that the investment in Rwanda is important for the enterprise, even if, taking into account several expensive acquisitions of the company (like 1.2 billions USD to acquire the 280 Park Avenue in June 2006), that amount won’t represent a huge hole in their “wallet”.

We know that holdings from the Persian Gulf are interested in Africa. Not only in the industrial sector (like in Sudan) but also in real estate. These holdings are used to risky investments.

Needless to say that, for Rwanda, it’s the jackpot. But lets hope the economy of the country won’t turn into a “tourism-only-economy”. That kind of economy, focused only on one sector, doesn’t make a difference in the life of the general population in the end, and it has chances to bring problems like criminality and prostitution.

 

La Presse de Montréal:

Dubaï investira 230 millions $ dans le tourisme au Rwanda

Agence France-Presse

Nairobi

Un holding de Dubaï s’apprête à investir 230 millions de dollars dans le tourisme au Rwanda, un secteur-clé pour la relance de l’économie dans ce petit état africain touché par un génocide en 1994.

La société Dubaï World, à travers sa branche investissements Istithmar Real Estate, prévoit de construire huit sites touristiques comprenant hôtels de luxe et autres hébergements dans des parcsnationaux, ainsi que des terrains de golf et des villas.

Le parc national d’Akarega, à l’est de Kigali, accueillera un gîte de 60 chambres et le parc national des volcans un camp de tentes cinq étoiles.

Le groupe émirati construira également un hôtel cinq étoiles de 150 chambres et rénovera un terrain de golf à Kigali.

Le secrétaire d’État rwandais chargé de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Vincent Karega, a déclaré que le pays a choisi de miser sur son important potentiel touristique pour amorcer la croissance.

«Notre choix politique pour le tourisme est de devenir une destination haut de gamme en nous appuyant sur la beauté naturelle unique du pays, la sécurité, le droit de propriété et la tolérance zéro pour la corruption», a-t-il indiqué dans un communiqué.

«Le secteur privé est la base de la renaissance actuelle du Rwanda», a-t-il ajouté.

Sultan Ahmed Ben Soulayem, président de Dubaï World, une holding qui gère les sociétés appartenant au gouvernement de l’État émirati, a assuré que les travaux de construction commenceront à la fin de l’année.

Le Rwanda a été le théâtre d’un génocide qui a fait selon l’ONU environ 800 000 morts entre avril et juillet 1994.

Le pays espère tripler son revenu touristique d’ici à 2010.

Le Sommet Afrique-Union Européenne de Lisbonne/ Lisbon’s European Union-Africa Summit

(In english and french; en anglais et français)

Voici une dépêche de l’AFP concernant le sommet de Lisbonne. Nous pouvons immédiatement dire que l’élément clef qui caratérise ce sommet, outre les rodomontades et remontrances concernant les respects des droits de l’homme en Afrique, est la volonté affichée de l’Europe de reprendre une position en Afrique qu’elle perd progressivement au profit de la Chine, l’Inde et les États-Unis…

Cela explique les négocations remises de l’avant dans le cadre de ce sommet, et qui sont décrites dans cette dépêche:

Agence France-Presse (tiré de Cyberpresse.ca)

Lisbonne

Européens et Africains ont adopté dimanche à Lisbonne les principes d’un partenariat «d’égal à égal», censé ouvrir une nouvelle page de leurs relations, au terme d’un sommet où l’Afrique a fait entendre ses exigences, parfois avec véhémence, sur cet avenir commun.Des désaccords ont été publiquement exprimés sur les négociations commerciales en cours entre les deux continents, sur le passif colonial, ou encore sur le Zimbabwe, dont le président Robert Mugabe s’est livré à une violente diatribe contre l’Union européenne qui l’avait critiqué la veille.

Le deuxième sommet UE-Afrique «a véritablement tourné une page dans l’histoire», a déclaré le premier ministre portugais José Socrates dans son discours de clôture. «C’est vrai que l’histoire de nos continents est une histoire avec des souffrances», a-t-il reconnu, mais «cette nouvelle page qui s’ouvre est une page vierge sur laquelle nous serons appelés à écrire».

Le président ghanéen John Kufuor, président en exercice de l’Union africaine, a également jugé qu’il s’agissait d’un «événement historique dans les relations UE-Afrique», tout en réclamant que le partenariat adopté soient «sérieusement mis à l’oeuvre».

La «stratégie conjointe», adoptée par 27 pays européens et 53 pays africains (52 de l’Union africaine et le Maroc) et résumée dans une Déclaration de Lisbonne, est accompagnée d’un plan d’action pour les trois prochaines années, avant un prochain sommet prévu en Afrique et que la Libye souhaite organiser.

Pour le président de la Commission de l’UA, Alpha Oumar Konaré, ce «partenariat» a vocation à aider l’Afrique à sortir de son «rapport inégalitaire avec le reste du monde».

Alors que l’Europe reste le premier partenaire commercial de l’Afrique, elle subit de plein fouet la concurrence de puissances émergentes, la Chine en tête.

Près d’un demi-siècle après les indépendances, les relations entre l’Afrique et l’Europe sont bien plus complexes, voire sensibles, que celles nouées avec ces nouveaux partenaires, et les contentieux n’ont pas manqué d’éclater au grand jour.

Au terme de débats riches même si souvent discordants entre les deux parties, le sommet s’est achevé sur un discours véhément de Robert Mugabe, dont la présence avait entraîné le boycott de la réunion par le premier ministre britannique Gordon Brown.

En session plénière, il a dénoncé «l’arrogance» et le «complexe de supériorité» de l’UE et de quatre pays en particulier (Allemagne, Suède, Danemark, Pays-Bas) qui ont critiqué la situation des droits de l’homme dans son pays.

«Le Zimbabwe ne sera plus jamais une colonie», a lancé M. Mugabe, soumis à des sanctions européennes depuis 2002.

La veille, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré que «la situation actuelle du Zimbabwe nuit à l’image de la nouvelle Afrique», s’attirant les critiques de plusieurs dirigeants africains, qui avaient fait de la présence de M. Mugabe au sommet une question de principe.

Le passif colonial a été un autre sujet sensible. Dans une intervention très remarquée à l’ouverture du sommet, M. Konaré a exigé un «devoir de mémoire vis-à-vis de la traite négrière, de la colonisation, de l’apartheid, du génocide rwandais».

De son côté, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi appelait les Européens à rembourser les ressources «volées» lors de la colonisation ou alors à se tenir prêts à accueillir les migrants africains chez eux.

La question épineuse des accords de partenariat économique a également occupé une grande place lors de ce sommet, M. Konaré dénonçant le «forcing» des Européens dans les négociations avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

La Commission européenne a fait un geste dimanche en acceptant de discuter début 2008 des inquiétudes de ces pays, qui craignent notamment que l’abaissement progressif des tarifs douaniers sur les importations de produits européens ne fragilise encore leurs économies.

Concernant le Darfour, les Européens ont enfin demandé au président soudanais Omar el-Béchir qu’il facilite le déploiement de la force de paix ONU-UA dont il refuse la composition proposée par les Nations unies.

This is a BBC newsfeed about the Lisbon’s EU-Africa summit confirms the idea that this event took place for the purpose of gaining back a position the EU countries lost on the African continent to the benefit of China (and also India and USA) :

BBC.

EU and African leaders have signed a declaration promoting free trade and democracy at a summit in Lisbon beset by rows over trade deals and Zimbabwe.

As the Portuguese hosts hailed a “new chapter” in relations, Senegal’s president railed against new EU-African trade deals proposed by the EU.

And Zimbabwe’s President Robert Mugabe reportedly accused Europe of arrogance in criticising his human rights record.

The hosts have lauded the summit as heralding a new relationship of equals.

The 67 leaders gathered at the summit agreed to work together to forge a new partnership on issues including security, development, trade and good governance.

The BBC’s Mark Doyle, in Lisbon, says the joint declaration is hugely ambitious in scope, and that clear differences remain on several issues.

Fragile economies

Angry words flew over trade deals – known as Economic Partnership Agreements – proposed to replace existing agreements due to expire at the end of the year.”We are not talking any more about EPAs, we’ve rejected them,” said President Abdoulaye Wade of Senegal.

Although some east African nations have already agreed to the deals, many other countries argue that they will damage their fragile economies.

The deals – to replace historical agreements which gave former European colonies preferential trade terms – demand that African countries open their markets to European goods in order to keep tariff-free EU access for their own exports.

The summit was seen as an EU attempt regain lost ground in Africa and combat growing Chinese influence in the continent.

But President Wade said that “Europe is close to losing the battle of competition in Africa”.

Our correspondent says that while China has massively increased its investments in Africa, it does not tend to comment on issues such as democracy and human rights.

‘Arrogance’

The point was evidenced by tensions over the presence of Mr Mugabe, widely criticised for human rights abuses and economic mismanagement in Zimbabwe.Although he is banned from the EU, African leaders demanded he be invited to attend. UK Prime Minister Gordon Brown boycotted the meeting in protest.

On Sunday Mr Mugabe was reported to have lambasted four EU countries for “arrogance” in their criticisms, according to a copy of a speech at a closed meeting obtained by French news agency AFP.

His comments came in response to German Chancellor Angela Merkel’s earlier assertion that his policies had “damaged Africa”.

“It is important that people keep in mind that Africans fought for human rights from oppressive rule,” said Mr Mugabe, who is regarded by many African leaders as the heroic liberator of Zimbabwe.

The meeting was the first EU-African summit for seven years. Previous attempts had collapsed over the question of Mr Mugabe’s attendance.

Portuguese PM Jose Socrates, who earlier lauded the gathering as a “summit of equals”, said it was an achievement in itself that the meeting had taken place.

Microfinance à Madagascar/ Microcredit in Madagascar

(Liens en français/ links in french)

The Malagasy authorities have attracted the favors money-lenders like the International Monetary Fund. It enables the country to carry on with its microcredit campaign because some parts of the funds required come from lenders like France, Germany or organizations like the World Bank or FAO. See L’Express de Madagsacar (in french).

For Madagascar, the development of its rural population goes through microfinance and its Finance ministry manages a website for the national coordination of microfinance: Madamicrofinance.mg (in french).

Les autorités malgaches sont tombées dans les bonnes grâces des bailleurs de fonds internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMI), comme l’indique cet article du Madagascar Tribune:

Un haut responsable attendu en septembre
Les relations entre Madagascar et le Fonds Monétaire International sont au beau fixe. A preuve, un haut responsable de cette institution est attendu à Madagascar au mois de septembre. Telle a été la déclaration du ministre des Finances et du Budget, Andriamparany Radavidson Benjamin, hier au cours d’un point de presse. L’objet de sa venue étant de discuter de la loi de finances 2008, un sujet important dans la mesure où la décentralisation budgétaire entrera prochainement en vigueur.

[…]

Cela permet à l’État malgache de poursuivre une campagne de sensibilisation sur le microcrédit. En effet, certaine sommes de projets de microcrédit proviennent de bailleurs de fonds internationaux comme la France, l’Allemagne, la Banque mondiale ou la FAO. Voir L’Express de Madagsacar:

L’épargne et le crédit au menu des paysans

La microfinance soulève un intérêt palpable de la part du monde rural. Une situation qui devra encore s’accentuer avec la nouvelle campagne de communication. Le microcrédit est un outil de développement. La vulgarisation de la microfinance devra accroître l’épargne et le crédit dans le milieu rural. Dans cette optique, le microcrédit joueraMicrofinance pleinement son rôle de créateur de richesse.
“La microfinance sera désormais associée à la création de richesse”, souligne Blaise Rajoelina, coordonateur national de la microfinance lors de la présentation de la stratégie de communication. La stratégie de communication en vue du développement du secteur de la microfinance à Madagascar focalise une partie de ses interventions sur cet aspect.
Changement de perception
“Le changement de la perception de la microfinance se trouve être la clef de l’amélioration du taux de pénétration du microcrédit en milieu rural”, explique Bakoly Rafanoharana, responsable du volet microfinance au sein du Millénium challenge account Madagascar.
“Emprunter de l’argent doit être perçu comme une volonté d’accroître la richesse”, confirme Bakoly Rafanoharana. “L’ancienne conception considérait le crédit comme un signe de pauvreté”, continue-t-elle en précisant que cette campagne s’insère dans les interventions du Mca dans le secteur de la microfinance. En 2006, près de 300 000 personnes ont pu bénéficié de la microfinance avec un encours de crédit de 42,7 milliards ariary.
“La vulgarisation doit également passer par une simplification de la compréhension du langage de la microfinance”, explique Tsilavina Ralaindimby de l’agence Artcom, membre du consoritium qui s’est chargé de la réalisation de la stratégie de communication. “Il est aussi important de conscientiser tous les acteurs du secteur sur l’aspect gagnant-gagnant”, poursuit-il.
Doda Andrianantenaina
Date : 07-08-2007

Pour Madagascar, le développement de sa population rurale passe donc par celui de la microfinance. D’ailleurs, le ministère des Finances de l’État gère un site destiné à la coordination nationale de la microfinance: Madamicrofinance.mg.

Coton transgénique: Le Burkina Faso tente l’expérience/ Transgenic cotton: Burkina Faso starts the experiment

(Liens en français/ links in french)

Even though its existence creates a debate, transgenic cotton will be grown as an experiment in some Burkina Faso’s fields in order to increase the national production who suffers from insect invasions and the uses of pesticides. (See Le Faso.net – in french).

  • Note: In 2005, Burkin Faso’s was the world’s 15th and Africa’s first cotton producer with 535 000 tons. Almost 2/3 of its production goes to China.

Bien que son usage suscite la polémique, le coton BT sera cultivé dans quelques champs du Burkina Faso afin de permettre au pays d’améliorer sa production qui souffre des ravages d’insectes et des usages de pesticide.

  • Note: En 2005, le Burkina Faso était le 15ème producteur mondial et le premier producteur africain de coton avec 535 000 tonnes. Près du 2/3 de sa production est destinée à la Chine.

Le Faso.net:

 

Coton transgénique : Des champs d’expérimentation en cours

lundi 6 août 2007.

 

Champ de coton btAu cours d’une conférence de presse tenue le 30 juillet à l’hôtel Relax de Bobo-Dioulasso, le premier responsable du département de l’Environnement et du Cadre de vie, le ministre Laurent Sedgo, a donné au public des informations relatives aux expérimentations du coton transgénique au Burkina Faso.

 

C’est en 2003 que le Burkina Faso a débuté les expérimentations sur le coton transgénique. Ceci en raison des dégâts causés par les parasites qui s’attaquent aux capsules et aux feuilles du cotonnier chaque année, mais aussi de l’utilisation de plus en plus croissante des pesticides pour lutter contre ces parasites.

Ce qui pose bien entendu un problème de rentabilité de la filière cotonnière et des problèmes environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation de ces pesticides. Et selon le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, le coton transgénique est économique et rentable. Le producteur qui peut faire au moins huit traitements pour combattre les parasites, avec le coton transgénique il ne va faire peut-être qu’un seul traitement. Il faut tenir compte aussi du danger que posent les pesticides. Le ministre a fait savoir que ces produits toxiques ont tué des abeilles et des oiseaux dans les mares.

Pour trouver des solutions justement aux dégâts ravageurs, des protocoles de recherches sur le coton transgénique (coton BT) ont été signés entre les institutions de recherche qui sont au Burkina Faso principalement l’INERA et les firmes Monsanto aux Etats-Unis et Syngenta afin de permettre d’évaluer l’efficacité du gène « BT » sur les populations, l’insectes ravageurs du cotonnier, d’étudier l’impact de ce gène sur l’environnement, notamment l’observation de l’activité des abeilles, le comportement des insectes utiles, d’étudier l’impact de la technologie sur les micro-organismes du sol ainsi que la dissémination des gènes par le pollen, d’évaluer l’impact du gène « BT » sur la santé humaine et animale, d’étudier la rentabilité économique de la technologie « BT » etc.

Et pour accompagner ces expérimentations, le gouvernement du Burkina Faso a édicté les règles nationales en matière de sécurité en biotechnologie en 2004. Pour ce faire, une agence nationale de biosécurité (ANB) a été mise en place, une loi qui porte sur le régime de sécurité, en matière de biotechnologie, a été adoptée en mars 2006.

Dans le cadre de la mise en application de cette loi, onze textes réglementaires ont été élaborés, une grande partie de ces textes a été adoptée et d’autres en voie de l’être. En ce qui concerne l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) un comité scientifique national de biosécurité a été mis sur pied. Ce comité est composé des représentants des ministères en charge de l’agriculture, de la santé, de l’environnement, de la recherche, du commerce, de la défense, des ressources animales et du Comité d’Ethique. Un deuxième organe de veille, l’observatoire national de biosécurité est en voie de finalisation.

Pour la campagne agricole 2006 – 2007 l’ANB a reçu de quatre firmes étrangères des demandes d’introduction et d’expérimentation de dix-sept (17) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales du Burkina Faso. Sur la base des recommandations du comité scientifique, des autorisations ont été données pour six (6) variétés dont trois (3) variétés locales transformées. La quantité totale de semences autorisées pour 2006 – 2007 pour les expérimentations à la station de l’INERA et sur la ferme semencière de Boni est d’environ 85kg.

Au titre de la campagne agricole 2007 – 2008

L’ANB a reçu deux firmes étrangères des demandes d’introduction, de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique ou d’expérimentation de six (6) variétés de coton transgénique dont trois (3) issues des variétés locales. Sur la base des recommandations du comité, scientifique, des autorisations ont été données pour cinq (5) variétés.

La quantité totale de semences autorisées pour le programme de production, de multiplication et d’évaluation socio-économique en milieu paysan et en station est d’environ 500kg. La firme Monsanto a fait des essais de production de semences avec les variétés de coton burkinabé transformé. Ces essais ont lieu sur la ferme semencière de Boni, un département de la province du Tuy situé sur la voie principale à quelques kilomètres de Houndé.

La firme Monsanto a aussi fait une évaluation socio-économique de la technologie « BT » en milieu paysan (test de démonstration) sur vingt sites et les zones des trois sociétés cotonnières à savoir : la SOFITEX, SOCOMA et Faso-coton. Ces autorisations ont été livrées à l’INERA et aux firmes sus-citées en tenant compte de l’article 30 de la loi n°005 – 2007/An portant régime de sécurité en matière de biotechnologie au Burkina Faso. Ces firmes bénéficiaires sont tenues de respecter cette loi sous peine de voir leurs autorisations annulées, nonobstant des poursuites judiciaires.

Outre les journalistes, il faut dire que la conférence de presse a réunir les représentants des institutions de recherche, les membres du comité scientifique national de biosécurité, les représentants de la société civile et ceux des sociétés cotonnières.

Félix G. Ouédraogo Correspondant à Bobo

L’Hebdo

Ghana: la crise de l’énergie s’aggrave/ Ghana: the energy crisis worsens

(Lien en anglais/ link in english)

Bien que le Ghana ait découvert du pétrole. Le pays sombre dans une crise énergétique grave selon IRIN (voir plus bas).

Even if Ghana found oil lately, the country sinks into a serious energy crisis according to IRIN:

GHANA: Hydro-power crisis getting worse

ACCRA , 3 August 2007 (IRIN) – Ghana is undergoing its worst power crisis since 1998. People here currently have an average of only 12 hours of electricity a day, and, with insufficient rain to keep its hydropower stations functioning, the situation is likely to deteriorate, affecting individual livelihoods and the economy as a whole.

The water level of Lake Volta, the largest man-made lake in West Africa, which normally supplies 60 percent of Ghana’s energy needs, is at an all-time low, 234.96 ft below the critical minimum. [Picture: Akosombo Dam who created the Volta lake in Ghana]

Akosombo DamThe lack of water in the lake has created a 300 MW power shortfall.

Weather forecasters predict drought in all three northern regions of Ghana where the sources of the rivers that feed Lake Volta are located.

“The masses are suffering.” John Atipoe, an electrician and father of four, told IRIN.

“The frequent power cuts destroyed my refrigeration system and I had no money to repair it,” said 51-year old Juliet Adjoa Serwah who used to make money selling food and drinks. “Now I have to resort to basket weaving to look after my three kids.”

Economic warning
According to Ghanaian economist Nii Moi Thompson, “It’s almost certain now that low productivity due to the crisis will block the attainment of the 6.5 percent GDP [Gross National Product] growth forecast for this year.”

The impact of the power cuts have already been huge for small and medium scale enterprises, which, according to Ghana’s finance and economic minister, account for about 90 per cent of all businesses in the country.

Big industries are also feeling the pinch: The mining industry is currently spending 8.6 million dollars a month to make up for the shortfall from the national grid. In March, Ghana’s only aluminum smelter company, VALCO, shut down due to the inadequate supply of power, laying off 500 workers.

Energy conservation
In the offices of the Ministry of Energy posters encourage people to save energy. The ministry said it was importing 6 million energy-saving bulbs to be distributed to the public free-of-charge.

“Conserving energy is the best way to deal with this crisis,” Energy Minister Joseph Adda told IRIN. “We expect to save up to 200 MW of energy with this approach.”

The government said it was also encouraging independent power producers to assist in meeting the energy shortfall. The Wood Group, a private company from the UK has agreed to provide 50 MW; mining companies in Ghana have come together to create an 80 MW plant.

In the meantime Adda said the government was setting up emergency thermal plants that are expected to generate up to 126 MW.

But the costs of power from fossil fuels are high. The government said it has been spending close to US $42 million a month to fuel the generators. “The consumer must be prepared to pay more if we are to run these emergency plants at full capacity,” Adda said.

The ministry is commissioning additional power plants to be installed in the next 12 to 18 months. “This forms part of the plan to have an installed capacity of over 3,000 MW by 2010,” Adda told IRIN.
But switching from renewable hydro power to power fueled by gas and diesel is also likely to have negative environmental impacts

Political fallout

The government has started construction of another hydro-electric plant which is expected to be completed in 2012, providing 400 MW. But leaders in the main political opposition, the National Democratic Congress (NDC), have criticized the move, questioning why the government thinks it can successfully build a new hydro plant given the on goings problems with the old one.

Political analysts say the handling of the power crisis could determine whether the ruling New Patriotic Party wins or loses next year’s general elections.

Ce pétrole qui a sauvé l’économie ivoirienne/ The oil that saved Cote d’Ivoire’s economy

(Links in french/ liens en français)

Cote d’Ivoire is celebrating a peaceful reunification. But we can wonder how come the economic situation of the country, after its division in 2002, wasn’t as bad as everyone predicted. According to Fraternité Matin, the country’s economy (at least the government’s oil revenues) was saved by a booming in oil production.

Alors que la Cote d’Ivoire célèbre officiellement sa réunification pacifique, on se rend compte que la situation économique du pays, suite à la division du territoire en 2002, n’a pas été aussi critique pour un pays ayant sombré dans la guerre civile. Selon Fraternité Matin, c’est le pétrole qui a sauvé l’économie ivoirienne (ou du moins, a permis au gouvernement une entrée suffisante d’argent pour passer à travers la crise):

Economie ivoirienne : LA MONTÉE EN PUISSANCE DU PÉTROLE
Dernière mise à jour : 13 Jul 2007 – 16:33 GMT

Pendant de nombreuses années, l’économie ivoirienne s’est reposée essentiellement sur le binôme café-Cacao. Pour le cacao par exemple, la Côte d’Ivoire demeure jusqu’à ce jour, premier producteur et exportateur mondial avec environ 1,2 million de tonne en 2006. Mais depuis la partition du pays en 2002 suite à une rébellion armée, une bonne partie de cette production échappe au contrôle gouvernemental.

Comment donc la Côte d’Ivoire, naguère poids lourd économique de l’Afrique de l’ouest francophone, a-t-elle pu survivre ces dernières années ? Pour beaucoup d’économistes, notre pays a pu résister grâce à la montée en puissance de sa production de pétrole, devenue premier poste d’exportation devant le cacao.

En effet, selon des sources crédibles au niveau du secteur ivoirien des hydrocarbures, la Côte d’Ivoire a affiché en 2006 un taux de croissance de 1,8%, stable par rapport à 2005, et qui pourrait atteindre 2% en 2007. Du moins si l’on s’en réfère au dernier rapport de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest (BCEAO), basée à Dakar.

Ces chiffres confirment la “légère reprise” amorcée à partir de 2004, après plusieurs années d’instabilité politique et de croissance négative (-0,4% en moyenne sur 2000-2005), note la BCEAO dans ses “Perspectives économiques des Etats de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’ouest (UEMOA) en 2007”.

“Le secteur secondaire est l’unique source” de cette croissance en 2006, souligne encore ledit rapport, grâce notamment à “une production de pétrole brut qui s’est accrue de 71% en un an, faisant de ce sous-secteur, l’une des principales locomotives de l’économie”.
Cette production réputée de très bonne qualité, d’où sa valeur importante sur le marché mondial, “est en grande partie exportée”, ajoute le rapport.

En 2002, le pays, qui a commencé à produire du pétrole en 1980, est devenu le seul Etat de l’UEMOA “exportateur net de produits pétroliers”.

En juillet 2005, la production était toutefois, avec 21.000 b/j, encore inférieure à ses niveaux atteints en 1986 (28.000 b/j), rappelle-t-il.

Elle a explosé en 2006 avec la découverte de nouveaux gisements, atteignant “80.000 b/j à la fin mars”, et des exportations de produits pétroliers qui auraient progressé de 43%, à 1.515 milliards de FCFA (2,3 milliards d’euros).

Polémique autour de la manne pétrolière

En dépit de ces perspectives prometteuses, le gouvernement ivoirien a plutôt le triomphe modeste. Au demeurant, il affiche une certaine discrétion sur les chiffres dans ce secteur.

“Le pétrole ne nous donne pas encore la manne financière qu’on croit avoir. Nous sommes à un niveau moyen de production de 40.000 à 50.000 barils/jour”, déclarait à Abidjan fin mai 2007, le ministre de l’économie et des Finances, Charles Diby Koffi.

Cependant à Abidjan, nombre d’observateurs estiment de leur côté, la production ivoirienne actuelle à au moins 80.000 b/j, en soulignant toutefois que des problèmes techniques (ensablement des puits notamment) limitent son expansion.

La modestie des chiffres gouvernementaux, également de mise en ce qui concerne la croissance (1,8% en 2005, 1,2% en 2006, 1,5% prévu en 2007) nourrit les polémiques sur l’opacité de la gestion des revenus pétroliers.

“Avec la mévente du cacao, des observateurs des performances économistes de la Côte d’Ivoire se posent alors des questions sur l’origine des ressources qui alimentent les caisses de l’Etat?”. Aussi, des voix se lèvent- elles pour réclamer un audit pour “savoir à quoi sert” l’argent du pétrole.

En mai, le gouvernement ivoirien a annoncé le lancement d’un audit de son secteur pétrolier pour répondre à ces soupçons. La Banque mondiale a également annoncé en février le lancement d’un audit sur le sujet. “Le développement du secteur de l’extraction pétrolière constitue une opportunité pour le pays”, estime la BCEAO, tout en jugeant “primordial” l’amélioration de son “cadre de gestion et de contrôle” pour qu’il puisse servir pleinement de levier à la relance de la croissance” de la Côte d’Ivoire.

Eric Dro
dro@fratmat.info

  • Note: L’article indique que le gouvernement de Côte d’Ivoire a perdu une bonne partie de ses revenus provenant de l’industrie du cacao. Il faut savoir qu’en 1999, peu de temps avant la partition du pays, le gouvernement souffrait déjà de la privatisation de ce secteur qui avait été dictée par la Banque mondiale et le FMI. Le tout jumelé à une chute du prix mondial du cacao.

Émission Amandla du 18 juillet 2007/ Amandla show from July 18th 2007

Voici les thèmes qui ont été abordés pendant l’émission Amandla du 18 juillet dernier sur les ondes de CKUT 90.3FM (Montréal). Vous pouvez la télécharger ici (lien valide pour deux mois seulement).

Émission entièrement en anglais

L’artiste zimbabwéenne Stella Chiweshe (voir photo plus bas) vient à Montréal pour donner un spectacle dans le cadre du festival Nuits d’Afrique. Elle est la première femme du Zimbabwe à diriger son propre groupe et elle joue le mbira (aussi connu sous le nom de kalimba). Nous vous présentons une entrevue qu’elle a donnée à un membre de notre équipe d’Amandla. Sa présence au Festival Nuits d’Afrique à été couvert par le journal “Le Devoir“.

The Ravaging of Africa: Coporate Plunder. Rediffusion d’une émission radio en quatre parties qui traite des impacts destructeurs de l’impérialisme américain en Afrique. “Corporate Plunderdétaille les effets désastreux de la présence de Royal Dutch Shell au Nigeria et ceux de la canadienne Tiomin Resources au Kenya. On souligne aussi les façons dont les entreprises occidentales réussissent à ne payer aucunes taxes en Afrique. Avec Ifieniya Lott, Mwana Siti B. Juma, Charles Abugre and John Christensen.

Here are the subjects that were addressed in the July 18th Amandla radio show on CKUT 90.3 FM (Montreal). You can download the show here (link valid for two months only).

Show entirely in english Stella Chiweshe

The Zimbabwean artists, Stella Chiweshe (see picture), comes in Montreal to perform at the “Festival Nuits d’Afrique” . She’s the first woman in Zimbabwe to lead her own group and she plays the mbira (also known as kalimba). We air an interview she gave to one of our Amandla crew member. Her presence at the Festival Nuit d’Afrique was alos covered by “Le Devoir” (in french).

The Ravaging of Africa: Corporate Plunder. It is a four-part radio documentary series about the destructive impact of U.S. imperialism on Africa. “Corporate Plunder” details the disastrous effects of Royal Dutch Shell’s operations in Nigeria and those of Canada’s Tiomin Resources in Kenya. Also highlighted is the massive tax looting of Africa by Western corporations. With Ifieniya Lott, Mwana Siti B. Juma, Charles Abugre and John Christensen.

Voici une petite video d’un spectacle donné par Stella Chiweshe en 2006. Here is a video showing a performance by Stella Chiweshe in 2006:

Du pétrole au Ghana!/Oil found in Ghana

Le Courrier International reprend une dépêche du Accra Daily News: on a trouvé du pétrole au Ghana:

“Thank God, oil at last, thank God” (“Merci Seigneur, enfin du pétrole, merci Seigneur”). Ainsi titre le journal ghanéen Accra Daily Mail.
Et pour cause, cinq compagnies pétrolières, américaines et britanniques, viennent de découvrir des gisements de pétrole offshore dans les zones d’exploration de Mahogany-1, dans l’ouest du Ghana. C’est une première dans le pays, qui suscite bien des espoirs. Grâce à cette découverte, “le secteur de l’énergie, qui, il y a peu, était tourné en dérision sur la scène politique, éclaire soudain le futur d’une lueur nouvelle”, souligne l’Accra Daily Mail.
Pour le président ghanéen, John Kufuor, cela devrait relancer l’économie du pays. Il voit déjà le Ghana faire partie de la même lignée que des pays producteurs de pétrole comme le Nigeria et l’Angola. Car non seulement les compagnies confient qu’elles ont trouvé du pétrole en grande quantité dans les eaux ghanéennes, mais, en outre, elles assurent qu’il est d’excellente qualité. Toujours selon les explorateurs pétroliers, il est possible que l’exploitation de ces gisements commence cette année. En attendant, les compagnies continuent leur prospection, dans l’espoir de trouver d’autres champs pétrolifères au Ghana.

Il faut par contre préciser, selon Ouestaf.com, que

les réserves sont de l’ordre de 300 à 600 millions de barils mais le premier baril ne devrait sortir des puits que dans quelques années.

According to the Accra Daily Mail, oil has been found in Ghana.

Accra Daily Mail:

It is nature, through dwindling rainfall, that has brought the Akosombo Dam almost to its knees, supplying only a fraction of its capacity and crating an “energy crisis” in Ghana. It is nature, paradoxically, this time, through the bowels of the earth that is promising a major solution. Ghana’s energy sector, which barely only a few hours ago was the source of much derision and political point-scoring, all of a sudden, is the shining star of the future; the source of optimism.

Yesterday Ghana’s President, John Agyekum Kufuor received a delegation from Kosmos Energy. Subject: Oil.

Kosmos is one of the five companies exploring for oil in the West Cape Three Points of the country’s territorial waters.

The delegation was at the Castle to share with the President and the nation, the happy news of their discovery of oil in substantial quantities.

Mr. James Musselman, Chief Executive Officer of Kosmos, announced that the company had made what it believed to be a significant oil discovery at the Mahogany Number One, in water depths of about 1,320 meters (4,330 feet).

“We’ve encountered 885 feet of gross hydrocarbons with a net pay of 312 feet. This is a very significant discovery but I am going to beg your patience as we have been talking with the Ministers and GNPC to ask your patience because we are looking at how we are going to go about developing it. I know this is an exciting moment for the country and an exciting moment for us too but we have high expectations.

We are extremely optimistic of where this is going to lead Ghana and certainly our country is going forward… We obviously have a lot more work to do, this is just a tip of the iceberg so we get a lot more to do before we can specifically give you specific details” he said.

Mr. Brian Maxted, Vice President of Kosmos, said the discovery is indeed significant based on three factors: “First, we have encountered oil in substantial column in a well of 312 feet and that is not a small column; it’s a significant column in the context of not just Ghana but certainly West Africa. The second thing is that the host reservoir on which this oil is contained is of excellent quality and thirdly the oil at a first glance appears to be of premium quality”.

President Kufuor, in his remarks, said his confidence is strengthened with the discovery that the hit made is in significant proportions, likening Ghana’s situation to what has been found in Nigeria and Angola.

The president talked about the impact of the discovery to Ghanaian especially at this moment when “the country is going through a crisis [energy] that has been exploited by Ghanaians along the political scene. Some talk as if the country is on the threshold of doom. But today you have come to tell us that Ghana at long last has hit oil more likely in large quantities.

This is a message I believe Ghanaians should welcome and pray that you succeed in your continued effort so that Ghana will not become a beggar nation in the petroleum sector.”

Finally, it would seem then, Ghana is at last going to have some self-sufficiency in the “black gold”.

The President said the good news should tell all Ghanaians and all people of good will towards Ghana that “we have the silver lining in our clouds and that the pessimists lurking in the dark praying that this country will go down will be put to shame”.

He pledged the government’s continued support for the project and advised the company to be careful in its operations. “We are with you and we would urge you to take very good care of your operations here. This one I would insist on. You shouldn’t allow any one who has no business to do over there to be there; kick them out”, he said.

Mr. Maxted said discoveries of this nature of which there are a number in Africa takes somewhere between 3 and 5 years to bring into production. He said the project is going to involve several wells and is going to face some operational difficulties. He cited in particular what he termed as a “tight market” for rigs within the petroleum industry at the present time “because of current activities around the world”.

He said “it is possible we start this year or probably next year but you are assured Kosmos will be pursuing all options open to it to try and accelerate the pace…We are going to make more explorations in order to find more oilfields for Ghana. We are very pleased as a young company to find what others couldn’t find in the last twenty or thirty years”.

For those who think this discovery means another curse for Ghana, Kufuor answered to the BBC:

[Kuofor] dismissed suggestions that Ghana may follow in the footsteps of other countries that have mismanaged their oil wealth.

“Some are doing it well and I assure you if others failed, Ghana will succeed because this is our destiny to set the good pace for where we are. So we’re going to use it well,” he said.

“We’re going to really zoom, accelerate, and if everything works, which I pray will happen positively, you come back in five years, and you’ll see that Ghana truly is the African tiger, in economic terms for development.”

China in Africa, NGOs talk about it/ La Chine en Afrique, les ONG en parlent

(Lien en anglais/ link in english)

Néocolonialisme ou collaboration Sud-Sud? La presse occidentale décrit la présence des investisseurs chinois sur le continent africains de la première façon, mais Pékin de la deuxième. En marge du sommet de la Banque Africaine de Développement qui s’est tenu il y a quelques semaines à Pékin, des ONG des quatre coins du monde se sont penchées sur la question de la présence chinoise sur le continent. Les choses ne sont pas aussi tranchées qu’il n’y paraît (voir plus bas en anglais). Pambazuka news nous indique que la voix des populations africaines est un élément clef de l’analyse.

Neocolonialism or South-South ccopertation? For the western press, the presence of chinese investments belong to the first interpretation. For Beijing, the second prevails. Pambazuka presents an article detailing this issue.

Pambazuka:

Heads of State, foreign ministers and central bank governors from seventy seven African nations met in Shanghai, China, last week for the African Development Bank’s (AfDB) annual meetings. The location of the meetings was pertinently and historically chosen in light of growing Sino-African relations, which, at the governmental level, have reached soaring heights and dimensions. Yet to be foreseen, however, are the implications for the people of Africa and China. It is to this uncertainty that a discussion was held on the peripheries of the AfDB fanfare between African and Chinese non-governmental actors in a meeting convened by China Development Brief, Fahamu, Focus on the Global South and the Transnational Institute.

 

The historic meeting of Chinese, African and other Southern non-governmental actors allowed for contemplative discussion and debate among academics, researchers and civil society organisations through open and critical dialogue. Participants included representatives from: China, Kenya, Egypt, Sudan, Zimbabwe, Benin, South Africa, Mozambique, Burma, the Philippines, the Netherlands, UK, USA, Brazil, India and Australia.

 

A new and nuanced perspective was illuminated that was neither merely rejectionist nor unquestionably accepting. The meetings began with reflections on the nature of Sino-African relations exploring the charges of neo-colonialism versus the expressions of South-South cooperation and mutual aid.

 

At the outset of the debates, Prof. Yan Hirong of the Department of Sociology at the University of Hong Kong challenged the vilification of Chinese relations in Africa in western media. She noted the importance of putting these trade and investment relations in the perspective of global trends where China is still a small player in Africa. However, Daniel Ribeiro from Justiça Ambiental in Mozambique observed that the impact of deforestation or the removal of livelihood on a community is itself colossal regardless of the size of Chinese investments in the particular nation. It is this impact that creates popular perceptions of Sino-African relations. Indeed, journalist Wang Yongcheng suggested that Chinese people view China to be helping Africa and are disconcerted by the apparent criticism and lack of appreciation. She said that little is heard in China about any negative effects of China’s involvement in the Continent. Ali Askouri, Piankhi Institute, provided an example of where Chinese corporations have been involved in projects that have a negative impact on communities in Africa. The Merowe Dam Project in Sudan is the largest hydropower project currently under construction in Africa. It is being implemented by two Chinese contractors and funded largely by China Export Import Bank. The construction of the dam will however cause the displacement, and affect the very survival, of some seventy thousand people living along the riverbanks. In Mr. Askouri’s view, it is unconstructive to debate whether Chinese actions are worse or better than those of western States as all actors should be held to the highest standards of accountability. Rather, he turned to his Chinese counterparts to find out how affected communities can effect change in the practice of Chinese corporations in Africa.

 

China’s government espouses the tenets of non-interference and non- conditionality in Africa as demonstrating recognition of self- determination in contrast to the neo-colonialist conditionality of western donors. Professor Xu Weizhong from the Chinese Academy of Social Sciences considered hypocritical the cant advanced by western nations that perpetuates the perception of Africa as an economic burden rather than the prop from which industrialisation of the north was achieved and continues to be upheld. And in the same vein noted that “in the end Africans must be the deciders of their own destiny and must have the right to say whether their relationship with China is good for them or not.”

 

The non-interference and no-conditionality policy has many critics charging China with failing to encourage good governance. But yet African participants like Ali Askouri were not asking China to not invest in Africa, in fact he noted that the affected communities along the Nile River basin of Sudan are not, per se, against the dam project, but sought avenues to constructively bring the voices of Africa’s people to the table and wondered what role Chinese civil society could play in holding their government accountable.

 

While Chinese civil society is growing, it is still testing its position relative to the government and the people of China. Organizations are primarily focused nationally and have little experience or knowledge of China’s actions internationally despite parallel issues of concern. Their relations with the government tend to be cooperative rather than antagonist given that influence is most effectively leveraged in China through negotiation rather than the “naming and shaming” style of western NGOs. African civil society tends to be experienced and mature in their advocacy nationally and regionally but have little understanding and exposure to Chinese political waters and processes for change. The meeting began a much- needed open dialogue that needs to be continued and increased to enhance the opportunities of Sino-Chinese relations for communities in Africa and China.